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29 octobre 2005

Au sommet
Salut ! Je suis épuisé ! Une journée assez endurante physiquement. J'ai monté la Sainte-Victoire avec Benjamin. Au début, bon ca monte à pic mais les chemins sont encore pas trop moches. C'est abrupt, mais il n'y a pas trop de roches dans la terre. Par contre, plus on monte, et plus tout se transforme en escalade. Carrément. Pas de chemin, seulement des roches où prendre appui. C'était quand même assez intense. Mais j'ai bien aimé. La vue d'en haut est à couper le souffle. On y croit difficilement, de s'être rendu là-haut, d'avoir grimpé jusqu'au sommet, affrontant vent, chaleur, froideur, et sol rocailleux. C'est un peu comme la vie finalement. Tous nos parcours, remplis d'embuches et de périodes plus abruptes, pour finalement arriver un jour au sommet de notre gloire, ou au sommet de notre perte. La notion d'effort me rend ambigu. Je ne sais pas à quoi se mesure l'effort dans une vie. Est-ce le fait d'étudier sans arrêt et d'avoir de bonnes notes ? Ou est-ce le fait de vivre des expériences hors du commun et d'en tirer une certaine philosophie. Personnelement, je n'ai rien contre les studieux, mais cet état inerte, cet inaction devant des tas de shémas, de par coeur et d'autres détails qui ne serviront peut-être pas... ça m'obsède de penser qu'un pauvre étudiant peut se fendre le cul pour passer un cours, puis finalement se rendre compte que le domaine n'est pas pour lui. Je suis peut-être prédestiné aux aventures outre-étude, mais j'ai la foi dans les relations humaines, dans les coup de tête qui nous déportent vers d'autres horizons, vers un ailleurs encore inconnu, vers un avenir bifurquant.

En grimpant, je pensais à Bauvoir, qui avait parcouru le même chemin que moi. À Zola, décrivant cette montagne Sainte. Le mont de la Victoire, peinturé par Cézanne. Tant d'influences ont zigzagué ici, et me voilà, moi. Sur le même parcours.

La descente a été moins intéressante, surtout fait à course, ça brise les genoux et le dos. J'ai des ampoules sous les orteils, c'est plutôt chiant, mais bon, celui qui vit à Aix-en-Provence se doit d'aller voir la Sainte-Victoire au moins une fois. C'est fait.

Avant de partir, j'ai aussi vu le chateau de Picasso, décidément, Aix est productive niveau création. Il y est mort dans ce chateau... triste quand même que le domaine ait été repris par du privé... Au retour, avec un Pink Floyd dans la voiture, c'était WoW ! Ça m'a donné des idées de trip. Je veux faire un Roadtrip en auto vers Milan, Florence, passé quelques temps à Venise, voir Rome si possible. Ce sera probablement en avril, tout est à l'état de parole, de projet fouilli, mais j'ai envie de sentir une liberté, autre que celle que les trains nous proposent. Le roadtrip, près des Alpes, avec la bonne musique, le soleil plombant et la brise...

J'avais demandé la recette de lapin au vin blanc à mon père. Et je l'ai fait ! Je n'étais pas certain au début, mais après les deux heures de cuisson, je peux bel et bien dire que la tradition se perpétue de père en fils. (S'il avait pu me léguer l'hétérosexualité aussi lol :P) C'était délicieux ! Vraiment, j'étais fier d'avoir réussi à cuisiner aussi bien ! Et aussi facilement ! On a bouffé le lapin au complet, à deux ! J'en bave encore et je viens à peine de sortir de table ! Prochaine recette ; je veux essayé de faire découvrir le Gateau au fromage à Benjamin lol ! Ça risque d'être plus ardu ça par contre lol !

Sinon, ce soir j'ai reçu un courriel de la maison d'édition JCL, à propos de mon 3e roman; X. Ils ont souligné des phrases dans mon texte, me disant qu'elles méritaient d'être relues tellement elles étaient bien. Cependant, le texte leur semblait trop "convenu". Eh oui, je dois être plus original il va sans dire. Je trouve ca quand meme bien de recevoir des commentaires positifs et constructifs à propos de mes écrits. Ça fait longtemps que j'ai pas reçu une lettre de refus plate et sans humanité, j'espère que ca ne se reproduira plus jamais lol. Un jour, je trouverai la bonne voie. Le bon récit, le texte ultime, la première publication officielle. Un jour, je serai au sommet.


27 octobre 2005

L'été indien
Je bois une Smirnoff Ice de 700 ml, assi devant mon portable, la vue sur le soleil chaud qui réchauffe la belle Aix. Je suis entrain de perdre le fil des saisons. Ces derniers jours représentent des moments de printemps, vers le milieu mai, où l'on connaît les premières chaleurs estivales. Des millions de souvenirs défilent dans ma tête, je n'arrive pas à les dater, mais ce sont des fragments d'été, de rencontres amicales, de baisers furtifs, de coeurs joyeux, de corps ensorcellés. Ce réveil du printemps, cette sève qui monte naturellement en nous et nous excite comme des fourmis où le nid viendrait d'être attaqué par une mine. Le soleil se couche bientôt, mais je divague à travers rêves et libertés. Je pourrais écrire que je me soucis de mon avenir, mais ce serait faux. En fait, j'y pense, mais de façon nébuleuse, sans grande conviction dramatique. La question reste la même depuis des années ; je ne sais pas ce que je vais devenir, que serais-je donc plus tard ? C'est ce "plus tard" qui s'approche dangereusement, car je ne suis plus dans la vie adolescente, j'arrive près de la carrière adulte, celle où un simple choix peut détourner des tas d'options.

La bouteille se vide, et les mots restent coincés, mais j'essaie de les faire sortir. Je reste béant devant ce ciel bleu, bleu pour moi, on dirait que je suis le seul qui le remarque. C'est souvent ainsi ; en tant que "réfugié", on est les seul à s'attarder aux détails des tableaux de Provence. Ici, ce temps est vu comme une normalité qui me donne presqu'un pincement au coeur. Je dois être redondant dans mes paroles, mais je dois encore me convaincre que "je l'ai fait" ; je suis venu m'installer ailleurs, dans un autre pays, sur un autre continent, engouffré dans un rythme de vie différent, happé par une mentalité totalement divergente. Et pourtant, je me sens à part entière dans ce décors. Inutile de me dire que ça m'aidera dans le futur de mes conversations. Vous savez, je commencais à développer une certaine tendance à la gêne au Québec. Je ne sais pas si c'était le fait de me sentir inférieur, ou de me penser ainsi; ça pouvait être aussi l'excès de marijuana, la perte de confiance en soi vient aussi de ceux que l'on fréquente. Dans ce pays, on doit foncer, se contrefoutre des opinions et des jugements. Alors je le fais. Et j'en ressors grandit. Vivre en France, c'est un peu faire un travail dans le service à la clientèle ; seulement, il n'y a pas de chèque au bout du compte. On reste par contre avec la paye des impressions, et je crois que c'est encore mieux que l'argent.

Je regardais mes statistiques dernièrement... et c'est fou comme le monde du "blog" attire ses lecteurs. Je ne sais pas si c'est à cause de "moi", mais cela m'étonnerait. En général, on aime lire la vie des autres. Par comparatif sûrement ? Oui, je le crois. Et pourtant, les seuls écrits virtuels que je lis sont ceux de mes amis les plus près. Je n'arrive pas à comprendre que des inconnus lisent ma vie, mais ça me plait. Ça me plait énormément. C'est peut-être un peu égocentrique, mais je crois qu'on peut en convenir et dire que je l'ai toujours été un peu. Et je ne vois pas le mal dans ça. Car sans égocentrisme, il n'y a pas de pulsion à foncer, il n'y a simplement pas de buts grandioses, de rêves illusoires. Et pourtant, c'est ce qui fait qu'on ne se coupe pas les veines tout de suite. J'aurais envie de divaguer pendant des heures sur les conditions humaines et le fait de pratiquer l'autobiographie sur le vaste territoire qu'est l'Internet. Ce mode de communication s'est inséré dans nos vies comme une plaie ouverte qui ne guérira pas. Il faut savoir en tirer profit. Je crois que c'est ce que je fais. Inutile de mentir sur mes intentions, je recherche l'attention, mais au-delà de ça, je crois que je voudrais en faire le métier d'une vie. Un peu la manière d'une Bauvoir... le seul problème réside dans la confiance en ces mots que j'installe ici comme des mini-pièces de théâtre. Savoir plaire à un lectorat, trouver des lecteurs modèles, écrire pour être vendu, vendre pour être lu.

Je finalise bientôt la première version de ma plus grande nouvelle à vie. Je viens de passer le cap des 50 pages, et je me demande si ce que j'écris vaut la peine. Je crois que c'est la plus grande angoisse de tout écrivain. (Quoique j'ai du mal à me considérer ainsi. Je suis un amateur, un amoureux de la langue et de ses mots). J'ai du chemin à faire, ça j'en suis convaincu, mais la peur qui me guette, est celle de rester à jamais anonyme, ou si peu connu sur un média tel l'Internet. C'est un peu stupide, car je rejoins surement plus de gens ainsi que par les livres que j'écris. Cependant, il n'y a rien de plus valorisant que de se savoir lu, posséder entre les mains d'un être qui consacre les heures de sa vie à notre histoire. C'est encore un grand plaisir de recevoir un courriel d'un inconnu, qui me dit qu'il a dévoré un de mes romans. C'est un peu une vision utopique, mais les témoignages en sont réels. J'ai été pris, cajolé, prêté, et même si l'auteur est complètement absent en présence d'un texte, c'est toujours aussi flatteur de me retrouver dans le lit d'un inconnu, ouvert à la page 48 ou au chapitre 18. Ces derniers temps, j'ai relu mes divers écrit. De "Pile ou Face" à "X", en passant par les nouvelles et les autres écrits intimes. J'y vois les erreurs, les maladresses, le style hésitant, et tout ce qui fait que l'on pourrait qualifier un texte de faux roman. Mais il faut se convaincre, essayer d'y voir l'entrée d'un monde réel, celui de la création qui mènera à une fin.

Je viens de terminer "L'ignorance" de Kundera, et je n'ai pas tout compris, je devrai le relire. Mais ce que j'en tire, c'est un peu cette histoire d'exilé. Je suis un exilé pour une année seulement, mon temps est compté, mais on dirait que le désir de repartir est déjà plus fort que tout. Je ne sais vraiment pas comment certaines personnes peuvent passer toute leur vie au même endroit, il me semble qu'il y a tant d'expériences à découvrir à travers les régions de cette Terre.
Je ne suis plus un fantôme, je vis ici.

28 octobre 2005

petit ajout
Je viens de recevoir du courrier hihihihihihihi Mon carré m'a écrit, bon pas simon, mais je comprends qu'il soit retourné encore dans un nowhere, il est jeune, il semble toujours avoir besoin de plonger dans le vide de la solitude, je me suis souviens qu'il nous avait dit de le frapper s'il recommencait le drogue ; Francois tu sais ce que tu as à faire lol !!! Ah c'est si bon de recevoir du courrier des gens qu'on aime, c'est tellement mieux qu'un courriel ! Et Annie, dis-moi, pourquoi tu as daté ta lettre du 19 novembre lol ? Tu pensais que ca allait prendre tant de temps que ca ? lol

Je suis présentement dans un parc, je m'étais dis que je devais travailler, mais évidemment, le soleil, les gens, la musique, tout ca m'empeche de me concentrer sur la très chère Duras lol Bon, faudra bien que je m'y mette un jour quand même, j'espère presque la pluie dimanche pour tenter de travailler un peu la-dessus lol. Samedi je vais sur la Sainte-Victoire avec Benjamin, ensuite on va tenter de concocter un lapin au vin blanc ! C'est la qu'on va voir si je retiens de mon père ou si c'est pas hériditaire lol. Ce matin je suis allé au marché en plein air. Les gens sont tellement sympathiques. J'ai acheté un poulet, des légumes et je me suis meme fait donner une tomate par une commerçante ! Oui, les tomates je dis oui en France, mais pas au Québec. Ca n'a rien à voir avec la qualité du produit, simplement le fait de se retrouver ici donne envie de foutre des tomates dans mon sandwich *a defaut d'avoir du bacon lol* Bon je retourne observe cette belle journée de congé en ce vendredi chaud et lumineux !

25 octobre 2005

Tiesto - Luminary (Andy moor mix)

Récit
Ils ont bu, un peu, pas trop. Seulement quelques bières. Callés dans un divan trop confortable pour vouloir se lever, ils ont fumé des joints. Trois ou quatre tout au plus. Ils écoutent Jack Johnson, fesant le point sur leurs vies amoureuses, reconstruisant le monde à leur façon, selon leur vision précise, mais à la fois nébuleuse à cause des diverses substances. Il n'a pas envie d'elle, elle n'a plus envie de lui depuis longtemps. Elle a vite compris que ce serait une perte de temps, que ça lui ferait mal pour absolument rien. Ou peut-être se fait-il des idées sur ses anciennes intentions. Malgré tout, il semble comprendre que la première fois qu'ils se sont vus, ils auraient pu baiser ensemble. Mais ce n'est pas un mec de ce genre. Il préfère les mecs après tout. Des caresses féminines le comblent, lui donne cette espèce de puissance masculine qui le fait sentir viril. Mais il sait qu'au-delà de ces attouchements, il ne risque de ne rien se passer de concret. Elle abandonne, préférant le voir comme un ami. Ça les arrange tous les deux. Il a un copain, elle en a plusieurs à la fois. Il lui parle de fidélité, elle essaie de le convaincre qu'elle va faire un choix entre les deux. La conversation dure quelques heures, histoire de faire passer l'alcool, mais peut-être pas l'effet du joint. Lorsqu'il la quitte, son coeur bât encore très vite. Il se demande si c'est le regret d'être venu, ou si c'est seulement une libération, histoire de s'éloigner de ses histoires qui renferment d'autres mecs. Il ne vit pas à Montréal, seulement il est sur l'île et il doit rentrer sur la rive-sud. Il l'a souvent fait, tout s'est toujours bien passé.

Il entre dans sa voiture, une bagnole normale, très propre, qu'il adore, car elle possède des haut-parleurs de bonne qualité. Il insère un disque de Tiesto, puis il démarre. Tout à coup, il n'a aucune idée de l'endroit où il est. Tout s'efface, et pourtant, il sait qu'il connaît le chemin. Ne paniquons pas ; demandons à Saint-Antoine de retrouver la bonne route. Il déambule sur le chemin, des souvenirs pleins la tête. Il se revoit, cinq heures plus tôt, à freiner en faisant crisser ses pneus. La lumière était tombée au rouge, et une voiture de police était au coin de la rue. Il l'avait échappé belle. Devant ces chemins inconnus, une angoisse le surprend. Il doit retrouver la bonne route pour retourner à la maison. Il est fatigué, épuisé par la drogue, endormi par l'alcool qui se dilue tranquillement. Ils n'ont bu qu'une grande bouteille de bière, mais avec la fatigue, il se sent las de conduire. Et finalement, Saint-Antoine exhausse ses prières, il prend le bon chemin, celui se dirigeant vers le pont tunnel. La route est claire, les idées noires se dissipent tranquillement, mais une dernière pensée le percute. Et si tout à coup il perdrait la maitrise de son véhicule ? Si tout s'arrêtait d'un coup sec, d'une violence qui lui ferait perdre l'esprit, qui le pousserait dans un noir sans fin. Il secoue la tête, il faut éloigner ce genre de pensées, il ne s'agit que des relents de la mauvaise drogue. Le Pont tunnel apparaît, et il préfère se protéger, plaçant la voiture dans la voie de droite, histoire de rouler tranquillement, de laisser passer les véhicules fous dans la voie de gauche. Il est nerveux, d'une nervosité qui devrait l'avertir comme un présage de mort, mais il croit encore qu'il s'agit de la marijuana qui se dissipe doucement. Bientôt il verra son lit, son bon lit, son confort personnel, sa chambre à lui, seulement à lui.

Les lumières du pont défilent. Il pense toujours à un espèce de vaisseau extra-terrestre quand il passe ici. C'est un peu irréel de se croire dans un autre monde, mais ce soir, il aime la science-fiction. La musique dans les hauts-parleurs le rassurent, le réconfortent. Il sort bientôt de ce pont, montant une petite coline à peine à soixante-dix à l'heure. Il suit la circulation, il a oublié toute pensée noire. Tout va bien finalement. Il est à quelques mètres d'une sortie, mais ce n'est pas la sienne, alors il continue sur le même rythme, mais tout à coup, quelque chose ne va pas. Un bruit sourd fait vibrer la voiture, qu'est-ce ? Pas le temps de penser, il entend le son des pneus avant même de tourner en tout sens. Son corps se trimballe d'un bout à l'autre, il essaie de garder les mains sur le volant. Sa tête est molle, elle se laisse trainer par le rythme de la voiture. Il n'a pas peur, il a l'impression de savoir ce qui s'en vient. Il ne pense même pas à la mort. Enfin, pas tout de suite. Il se dit avant: " Voilà, les tonneaux arrivent, voilà, c'est ainsi que ça se finit, aussi rapidement". La voiture tangue dans un 360 degrés qui semble durer une éternité. Ça tourne, ça tourne dans la tête, dans le corps, dans l'esprit. Un coup d'oeil vers le rétroviseur, histoire de garder une dernière image avant de s'éteindre. Une toute petite image de cette nuit noire, de cette route sombre, de ce camion immense qui fonce droit sur lui. Il se sent percuté sur la gauche, la voiture zig zag, change de voie, attrape une autre voiture, mais celle-ci, il ne la voit pas. Il ose relever la tête vers le rétroviseur une seconde fois, et à sa grande surprise, il n'arrive pas à savoir si c'est le miroir qui se détache ou si c'est sa tête qui va le percuter. Un éclat, de la fumée, un tour complet, puis un mur de béton. Il est engourdi, paralysé devant le spectacle de la mort qui passe à une allure aussi effréné. Alors c'est ça mourir ? En 5 secondes, disparaitre de la terre, se fondre dans le paysage, s'y encastrer pour la vie.

La voiture s'est arrêtée dans la troisième voie, laissant un silence recoupé par la musique qui danse toujours autant. Est-il en vie ? Est-ce un mauvais rêve ? Il relève la tête, observe le regard indifférent de conducteur du camion face à lui. Il est devant la circulation, les voitures arrivent à grande vitesse pour faire un face à face mortel. Il laisse ses yeux ouverts, plus rien n'a d'importance. Il voudrait bien sortir de la voiture, mais la porte ne s'ouvre pas. Et soudain, le mal éclate au niveau ses tempes. Il remarque que son stéréo est complètement sorti de sa voiture. Son genou lui fait affreusement mal. Les larmes lui viennent aux yeux, même s'il veut les réfréner. Il remarque des gens à la course dehors, comme si une invasion terroriste venait d'arriver. Personne ne s'occupe de lui. Il est seul, seul comme s'il n'avait jamais existé, seul comme s'il était déjà mort.

Il n'a commis aucune erreur de conduite, il était dans la bonne voie, il n'a pas fait de manoeuvre tragique, il ne roulait pas vite. La vie l'a puni, pour avoir consommé, pour lui donner une leçon, pour le faire mourir un peu. Il aurait peut-être préféré la mort ; il n'aurait pas eu à affronter le regard des autres, à rencontrer des policiers, des voitures en furi parce qu'elles sont bloquées.

Ce soir-là, ce n'est pas sa mort qui l'a affolé. Il aurait très bien pu partir en silence, sans un mot d'au revoir. Ce soir-là, c'est une famille de cinq personnes qui l'a tiré brusquemment de son rêve. À deux centimètres d'une autre voiture, le camion fou les aurait percuté. Une mère, un père, trois enfants. Ils pleurent, ils hurlent, ils sont sur un choc impossible à décrire. Maxime regare la scène, se dit qu'il aurait dû mourir, histoire d'attiré l'attention une dernière fois, histoire de faire pleurer tous ceux qui l'auraient regretté.

Je ne suis pas un ange. J'ai vu la mort en face. Non, je n'étais pas saoul, peut-être un peu gelé, mais c'est ce qui doit m'avoir sauvé la vie. Le fait de laisser son corps se trimballer, sans se crispé, en acceptant sa mort, en étant prêt à voir notre corps disparaitre. J'ai eu de la chance. Et j'espère que vous apprendrez de cette histoire. Elle n'est pas autobiographique, mais elle va permettre d'en faire réfléchir certains. Consommez ou conduisez.

21 octobre 2005

Les Nuits Aixoises
Gros mal de tête ce matin, mais putain que ça valait le coup ! Vous savez, la scène du film l'Auberge Espagnole, quand ils sortent d'un bar et que le perso principal est enivré d'alcool et de joie, eh bien voilà, j'ai presque frôlé ça hier soir, et mon dieu que c'était bien, je me sentais... vivant !

Récapitulons ! Hier soir, vers 17h30, j'avais un cocktail de bienvenue organisé par la fac. Évidemment, je m'y suis pointé seul, une demi-heure en retard. Mais sur le chemin, j'ai échéangé des dizaines de textos avec Rachel, Régine et Rebecca (lol c'est pas mal rrr ahah). Alors quand je suis arrivé au cocktail, yeah! Le directeur avait fini son discours plate et on se pitchait déjà sur l'alcool et les hors-d'oeuvres !

Là-bas, tout le monde y était ! Toutes les filles de la résidence (Regine, Rebecca, Rachel, Isabelle, Mella, Lisa, Véronique... et d'autres que j'ai beau me creuser la tête, ça fait trop mal et je me souviens plus lol!), il y avait aussi mes amies québécoises Mélanie et Pascale-Anne qui sont dans certains de mes cours, il manquait seulement Francis finalement ! Alors on s'en est donné à coeur joie dans l'alcool, je ne sais plus combien de Kyr je me suis enfilé, mais aie aie aie, je commencecais déjà à être réchauffé une heure après mon arrivée ! Je me suis fait présenter pleins d'autres filles aussi et on en est venu à un dommage constat; il n'y a que les filles qui bougent et ont le courage de voyager et de quitter leur petit confort. Il y avait très peu d'hommes dans la salle, serait-ce que les mecs sont plus peureux de vivre de nouvelles aventures et de quitter le nid familial ?

Ce qui est trop génial, c'est de se faire reconnaître par les gens dans ce genre de soirée ! Ça fait un petit velour, un peu de reconnaissance. Se faire appeler par son nom, sentir que l'on existe pour les autres, qu'on a pas à s'imposer ou à essayer de charmer. Même la directrice de programme était la (elle me dit: Tiens ! Tu es revenu de Paris finalement ?) hehehe, avec elle, deux jolies filles qui l'ont aidé dans les démarches administrative. Camille et Florence. Je ne sais pas laquelle est laquelle du côté des noms, mais ouf... je crois que c'est Camille qui m'a tappé dans l'oeil lol (Eh oui, c'est un gai qui parle lol. Comme quoi le manque sexuel nous fait refaire des tours d'horizon sur nos propres gouts). Une beauté cette femme, une française, mais qui a déjà connu le Québec et qui nous comprend mieux. On a discuté ensemble dehors avec Régine et Véro, un verre de kyr à la main, on comparait nos Star Académie lol. Elle fumait une cigarette, je lui en prennais des puff en grand charmeur. Jusqu'à la finale, où avant de se quitter, j'ai bu dans sa coupe. Des aux revoirs sincères, deux baisers sur les joues, et tout ça devant Véro et Régine qui devaient encore moins se douter de mon orientation. Je ne sais pas pourquoi je mens ainsi. En faite, je ne mens pas, je fais juste ne rien dire. Mais j'ai quand même l'impression que ça revient à la même chose.

Sur le chemin du retour, les idées ont fusé. On ira boire dans une chambre avant de sortir au Mistral, un bar branché d'Aix. D'accord, pas question de me défiler cette fois-ci, je veux le vivre, à n'importe quel prix. On se quitte, je vais manger un peu et j'irai les rejoindre dans la chambre de Régine. Entre-temps, je soupe et j'ouvre une autre bouteille de vin. Cette bouteille, je la boirai au complet tout seul ! Arrivé à la chambre de Régine ; préparation ennuyante de filles (maquillages et compagnie). On monte dans la chambre de Véro pour qu'elle se change (encore des allusions avec moi, et moi qui joue le jeu du voyeur hétéro, je suis tellement enivré que je me crois). Apres dix mille appels et messages texto, on se retrouve avec une grosse gagne de filles dans le couloir du 4e étage, mais aussi avec des mecs espagnols! Enfin, de la diversité lol ! On sort dehors et on marche d'abord vers le Sunset Café, parce que le Mistral ouvre seulement à minuit (et il n'est que 22h30). Évidemment, des petits groupes se forment. On en perd certains, mais la Régine est tellement primée qu'on suit les espagnols pour aller là-bas. Je parle en trois langues pour comprendre une fille qui s'était fait mal au dos, pour savoir si elle va mieux. Ça l'air de bien aller ! Et à côté, un très très mignon espagnol; il me sourit enfin, prend conscience que j'existe ! Même s'ils sont tous hétéro, m'en criss, mon but est pas de crouzer, mon but est d'établir un contact réel avec des mecs ! Ma vie manque de masculinité lol.

On arrive au Sunset, un espèce de bar dans un sous-sol humide. La première impression me laisse froid. Régine et moi, on ressort au bout de 10 minutes pour savoir ce qui se passe avec Véro et Isa. On les appelle, elle arrive, on se donne rendez-vous à la cours Sextius. Et la, bang ! On arrive devant un autre bar où Régine rencontre une amie d'école très sweet. Elle s'emballe car on est québécois, et voilà qu'une autre de ses amies vient nous voir. Elles nous présentent à un tas de gens. Je suis saoul, je discute avec des inconnus dans une rue d'Aix un jeudi à onze heures du soir, comme si on était en après-midi. C'est trop bien, c'est ça vivre. J'ai soif de culture, de différence, d'interraction et je suis servi ! Une demi-heure plus tard, on retrouve Véro et Isa avec une autre grosse gang de l'Estalan, même Francis est là ! Et c'est reparti pour la discussion en pleine rue ! À 23h30, on décide d'aller retrouver les autres au Sunset. Surprise ! Je retrouve les deux amies québécoises de mes cours. Elles sont supers dynamiques et sympathiques ! Elles disent que c'est "leur" place ! Je suis joyeux, y'a plein d'euphorie autour de moi, et tout cet alcool absorbé, je n'ai pas envie de m'arrêter, mais tout à coup, le Mistral nous rappel à l'ordre, et Véro donne le coup d'envoie. On la suit, laissant certains personnes qui restent au Sunset, dont Francis et les espagnols. Je me mords un peu la lèvre à l'extérieur, j'aurais peut-être dû rester là-bas. Je me retrouve encore avec une gagne de filles ! On marche et c'est okay, mais je boirais bien quelque chose lol. Arrivé au Mistral, ahahahahahahah ! Entrée à 16 euros (mais gratis pour les filles bien sur lol) !!! Moi je dis Fuck off ! Je paie pas 16 euros pour votre bar de merde ! J'attends un peu en face, histoire de me décider sur ce que je vais faire, je suis tellement saoul que je vais me perdre assuré. Au même moment, Rebecca sort dehors avec son amie. Elles ont horreur de l'endroit "blanc et trop bien artificiel et organisé", alors on décide de retourner au Sunset ! Putain que je suis heureux ! Ses deux filles sont extras et je les adore ! C'est cool je vais travailler avec Rebecca pour mon projet sur l'homosex et son amie venait de Suède, une petite bombe sexuelle lol.

Retour au Sunset, joie de retrouver mes amies québécoises ! Je prends aussi une bière avec Francis qui me présente deux filles et son ami (son coloc à Montréal). Il me fait penser à Jean-Philippe (un de mes amis à Montréal), même genre de profil. Ils sont très sympa, et tout va bien parce que je suis complètement, mais alors là, complètement défoncé ! J'ai au moins deux litres d'alcool dans le corps et je m'étonne de ne pas encore gerber ! Je quitte l'endroit vers une heure du matin, le coeur léger, riant au coin des rues. La soirée m'aura coûté 4 euros.
Vive les nuits Aixoises !


François fait peur la-dessus, on dirait qu'il a pris un coup de vieux. On vieillit tous, faut bien le dire...

18 octobre 2005

Crise Juvénile
Je croyais que tout malaise était derrière moi, mais je m'estimais trop. Je me sens mal aujourd'hui, le temps est mauvais aussi. Et finalement, je me rends compte que je me sens mal chaque mardi. Un malaise insoutenable, un poids supplémentaire qui m'écroule sur ma chaise en cours. Je n'aime pas mes cours du mardi. Bon le théâtre, ça passe toujours, c'est surtout chiant parce que c'est tôt le matin (et que je me couche chaque matin vers une heure, trop accro de la série Alias que Benjamin m'a prêté), mais le cours de Romans à partir de 13 heures m'assomme. Il m'obsède, mais ce n'est pas positif. Par deux fois, j'ai pensé l'abandonner (et il est encore temps, jusqu'au 8 novembre), mais je me dis que c'est un défi, un défi de taille. D'abord, c'est un cours de License III, et je vois bien que je ne suis pas au même niveau littéraire que le reste de la classe. Ça me tue, j'ai peur du ridicule, si vous saviez comme la communication orale qui s'en vient m'effraie. Elle amoindri la peur des autres, ça ne me dérange plus de parler devant la classe dans les autres cours, seulement, dans celui de Romans, je sens que je vais rester muet. Mon cerveau est déjà à off, je sais d'avance que je vais m'inscrire à un cours que je vais coulé. Je devrais être dans ce cours présentement, et je me suis poussé à la pause. Malaise insoutenable, impression de ne rien comprendre, que ça ne veut pas rentrer, que ma tête me dit non. Je suis retourner voir les autres options de cours, mais il n'y a rien à faire avec l'horaire que j'ai. Il faudrait prendre des cours du soir, et je sais que ça me tuerait encore plus. Il commence à être tard pour s'immiscer dans un autre cours aussi. Je tourne en rond, je sais que je ne le réussirai pas, mais je n'ai pas le choix, ça me fout le moral par terre, on dirait que l'école me dégoutte. Jamais je n'aurais cru m'ennuyer autant de l'UQAM.

Je ne me pose plus la question sur le "qu'est-ce que je fais ici ?", j'ai accepté de vivre l'aventure, ce point est réglé. Mais une étrange impression me pèse, comme si je n'arrivais pas à me concentrer, à faire quelque chose de bien. Je sens le mal qui m'entoure, je sens le mal que je déplace dans l'air. J'espère que le feeling va passer, ou va s'adoucir du moins. Et le putain de commentaire de "l'anonyme" me maltraite encore l'esprit. Je ne suis pas affecté par ce qu'il a dit au niveau de la drogue (je ne me considère pas du tout comme un consommateur, et si lui juge qu'un seul joint en 2 mois est significatif de junkie, c'est qu'il ne doit pas avoir vécu grand-chose dans sa vie), ce qui me bogue plus, c'est le fait que oui, je chiale encore sur mon sort, alors que d'autres meurt de faim ailleurs dans le monde. C'est vrai, on finit toujours par chigner sur son petit confort disparu, mais je crois quand même que l'essence même de l'humain est ainsi. On ne peut que regretter ce qui nous quitte, ou du moins, en prendre conscience d'une manière qui peut paraître craintive et plaignarde...

C'est vraiment mon cours de sociolinguistique qui m'intéresse le plus. Mon projet sur l'acceptation de l'homosexualité à été approuvé, mais surprise ! Une fille que j'avais rencontrée lors d'un souper commun s'est collée à moi. Elle a voulu savoir mon sujet, et sans gêne, je lui ai annoncé. Elle a eu l'air emballé. Elle m'a demandé d'y participer avec une de ses amies. Je me retrouve donc à faire le travail avec une canadienne-anglaise et une hongroise ! C'est quand même spécial, mais j'ai peur un peu qu'elles se soient accrochées à moi par peur de ne pas passer le cours à cause d'un français plus basique. Ça me dérange pas trop, de toute façon, je devais faire le travail seul à la base. Ça m'évitera de me tapper toutes les entrevues, et elles proposeront peut-être de bonnes idées, qui sait ?

J'ai parlé avec mon amoureux hier matin. C'était étrange. Je n'avais même pas reconnu sa voix au téléphone. J'ai l'impression qu'il y a eu un malaise, ou plutot une incertitude, comme lui même l'a dit, c'est un peu comme si on recommencerait une relation, mais pourtant il reste encore tellement de mois. Ça m'a fait du bien de lui parler en même temps, de retrouver une tranche de mon passé. C'est comme lorsque je vais sur MSN, Internet donne l'impression que rien n'a changé, que les gens sont toujours là, mais je sais bien que c'est une illusion.

Je ne vais pas bien, je vais bien, je ne vais pas bien, je vais bien, sorte de montagnes russes aléatoires, j'aurais besoin de rencontrer une gang de gars virils, de sortir dans les bars, de connaître ce genre de fraternité. Ça me manque de m'insérer dans un groupe, d'y trouver ma place, de me sentir écouté et respecté... mais bon, je crois qu'il ne faut pas trop en demander à la vie. Elle m'en donne assez déjà, je devrais la remercier de me faire vivre ces tas de questionnements, mais comme d'habitude, on ne finit que par s'en rendre compte après coup... c'est peut-être mieux ainsi après tout.

Le 16 octobre 2005

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The Magic Numbers - Gone are the days

12 octobre 15h44 - Toulouse (L'Union)
Vive Saint-Antoine ! Je lui avais demandé du beau temps, je regarde la météo, il pleut partout sur le territoire de la France, à l'exception d'ici !!! J'ai pas vraiment eu le temps de visiter Toulouse, ça fait un peu chier. Mais bon, je viens de marcher une belle heure sous le soleil brûlant, direction l'Union. Ça fait du bien d'avoir dépensé de l'énergie sur 5 km. Je fais si peu de sport à Aix, sauf la marche, je deviens mou. L'obsession de me peser sur une balance pèse beaucoup ! J'écoutais Nirvana Unplugged tantôt en me promenant, et tout allait bien. Ce soir, concert de Tiersen + Mcrae, j'espère que ça vaudra le coup !

12 octobre 2005 19h00 - L'Union
Esti ! L'Union, c'est un trou ! Même pas de Centre-Ville ! J'en reviens pas ! Pas de restos ; j'ai dû bouffer du Mcdo, la honte !!! Alors j'ai regardé la télé française ; la Star Ac ! Débile les annonces stupides ici ! On fait vraiment de la bonne télé au Québec, même Star Académie passe pour un chef d'oeuvre à comparé à celui de France ! J'aime quand même les relations entre mecs à la télé ! Ça se touche, se serre dans les bras, se donnent des becs ! Tout cela excite lol ! Et c'est pas au Québec qu'on verrait ça ! Bon, c'est l'heure du show !

12 octobre 2005 00h57 - L'Union
Cher Yann Tiersen,
il y a près d'un an, tu m'avais déçu. Ton concert était sans âme, sans poésie et même sans piano. Ce soir, je t'ai laissé une seconde chance."Les retrouvailles", sur disque, c'est beaucoup de piano, alors j'avais confiance. Yann, je t'ai aimé, je t'aimais hier encore, mais après ta prestation de ce soir, je dois me résigner. Dis-moi Yann, pourquoi amener un piano sur scène s'il ne sert pas ? Pourquoi se prendre pour un membre d'un groupe de post-rock banal, jouant sans cesse d'une guitare qui cherche le bruit, la cacophonie. Ça commençait pourtant bien, avec "le moulin", puis un peu d'acordéon avec "La Veillée", mais ensuite, j'ai baillé. Et quelle honte de remplacer les voix de femmes et certains instruments par un clavier ! Pas un piano, un clavier ! J'ai eu l'impression d'entendre des hymnes de maisons hantées ! Et encore une fois, tu oublies ton répertoire le plus classique (où est le piano d'Amélie Poulain, où sont les chansons de Goodbye Lénin !?). Je ne sais pas si c'est dans les moeurs des français, mais je n'ai jamais vu autant de gens quitter la salle. C'était peut-être la chaleur insoutenable, mais je crois que ta musique sans âme les a ennuyés. Je m'arrête là, te disant adieu, tu ne seras qu'un souvenir nostalgique... regretté des anciens concerts si authentiques que tu faisais avant et que je n'ai jamais eu la chance de voir.

Pour ce qui est de Tom Mrae, il y a eu des hauts et des bas. On peut facilement voir que les compositions de son premier album sont beaucoup plus fortes que son dernier essai. J'ai aussi trouvé qu'il avait fait de mauvais choix concernant les pièces de son 2e album (pas de "Overthrown" ni de "Human remains") mais bon, il a joué The boy with the Bubble gun en dernier rappel et j'ai vu les sept dernières années de ma vie défiler... avec la ferme conviction de clore ce chapitre de mon adolescence. Donc je lui pardonne ces longueurs à Mcrae.

Alors voilà ! Un concert plutôt moyen. Le seul point positif ; j'étais assi. Mais La Grande Halle était un four ; faudrait penser à l'aération les mecs !

13 octobre 2005 15h16 - Poitiers
Oh là là ! Ça faisait un bail que j'avais pas fait une tournée de concert ! Alors après m'être couché à 2 heures du mat, puis levé à 7 heures, une forte pluie m'a accueuilli pour le chemin du retour. Sans parapluie, marcher au bord de la route, et la fameuse scène de la voiture qui passe trop près pour éclater le piéton d'une belle flaque d'eau... Eh oui ! Ensuite, retard des trains SNCF ; suicide sur les rails. Puis ma cousine m'appelle, elle aura deux heures de retard aussi. Mais bon, je suis dans une chambre d'hôtel charmante, je viens de prendre une douche et ça va mieux ! Hier, vers une heure du matin, j'ai couru dans le noir, sous le vent, sur une route de campagne... Liberté.

14 octobre 2005 01h23 - Poitiers
Ils ont joué Obstacles ! Mon dieu, ils l'ont joué ! Je ne sais pas si c'est le fait d'avoir fumé un demi-joint, mais criss que le concert était bon ! Pas assez long, mais putainement bon !

J'ai vu ma cousine cette après-midi. Ah que ça fait du bien ! Ça faisait quand même une sorte d'inquiétante étrangeté de se retrouver tous les deux, sur un autre continent, de réussir à se voir. On a fêté ça, on a jasé et on a bu deux bouteilles de vin. Ma cousine, c'est un peu la soeur que je n'ai jamais eu. Je l'adore. Elle sait ce qu'elle veut, mais en même temps, elle est vulnérable, et c'est tout ce qui fait son charme. Elle a raté son train de deux secondes, on était rendu devant lorsqu'il partait. Elle s'est mise à pleurer, pauvre chouette. Heureusement, elle a profité d'un autre train qui partait 10 minutes plus tard. Je l'ai quitté dans un amour sincère, puis je me suis rendu à mon concert le coeur léger. J'étais saoul et gelé en rentrant de Syd Matters, je me suis perdu, mais criss que c'était bon !!

14 octobre 2005 12h14 - Poitiers
Putain que j'étais saoul hier ! Crazy lol ! Alors voilà, je me suis perdu comme un con... et j'ai demandé mon chemin à un espèce d'itinérant fou ! J'ai finalement sauté une grille barbelée près de l'autoroute et merde ! J'ai fais une maille dans mon jeans neuf lol ! Ce matin, j'ai pu dormir (amen !), je suis ensuite allé visité deux-trois rues de Poitiers, mais je m'en veux un peu de pas avoir pris de photos. Et puis, vers 11h30, j'ai encore rencontré l'itinérant fou qui est venu s'asseoir près de moi. Écoutez, si j'avais compris ce qu'il disait, ça m'aurait plu de lui parler, mais il marmonnait trop, alors j'ai fais semblant que mon train partait bientôt et je me suis cassé en étant assuré de ne plus jamais le revoir... Surprise ! Je l'ai recroisé une troisième fois sur le chemin du retour ! Il avait pas l'air content lol !

Là je suis dans le train direction Paris, à côté de 3 vieux qui empestent ; heureusement, un des vieux a "piqué" ma place près de la fenêtre, mais ça m'arrange. Je hais les places-fenêtres ! Si on veut pisser, il faut déranger les gens, et crim que je tofferais pas cinq heures ici ! Une chance qu'on arrive dans moins de deux heures !

15 octobre 2005 10h42 - Paris
LOL ! LOL ! LOL ! Bon commençons par le début ; une arrivée à Paris sans problème, comme si j'y avais toujours vécu ; retrouver le chemin du 11e arrondissement fut d'une facilité presque magique, les souvenirs du Carré en tête, je me rappellais même les noms de toutes les stations de métro ! J'ai eu la dernière chambre disponible et de justesse, car il allait me proposer un matelas posé direct sur le sol ! La chambre règlée, je suis ensuite allé m'ennivrer les sens en observant les passants. Tant de souvenirs d'Annie, de Simon et de François dans les cafés, dans les métros, dans les chambres :)

Le concert de Télépopmusik a été le meilleur des trois ! Ça groovait, la foule était chaude et j'ai même été encore assi ! La Boule Noire est une très petite salle finalement ! Ils ont joué Last Train to Wherever et "Hollywood on my toothpaste" mais AAAAAAH !!! Les salauds ! Pas de Trishika ! Et dire que je leur avais envoyé un courriel près de 3 mois en avance pour les supplier lol ! Enfin, j'ai passé une bonne soirée et ça prouve qu'on peut être partout où on le désire vraiment.

En revenant à ma chambbre commune ; surprise ! Je dors en compagnie de trois filles venues de Grèce ! C'est drôle, je me sentais quand même un peu mal à l'aise, si bien que je n'ai pas pris de douche pour pas les réveiller ! Le lendemain, elles sont venues se maquillées au 2e étage (genre de chambre à 2 étages avec 2 lits en haut et en bas, ça vous rappelle quelque chose Annie et Simon ? lol) Bref...

15 octobre 2005 12h44 - Paris
Je viens d'aller voir Édith ! Qui est Édith ? Bonne question ! Parait-il qu'il s'agit d'une de mes petites cousines très très très éloignée. Rencontre étrange mais bien tout de même. Elle a deux enfants, et évidemment, fallait bien que j'arrive en pleine procédure de divorce ! On est allé chercher son plus jeune à son cours de musique, puis on est monté à son appartement. Édith est québécoise (30 ans) mais elle vit à Paris depuis onze ans. Elle était entrée comme étudiante, elle a rencontré son ex, 3 mois plus tard elle lâchait ses études (je la comprends lol), et elle s'est mariée pour rester en France. Elle travaille maintenant pour Christian Dior, dessinatrice de mode, habillée avec des trucs qui valent 1000 Euros !

J'ai joué à "Qui est-ce ?" avec son fils. C'était bien, il était timide au début, mais il s'est vite dégêné. On a parlé de nos voyages ; elle m'a fait rêver avec Venise. Il faut que j'y aille ! Mon périple s'achève... reste le plus chiant... 4 heures de TGV... peur de voir à côté de qui je vais être lol...

15 octobre 2005 15h54 - Avignon vers Marseille
Les premières fois où je l'ai vu, c'est tout de suite venu à mon esprit: " Ce mec, ça restera un ami pour la vie." Je venais d'entrer en secondaire II, encore inhabitué à cette école, encore en hésitation devant les gens, encore avec 60 livres de trop. Mais peu m'importait qui j'étais vraiment à cet époque, j'ai tout de suite su, en le voyant, que notre relation allait durer. Ce n'était pas une supposition, c'était une affirmation qui s'amenait tout naturellement à mon esprit. Ce jour-là, Nicolas Pomerleau entrait dans ma vie. Il a bien faillu en sortir d'ailleurs, une année plus tard, sous l'influence de Jean-François (lol je ne sais pas pourquoi je cache encore son vrai nom ici, on s'en calice bin raide dans le fond. Il s'appelait Jean-René en fait), je me souviens de cet été qui nous avais séparé, de ma façon d'agir plus distant avec lui, à cause de "l'autre", et pourtant, je me mordais la lèvre, je savais que je ne faisais pas le bien. Je me souviens encore de son regard, il était souffrant, oui carrément. Quand il m'a demandé ; "Est-ce qu'on se met encore ensemble dans notre casier cette année ?" Et moi de répondre, hésitant; "Peut-être...". Quel con j'étais ! Si je l'avais perdu à ce moment, je suis certain que ma vie ne serait pas la même à présent. Et puis les années se sont écoulés, j'ai réussi le pari à réunir deux gangs ensemble, on en a perdu en route, mais ils étaient moins important. On s'est finalement retrouvé Cinq gars. Une clique de frères, où il y en avait de plus importants. Je me suis finalement mis dans le même casier que Nicolas après cet été obscure... et jusqu'au bal des finissants, nous nous sommes retrouvés toujours ensemble. Ça me rappelle mon premier départ en France, parait-il qu'il était tellement peu habitué que je ne sois pas là, qu'il avait laissé le casier ouvert, et qu'on m'avait piqué ma calculatrice scientifique. L'école ne l'a jamais réclamé lol ! Ah très cher Pom. Je suis à l'autre bout d'un continent, et tu me reviens en tête, parce que même si je le voulais, il est impossible d'effacer ma mémoire de ta présence. Tu as été le conseillé de ma jeunesse, l'oreille attentive de mes blessures d'amour, mais aussi le mec avec qui j'ai fais les plus belles expériences, les plus beaux voyages de drogue et de toute cette artificialité, il restait toujours ta sincérité présente. Que ce soit les conversations jusqu'au levé du soleil après une St-Jean, ou les confidences la nuit dans les parcs, sache que tu es l'emblême même de l'ami fidèle que toute personne voudrait avoir. Je ne sais pas comment mon retour au Québec se passera, il est sûr que j'ai peur, peur d'une certaine distance qui pourrait agir comme un gouffre entre nous, mais une chose est sûre, pas question de laisser un précipice s'agrandir. Comme une ombre, je te suivrai, je ne t'oublierai pas et encore aujourd'hui, dans ce train français, nos souvenirs de jeunesse défilent dans ma mémoire et me laisse un sourire muet sur les lèvres.

*** Attention *** Fin des envoies courriel pour les mises à jour. Je crois que vous êtes assez grands pour venir sur le site vous-mêmes ; donc j'arrête de vous écoeurer avec les mails de mise à jour ! Ce sera seulement pour les événements très très importants ! Merci !


10 octobre

L'imposteur
Ben oui lol. Je sais pas si ca parait finalement que j'aime les mecs. C'est peut-être mon passé hétéro qui brouille la donne. Si bien que je passe pour l'hétéro entouré de femmes. Ça faisait longtemps que j'avais pas joué à ce jeu là. J'essaie pas de rien cacher, le moment est juste pas propice.

Ce soir, souper communautaire avec... 8 femmes. Et peu à peu, j'apprends à en découvrir un peu plus sur chacune d'elles. Il y en a des plus intéressantes que d'autres, bien sûr. (Laurence, la fille qui a écrit sur le petit forum à coté, qui sont tes amies québécoises ?? On se connait surement!). Alors voilà, on a mangé et bu beaucoup de vin bien sur. Conversation mi-anglaise, mi-francaise. Il y a une fille qui vient d'Angleterre et qui me fait trop penser à l'actrice londonienne du film l'Auberge espagnol. J'ai aussi rencontré une espagnole et d'autres québécoises et ontarienne qui parlent bien le français. Dont une ontarienne trop cool ! Je crois qu'elle s'appelle Suzanne, c'est difficile de mémoriser tous les noms. Mais j'ai mémorisé celui de Rachel, une fille de l'UQAM. Yeah ! Une compatriote en Arts visuels hehe ! Elle est très sympa. Elles s'en vont toutes à Monaco et Nice en fin de semaine, ça me fait un peu chier de rater ça, mais mon destin est ailleurs ! Le pire, c'est que je crois que je rencontrerai même pas ma cousine. C'est un peu nul quand même.

J'ai peur que mon ami français s'attache trop à moi. Il est tellement rempli de sincérité et d'authenticité, je l'aime vraiment ; comme ami. Je sais pas comment lui dire que j'ai un chum, et que je l'aime mon petit mec. J'ai peur de lui faire mal, de perdre son amitié.

Pour ceux qui m'ont téléphoné du Québec, ça ne fonctionnait pas parce qu'il ne faut pas faire le zéro avant le six (011 33 6 81 92 86 63).

J'ai décidé d'annuler un de mes cours (celui de socioéconomique du vendredi apres-midi), c'est drôle, c'est celui auquel je m'attendais à me plaire le plus. La vie nous fait des surprises. Alors moi qui avait dit que je n'allais plus jamais prendre un cours de linguistique; me voilà le lundi matin en cours de sociolinguistique. Mais c'est beaucoup plus intéressant que l'autre cours. On a un mini-mémoire à remettre, mais ça me fait pas peur, j'ai trouvé un sujet je crois, j'attends de voir s'il sera approuvé par la professeur; une prof passionnante et très très intéressante ! On verra bien...

La découverte de la vie en "appartement": Ce matin, je me lève, je veux manger une nectarine que j'ai achetée il y a quelques jours ; je tire sur le sac, et la nectarine tombe. Ça aurait été fâcheux si le fruit avait été appétissant, mais il était en état de décomposition avancé lol. C'était en train de tourner en vin vinaigré le truc là. Toute sur mon menteau et mon sac. Joie. Tout ça à cinq minutes de mon départ, sur le point d'être en retard à mon cours, évidemment lol !

Bon, un long moment de silence s'amène... à bientôt.

11 octobre

mini-note
Vous savez,le genre de journée où l'on prévoit déjà la veille que ce sera un criss de gros bordel, rempli d'ennui et de complication de toutes sortes. On pourrait dire qu'on parle au Diable en avance, mais bon... Je la sentais déjà pas hier, elle est pas encore fini aujourd'hui, mais au moins, les cours oui (meme s'il me reste des travaux en suspend et des contacts administratifs à formuler). C'est dur. Vous allez me dire que je me plains encore, mais criss ! Je sais ben qu'en tant qu'étudiant étranger, je dois m'adapter au mode d'enseignement de l'université, mais j'ai vraiment l'impression que c'est du n'importe quoi. Jamais je ne m'étais demandé "A quoi ça sert tout ce que je fais ?" à l'UQAM. Ça allait de soi, les cours étaient intéressants pour la plupart, les profs ordonnés et terriblement moins exigents que ceux d'ici. Moi les communications orales d'une demi-heure et les mémoires à remettre, c'est juste... Wo ! Je suis un simple étudiant de 3e année de bac, ce qui ne semble pas du tout avoir la même signification qu'une Licence 3. Je me retiens de pas encore faire un changement de cours concernant mon cours de mardi pm. D'abord je déteste cette journée qui commence à 8h30 et qui se poursuit sans pause jusqu'à 16 heures. Mais surtout, après m'avoir tappé un premier cours de théâtre, j'ai tellement pas le goût de me lancer dans l'analyse de roman contemporain là... Je suis à jour dans mes lectures, je suis okay pour suivre le cours à peu prêt, même si les contrôles finaux me font peur... mais je suis déjà excédé, deux semaines après le début des cours. Je sais sincèrement pas comment je vais me motiver pour le reste de l'année. Et puis je déteste mon diskman, j'aurais envie de le frapper sur les murs, de le pulvériser du 4e étage. La journée n'est pas finie... Ménage, bouffe, préparation de bagage, dernier saut sur Internet ; mais au moins je peux dire: Enfin des vacances ahah :P


7 octobre

Le vrai départ
Long soupir ! Ça y est. Là c'est vrai. Un mois pile que je suis ici, et me voilà en plein dans ma vie. Ma vie normale, ma vie quotidienne, sans référence à celle d'avant. Je le souhaitais, je voulais le vivre, je l'ai eu, je suis là, et je ne souffre plus. Affronter. Affronter la vie, ses problèmes, ses impositions et ses millions de référérences et de gens. Ça va bien, malgré la fin de cette semaine très très très demandante. Mon dernier cours a été le coup de masse.

Gens de l'UQAM ou des autres universités au Québec, par pitié, cessez de vous appitoyer sur votre sort. Vous avez trois travaux à remettre pour un cours, trois "énormes" travaux de genre 12 pages chaque ? lol. ARRÊTEZ DE PLEURER !!!! La vie est belle par chez vous lol ! Je dois être honnête. Je ne sais pas si j'y arriverai. Et ce n'est pas une question de paresse, loin de là. C'est une énorme charge de travail avoir 4 cours d'université ici. C'est un travail à temps plein, sans rémunération. Je comprends pourquoi les étudiants se font vivre par leurs parents jusqu'à l'âge de 26 ans. Oh que je le comprends. Je ne travaille pas ici, et je ne sais pas comment je devrais faire pour travailler avec toute cette charge de devoirs qui m'ait demandé. Une chose est certaine, si je passe au travers, à mon retour à l'UQAM, esti que je vais rire. Je vais tellement rire de ces 2-3 petits travaux qu'on a dans chaque cours. Là, vous vous dites; il exagère, c'est sûrement pas si pire que ça ! Alors faisons le calcul ensemble, voulez-vous ? Prenons le tout pour l'année, car étrangement, toutes mes évaluations se ressemblent dans chaque cours, c'est un espèce de modèle typique. On a beau prier, il y aura des communications orales quand même lol. Alors allons-y ! 4 cours par session, ce qui veut dire 8 cours dans l'année. Jusque là, rien de dramatique. Il faut ajouter deux oraux par cours. Un en cours de session, l'autre en fin (ah mon dieu, le pire c'est mon dernier cours; oral de 20 minutes sur un sujet tiré au hasard comme ça ! FUCK !!!). Alors déjà, ça donne SEIZE COMMUNICATIONS ORALES !!! C'est plus que ce que j'ai fais dans toute ma vie depuis le primaire calvaire ! Ajoutons les deux travaux par cours d'environ 20 pages (et là je dis 20, mais parait-il qu'il serait bon d'en faire au moins 25 !!!), alors 8 X 20 = 160 pages !!!!! SEIZE COMMUNICATIONS ORALES ET 160 PAGES DE TEXTES ÉCRITS !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Je vais me forcer. Ça c'est sur. Mais le temps est compté, et ça, je ne l'oublie pas. Je veux vivre et voyager, je veux faire de la création littéraire. On dirait une corde qui se resserre sur ma gorge. C'est immensément de travaux pour un étudiant québécois ! Et rien ne me rassure lorsque je regarde les résultats des autres étudiants publiés dans le corridor !!! D'abord, la moyenne ne passe jamais !! Elle est toujours entre 6 et 8 sur 20 !!! C'est entre 30 et 40 pour cent ça !!!! Et les plus fortes notes ne dépassent jamais 14 sur 20 !!!! (70%) Ça tue !

Et niveau concentration; difficile d'être dans un cours rempli, avec des bureaux et des chaises de bois très inconfortables... et surprise ; une track de chemin de fer à même pas 10 mètres de la classe ! Avec des trains qui passent aux 15 minutes environ ! Oui ! Oui ! Ça me fait sourire, parce que je viens d'ailleurs et j'ai connu mieux, mais je plains quand même les étudiants qui sont ici pour longtemps !

Dans un tout autre ordre d'idée, je suis un peu déçu ! Le concert de Telepopmusik a été annulé à Marseille... je vais donc les voir à Paris ! Ça tombe un 14 octobre, un vendredi. Est-ce qu'il y a des français qui me lisent ? Des Parisiens ? Auriez-vous la grande âme de me prêter le toit pour la soirée du 14 au 15. Je vais être prêt de la Boule Noire (salle de concert de Paris). Faites-moi le savoir par courriel le plus tôt possible svp, sinon je vas devoir encore débourser de l'argent supplémentaire pour un hotel, et j'en ai marre !! MERCI !!!

Sinon, déjà trois bouquins à lire pour mardi (aie !), mais bon, côté amical, ça va bien, très bien même ! Les nouvelles rencontrent continuent, les autres se solidifient en vrai amitié, c'est assez génial. Et je viens d'apprendre que mon amie mannequin Ariane vient vivre à Milan pour 2 mois ! Trop cool ! J'attends aussi l'appel de ma cousine, qui est sur Paris cette semaine. Je sais pas si on va réussir à se voir ! Je suis rentré dans ma nouvelle vie, je n'ai pas rayé l'ancienne, mais il faut se concentrer sur celle-ci.


Oh yeah !
I wanna rave. Feel my body out of my head. Yeah. Be free. What ever I know, what ever I need. I'm drunk, and it's so nice to be drunk with rave music. Hope to take a speed, dance all night long. hummm let's waiting for the moment happens, I wish I could fly, be out of my body. Let's drink another cup of wine, it's so good to be free. What I'm waiting for ? Don't know. Hope to see a great party in front of my eyes. Take drugs, be happy and dance, dance, dance.
I feel free, and I am free.

4 octobre

Real life begins
Et c'est parti mon kiki. Et assez hard en plus. Alors oublions tout de suite les idées de facilité et de vacances d'études. Ce ne sera pas le cas. Je reviens de ma première journée d'école, qui en réalité est carrément la moitié de ma semaine de cours ! 7 heures intensives de file. Aie la tête ! Bon ! Par où commencer ? Ah oui ! J'avais emprunté un cellulaire hier soir, pour mettre une alarme et me réveiller vers 7h15 puisque mon premier cours débutait à 8h30. Et évidemment, je suis arrivé en retard lol ! J'oublie que c'est quand même près d'une demi-heure de marche ! C'était ma pire appréhension d'arriver en retard au premier cours... car je savais ce qui allait m'attendre, et je ne me suis pas trompé ! Arrivé dans le cours, jam pac bin raide ! Tous les bureaux occupés, j'ai dû aller chercher une chaise dans un autre local. Bienvenue dans les merveilleuses universités en ruine de la Provence !! Le cours devait être commencé depuis 45 minutes et j'ai raté la présentation de l'évaluation, mais j'ai bien vu qu'une communication orale devant groupe était prévue ! Aie Aie Aie ! Il me semble que déjà, me retrouver dans une classe française avec des inconnus français, c'est tout un effort, mais en plus, on ajoute une présentation du genre...my god !! Mais bon, j'étais pas au bout de mes peines encore lol ! Heureusement, la prof d'université est quand même intéressante (un cours de 4 heures doit être motivant un peu, sinon...mortel !!) Elle a un bon ton, elle fait quelques blagues, elle est enjouée et elle semble accessible. Mais c'est un peu normal, car c'est un cours de Licence 1. Ces pauvres enfants qui sortent à peine de leur adolescence pour entrer dans le vrai monde littéraire lol... Et quand je dis 4 heures de cours, je dis aussi: oubliez ça les pauses ! Ça n'a pas l'air d'exister ici. On a eu deux minutes d'entracte pour aller pisser, mais juste le temps d'aller au toilette et de revenir, elle recommençait déjà ! Le cours s'est terminé à midi et demi, comme prévu. Ensuite, c'est la course. J'ai une demi-heure pour diner d'un simple sandwich et je cours vers la prochaine scéance. On tombe en Licence 3, et je sais que je vais devoir forcer mes méninges beaucoup plus.

Et c'est reparti pour un autre enseignement de trois heures. Un homme comme prof cette fois-ci. J'ai remarqué que les profs aiment beaucoup regardé les étudiants dans les yeux, ils savent tout de suite ceux qui resteront de ceux qui partiront on dirait. Bref, encore là, je suis assez satisfait du prof. Il est intéressant, amusant et pertinant. Mais encore... l'ombre de la communication orale y est. Je crois bien que je vais en avoir une dans chaque cours, j'en suis sur même. Alors bordel, aussi bien se dire "Fuck" tout de suite. Il faudra affronter, il faudra bosser et tuer la timidité. Je crois que le voyage ici est déjà une grande preuve de ce nouveau départ dans une vie moins timide et plus liberée. Cependant, je sens que ça va quand même être un supplice d'analyser des extraits de Michon, Kundera et Quignard. C'est la vie... que dire de plus, il faut accepter. En général, je suis quand même épuisé de cette journée. Je souhaiterais quasiment n'avoir pas cours demain, mais le beat est bel et bien parti; ce sera cours mardi-mercredi-jeudi-vendredi. Je ne sais pas pourquoi je m'attendais à ce que ce soit top easy. On dirait que le fait que les cours commencent plus tard m'ont mis dans la tête que ça allait être facile... mais erreur lol !

Et puis tout à coup, la vie sociale se met en branle !! Hier, soirée géniale, mais encore là, trop d'offre pour cette période. Je trouve ça vraiment con lol ! Je sais pas combien de jours j'ai passé à me morfondre dans ma chambre, seul, à chercher des amis, et là, comme j'ai cours le lendemain, hier soir, on me proposait plein de trucs ! D'abord mon ami québécois qui m'invite dans un party, mais au même moment, mon ami français qui débarque pour souper ! J'ai avalé une bouteille de vin, très party time ! Reçu des nouvelles d'un autre ami qui habite à Aix aussi, et le comble lol ! Les deux québécoises sont venues cognées à une heure du matin à ma porte, saoul bin raide, avec une invitation dans les yeux ! Évidemment, je dormais et j'avais l'air con ! J'aurais bien voulu les suivre, mais qu'est-ce que j'ai bien fait d'aller me recoucher lol ! J'aurais pas toffé la journée !

Et ce soir, en rentrant, une petite enveloppe à mon nom. Ma miss Ecstasy qui m'envoie... du POT par la poste !!!!!! Stie que je l'aime lol !! Et au moment où j'écris ces lignes, une amie québécoise et mon autre amie d'Ottawa viennent de cogner à ma porte pour m'inviter à aller boire un verre de vin. Je vais m'y amener avec un petit joint hihi. Sentiment léger, de bonheur malgré le début de ces cours. Je souffle un peu, je m'adapte tranquillement, et je profite du moment. !

In the night

Okay ! Je suis complétement péter... et ça fait drôle je dois dire. Je suis pas stressé...pas du tout même. Je reviens d'une soirée avec mes amies de fille lol ! Qu'est-ce que ça fait drôle de dire ça ! Eh bien oui, pour l'instant, mon avenir à l'air de se dévouer aux connexions féminines. Quatre bonnes amies ce soir, beaucoup de vin. Et même un joint que j'ai fumé devant elles, j'en ai offert, mais elles en ont pas voulu. Je me rends compte que j'aurais du garder ce plaisir pour moi, mais bon... pas trop dramatique non plus. J'étais gelé, mais tellement différent de ce que je suis lorsque je suis gelé d'habitude. J'ai discuté littérature et philosophie sans problème, sans cette peur d'être juger. Je me sentais juste bien, et c'est rare que ça arrive lorsqu'en plus d'être le seul gelé, on est entouré d'étrangers. Mes amies sortaient en fin de soirée, mais j'ai des cours demain. Ca me dérange pas trop à vrai dire, il fait un peu froid dehors et je me sens lazy à cause de la dope. Je suis fatigué aussi, la journée m'a tué. Je crois que je vais aller me masturber et manger un peu. lol. J'ai l'impression de redevenir le petit jeune ado qui racontait ses petites expériences. Ça me fait sourire quand je regarde derrière...

Le 1er & 2 Octobre 2005

Marseille
Oh là là ! Tout à coup... ce que j'aime Aix en Provence ! Bien heureux de ne pas être atteri ici pour y vivre ! Je me suis perdu (évidemment) et même avec des noms de rues, je suis pas arrivé à m'y retrouver avant deux bonnes heures. Je cherchais la FNAC, j'ai finalement réussi à tomber dessus après mille détours... et quel bordel mon dieu ! Fallait bien que je me décide à y aller lors de la sortie française du dernier Harry Potter lol. Attente, attente et encore attente ! Mais j'ai eu mes billets et croyez-moi, la prochaine fois, je fais livrer les tickets à ma résidence, peu importe les frais d'envoi !
Je crois que la meilleure façon de visiter Marseille, c'est de le faire avec un de ses habitants, parce que sinon, le bordel j'te dis ! Et puis la ville est sale, les gens sont moins beaux qu'à Aix et c'est beaucoup plus stressant. Je préfère ma ville, la petite bourgeoisie lol !
Je suis face au Port, dans le vieux, et bon, après avoir vu Cassis et Barcelone, y'a plus grand port qui m'épatent ! Je me gave de frittes, avec un coca (dans un resto appellé "Collins" !). Écoutez, j'étais excédé et j'avais besoin de décanter un max. J'ai un peu de laisser-aller dernièrement concernant la bouffe. Je ne mange que deux repas par jour, et le premier, faudrait carrément que je le raye de ma vie (Nutella à profusion !). Et je me rends compte que je ne suis pas en forme, mais alors là, pas du tout ! Mes jambes sont meurtris à cause du petit 2000 mètres courrus il y a deux jours. Faut vraiment que je me remette sur pieds !

Aix - 2 octobre

On est dimanche, il vente à écorner les boeufs ! La puissance du vent m'étonne vraiment. Elle est d'une violence extrême, en grand contraste avec le léger soleil. Depuis ce matin, je suis dans les calculs de budget. Mais c'est difficile, parce que mon premier mois a été un mois d'installation. En plus d'un voyage à Barcelone. Alors les dépenses ont doublé. Donc je ne peux pas me fier sur ça pour bâtir la suite de mon budget. Je dois évaluer à peu près ce que je devrais dépenser par mois à partir de maintenant. Parfois j'arrive à des chiffres qui me plaisent, mais d'autres fois, je tombe dans le rouge. Alors les calculs ne cessent jamais. Une chose est sûre, je ne peux pas continuer sur le même rythme de vie depuis le début. Ce serait du suicide ! Et tout ça pour savoir si je peux me permettre un seul événement... que je risque de regretter toute ma vie si je n'y vais pas, ou peut-être, où je risque de regretter d'être allé. Mais comment savoir ? Alors je me dis; regrets ou remords ? Je préfère encore les remords, au moins l'expérimentation a été faite. On verra... Tout se décide demain de toute façon...

Quelle brosse on a viré hier ! Enfin, surtout moi !! Je suis allé souper chez mon ami (toujours mon seul lol), et après m'être enfilé les deux tiers d'une bouteille de vin, on s'est installé sur la vodka et le rhum. Mon pauvre ami ! Il a remarqué que je n'étais pas de tout repos quand j'étais saoul ! Je m'en rends compte moi-même; bordel que je peux être fatigant ! Enfin bref, ce fut une agréable soirée. On s'est mutuellement montré ce qu'on écoutait comme musique. Telepopmusik a l'air de bien l'intéressé, il va peut-être m'accompagner au concert. Sinon, je commence à me poser des questions sur son orientation sexuelle lol. À voir les trucs qu'il écoutait, mais aussi sa situation; étudie pour devenir prof au primaire, chante dans une chorale, vit seul, aime les chats (ça, ça ment rarement lol) ! Enfin bref, on ne parle jamais de ce genre de truc, et je passe assez dévergondé comme ça, donc je pousse pas non plus. Anyway, qu'est-ce que ça peut bien foutre !
Bref, j'étais fucking saoul, et le prob, c'est que j'avais amené mon lavage pour venir le faire chez lui (ben quoi ! Comment sauver 10 euros, c'est imoportant ! lol) alors j'avais l'air vraiment con avec deux gros sacs à deux heures du matin dans les rues remplis de monde chic qui sortent des bars lol. Mais je m'en foutais ! Je gueulais et j'étais joyeux lol ! Je crois que ça m'a fait du bien de rire un peu, un énorme bien même. Je suis vraiment content de connaître une personne, sinon je sais très bien comment se serait passer mon samedi soir... J'ai aussi décidé de laisser une deuxième chance aux québécoises, mais je suis aller cogné à leurs portes de chambre, et aucune réponse; alors fuck off ! La seule autre fille sympa du bâtiment, c'est mon amie sénégalaise, et même si elle fait du bruit à trois heures du matin quand je dors et qu'elle hurle contre un amant dans le couloir, je lui pardonne, parce qu'elle vient voir comment je vais. Elle me suggère des petits trucs pour guérir ma grippe (qui s'en va tranquillement) et on déconne. Une bonne amie noire (y'a pas de racisme la-dedans), c'est cool, c'est quelque chose qui me manquait je crois.

Aix - 2 octobre - 22:33 (3e update lol)

Salut !!!! Lol, vous allez sûrement vous demander pourquoi j'ai l'air si joyeux ; eh oui, je crois bien que je viens de me faire ma deuxième nouvelle amie officielle haha. Elle s'appelle Régine et elle vient d'Ottawa ! Une très belle femme qui parle un français impeccable et que tout le monde prendrait pour une québécoise. Elle avait des problèmes avec son portable, et je me suis porté à sa rescousse (lol j'ai pas pu rien faire, mais bon, fallait bien que je me donne l'air de connaître ça pour m'introduire dans sa chambre :P) Elle est super sympathique et très très sociable. Elle habite le bâtiment F, et merde, j'aurais donc dû atterir là ! Le monde ont l'air tellement plus cool là-bas. Sérieux, sur le Bâtiment G, c'est pas mal poche. Les gens ont l'air amorphes et réservés tandis qu'un bâtiment plus loin, ça l'air d'être le party ! Anyway, comme Régine m'a dit; j'aurai juste à venir faire mon tour plus souvent !!! Je crois bien qu'on a parlé pendant trois heures non-stop. Et pas seulement du blabla de surface. Pour une première conversation, les confidences ont fusé et c'était très profond. C'est drôle, on dirait que chaque nouvel ami m'apporte un petit réconfort et une joie certaine. Ça fait du bien. Ça fait énormément de bien. Et c'est drôle, j'ai croisé le premier québécois qui habitait sur mon étage aussi; grosse pognée de main fraternel lol. Alors disons-le; ça va mieux, ça va bien.