|
|||
|
© 2005-2006 - Maxime Collins
mesure |
Au sommet En grimpant, je pensais à Bauvoir, qui avait parcouru le même chemin que moi. À Zola, décrivant cette montagne Sainte. Le mont de la Victoire, peinturé par Cézanne. Tant d'influences ont zigzagué ici, et me voilà, moi. Sur le même parcours. La descente a été moins intéressante, surtout fait à course, ça brise les genoux et le dos. J'ai des ampoules sous les orteils, c'est plutôt chiant, mais bon, celui qui vit à Aix-en-Provence se doit d'aller voir la Sainte-Victoire au moins une fois. C'est fait. Avant de partir, j'ai aussi vu le chateau de Picasso, décidément, Aix est productive niveau création. Il y est mort dans ce chateau... triste quand même que le domaine ait été repris par du privé... Au retour, avec un Pink Floyd dans la voiture, c'était WoW ! Ça m'a donné des idées de trip. Je veux faire un Roadtrip en auto vers Milan, Florence, passé quelques temps à Venise, voir Rome si possible. Ce sera probablement en avril, tout est à l'état de parole, de projet fouilli, mais j'ai envie de sentir une liberté, autre que celle que les trains nous proposent. Le roadtrip, près des Alpes, avec la bonne musique, le soleil plombant et la brise... J'avais demandé la recette de lapin au vin blanc à mon père. Et je l'ai fait ! Je n'étais pas certain au début, mais après les deux heures de cuisson, je peux bel et bien dire que la tradition se perpétue de père en fils. (S'il avait pu me léguer l'hétérosexualité aussi lol :P) C'était délicieux ! Vraiment, j'étais fier d'avoir réussi à cuisiner aussi bien ! Et aussi facilement ! On a bouffé le lapin au complet, à deux ! J'en bave encore et je viens à peine de sortir de table ! Prochaine recette ; je veux essayé de faire découvrir le Gateau au fromage à Benjamin lol ! Ça risque d'être plus ardu ça par contre lol ! Sinon, ce soir j'ai reçu un courriel de la maison d'édition JCL, à propos de mon 3e roman; X. Ils ont souligné des phrases dans mon texte, me disant qu'elles méritaient d'être relues tellement elles étaient bien. Cependant, le texte leur semblait trop "convenu". Eh oui, je dois être plus original il va sans dire. Je trouve ca quand meme bien de recevoir des commentaires positifs et constructifs à propos de mes écrits. Ça fait longtemps que j'ai pas reçu une lettre de refus plate et sans humanité, j'espère que ca ne se reproduira plus jamais lol. Un jour, je trouverai la bonne voie. Le bon récit, le texte ultime, la première publication officielle. Un jour, je serai au sommet.
L'été indien La bouteille se vide, et les mots restent coincés, mais j'essaie de les faire sortir. Je reste béant devant ce ciel bleu, bleu pour moi, on dirait que je suis le seul qui le remarque. C'est souvent ainsi ; en tant que "réfugié", on est les seul à s'attarder aux détails des tableaux de Provence. Ici, ce temps est vu comme une normalité qui me donne presqu'un pincement au coeur. Je dois être redondant dans mes paroles, mais je dois encore me convaincre que "je l'ai fait" ; je suis venu m'installer ailleurs, dans un autre pays, sur un autre continent, engouffré dans un rythme de vie différent, happé par une mentalité totalement divergente. Et pourtant, je me sens à part entière dans ce décors. Inutile de me dire que ça m'aidera dans le futur de mes conversations. Vous savez, je commencais à développer une certaine tendance à la gêne au Québec. Je ne sais pas si c'était le fait de me sentir inférieur, ou de me penser ainsi; ça pouvait être aussi l'excès de marijuana, la perte de confiance en soi vient aussi de ceux que l'on fréquente. Dans ce pays, on doit foncer, se contrefoutre des opinions et des jugements. Alors je le fais. Et j'en ressors grandit. Vivre en France, c'est un peu faire un travail dans le service à la clientèle ; seulement, il n'y a pas de chèque au bout du compte. On reste par contre avec la paye des impressions, et je crois que c'est encore mieux que l'argent. Je regardais mes statistiques dernièrement... et c'est fou comme le monde du "blog" attire ses lecteurs. Je ne sais pas si c'est à cause de "moi", mais cela m'étonnerait. En général, on aime lire la vie des autres. Par comparatif sûrement ? Oui, je le crois. Et pourtant, les seuls écrits virtuels que je lis sont ceux de mes amis les plus près. Je n'arrive pas à comprendre que des inconnus lisent ma vie, mais ça me plait. Ça me plait énormément. C'est peut-être un peu égocentrique, mais je crois qu'on peut en convenir et dire que je l'ai toujours été un peu. Et je ne vois pas le mal dans ça. Car sans égocentrisme, il n'y a pas de pulsion à foncer, il n'y a simplement pas de buts grandioses, de rêves illusoires. Et pourtant, c'est ce qui fait qu'on ne se coupe pas les veines tout de suite. J'aurais envie de divaguer pendant des heures sur les conditions humaines et le fait de pratiquer l'autobiographie sur le vaste territoire qu'est l'Internet. Ce mode de communication s'est inséré dans nos vies comme une plaie ouverte qui ne guérira pas. Il faut savoir en tirer profit. Je crois que c'est ce que je fais. Inutile de mentir sur mes intentions, je recherche l'attention, mais au-delà de ça, je crois que je voudrais en faire le métier d'une vie. Un peu la manière d'une Bauvoir... le seul problème réside dans la confiance en ces mots que j'installe ici comme des mini-pièces de théâtre. Savoir plaire à un lectorat, trouver des lecteurs modèles, écrire pour être vendu, vendre pour être lu. Je finalise bientôt la première version de ma plus grande nouvelle à vie. Je viens de passer le cap des 50 pages, et je me demande si ce que j'écris vaut la peine. Je crois que c'est la plus grande angoisse de tout écrivain. (Quoique j'ai du mal à me considérer ainsi. Je suis un amateur, un amoureux de la langue et de ses mots). J'ai du chemin à faire, ça j'en suis convaincu, mais la peur qui me guette, est celle de rester à jamais anonyme, ou si peu connu sur un média tel l'Internet. C'est un peu stupide, car je rejoins surement plus de gens ainsi que par les livres que j'écris. Cependant, il n'y a rien de plus valorisant que de se savoir lu, posséder entre les mains d'un être qui consacre les heures de sa vie à notre histoire. C'est encore un grand plaisir de recevoir un courriel d'un inconnu, qui me dit qu'il a dévoré un de mes romans. C'est un peu une vision utopique, mais les témoignages en sont réels. J'ai été pris, cajolé, prêté, et même si l'auteur est complètement absent en présence d'un texte, c'est toujours aussi flatteur de me retrouver dans le lit d'un inconnu, ouvert à la page 48 ou au chapitre 18. Ces derniers temps, j'ai relu mes divers écrit. De "Pile ou Face" à "X", en passant par les nouvelles et les autres écrits intimes. J'y vois les erreurs, les maladresses, le style hésitant, et tout ce qui fait que l'on pourrait qualifier un texte de faux roman. Mais il faut se convaincre, essayer d'y voir l'entrée d'un monde réel, celui de la création qui mènera à une fin. Je viens de terminer "L'ignorance" de Kundera, et je n'ai pas tout compris, je devrai le relire. Mais ce que j'en tire, c'est un peu cette histoire d'exilé. Je suis un exilé pour une année seulement, mon temps est compté, mais on dirait que le désir de repartir est déjà plus fort que tout. Je ne sais vraiment pas comment certaines personnes peuvent passer toute leur vie au même endroit, il me semble qu'il y a tant d'expériences à découvrir à travers les régions de cette Terre. petit ajout Je suis présentement dans un parc, je m'étais dis que je devais travailler, mais évidemment, le soleil, les gens, la musique, tout ca m'empeche de me concentrer sur la très chère Duras lol Bon, faudra bien que je m'y mette un jour quand même, j'espère presque la pluie dimanche pour tenter de travailler un peu la-dessus lol. Samedi je vais sur la Sainte-Victoire avec Benjamin, ensuite on va tenter de concocter un lapin au vin blanc ! C'est la qu'on va voir si je retiens de mon père ou si c'est pas hériditaire lol. Ce matin je suis allé au marché en plein air. Les gens sont tellement sympathiques. J'ai acheté un poulet, des légumes et je me suis meme fait donner une tomate par une commerçante ! Oui, les tomates je dis oui en France, mais pas au Québec. Ca n'a rien à voir avec la qualité du produit, simplement le fait de se retrouver ici donne envie de foutre des tomates dans mon sandwich *a defaut d'avoir du bacon lol* Bon je retourne observe cette belle journée de congé en ce vendredi chaud et lumineux !
Tiesto - Luminary (Andy moor mix) Récit Il entre dans sa voiture, une bagnole normale, très propre, qu'il adore, car elle possède des haut-parleurs de bonne qualité. Il insère un disque de Tiesto, puis il démarre. Tout à coup, il n'a aucune idée de l'endroit où il est. Tout s'efface, et pourtant, il sait qu'il connaît le chemin. Ne paniquons pas ; demandons à Saint-Antoine de retrouver la bonne route. Il déambule sur le chemin, des souvenirs pleins la tête. Il se revoit, cinq heures plus tôt, à freiner en faisant crisser ses pneus. La lumière était tombée au rouge, et une voiture de police était au coin de la rue. Il l'avait échappé belle. Devant ces chemins inconnus, une angoisse le surprend. Il doit retrouver la bonne route pour retourner à la maison. Il est fatigué, épuisé par la drogue, endormi par l'alcool qui se dilue tranquillement. Ils n'ont bu qu'une grande bouteille de bière, mais avec la fatigue, il se sent las de conduire. Et finalement, Saint-Antoine exhausse ses prières, il prend le bon chemin, celui se dirigeant vers le pont tunnel. La route est claire, les idées noires se dissipent tranquillement, mais une dernière pensée le percute. Et si tout à coup il perdrait la maitrise de son véhicule ? Si tout s'arrêtait d'un coup sec, d'une violence qui lui ferait perdre l'esprit, qui le pousserait dans un noir sans fin. Il secoue la tête, il faut éloigner ce genre de pensées, il ne s'agit que des relents de la mauvaise drogue. Le Pont tunnel apparaît, et il préfère se protéger, plaçant la voiture dans la voie de droite, histoire de rouler tranquillement, de laisser passer les véhicules fous dans la voie de gauche. Il est nerveux, d'une nervosité qui devrait l'avertir comme un présage de mort, mais il croit encore qu'il s'agit de la marijuana qui se dissipe doucement. Bientôt il verra son lit, son bon lit, son confort personnel, sa chambre à lui, seulement à lui. Les lumières du pont défilent. Il pense toujours à un espèce de vaisseau extra-terrestre quand il passe ici. C'est un peu irréel de se croire dans un autre monde, mais ce soir, il aime la science-fiction. La musique dans les hauts-parleurs le rassurent, le réconfortent. Il sort bientôt de ce pont, montant une petite coline à peine à soixante-dix à l'heure. Il suit la circulation, il a oublié toute pensée noire. Tout va bien finalement. Il est à quelques mètres d'une sortie, mais ce n'est pas la sienne, alors il continue sur le même rythme, mais tout à coup, quelque chose ne va pas. Un bruit sourd fait vibrer la voiture, qu'est-ce ? Pas le temps de penser, il entend le son des pneus avant même de tourner en tout sens. Son corps se trimballe d'un bout à l'autre, il essaie de garder les mains sur le volant. Sa tête est molle, elle se laisse trainer par le rythme de la voiture. Il n'a pas peur, il a l'impression de savoir ce qui s'en vient. Il ne pense même pas à la mort. Enfin, pas tout de suite. Il se dit avant: " Voilà, les tonneaux arrivent, voilà, c'est ainsi que ça se finit, aussi rapidement". La voiture tangue dans un 360 degrés qui semble durer une éternité. Ça tourne, ça tourne dans la tête, dans le corps, dans l'esprit. Un coup d'oeil vers le rétroviseur, histoire de garder une dernière image avant de s'éteindre. Une toute petite image de cette nuit noire, de cette route sombre, de ce camion immense qui fonce droit sur lui. Il se sent percuté sur la gauche, la voiture zig zag, change de voie, attrape une autre voiture, mais celle-ci, il ne la voit pas. Il ose relever la tête vers le rétroviseur une seconde fois, et à sa grande surprise, il n'arrive pas à savoir si c'est le miroir qui se détache ou si c'est sa tête qui va le percuter. Un éclat, de la fumée, un tour complet, puis un mur de béton. Il est engourdi, paralysé devant le spectacle de la mort qui passe à une allure aussi effréné. Alors c'est ça mourir ? En 5 secondes, disparaitre de la terre, se fondre dans le paysage, s'y encastrer pour la vie. La voiture s'est arrêtée dans la troisième voie, laissant un silence recoupé par la musique qui danse toujours autant. Est-il en vie ? Est-ce un mauvais rêve ? Il relève la tête, observe le regard indifférent de conducteur du camion face à lui. Il est devant la circulation, les voitures arrivent à grande vitesse pour faire un face à face mortel. Il laisse ses yeux ouverts, plus rien n'a d'importance. Il voudrait bien sortir de la voiture, mais la porte ne s'ouvre pas. Et soudain, le mal éclate au niveau ses tempes. Il remarque que son stéréo est complètement sorti de sa voiture. Son genou lui fait affreusement mal. Les larmes lui viennent aux yeux, même s'il veut les réfréner. Il remarque des gens à la course dehors, comme si une invasion terroriste venait d'arriver. Personne ne s'occupe de lui. Il est seul, seul comme s'il n'avait jamais existé, seul comme s'il était déjà mort. Il n'a commis aucune erreur de conduite, il était dans la bonne voie, il n'a pas fait de manoeuvre tragique, il ne roulait pas vite. La vie l'a puni, pour avoir consommé, pour lui donner une leçon, pour le faire mourir un peu. Il aurait peut-être préféré la mort ; il n'aurait pas eu à affronter le regard des autres, à rencontrer des policiers, des voitures en furi parce qu'elles sont bloquées. Ce soir-là, ce n'est pas sa mort qui l'a affolé. Il aurait très bien pu partir en silence, sans un mot d'au revoir. Ce soir-là, c'est une famille de cinq personnes qui l'a tiré brusquemment de son rêve. À deux centimètres d'une autre voiture, le camion fou les aurait percuté. Une mère, un père, trois enfants. Ils pleurent, ils hurlent, ils sont sur un choc impossible à décrire. Maxime regare la scène, se dit qu'il aurait dû mourir, histoire d'attiré l'attention une dernière fois, histoire de faire pleurer tous ceux qui l'auraient regretté. Je ne suis pas un ange. J'ai vu la mort en face. Non, je n'étais pas saoul, peut-être un peu gelé, mais c'est ce qui doit m'avoir sauvé la vie. Le fait de laisser son corps se trimballer, sans se crispé, en acceptant sa mort, en étant prêt à voir notre corps disparaitre. J'ai eu de la chance. Et j'espère que vous apprendrez de cette histoire. Elle n'est pas autobiographique, mais elle va permettre d'en faire réfléchir certains. Consommez ou conduisez.
Les Nuits Aixoises Récapitulons ! Hier soir, vers 17h30, j'avais un cocktail de bienvenue organisé par la fac. Évidemment, je m'y suis pointé seul, une demi-heure en retard. Mais sur le chemin, j'ai échéangé des dizaines de textos avec Rachel, Régine et Rebecca (lol c'est pas mal rrr ahah). Alors quand je suis arrivé au cocktail, yeah! Le directeur avait fini son discours plate et on se pitchait déjà sur l'alcool et les hors-d'oeuvres ! Là-bas, tout le monde y était ! Toutes les filles de la résidence (Regine, Rebecca, Rachel, Isabelle, Mella, Lisa, Véronique... et d'autres que j'ai beau me creuser la tête, ça fait trop mal et je me souviens plus lol!), il y avait aussi mes amies québécoises Mélanie et Pascale-Anne qui sont dans certains de mes cours, il manquait seulement Francis finalement ! Alors on s'en est donné à coeur joie dans l'alcool, je ne sais plus combien de Kyr je me suis enfilé, mais aie aie aie, je commencecais déjà à être réchauffé une heure après mon arrivée ! Je me suis fait présenter pleins d'autres filles aussi et on en est venu à un dommage constat; il n'y a que les filles qui bougent et ont le courage de voyager et de quitter leur petit confort. Il y avait très peu d'hommes dans la salle, serait-ce que les mecs sont plus peureux de vivre de nouvelles aventures et de quitter le nid familial ? Ce qui est trop génial, c'est de se faire reconnaître par les gens dans ce genre de soirée ! Ça fait un petit velour, un peu de reconnaissance. Se faire appeler par son nom, sentir que l'on existe pour les autres, qu'on a pas à s'imposer ou à essayer de charmer. Même la directrice de programme était la (elle me dit: Tiens ! Tu es revenu de Paris finalement ?) hehehe, avec elle, deux jolies filles qui l'ont aidé dans les démarches administrative. Camille et Florence. Je ne sais pas laquelle est laquelle du côté des noms, mais ouf... je crois que c'est Camille qui m'a tappé dans l'oeil lol (Eh oui, c'est un gai qui parle lol. Comme quoi le manque sexuel nous fait refaire des tours d'horizon sur nos propres gouts). Une beauté cette femme, une française, mais qui a déjà connu le Québec et qui nous comprend mieux. On a discuté ensemble dehors avec Régine et Véro, un verre de kyr à la main, on comparait nos Star Académie lol. Elle fumait une cigarette, je lui en prennais des puff en grand charmeur. Jusqu'à la finale, où avant de se quitter, j'ai bu dans sa coupe. Des aux revoirs sincères, deux baisers sur les joues, et tout ça devant Véro et Régine qui devaient encore moins se douter de mon orientation. Je ne sais pas pourquoi je mens ainsi. En faite, je ne mens pas, je fais juste ne rien dire. Mais j'ai quand même l'impression que ça revient à la même chose. Sur le chemin du retour, les idées ont fusé. On ira boire dans une chambre avant de sortir au Mistral, un bar branché d'Aix. D'accord, pas question de me défiler cette fois-ci, je veux le vivre, à n'importe quel prix. On se quitte, je vais manger un peu et j'irai les rejoindre dans la chambre de Régine. Entre-temps, je soupe et j'ouvre une autre bouteille de vin. Cette bouteille, je la boirai au complet tout seul ! Arrivé à la chambre de Régine ; préparation ennuyante de filles (maquillages et compagnie). On monte dans la chambre de Véro pour qu'elle se change (encore des allusions avec moi, et moi qui joue le jeu du voyeur hétéro, je suis tellement enivré que je me crois). Apres dix mille appels et messages texto, on se retrouve avec une grosse gagne de filles dans le couloir du 4e étage, mais aussi avec des mecs espagnols! Enfin, de la diversité lol ! On sort dehors et on marche d'abord vers le Sunset Café, parce que le Mistral ouvre seulement à minuit (et il n'est que 22h30). Évidemment, des petits groupes se forment. On en perd certains, mais la Régine est tellement primée qu'on suit les espagnols pour aller là-bas. Je parle en trois langues pour comprendre une fille qui s'était fait mal au dos, pour savoir si elle va mieux. Ça l'air de bien aller ! Et à côté, un très très mignon espagnol; il me sourit enfin, prend conscience que j'existe ! Même s'ils sont tous hétéro, m'en criss, mon but est pas de crouzer, mon but est d'établir un contact réel avec des mecs ! Ma vie manque de masculinité lol. On arrive au Sunset, un espèce de bar dans un sous-sol humide. La première impression me laisse froid. Régine et moi, on ressort au bout de 10 minutes pour savoir ce qui se passe avec Véro et Isa. On les appelle, elle arrive, on se donne rendez-vous à la cours Sextius. Et la, bang ! On arrive devant un autre bar où Régine rencontre une amie d'école très sweet. Elle s'emballe car on est québécois, et voilà qu'une autre de ses amies vient nous voir. Elles nous présentent à un tas de gens. Je suis saoul, je discute avec des inconnus dans une rue d'Aix un jeudi à onze heures du soir, comme si on était en après-midi. C'est trop bien, c'est ça vivre. J'ai soif de culture, de différence, d'interraction et je suis servi ! Une demi-heure plus tard, on retrouve Véro et Isa avec une autre grosse gang de l'Estalan, même Francis est là ! Et c'est reparti pour la discussion en pleine rue ! À 23h30, on décide d'aller retrouver les autres au Sunset. Surprise ! Je retrouve les deux amies québécoises de mes cours. Elles sont supers dynamiques et sympathiques ! Elles disent que c'est "leur" place ! Je suis joyeux, y'a plein d'euphorie autour de moi, et tout cet alcool absorbé, je n'ai pas envie de m'arrêter, mais tout à coup, le Mistral nous rappel à l'ordre, et Véro donne le coup d'envoie. On la suit, laissant certains personnes qui restent au Sunset, dont Francis et les espagnols. Je me mords un peu la lèvre à l'extérieur, j'aurais peut-être dû rester là-bas. Je me retrouve encore avec une gagne de filles ! On marche et c'est okay, mais je boirais bien quelque chose lol. Arrivé au Mistral, ahahahahahahah ! Entrée à 16 euros (mais gratis pour les filles bien sur lol) !!! Moi je dis Fuck off ! Je paie pas 16 euros pour votre bar de merde ! J'attends un peu en face, histoire de me décider sur ce que je vais faire, je suis tellement saoul que je vais me perdre assuré. Au même moment, Rebecca sort dehors avec son amie. Elles ont horreur de l'endroit "blanc et trop bien artificiel et organisé", alors on décide de retourner au Sunset ! Putain que je suis heureux ! Ses deux filles sont extras et je les adore ! C'est cool je vais travailler avec Rebecca pour mon projet sur l'homosex et son amie venait de Suède, une petite bombe sexuelle lol. Retour au Sunset, joie de retrouver mes amies québécoises ! Je prends aussi une bière avec Francis qui me présente deux filles et son ami (son coloc à Montréal). Il me fait penser à Jean-Philippe (un de mes amis à Montréal), même genre de profil. Ils sont très sympa, et tout va bien parce que je suis complètement, mais alors là, complètement défoncé ! J'ai au moins deux litres d'alcool dans le corps et je m'étonne de ne pas encore gerber ! Je quitte l'endroit vers une heure du matin, le coeur léger, riant au coin des rues. La soirée m'aura coûté 4 euros. François fait peur la-dessus, on dirait qu'il a pris un coup de vieux. On vieillit tous, faut bien le dire... Crise Juvénile Je ne me pose plus la question sur le "qu'est-ce que je fais ici ?", j'ai accepté de vivre l'aventure, ce point est réglé. Mais une étrange impression me pèse, comme si je n'arrivais pas à me concentrer, à faire quelque chose de bien. Je sens le mal qui m'entoure, je sens le mal que je déplace dans l'air. J'espère que le feeling va passer, ou va s'adoucir du moins. Et le putain de commentaire de "l'anonyme" me maltraite encore l'esprit. Je ne suis pas affecté par ce qu'il a dit au niveau de la drogue (je ne me considère pas du tout comme un consommateur, et si lui juge qu'un seul joint en 2 mois est significatif de junkie, c'est qu'il ne doit pas avoir vécu grand-chose dans sa vie), ce qui me bogue plus, c'est le fait que oui, je chiale encore sur mon sort, alors que d'autres meurt de faim ailleurs dans le monde. C'est vrai, on finit toujours par chigner sur son petit confort disparu, mais je crois quand même que l'essence même de l'humain est ainsi. On ne peut que regretter ce qui nous quitte, ou du moins, en prendre conscience d'une manière qui peut paraître craintive et plaignarde... C'est vraiment mon cours de sociolinguistique qui m'intéresse le plus. Mon projet sur l'acceptation de l'homosexualité à été approuvé, mais surprise ! Une fille que j'avais rencontrée lors d'un souper commun s'est collée à moi. Elle a voulu savoir mon sujet, et sans gêne, je lui ai annoncé. Elle a eu l'air emballé. Elle m'a demandé d'y participer avec une de ses amies. Je me retrouve donc à faire le travail avec une canadienne-anglaise et une hongroise ! C'est quand même spécial, mais j'ai peur un peu qu'elles se soient accrochées à moi par peur de ne pas passer le cours à cause d'un français plus basique. Ça me dérange pas trop, de toute façon, je devais faire le travail seul à la base. Ça m'évitera de me tapper toutes les entrevues, et elles proposeront peut-être de bonnes idées, qui sait ? J'ai parlé avec mon amoureux hier matin. C'était étrange. Je n'avais même pas reconnu sa voix au téléphone. J'ai l'impression qu'il y a eu un malaise, ou plutot une incertitude, comme lui même l'a dit, c'est un peu comme si on recommencerait une relation, mais pourtant il reste encore tellement de mois. Ça m'a fait du bien de lui parler en même temps, de retrouver une tranche de mon passé. C'est comme lorsque je vais sur MSN, Internet donne l'impression que rien n'a changé, que les gens sont toujours là, mais je sais bien que c'est une illusion. Je ne vais pas bien, je vais bien, je ne vais pas bien, je vais bien, sorte de montagnes russes aléatoires, j'aurais besoin de rencontrer une gang de gars virils, de sortir dans les bars, de connaître ce genre de fraternité. Ça me manque de m'insérer dans un groupe, d'y trouver ma place, de me sentir écouté et respecté... mais bon, je crois qu'il ne faut pas trop en demander à la vie. Elle m'en donne assez déjà, je devrais la remercier de me faire vivre ces tas de questionnements, mais comme d'habitude, on ne finit que par s'en rendre compte après coup... c'est peut-être mieux ainsi après tout.
Retour The Magic Numbers - Gone are the days 12 octobre 15h44 - Toulouse (L'Union) 12 octobre 2005 19h00 - L'Union 12 octobre 2005 00h57 - L'Union Pour ce qui est de Tom Mrae, il y a eu des hauts et des bas. On peut facilement voir que les compositions de son premier album sont beaucoup plus fortes que son dernier essai. J'ai aussi trouvé qu'il avait fait de mauvais choix concernant les pièces de son 2e album (pas de "Overthrown" ni de "Human remains") mais bon, il a joué The boy with the Bubble gun en dernier rappel et j'ai vu les sept dernières années de ma vie défiler... avec la ferme conviction de clore ce chapitre de mon adolescence. Donc je lui pardonne ces longueurs à Mcrae. Alors voilà ! Un concert plutôt moyen. Le seul point positif ; j'étais assi. Mais La Grande Halle était un four ; faudrait penser à l'aération les mecs !
13 octobre 2005 15h16 - Poitiers 14 octobre 2005 01h23 - Poitiers J'ai vu ma cousine cette après-midi. Ah que ça fait du bien ! Ça faisait quand même une sorte d'inquiétante étrangeté de se retrouver tous les deux, sur un autre continent, de réussir à se voir. On a fêté ça, on a jasé et on a bu deux bouteilles de vin. Ma cousine, c'est un peu la soeur que je n'ai jamais eu. Je l'adore. Elle sait ce qu'elle veut, mais en même temps, elle est vulnérable, et c'est tout ce qui fait son charme. Elle a raté son train de deux secondes, on était rendu devant lorsqu'il partait. Elle s'est mise à pleurer, pauvre chouette. Heureusement, elle a profité d'un autre train qui partait 10 minutes plus tard. Je l'ai quitté dans un amour sincère, puis je me suis rendu à mon concert le coeur léger. J'étais saoul et gelé en rentrant de Syd Matters, je me suis perdu, mais criss que c'était bon !!
14 octobre 2005 12h14 - Poitiers Là je suis dans le train direction Paris, à côté de 3 vieux qui empestent ; heureusement, un des vieux a "piqué" ma place près de la fenêtre, mais ça m'arrange. Je hais les places-fenêtres ! Si on veut pisser, il faut déranger les gens, et crim que je tofferais pas cinq heures ici ! Une chance qu'on arrive dans moins de deux heures !
15 octobre 2005 10h42 - Paris Le concert de Télépopmusik a été le meilleur des trois ! Ça groovait, la foule était chaude et j'ai même été encore assi ! La Boule Noire est une très petite salle finalement ! Ils ont joué Last Train to Wherever et "Hollywood on my toothpaste" mais AAAAAAH !!! Les salauds ! Pas de Trishika ! Et dire que je leur avais envoyé un courriel près de 3 mois en avance pour les supplier lol ! Enfin, j'ai passé une bonne soirée et ça prouve qu'on peut être partout où on le désire vraiment. En revenant à ma chambbre commune ; surprise ! Je dors en compagnie de trois filles venues de Grèce ! C'est drôle, je me sentais quand même un peu mal à l'aise, si bien que je n'ai pas pris de douche pour pas les réveiller ! Le lendemain, elles sont venues se maquillées au 2e étage (genre de chambre à 2 étages avec 2 lits en haut et en bas, ça vous rappelle quelque chose Annie et Simon ? lol) Bref...
15 octobre 2005 12h44 - Paris J'ai joué à "Qui est-ce ?" avec son fils. C'était bien, il était timide au début, mais il s'est vite dégêné. On a parlé de nos voyages ; elle m'a fait rêver avec Venise. Il faut que j'y aille ! Mon périple s'achève... reste le plus chiant... 4 heures de TGV... peur de voir à côté de qui je vais être lol...
15 octobre 2005 15h54 - Avignon vers Marseille *** Attention *** Fin des envoies courriel pour les mises à jour. Je crois que vous êtes assez grands pour venir sur le site vous-mêmes ; donc j'arrête de vous écoeurer avec les mails de mise à jour ! Ce sera seulement pour les événements très très importants ! Merci ! L'imposteur Ce soir, souper communautaire avec... 8 femmes. Et peu à peu, j'apprends à en découvrir un peu plus sur chacune d'elles. Il y en a des plus intéressantes que d'autres, bien sûr. (Laurence, la fille qui a écrit sur le petit forum à coté, qui sont tes amies québécoises ?? On se connait surement!). Alors voilà, on a mangé et bu beaucoup de vin bien sur. Conversation mi-anglaise, mi-francaise. Il y a une fille qui vient d'Angleterre et qui me fait trop penser à l'actrice londonienne du film l'Auberge espagnol. J'ai aussi rencontré une espagnole et d'autres québécoises et ontarienne qui parlent bien le français. Dont une ontarienne trop cool ! Je crois qu'elle s'appelle Suzanne, c'est difficile de mémoriser tous les noms. Mais j'ai mémorisé celui de Rachel, une fille de l'UQAM. Yeah ! Une compatriote en Arts visuels hehe ! Elle est très sympa. Elles s'en vont toutes à Monaco et Nice en fin de semaine, ça me fait un peu chier de rater ça, mais mon destin est ailleurs ! Le pire, c'est que je crois que je rencontrerai même pas ma cousine. C'est un peu nul quand même. J'ai peur que mon ami français s'attache trop à moi. Il est tellement rempli de sincérité et d'authenticité, je l'aime vraiment ; comme ami. Je sais pas comment lui dire que j'ai un chum, et que je l'aime mon petit mec. J'ai peur de lui faire mal, de perdre son amitié. Pour ceux qui m'ont téléphoné du Québec, ça ne fonctionnait pas parce qu'il ne faut pas faire le zéro avant le six (011 33 6 81 92 86 63). J'ai décidé d'annuler un de mes cours (celui de socioéconomique du vendredi apres-midi), c'est drôle, c'est celui auquel je m'attendais à me plaire le plus. La vie nous fait des surprises. Alors moi qui avait dit que je n'allais plus jamais prendre un cours de linguistique; me voilà le lundi matin en cours de sociolinguistique. Mais c'est beaucoup plus intéressant que l'autre cours. On a un mini-mémoire à remettre, mais ça me fait pas peur, j'ai trouvé un sujet je crois, j'attends de voir s'il sera approuvé par la professeur; une prof passionnante et très très intéressante ! On verra bien... La découverte de la vie en "appartement": Ce matin, je me lève, je veux manger une nectarine que j'ai achetée il y a quelques jours ; je tire sur le sac, et la nectarine tombe. Ça aurait été fâcheux si le fruit avait été appétissant, mais il était en état de décomposition avancé lol. C'était en train de tourner en vin vinaigré le truc là. Toute sur mon menteau et mon sac. Joie. Tout ça à cinq minutes de mon départ, sur le point d'être en retard à mon cours, évidemment lol ! Bon, un long moment de silence s'amène... à bientôt.
mini-note Le vrai départ Gens de l'UQAM ou des autres universités au Québec, par pitié, cessez de vous appitoyer sur votre sort. Vous avez trois travaux à remettre pour un cours, trois "énormes" travaux de genre 12 pages chaque ? lol. ARRÊTEZ DE PLEURER !!!! La vie est belle par chez vous lol ! Je dois être honnête. Je ne sais pas si j'y arriverai. Et ce n'est pas une question de paresse, loin de là. C'est une énorme charge de travail avoir 4 cours d'université ici. C'est un travail à temps plein, sans rémunération. Je comprends pourquoi les étudiants se font vivre par leurs parents jusqu'à l'âge de 26 ans. Oh que je le comprends. Je ne travaille pas ici, et je ne sais pas comment je devrais faire pour travailler avec toute cette charge de devoirs qui m'ait demandé. Une chose est certaine, si je passe au travers, à mon retour à l'UQAM, esti que je vais rire. Je vais tellement rire de ces 2-3 petits travaux qu'on a dans chaque cours. Là, vous vous dites; il exagère, c'est sûrement pas si pire que ça ! Alors faisons le calcul ensemble, voulez-vous ? Prenons le tout pour l'année, car étrangement, toutes mes évaluations se ressemblent dans chaque cours, c'est un espèce de modèle typique. On a beau prier, il y aura des communications orales quand même lol. Alors allons-y ! 4 cours par session, ce qui veut dire 8 cours dans l'année. Jusque là, rien de dramatique. Il faut ajouter deux oraux par cours. Un en cours de session, l'autre en fin (ah mon dieu, le pire c'est mon dernier cours; oral de 20 minutes sur un sujet tiré au hasard comme ça ! FUCK !!!). Alors déjà, ça donne SEIZE COMMUNICATIONS ORALES !!! C'est plus que ce que j'ai fais dans toute ma vie depuis le primaire calvaire ! Ajoutons les deux travaux par cours d'environ 20 pages (et là je dis 20, mais parait-il qu'il serait bon d'en faire au moins 25 !!!), alors 8 X 20 = 160 pages !!!!! SEIZE COMMUNICATIONS ORALES ET 160 PAGES DE TEXTES ÉCRITS !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Je vais me forcer. Ça c'est sur. Mais le temps est compté, et ça, je ne l'oublie pas. Je veux vivre et voyager, je veux faire de la création littéraire. On dirait une corde qui se resserre sur ma gorge. C'est immensément de travaux pour un étudiant québécois ! Et rien ne me rassure lorsque je regarde les résultats des autres étudiants publiés dans le corridor !!! D'abord, la moyenne ne passe jamais !! Elle est toujours entre 6 et 8 sur 20 !!! C'est entre 30 et 40 pour cent ça !!!! Et les plus fortes notes ne dépassent jamais 14 sur 20 !!!! (70%) Ça tue ! Et niveau concentration; difficile d'être dans un cours rempli, avec des bureaux et des chaises de bois très inconfortables... et surprise ; une track de chemin de fer à même pas 10 mètres de la classe ! Avec des trains qui passent aux 15 minutes environ ! Oui ! Oui ! Ça me fait sourire, parce que je viens d'ailleurs et j'ai connu mieux, mais je plains quand même les étudiants qui sont ici pour longtemps ! Dans un tout autre ordre d'idée, je suis un peu déçu ! Le concert de Telepopmusik a été annulé à Marseille... je vais donc les voir à Paris ! Ça tombe un 14 octobre, un vendredi. Est-ce qu'il y a des français qui me lisent ? Des Parisiens ? Auriez-vous la grande âme de me prêter le toit pour la soirée du 14 au 15. Je vais être prêt de la Boule Noire (salle de concert de Paris). Faites-moi le savoir par courriel le plus tôt possible svp, sinon je vas devoir encore débourser de l'argent supplémentaire pour un hotel, et j'en ai marre !! MERCI !!! Sinon, déjà trois bouquins à lire pour mardi (aie !), mais bon, côté amical, ça va bien, très bien même ! Les nouvelles rencontrent continuent, les autres se solidifient en vrai amitié, c'est assez génial. Et je viens d'apprendre que mon amie mannequin Ariane vient vivre à Milan pour 2 mois ! Trop cool ! J'attends aussi l'appel de ma cousine, qui est sur Paris cette semaine. Je sais pas si on va réussir à se voir ! Je suis rentré dans ma nouvelle vie, je n'ai pas rayé l'ancienne, mais il faut se concentrer sur celle-ci.
Oh yeah ! Real life begins Et c'est reparti pour un autre enseignement de trois heures. Un homme comme prof cette fois-ci. J'ai remarqué que les profs aiment beaucoup regardé les étudiants dans les yeux, ils savent tout de suite ceux qui resteront de ceux qui partiront on dirait. Bref, encore là, je suis assez satisfait du prof. Il est intéressant, amusant et pertinant. Mais encore... l'ombre de la communication orale y est. Je crois bien que je vais en avoir une dans chaque cours, j'en suis sur même. Alors bordel, aussi bien se dire "Fuck" tout de suite. Il faudra affronter, il faudra bosser et tuer la timidité. Je crois que le voyage ici est déjà une grande preuve de ce nouveau départ dans une vie moins timide et plus liberée. Cependant, je sens que ça va quand même être un supplice d'analyser des extraits de Michon, Kundera et Quignard. C'est la vie... que dire de plus, il faut accepter. En général, je suis quand même épuisé de cette journée. Je souhaiterais quasiment n'avoir pas cours demain, mais le beat est bel et bien parti; ce sera cours mardi-mercredi-jeudi-vendredi. Je ne sais pas pourquoi je m'attendais à ce que ce soit top easy. On dirait que le fait que les cours commencent plus tard m'ont mis dans la tête que ça allait être facile... mais erreur lol ! Et puis tout à coup, la vie sociale se met en branle !! Hier, soirée géniale, mais encore là, trop d'offre pour cette période. Je trouve ça vraiment con lol ! Je sais pas combien de jours j'ai passé à me morfondre dans ma chambre, seul, à chercher des amis, et là, comme j'ai cours le lendemain, hier soir, on me proposait plein de trucs ! D'abord mon ami québécois qui m'invite dans un party, mais au même moment, mon ami français qui débarque pour souper ! J'ai avalé une bouteille de vin, très party time ! Reçu des nouvelles d'un autre ami qui habite à Aix aussi, et le comble lol ! Les deux québécoises sont venues cognées à une heure du matin à ma porte, saoul bin raide, avec une invitation dans les yeux ! Évidemment, je dormais et j'avais l'air con ! J'aurais bien voulu les suivre, mais qu'est-ce que j'ai bien fait d'aller me recoucher lol ! J'aurais pas toffé la journée ! Et ce soir, en rentrant, une petite enveloppe à mon nom. Ma miss Ecstasy qui m'envoie... du POT par la poste !!!!!! Stie que je l'aime lol !! Et au moment où j'écris ces lignes, une amie québécoise et mon autre amie d'Ottawa viennent de cogner à ma porte pour m'inviter à aller boire un verre de vin. Je vais m'y amener avec un petit joint hihi. Sentiment léger, de bonheur malgré le début de ces cours. Je souffle un peu, je m'adapte tranquillement, et je profite du moment.
! In the night Okay ! Je suis complétement péter... et ça fait drôle je dois dire. Je suis pas stressé...pas du tout même. Je reviens d'une soirée avec mes amies de fille lol ! Qu'est-ce que ça fait drôle de dire ça ! Eh bien oui, pour l'instant, mon avenir à l'air de se dévouer aux connexions féminines. Quatre bonnes amies ce soir, beaucoup de vin. Et même un joint que j'ai fumé devant elles, j'en ai offert, mais elles en ont pas voulu. Je me rends compte que j'aurais du garder ce plaisir pour moi, mais bon... pas trop dramatique non plus. J'étais gelé, mais tellement différent de ce que je suis lorsque je suis gelé d'habitude. J'ai discuté littérature et philosophie sans problème, sans cette peur d'être juger. Je me sentais juste bien, et c'est rare que ça arrive lorsqu'en plus d'être le seul gelé, on est entouré d'étrangers. Mes amies sortaient en fin de soirée, mais j'ai des cours demain. Ca me dérange pas trop à vrai dire, il fait un peu froid dehors et je me sens lazy à cause de la dope. Je suis fatigué aussi, la journée m'a tué. Je crois que je vais aller me masturber et manger un peu. lol. J'ai l'impression de redevenir le petit jeune ado qui racontait ses petites expériences. Ça me fait sourire quand je regarde derrière...
Marseille Aix - 2 octobre On est dimanche, il vente à écorner les boeufs ! La puissance du vent m'étonne vraiment. Elle est d'une violence extrême, en grand contraste avec le léger soleil. Depuis ce matin, je suis dans les calculs de budget. Mais c'est difficile, parce que mon premier mois a été un mois d'installation. En plus d'un voyage à Barcelone. Alors les dépenses ont doublé. Donc je ne peux pas me fier sur ça pour bâtir la suite de mon budget. Je dois évaluer à peu près ce que je devrais dépenser par mois à partir de maintenant. Parfois j'arrive à des chiffres qui me plaisent, mais d'autres fois, je tombe dans le rouge. Alors les calculs ne cessent jamais. Une chose est sûre, je ne peux pas continuer sur le même rythme de vie depuis le début. Ce serait du suicide ! Et tout ça pour savoir si je peux me permettre un seul événement... que je risque de regretter toute ma vie si je n'y vais pas, ou peut-être, où je risque de regretter d'être allé. Mais comment savoir ? Alors je me dis; regrets ou remords ? Je préfère encore les remords, au moins l'expérimentation a été faite. On verra... Tout se décide demain de toute façon... Quelle brosse on a viré hier ! Enfin, surtout moi !! Je suis allé souper chez mon ami (toujours mon seul lol), et après m'être enfilé les deux tiers d'une bouteille de vin, on s'est installé sur la vodka et le rhum. Mon pauvre ami ! Il a remarqué que je n'étais pas de tout repos quand j'étais saoul ! Je m'en rends compte moi-même; bordel que je peux être fatigant ! Enfin bref, ce fut une agréable soirée. On s'est mutuellement montré ce qu'on écoutait comme musique. Telepopmusik a l'air de bien l'intéressé, il va peut-être m'accompagner au concert. Sinon, je commence à me poser des questions sur son orientation sexuelle lol. À voir les trucs qu'il écoutait, mais aussi sa situation; étudie pour devenir prof au primaire, chante dans une chorale, vit seul, aime les chats (ça, ça ment rarement lol) ! Enfin bref, on ne parle jamais de ce genre de truc, et je passe assez dévergondé comme ça, donc je pousse pas non plus. Anyway, qu'est-ce que ça peut bien foutre ! Aix - 2 octobre - 22:33 (3e update lol) Salut !!!! Lol, vous allez sûrement vous demander pourquoi j'ai l'air si joyeux ; eh oui, je crois bien que je viens de me faire ma deuxième nouvelle amie officielle haha. Elle s'appelle Régine et elle vient d'Ottawa ! Une très belle femme qui parle un français impeccable et que tout le monde prendrait pour une québécoise. Elle avait des problèmes avec son portable, et je me suis porté à sa rescousse (lol j'ai pas pu rien faire, mais bon, fallait bien que je me donne l'air de connaître ça pour m'introduire dans sa chambre :P) Elle est super sympathique et très très sociable. Elle habite le bâtiment F, et merde, j'aurais donc dû atterir là ! Le monde ont l'air tellement plus cool là-bas. Sérieux, sur le Bâtiment G, c'est pas mal poche. Les gens ont l'air amorphes et réservés tandis qu'un bâtiment plus loin, ça l'air d'être le party ! Anyway, comme Régine m'a dit; j'aurai juste à venir faire mon tour plus souvent !!! Je crois bien qu'on a parlé pendant trois heures non-stop. Et pas seulement du blabla de surface. Pour une première conversation, les confidences ont fusé et c'était très profond. C'est drôle, on dirait que chaque nouvel ami m'apporte un petit réconfort et une joie certaine. Ça fait du bien. Ça fait énormément de bien. Et c'est drôle, j'ai croisé le premier québécois qui habitait sur mon étage aussi; grosse pognée de main fraternel lol. Alors disons-le; ça va mieux, ça va bien.
|