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© 2005-2006 - Maxime Collins
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Dure période La vie à Aix est définitivement plus difficile que je ne le croyais. Pas tant au niveau physique; je veux dire, je me débrouille ; épicerie, lavage, bouffe, ménage etc, y'a rien là, ça me prouve juste que je suis devenu assez adulte pour vivre en appartement. C'est la vie sociale qui commence à prendre une méchante dégringolade. Avec ce rhume de merde, on dirait que je m'enfonce dans une dépression liée à la solitude. Les amis que je croise sur MSN ou par courriel ne suffisent pas. J'ai besoin de leur yeux, de leur peau, de pouvoir entendre leur rire, de pouvoir les cajoler, les embrasser, les serrer dans mes bras ou n'importe quelle connerie. J'ai souvent dis qu'on se rendait compte de l'importance de nos amis seulement "après coup", mais je crois que je suis capable d'être honnête et de me dire que j'ai quand même toujours accordé une large place à mes amis. Peut-être trop grande, car la je sens un vide vraiment creux creux creux. On dirait que j'aimerais réfléchir à mon passé, à ma vie en générale, mais avec les sinus coincés, j'ai pas la tête à ça. Et pis merde, je l'ai fait tellement souvent "revenir en arrière" pour évaluer l'évolution. Je voudrais être capable de fermer les yeux, d'oublier la "vie d'avant" et de me concentrer comme si je venais de naître ici. Parce que c'est un peu ça "partir". Partir ; mourir là-bas, renaître ici. J'essaie de trouver qui je suis vraiment, de savoir ce que je veux dans la vie, avec qui je le veux et pour qui je le veux. Mais toutes ces questions changent au rythmes des minutes. Il est peu propable qu'on soit décidé pour de bon sur un sujet précis (à moins d'être idiot bien sûr). Je ne peux m'affirmer de rien, je ne peux rien prédire non plus. Ce que je dirais ici aujourd'hui, je le contredirais là-bas dans un an. Et pis, tout à coup, je me mets à imaginer ce que ca aurait été d'être dans un autre pays, dans un autre coin de l'Europe. La première réponse qui me vient à l'esprit, c'est que ce serait pareil. J'aurais cette foutu grippe et je serais cloîtré au lit quand même. On dirait qu'on a des rêves, et même s'ils se réalisent, on essaie de pousser plus loin, regrettant presque ce désir réalisé. On est jamais satisfait finalement. Ou peut-être que je parle au "on" pour me déculpabilisé, c'est peut-être simplement moi qui n'arrive pas à profiter assez de ce que la vie me donne. Il me semble que je pressens tellement de vilaines leçons qui s'en viennent... et je ne parle pas des cours lol. Me semble une gripe ça passe mieux étendu sur un canapé à manger des oranges en écoutant la télé. Non ? Si vous répondez non, c'est que vous avez propablement ouvert la télé dans les dernières 24 heures. J'écouterais n'importe quelle inutilité ! Même les télé-annonces, je les rerereregarderais passer encore et encore. C'est un espèce de sentiment de confort, d'intimité, où tu n'es sûr de ne pas croisé d'inconnus quand tu es enfermé à la maison. Ce sentiment de sécurité me manque un peu. Le problème, c'est que je ne crois pas qu'il va revenir avant un grand bout. Je pense déjà à mon retour, mais bon... Je me dis qu'un an de distance avec mes parents ne me feront plus prendre la maison comme "ma" maison. Je serai relégué à un occupant de la demeure de mes parents. Je me demande vraiment comment je vais réagir à tout ça. Mais écoute ! Avant d'en être là, je devrais peut-être me concentrer sur ma vie présente et espérer que cette criss de grippe s'évapore pendant la nuit. Je dois aller m'entrainer demain moi ! Premier sport du mois, je veux pas le rater ! Je me sens rond, le ventre enflé, mais bon, c'est les médicaments qui aident pas. Si vous saviez combien de mg de pseudoéphédrine je me suis enfilé. Mon coeur pompe en crime. C'est pas très bon tout ça. La bonne nouvelle, pause clopes. Pas fumer depuis deux jours et je compte pas y retoucher tout de suite. Je devrais arrêté complètement tout de suite, me débarasser des six paquets qui trainent dans ma bibliothèque... La sentez-vous la volonté qui est pas encore là ? Moi oui... Alors paye max ! Soit malade et tousse criss !
Confusion à 4h22 du mat Je suis peut-être fou, obsessif même... heureusement que je ne suis pas violent.
Parler pour ne rien dire, vivre pour passer le temps (5 heures plus tard) Oh mon dieu !! Je viens de découvrir la joie du dvd haha. Bon, le film que j'ai loué était à chier (Secret Window) avec Johnny Depp, rien de renversant. Mais j'ai aussi réussi à télécharger le premier épisode de la 2e série de LOST ! AAAAAAAAAAAAAAHHHHH ! C'est juste trop bon ! Meme si on a pas plus de réponse à nos questions, ça nous entraine dans un espèce d'univers science-fiction fou à la façon Big Brothers et autres 1984 ! Enfin un peu de divertissement dans cette vie, merde !!
Cassis 15h00 TROP INTENSE ! J'écris directement de MA plage privée ! Sur MA plage privée, il n'y a que moi ! Et je ne blague pas ! Je viens d'échouer ici, comme un Rubinson Crusoé ! Je suis un peu fou, certes, j'ai escaladé des rochers assez... asymétriques. Pour l'instant, seulement une coupure au bras avec un peu de sang. Je croise mes doigts pour le retour, car je suis seul au monde ici. Après avoir escaladé mes amis les rochers, j'ai découvert cette eau turquoise, et j'y suis resté ! Écouter le son des vagues qui tanguent sur les galets et le sable, et ce vent qui rafraichit mon coeur sous le soleil. Décidément, je ne regrette pas mon aventure à Cassis. Je n'ai pas fait de croisière dans les Calandres, mais je compte bien y revenir. Il y a tant de criques à découvrir, tant de paysages à déguster. Je ne sais pas à quoi ressemblait ma vision du paradis, mais je peux dire qu'ici, il y a similitude ! Me reste plus qu'à revenir sur mes pas (Aie ! Svp mon dieu, faite que tout se passe bien !) et à aller m'enfiler des bières devant la mer ! 16h45 De retour... sur une autre plage ! Celle-ci est publique lol ! Décidément, les français sont peut-être bordéliques en ce qui à trait à la bureaucratie, mais ils sont très décontractés sur les plages. Appart à Barcelone, ce doit être la première journée que je trouve constructive ! Et pourtant, je n'ai rien fait, sinon de me promener et de profiter. Je suis cerné en-dessous des yeux depuis mon arrivée, et je ne comprends pas ! Je veux dire... pas de stresse (ou à peine), je dors bien, je mange bien, mais ces traits noirs ne s'apaisent pas, étrange... Mon chum est trop mignon ! Il m'a envoyé des bonbons par la poste ; des poissons rouges et blancs. Je n'en avais pas mangé depuis mon enfance. Ça m'a fait retrouver mes soirées de congé scolaire chez mes grands-parents dans leur maison de Saint-Jean-de-Matha. J'ai fait un frais viré chez mon copain pour le remercier (!). Il est en pleine session d'étude intensive. Ça fait drôle de voir tout le monde étudier alors que je me prélasse. Pourtant, je travaille aussi... à ma façon. J'écris, et je me rends compte que c'est ce que j'aime ; ouvrir mon portable et entrer dans la vie de parfaits inconnus. J'apprends à les découvrir, ils m'étonnent quelquefois. J'écris surtout en matinée ou en fin d'après-midi. Je devrais être plus assidu, surtout que je n'ai pas encore commencé les cours, mais c'est difficile avec le beau temps, et aussi, j'ai développé une nouvelle dépendance à mon portable. Il me semble que ça va si bien et ça coule tellement facilement lorsque je suis devant lui ! Je garde mes carnets pour les notes personnelles. J'ai bien essayé d'aller écrire dans un parc avec un crayon, mais après trois lignes, je bloque. On dirait qu'il me manque le déclic du clavier pour aller voir le texte plus haut. Bref ! Ma deuxième nouvelle me fait penser à François (mon ami de 19 ans), je crois bien que je vais lui la dédier. Il doit bientôt être six heures. Mon périple s'achève, ce n'est que partie remise. Je commence à être un peu saoul (je m'enfile des bières depuis tantôt !). C'est la chanson Farwell qui joue. Ça me fait toujours penser à Annie, mon ex. À mon 2e roman inévitablement aussi. Je lui ai reparlé dernièrement, elle a l'air de bien aller. Avec son copain hip-hoppeux lol. Je suis content de la tournure des événements. Elle et moi, ça restera toujours un peu pour la vie. C'est comme une trace de mon ancienne virilité qui reste là. Je sais que les mecs me font beaucoup tripper, mais il y aura toujours cette trace de sexualité féminine qui m'a jadis épanoui. Je suis devenu un homme grâce à elle, et ça, je ne l'oublie pas. Ça me fait penser que... putain chu en manque ! Si vous voyiez mes rêves de débauches ! Ça faisait un bail que je n'avais pas eu recours à la "bonne vieille méthode"! Ça fait quand même bizarre, c'est comme si je vivrais une xième adolescence ! Hey ! Je me suis fait piquer par une bébitte non identifiée ! (Bon ça y est ! Vous allez vous dire que je suis complètement saoul ! C'est le cas ! Ah ! Ah !) Entk, ça pique ! Oh lala ! Je réfléchie sérieusement à aller voir Gorillaz en concert à Manchester en novembre prochain...mais ça me couterait tellement cher !! Genre 320 euros pour l'avion et l'hotel, et ça, c'est sans compter le prix du billet. Enfin, je vais y réfléchir ! Bon ! Je vais m'arrêter de déblatérer et je vais aller poster mes cartes postales ! A+ !
Souriez Étudiant cherche études Ça fait aussi tellement étrange d'observer les beaux mecs de l'école qui s'embrassent tous sur les joues pour se dire allo ! Miam haha ! Les classes de cours, ce sont des amphithéâtres d'au minimum 100 personnes. Meme lors de la réunion pré-scolaire, tout était fait par video (car il y avait 6 amphis de complets !). On est mal assi sur les bancs, mais ça se tof quand même ! L'électricité a encore sauté sur le quatrième étage. (vive la batterie de portable lol!) Heureusement, j'avais eu le temps de me faire à souper. Crim je m'épate moi-même, je me fais de vraiment bon repas !! J'essaie d'éviter le plus possible le surgelé ! Et j'achete pas dans les restos, c trop cher. Ce soir, j'ai mangé un riz espagnol aux piments piquants et aux lardons, avec salade et baguette, et vin blanc off course ! Exquis ! Tantot mon amie sénégalaise a cogné à ma porte, me demandant si j'avais de l'électricité. Et moi, j'ai dis oui, parce que mon portable n'avait pas du tout arrêté. Alors on est allé voir dans sa chambre ! Moi qui pensait que c'était le bordel dans mon coin, mon dieu que je me ramasse à comparer à elle ! S'en ai suffuquant lol ! Elle a deux écrans d'ordi, une télé, un frigo, une imprimente, 100 savons, du linge partout et j'en passe ! Ça doit être elle qui fait sauté le "braker" de l'étage :P Entk ! C'était les petites nouvelles de la journée. Je crois bien que je vais aller me tapper un petit voyage bientôt, histoire de voir d'autres coins de pays ! Je voudrais bien faire Montpellier bientôt ! Et Cassis aussi !
Mon premier ami Benjamin (mignon comme nom hein ?!) a toujours habité près d'Aix ou parfois à Marseille. On a beaucoup parlé des endroits que je devrais visiter. Et puis on en est venu au mont (montagne?) Saint-Victoire. Je lui ai demandé comment y accéder. Il m'a dit ; à pieds. Mais c'est quand même à six kilomètres d'ici. Alors je l'ai questionné sur les horaires d'autobus, et il m'a dit que c'était le bordel. Il a ensuite proposé qu'on loue une voiture pour y aller. J'ai eu l'impression de me sentir face à face avec mon personnage d'Alex dans mon troisième roman (il propose à John de louer une voiture pour aller voir ses parents.) Enfin bref, ça m'a réchauffé le coeur. Et pour ajouter au tout ; il faisait beau aujourd'hui. Un soleil radieux ! Je suis allé m'ouvrir un compte en banque (!) et je me suis promené un peu dans le parc Jourdan (le seul parc de la ville on dirait !). J'ai commencé à écrire ma deuxième nouvelle; que je trouve beaucoup mieux que la première. J'ai aussi rencontré mon premier québécois dans la résidence. On habite le même étage, il étudie en socio à l'UQAM. Je sais même pas son nom lol !! Mais on a discuté pas mal hier soir avec notre amie sénégalaise (les rencontres se font toujours dans la cuisine lol !) C'était bien. J'aurais voulu aller le rejoindre dans la chambre de ses amis espagnol, mais je ne savais pas comment m'inviter. C'est pas trop grave. Je l'ai revu ce matin, aux postes d'ordinateur. Il sacrait devant le clavier français (quel clavier de merde lol!). Hier, je suis allé visité une partie de mon université. Au préalable, je m'étais trompé d'université et j'avais atteri dans la fac de Droits. J'ai eu l'air con en débarquant dans le bureau (deux édifices distincts qui ont les mêmes numéro de bureau au même étage !) Je me suis annoncé: "Je suis un étudiant étranger" lolll Quand ils m'ont dit que je m'étais trompé d'université, ca commencait bien mal ! Mais j'ai fini par trouvé, et oh grande joie ! Ceux qui m'ont accueuilli était quatre cents fois plus aimable ! On m'a pris en charge dès le début, me grondant quand même parce que je n'avais pas assisté à la rénion préalable. J'ai répondu: "J'étais pas au courant ! On m'a donné aucune info !", mais ils ont sorti la lettre d'acceptation de mon portefolio, et oui... la rencontre y était bien inscrite ! LOL. Ca commence bien l'université ça ! Absent au premier cours haha ! Demain, j'ai une rencontre avec celle qui s'occupe de mon dossier. J'espère fortement qu'elle acceptera tous mes choix de cours. Sinon, je sens que je vais devoir faire des pirouettes pour les équivalences à l'UQAM (et surtout, j'aime l'horaire que je me suis fait, et pas envie d'avoir d'autres cours plus chiants). Enfin on verra bien. J'ai réduis ma consommation d'alcool. Hier, pas une goutte. Aujourd'hui, seulement une demi-bouteille. Au début de la semaine, j'avais l'impression d'avoir beaucoup maigri, mais la j'ai recommencé à me sentir un peu gras. Faudrait que je m'active plus. Il y aura du sport à l'université, il faut que je fasse de quoi ; marché ne suffit plus. Cette semaine, j'ai un peu trop dépensé en biscuit, chips et boissons gazeuses. Ca ne me ressemble pas, faudra que je corrige ça. Je vais le faire, je me connais quand même assez bien. Alors voilà, je suis tout heureux de m'être fait un premier copain. J'ai le coeur plus léger, et la pluie dehors semble s'être dispercée. À suivre donc...
Premier cafard Hier soir, j'ai terminé le roman de Nadine Bismuth - Scrapbook, et bon dieu que c'était un petit plaisir. Cette fille écrit d'une manière classique, mais dans un monde comptemporain. Son univers nous agrippe, nous fait respirer à nouveau. Je ne sais pas ce qu'il va advenir de moi, de mes écrits et de mes prochains échecs. Je vois peut-être la vie trop noire, mais je n'arrive pas à trouver l'inspiration qui me fera créer une oeuvre unique et magique. Il faut peut-être vieillir plus, vivre d'autres expériences... Faut le faire quand même, à 21 ans, se retrouver pour une année en pays étranger. J'avais dis que je le ferais, et me voilà. Je fais plusieurs prières dernièrement. D'abord celle de me faire de nouveaux amis. Ensuite que mon téléphone cellulaire soit réparable. Eh oui, il n'y a aucun chargeur qui arrive à charger la putain de batterie. Je l'ai envoyé en réparation, mais je me suis fais dire que ça se pourrait qu'on soit pas capable de ne rien faire avec. Ça me ferait chier. Dans cette ville inconnue, sans aucun téléphone, et pas les moyens d'en acheter un autre. C'est pas des problèmes bordéliques que j'ai, seulement, ce sont des petites choses qui ajoutent des pressions sur mon morale déjà très bas. Je tombe en bas de la ligne du confort, et tout ça à cause de l'isolement. Je voudrais bien sortir, mais il pleut des cordes. J'AI DU TEMPS POUR VIVRE, MAIS JE N'EN SAIS QUE FAIRE.
Voyage au pays des rêves Federico Aubele - Diario de Viaje Port Bou En commandant une bière, je me fait catégoriser de Québécois automatiquement. Les gens semblent nous reconnaitre très facilement. Ça m'a l'air d'être positif. On doit être apprécié. C'est magique. Après toute cette pluie à Aix, me voilà dans un autre univers qui me charme. J'aimerais que Catherine voit ça. Il me semble qu'elle se juxtaposerait si bien au paysage. Toutes ces images qui s'enregistrent dans ma tête... J'ai peur de manquer d'espace et d'oublier. La bière à 2 euros, elle coule si bien. J'ai aussi jeté un oeil à Cerbere ; encore plus paradisiaque qu'ici. Le temps est bon ; pas de doute. Ces vacances sont bien méritées ; vive la bonne étoile ! Ça donne quasiment le goût de ne pas partir d'ici et de rater mon train ! Il me semble que s'ouvrir un petit bar sur cette côte serait une retraite rêvée ! J'y penserai lorsque les années se seront dilluées. Pour l'instant, l'avenir m'appartient. Je le saisis à pleines mains, comme si je voulais me gaver d'une offrande des Dieux.
Barcelone / Jour 1 Reste juste à faire une petite prière pour que les bagages soient retrouvés avant vendredi et la vie sera belle comme les vavances luxueuses d'un enfant héritier ! Mais ce n'est pas parce que je retombe dans la facilité que je redeviens le bébé gâté. D'abord, c'est seulement pour six jours, ensuite je vis quand même avec un couple (Francois et Niah), une dynamique différent qu'en 2001 (Guillaume et Francois). Comme les choses sont bien règlées entre Frank et moi, je n'ai pas du tout à me mêler de son couple (ce qui nous arrange tous les deux). Reste plus qu'à vivre un peu par moi-même dans ce vaste univers hyspanique. Bon dieu que l'accent espagnol est synonyme de sexualité !
Barcelone / Jour 2 Aujourd'hui, le soleil a frappé nos têtes. Malgré quelques embuches de départ ; mon dieu que c'est beau ! J'envie les gens qui se promènent 365 jours par année ici. La langue n'est pas une barrière, elle ajoute au charme. Le simple fait de sortir sur le petit balcon de l'appartement m'excite. Pas de sécurité sur les quais de la méditérannée, pas de clôtures, pas de policier. On suit le léger mouvement de la foule et on vit. Le plaisir est trop grand ; indescriptible. Il faut le vivre pour le sentir. Vive l'Europe ! Je m'y sens tellement chez moi. Ça donne le goût d'étudier l'espagnol et de s'installer ici. Chaque petite rue récèle de particularités. Les gens sont bruyants, expressifs, vivants. La peur n'existe pas. Les habitants prennnent leur temps ; un repos, une sièste, un simple oeil à demi-clos devant le soleil brillant. Tout le monde est beau, bien fringué, bien bronzé. Je dévore des yeux, j'apprivoise du regard. J'aimerais tant être plus qu'un simple touriste. Je n'arrive pas à comprendre ceux qui ne voyagent pas. J'ai de la difficulté à enregistrer toutes ces belles images, ces beaux panoramas... J'adore être étranger, inconnu devant cette bille ronde qu'est la terre. Je fais le souhait fort fort de rencontrer des gens près à m'accompagner dans mes périples, prêts à voyager et découvrir le quotidien des autres. Le sentiment est trop puissant, trop extasiant, c'est mieux que n'importe quel drogue.
Barcelone / Jour 3 PU CAPABLE ! MA PATIENTE EST À VIF ! Je viens tout juste de comprendre ce que mon ex ressentait face à Francois ! Toujours de l'astinage. Toujours de la contradiction. C'EST L'ENFER ! Il y a tellement de choses ridicules qu'il dit, croyant tout savoir, où m'affirmant que je comprendrai à son âge ! AAAAH! Niah, son copain, est très sweet ; je n'ai rien à lui reprocher. Seulement ; note à moi-même: NE PLUS JAMAIS VOYAGER AVEC UN COUPLE ! Ils sont trop amoureux ! Ça me gosse ! On dirait des midinettes en chaleur. Leur tripotage, les "namours", les insides jokes sexuels. GIVE ME A GUN PLEASE ! Tantôt, après avoir tourné en rond pendant deux heures pour trouver un resto alors qu'il y en a à chaque coin de rue, j'ai vraiment faillu péter ma coche ! La marche, la fatigue, la faim, l'envie de pisser et les 14 000 disgressions de Francois m'ont fait fermer les poings. Et c'est drôle, parce que si je réplique, c'est moi qui passe pour le chialeux. Vraiment là, j'aimerais carrément mieux visiter la ville avec quelqu'un d'autre ! Je crois que je suis plus "smooth" avec mes amis Annie, Simon et Frank. Avec eux, pas de complications. On a faim, on s'arrête là, point final. On tourne pas pendant des heures pour finalement tomber sur un resto de merde parce qu'on a trop marché et là on est pu capable. Même la sangria a un goût d'échec. J'ai quasiment hâte de retourner à Aix, dans mon confort personnel. Et toujours pas de fucking bagages ! Ça ajoute une tension. Surtout qu'il faut faire les magasins pour leur trouver des fringues, et que francois ne pense qu'à sa putain d'épicerie ! ENOUGHT sti ! Ouf ! Ca fait du bien par où ça sort ! Amen ! Gracias !
Barcelone / Jour 4 Étienne ! D'abord, si tu viens ici, c'est évident que tu vires gay :P, ensuite, tu capoterais too much devant toute cette mode ! À prix foutrement abordable ! Je me suis acheté une paire de jeans et trois t-shirts. La facture a même pas dépasser les 70 Euros ! Criss que le monde est beau dans le nouveau linge qu'il achète chaque semaine ! Et je porte du "small" ! Esti que c'est une fierté pareil ! De voir que malgré un corps dont je ne suis pas encore satisfait, je porte du "small" et du 32 de taille ! Vive Barcelone ! Demain, on va aller dans le vieux quartier, dans le village gay surement aussi. On va peut-être même aller à la plage ! On my god ! On a tellement bu ce soir ! On dirait que les hyspaniques mangent pas ! Ils font juste boire. Alors on les a imité ! On a bu, se promenant de bar en bar, d'ambiance en ambiance. C'était plus cool avec Francois, moins de prise de tête. La vie est belle, mais déjà, ça se termine dans deux jours...
Barcelone / Jour 5 Aujourd'hui, je me suis fait avaler par la Méditérannée. On n'avait pas de costume de bain, pas de serviette, rien. Écoute, quand les femmes font du monokini (et de sacrées belles femmes parfois, j'avoue m'être rincé l'oeil!), on se fout pas mal de se mettre en boxer pour plonger dans cette douce mer. C'est étrange, après m'avoir fait frapper par plusieurs vagues en Floride, je m'étais juré de ne plus jamais me baigner en mer. Mais ici, c'est une tout autre chose. Petites vagues qui caressent les pieds, bleu clair... Ce n'est pas pour rien qu'on dit que lorsque l'on s'éloigne de notre mère, la Méditérannée agit comme le sein maternel. Je n'ai pas de nouvelles de mon chum depuis quelques jours, je me demnade ce qu'il fabrique. On a tous notre vie, c'Est sur. Difficile de suivre tout de l'autre côté de l'océan. Mais le Québec ne me manque pas. Bizarre quand même... Il y a tant de chose à voir ici... Six jours à Barcelone ne suffisent pas. On en aurait pas assez d'une vie. J'ai laissé Francois et Niah visiter une église en couple. Ça me fait du bien de me retrouver un peu seul. Disons qu'on a pas toujours les mêmes intérêts... eux passent beaucoup de temps à admirer l'architecture des bâtiments. J'ai l'impression que quand j'ai un but, m'arrêter pour voir autre chose m'irrite. Je devrais prendre ça plus "smooth", mais je suis comme ça. Barcelone / Jour 6 Mon chum m'a écrit. J'étais content. Il est en manque, il a des envies. Je me suis presque mis à bander en plein café Internet. Il m'a écrit une phrase crue comme je les aime. Mes hormones sont vraiment dans le plafond. On n'est même pas sorti dans un club de Barcelone finalement. Hier soir, on devait y aller, mais après la bouteille de Torres à 20 euros, on étaient saouls et bourrés. C'est dommage, je n'aurai pas connu le nightlife de Barcelona, comme si un voile se posait sur la fausse pudeur de la ville. On est retourné sur la plage. Que de beau monde... des filles aux seins nues, jouant à la balle dans les vagues ; elles se touchaient parfois, histoire de s'encourager ou de se féliciter d'être gagnantes d'une partie. Des hommes aussi, étendus sur le sable, s'entraidant en se massant le dos de crème solaire. Personne qui se regarde croche, pas de dévisagement curieux, pas de jugements, seulement un bien être qui tangue vers la mer et qui fait parti des moeurs nationnals. Pour des tapettes, je dirais que Francois et moi, on matait pas mal les deux sexes. Je veux pas revenir sur des questions d'orientation sexuelle (je me connais), mais je suis heureux d'être capable de voir la beauté dans le corps d'une femme ; et plus, de l'attirance (et/ou de la curiosité devant ces créatures charnelles). Mais bon, reste que j'admirais beaucoup plus les pectoraux bronzés des beaux mecs en speedo ! Mon périple prend fin dans quelques heures. On pourra dire qu'il y a eu des hauts et des bas avec Francois, mais ce sont les aléas de la vie. Reste à savoir ce que l'avenir nous réserve...
Montpellier Je m'ennuie déjà de Barcelone. La mentalité française est bien différente que la liberté hyspanique. Il fait beau et chaud, avec une petite brise venant de l'Est. De retour seul; Francois et Niah sont partis vers les Pyrennées. On s'est quitté à la station Perpignan en franche camaraderie. Ils font un beau couple, ils ont l'air bien ensemble, et malgré leurs petits minouchements agaçants, le voyage s'est quand même bien déroulé. On a visité en masse, et même si on n'a pas tout vu, je reviens avec des images pleins la tête. Je suis bronzé (toujours en habitant, mais ça, ça me colle à la peau comme un style de vie !) et je crois avoir engraissé avec tout cet alcool ! C'est difficle à dire ; on a tellement marché aussi. De 5 à 10 kilomètres par jour, chaque jour. Je suis plus en forme qu'à Montréal. Fini la voiture et la facilité. On se sert de nos jambes pour tout déplacement. C'est bien ainsi. Je vais surement reprendre le beat d'Aix. Moins manger et tenter de moins boire. Cette fois, j'espère fortement sortir et rencontrer des gens. Je me sens trop réclu dans ma petite chambre de résidence. Il faut voir du pays, mais il faut aussi connaître les habitants. Bon dieu que je ne sais pas ce que l'avenir me réserve, mais je me sens tellement rempli de motivation ! Je souhaite juste que le début de l'université ne m'enferme pas dans une routine ennuyante. Nous verrons bien, je commence le 21 septembre.
Un alcoolo en devenir Hormis ce léger détail, ca va bien. C'est sur que je me demande quand même si je vais bientôt me faire des amis, mais avec le temps, c'est plus compliqué. Je continue à saluer les gens dans les couloirs, mais je dirais que je n'ai jamais revu ceux que j'avais salué une fois. Les seuls qui me reconnaissent, ce sont les commis de la cité universitaire. Depuis mardi, je suis inscrit à leur dossier, mais selon l'ordinateur, "je ne suis pas encore arrivée !". Tu parles ! Ça me retarde pour faire mon compte en banque et demander mes retours d'argent de la CAF. Ici, l'école recommence le 21 septembre, et j'ai pas hâte haha ! Sérieux, je me suis mis à la création, et AMEN ça fonctionne quand même bien. Six pages d'écrite depuis mon arrivée, je suis dans une grosse histoire de poudre blanche :P Pour ceux qui pensent que je reste assi sur mon cul à longueur de journée, détrompez-vous ! Je ne fais que marché, toujours la marche, et je m'assure d'avoir un poids sur moi. Quand ce n'est pas mon portable, c'est du papier d'imprimante ! ( oui du A4 guillaume !!) Je me sens assez en forme, et depuis que j'achète mon épicerie au "Serv U", je mange beaucoup mieux. Pas assez de légumes, c'est vrai, mais c'est tof ça ! Ici, on a pas de four. Seulement deux ronds sur un poele et un four micro-onde. Alors je mange des pates. Des viandes froides aussi. Et du Nutella pour déjeuner :P J'ai dépensé environ pour 1100$ depuis mon arrivée; faut compter la-dedans 3 mois de loyer plus la cotisation au cas où je fous le feu à la chambre lol. J'ai acheté mes billets de train pour Barcelone, et le reste c'est surtout en bouffe. Donc, ça va assez bien ! Je vais sûrement trouver un rythme de vie qui va me permettre de survivre tous ces mois. J'ai enfin dormi une bonne nuit ! Depuis le début, je me couche vers 19h le soir et je me réveille vers 4h du matin. Hier, par contre, je me suis couché à 19h mais je me suis levé à 7h le matin. J'ai cependant fait un somme vers 11h et je me suis réveillé vers 13h. Là j'ai 15 heures de sommeil dans le corps, alors je crois que ça va. Je bois donc du vin, beaucoup de vin lol. Je viens de vider une bouteille, je suis retourné au "Serv U" en chercher une autre. Un Bordeaux Comte de Dalois. Pas mal. J'ai activé mon téléphone cellulaire. Donc ceux qui veulent me rejoindre: (011 33) 06 81 92 86 63. Ceux qui sont déjà en Europe et qui me lisent, vous savez aussi comment m'appeller ! Alors en gros, c'est ça. Mes amis me manquent, et je sens que si je ne rencontre pas du nouveau monde (autre que dire des saluts), je vais me péter une crise d'isolation, ce que je ne veux pas le moins du monde ! Ça tombe bien, mes écouteurs de diskman m'ont laché, il faudra socialisé...
Devenir adulte d'un coup sec Ma chambre surpasse mes espérances. Honnetement, je m'attendais à bien pire. J'ai peut-être pas beaucoup d'espace, mais j'ai quand meme plusieurs meubles de rangement. Je me suis installé, déjà. Et c'est drôle, parfois des gens passent dans le couloir, et j'appréhende le moment où ils ouvriront la porte, comme si je revoyais les gestes de ma mère entrant n'importe quand dans ma chambre ! Mon lit est petit, mais je n'ai pas à chialer. J'ai un lavabo dans ma chambre ( et une cuvette étrange aussi. Je sais qu'elle doit pas servir à ça, mais je l'utilise pour pisser lol !) Il est présentement 5h23 du matin, j'ai quand meme réussi a dormir un bon sept heures, le décalage sera moins pire que prévu. Le voyage en avion s'est bien passé (si ce n'est que d'une folle qui ne voulait pas me laisser passer au toilette, je l'ai traité de folle et lui ai dit de se calmer avant de faire une crise cardiaque ! Une esti d'aristocratique qui vole quand même en économique...Bref...) C'est frais ici. Plus qu'au Québec j'en suis sûr. Il fait 24 degrés le jour environ. Je n'ai pas encore vu beaucoup le soleil. Ma chambre donne sur l'arrière et j'ai une vue acceptable de la ville. Pas de bruit de route, pas de soleil le matin, j'ai droit à son coucher le soir. Je suis bien orienté. C'est le bordel pour les transports par contre, je me rends compte qu'il n'y a pas de train dans le downtown de la ville. (enfin à ce que je crois comprendre, je ferai des recherches tantot). Donc faut toujours que je prenne un bus avant de pouvoir me déplacer. J'ai tellement de truc à faire aujourd'hui ! Genre ouvrir un compte de banque, aller m'inscrire à la caf, demander mon bail, aller mettre des minutes dans mon cellulaire, aller faire ma passe de train, aller acheter mes tickets pour Barcelone, et surtout, découvrir la ville et essayer de mieux m'orienter. Tout à l'air proche, mais je suis pas foutu de trouvé un 'tabac' ! D'ailleurs, je n'ai pas fumé une seule clope depuis mon arrivée. Je sais pas si je vais réussir à durer, mais je crois que je vais quand même être plus raisonnable. Je pourrais écrire un roman, histoire de passer le temps car le matin ne vient pas encore. Je vais me contenter de dire que la vie ne sera pas facile ici, mais que malgré mes pleurs, je devrai m'y faire et m'insérer dans la masse. Je ne sais pas ce que me réserve l'avenir, mais comme m'a écris Sara: 'Il faut parfois laisser les choses aller.' Alors voilà, je laisse glisser le temps. J'espère réussir à écrire beaucoup (ça devrait comme j'ai pas d'internet !). En terminant, la France me rend étrange à moi-même; dans mes gestes. Je me souviens dernièrement, j'avais admonesté mon chum parce qu'il avait volé un bonbon à l'épicerie. Hier, je voulais un couteau ! Alors dans l'épicerie, j'ai ouvert un sac de 100 couteaux et j'en ai fourré un dans ma poche. Imagine ! Le mec est même pas arrivé depuis 24 heures et il se fait épinglé pour vol ! Heureusement, je me suis pas fait pogné, mais je trouve parfois mes impulsions ridicules. Deux choses me font aussi grincer des dents; il n'y a pas de bolle sur la cuvette de toilette et il n'y a pas de papier de toilette dans les chiottes ! Sinon, la bureaucratie francaise est toujours aussi chiante, mais pour l'instant, je m'en sors bien. Je suis sur que ca va me rattraper aujourd'hui ça ! Je crois bien que je vais aller me chercher de l'orangina dans mon frigo à l'étage. Je vais relaxer et posé quelques photos de mes amis et de mon amour qui me manquent déjà tellement.
Voilà. |