Je suis complètement saoul ! eT J'ai envie d'écrire. Je suis allé voir Tom Mcrae. La dernière fois que j'étais allé le voir, c'était en 2005, en octobre, à Toulouse, en première partie de Yann Tiersen. J'essaie de me souvenir de ce que j'avais l'air là-bas: complètement saoul et gelé, à fumer des clopes en plein amphithéatre. J'ai l'impression que c'était le bon vieux temps.
Ce concet de ce soir m'a tellement fait réfléchir, c'est fou. J'ai l'impression que mille années sont passées. Je me revois encore, seul, durant le concert à fumer et à boire. C'était tellement intense; dans mon hôtel, au milieu de nulle part. Aujourd'hui, j'ai vécu la solitude, car personne n'est venu avec moi. Et ça me rapelait Aix en Provence. Mon dieu, c'est si loin déjà, c'est comme si j'avais l'impression que je ne l'avais pas vécu, que c'était un rêve.
Maxime Collins, 25/10/08 11:30 PM
Le 15 octobre 2008
Vivre
Presque un mois depuis ma dernière entrée. Non, je ne suis pas mort, au contraire, je suis représentation même de la vitalité. Ce dernier mois a été un mois de rencontre, de liens, de contact, d’intimité, d’incompréhension, de travail, d’avancement, de récompense et de tout ce qui fait d’un humain un être de complexité.
Même avec seulement un cours, mon université me bouffe mon temps comme jamais. Je croyais m’arranger de ce cours, me dire que le travail allait être plus relax (puisqu’il s’agit d’un cours de création) or, c’est tout le contraire qui se produit. On doit remettre des textes à chaque cours et je dois avouer que je n’ai même pas commencé mon mémoire critique à cause de tout cela. Ce n’est pas encore dangereux, mais je vois bien la lumière rouge m’alarmer dans ma tête.
Et parlons-en de ce cours de création. J’ai remis une nouvelle de 15 pages, qui est en fait un début de chapitre de mémoire. J’appréhendais beaucoup les commentaires des étudiants et des professeurs, parce que je me disais que si ça ne passait pas, c’était beaucoup plus qu’une simple nouvelle à oublier, mais bien la forme même de mon roman. Heureusement, au contraire de mes expériences passées, on m’a dit que mon texte était excellent ; il a fait rire, il a intrigué, il est allé chercher les gens. Pari tenu. Même la professeure m’a félicité pour cette nouvelle, me disant que la base était solide et bien présente. Elle m’a écrit un petit mot : « Vous travaillez très bien, sérieusement. Vous avez des choses à raconter, avec expérience. Mais la langue compte beaucoup, sans elle, vous ne pouvez rien. » Je sais je sais ! C’est mon problème depuis le début de ma « carrière » ; j’ai le bon ton pour raconter, je sais construire une histoire, mais j’ai encore beaucoup de difficulté à manier la langue. Quel dommage tout de même ! J’espère que je vais réussir à surmonter cet obstacle pour réussir dans ma vie littéraire. Will see !
Mais bon, tout ceci me donne beaucoup de courage et d’enthousiasme. Pour la dernière nouvelle à présenter dans le cours, je compte offrir une nouvelle homosexuelle. Oui, ça fait depuis 2001 que je n’en ai pas écrit une. Que je n’ai pas eu le « plaisir » de replonger dans les sentiments ambigus d’un homme envers un autre. Je vais être probablement super gêné de présenter mon projet aux autres (et encore plus de le faire lire ensuite), mais je me sens bien décidé à poursuivre dans cette voie. On dirait que je dois tester l’auditoire sur ce 2e texte.
Alors voilà, en plus de cela, j’enseigne toujours le français à des anglophones. J’aime, mais je ne pourrais pas en faire ma vie. Ce qui me fait énormément peur. En fait, si c’était plus payant, j’y songerais peut-être. Du moins, pour l’instant, tout va bien et j’ai de très bons commentaires sur ma méthode d’enseignement. Et je garde bien évidemment mon emploi de rédacteur sur le web, un emploi qui m’a vu sourire plusieurs fois ces derniers jours. Depuis une semaine, cela a un peu diminué dans mes revenus, mais je n’ai vraiment pas à me plaindre. Pendant quelques jours, j’ai réussi à faire des paies de 400$ par semaine environ. C’est meilleur que ce je faisais en travaillant dans une caisse ! Si j’avais la sécurité d’emploi avec ce job, il est clair que je m’y mettrais à fond pour longtemps. Mais comme le web est un système encore complexe et même aléatoire, on ne peut s’appuyer sur lui pour capitaliser pendant longtemps. Il faut suivre la vague pendant qu’elle passe. Et j’en profite encore un peu, en espérant que la remontée soit encore plus fracassante.
Dans ma vie amicale, il y a quelques incompréhensions. Des genres de trucs que je ne veux pas étaler sur la place publique. Pas que j’ai quelque chose à me reprocher, mais plutôt par respect pour les gens que j’aime. Disons simplement que j’ai un ami avec qui j’ai eu une grosse dispute, mais il s’agit d’une dispute que je ne comprends pas bien, dont je n’arrive toujours pas à cerner l’ampleur. Mais bon, ce fut assez intense, pour que j’en vienne aux larmes, en pleine rue Ste-Catherine, un samedi soir vers 22 h. Surréaliste. Une chose est certaine ; cet ami est mieux de se pointer vendredi soir qui s’en vient, sinon là, ça ne passera pas.
Dans un autre ordre d’idée plus joyeux, dimanche dernier, mon chum fêtait ma fête… un mois à l’avance ! En effet, il a décidé que cette année (et même pour les autres), octobre était un temps plus clément pour fêter une année de plus à ma vie. Et je trouve qu’il a raison. Nous avons eu un dimanche chaud et beau, où regarder les feuilles dans les arbres et se promener sur le Mont-Royal nous a fait renaître avant la mort de novembre qui approche. Et mon amour m’a étonné beaucoup, parce qu’il m’a gâté comme jamais. C’était évidemment une réponse à la chambre d’hôtel 5 étoiles que je lui avais offerte à sa fête, mais bon, j’ai été agréablement surpris par ses attentions.
Il est d’abord venu me retrouver chez moi vers midi, puis il m’a fait croire que l’on partait vers la station de métro Champ-de-Mars. Pourtant, au bout de la rue pour se rendre au métro le plus près, il m’a arrêté et m’a dit que la prochaine heure et demie allait m’être offerte par quelqu’un d’autre. Il m’a pointé le bâtiment en face duquel on s’était arrêté ; un salon de massage luxueux. Il m’a dit : « On t’attend à l’intérieur. Bonne détente ! », puis il a emprunté mes clés d’appartement et est reparti.
Je suis entré dans ce bâtiment avec appréhension. Je ne me suis jamais fait donner un massage de ma vie (par un professionnel bien sûr). Je suis arrivé devant la réception où un homme ultra gai m’a souri et m’a fait attendre dans la salle. Quelques minutes plus tard, un autre homme est arrivé. Un masseur !!!!! Bon Dieu! Je remercie mon chum d’avoir choisi les mains d’un homme ! Sérieusement, ça change vraiment ! Je ne renie pas les massages de femme, mais la poigne des mains de l’homme est tellement… comment dire ? Ça donne des décharges électriques parfois tellement le contact est érotisant ! Et il le fut ! Pendant l’heure, je ne me suis jamais abandonné autant. Il est venu me chercher des sensations à la nuque que je n’avais pas éprouvées depuis mon secondaire ! J’ai eu la chair de poule plusieurs fois, et j’aurais voulu que cela ne s’arrête jamais. C’était vraiment extraordinaire. Après le massage, il m’a invité à aller m’asseoir dans un salon aux fauteuils relaxants, puis il m’a offert une tisane relaxante. J’aurais pu dormir là !
Quand je suis revenu chez moi, mon chum m’avait préparé une crème de carotte maison avec des crudités et des olives. Puis il m’a offert mon cadeau dans une simple enveloppe. Une enveloppe que j’ai ouverte, pour y lire 5 items sucrés et 5 items salés. Il me proposait en fait 10 endroits à visiter dans Montréal. Il y avait des chocolateries, des magasins de friandises, des kiosques de Cupcakes, des bistros, des bars, etc. J’ai opté pour la Chocolaterie 88 et le magasin le Sucre Bleu. Puis on a coupé les gâteries sucrées pour se promener sur le Mont-Royal. C’était bien. En fin d’après-midi, on a essayé la Buvette chez Simone, un endroit que j’avais toujours voulu essayer. On est resté deux heures, vidant plus d’une bouteille de vin et mangeant une petite entrée. Je n’ai pas vu la facture, mais ça dû coûter près de 70$.
On est sorti du bistro un peu échevelé, on a pris un autobus, on a marché un peu dans le Centre-Ville. Je croyais qu’on devait aller au restaurant indien Mysore, mais mon chum a changé les plans, nous faisant découvrir Le Taj, un indien près du métro Peel. Une autre bouteille de vin, une bonne conversation, beaucoup de plaisir et de simplicité. En y repensant, je suis fier de lui. On a eu des conversations en profondeurs, sur des sujets divers, avec entrain et joie. Pas une once de chicane, pas de dispute, pas de mésententes. C’était romantique à souhait, la bouffe était exquise, et mon chéri a encore dépensé plus de 100$ !
On est ensuite rentré chez lui, on s’est permis une soirée Loft Story (reprenant les émissions de la semaine + le gala du dimanche lol). Eh oui, on avait un petit joint. Rien de renversant, mais tout de même. On a eu du plaisir, on a fumé modérément, et je crois que c’est correct, une fois de temps en temps, pourquoi pas ? Je dis non à tout jamais à la débauche qui est de fumer chaque jour, mais une fois par mois, voire une fois par semaine, pour calmer la tension, pour vivre une intimité plus intense ; pourquoi pas ?
Le lundi s’est continué sur la lancée romantique du dimanche. On a passé la journée au lit, à se coller, à revivre encore un moment comme si on venait juste de commencer à sortir ensemble. Bon Dieu que ça va bien avec mon chum. Bon Dieu que j’ai peur de redéménager avec lui et perdre ces instants.