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Le 27 novembre 2008

Oh ! Oh !


Oh ! Oh ! C’est le cas de le dire. Hier soir, ce fut l’illumination. Mais cette illumination me fait terriblement peur, peur parce qu’il s’agit d’une montagne de travail. J’ai déjà bien en tête l’idée d’un prochain roman (alors que je n’ai même pas terminé celui pour mon mémoire de maîtrise).

Mais on dirait que je sens déjà le prochain, qui n’aura rien d’innovateur peut-être, dans le sens où je veux revenir encore et encore sur ma vie. Grâce à mes études sur Philippe Forest, j’en suis venu à moins avoir peur du « je » autobiographique, car dès qu’il s’écrit, il n’est plus le « je » de l’auteur. Me voilà maintenant capable d’écrire une histoire sur ma vie qui n’est pas une histoire sur ma vie. N’est-ce pas merveilleux ? J’ai envie de tout y inclure ; l’enfance, la jeunesse, l’obésité, la découverte des filles, le meilleur ami, la découverte du corps du meilleur ami, la rencontre de la première femme, le libertinage du triolisme, la destruction du triangle, la solitude, l’entrée à l’université, les raves, les abus de drogues et d’alcool, les amours éphémères, la décision de partir, la rencontre du premier vrai amour masculine, le départ tout de même, la vie en exil, le retour, le clash amoureux, le désespoir, les aventures, la destruction, la domination et la reprise. Tout ça pour finir avec un chapitre inconnu, qui ne sera probablement écrit que dans deux années, mais où j’en serai ? Je m’excite déjà trop avec ce projet flou et très précis à la fois.

Il me semble que j’ai maintenant la maturité pour expliquer et comprendre mieux ce qu’a été ma vie. La seule peur qui m’angoisse vraiment, c’est de devoir arrêter de vivre pour pouvoir écrire ce qu’a été ma vie. Car c’est bien ce que l’écrivain fait lorsqu’il revient en arrière. En léguant un texte autobiographie (ou autofictionnel, ou d’ego-littérature, appelé ça comme vous voulez), un auteur met un peu le présent en retrait afin de se replonger dans le passé. C’est un énorme risque à prendre, je l’ai appris à mes dépens plusieurs fois.

Mais c’est comme faire l’amour avec un homme pour la première fois. La honte gagne souvent sur le plaisir et on se dit qu’on ne recommencera pas. Et pourtant ! Me voilà donc submergé par cette idée qui me dévore, mais que je ne pourrai pas mettre en application avant une bonne année. Qui sait, peut-être que l’intérêt de la chose va s’avoir atténué entre temps.

Dans un tout autre ordre d’idée, je me suis souvent demandé ce que je ferais avec plus d’un million de dollars. Et étrangement, ce ne serait pas la littérature qui l’emporterait en premier. Ce serait la musique. J’ai ce rêve un peu fou, irréaliste disons, d’organiser un concert musical dans une grande salle avec une vingtaine de musiciens et chanteurs/chanteuses. Des reprises. Juste des reprises, mais des reprises qui n’ont jamais été reprises ! Et j’ai souvent rêvé d’une setlist parfaite qui donnerait un concert complètement marquant et puissant. Un concert qui serait ponctué d’images, de vidéos, d’effets spéciaux, etc. Ce serait juste trop fou ! À vous maintenant d’aller télécharger toutes ces chansons J Bonne chance ! Voici donc cette setlist de rêve. Ah… si j’avais des millions :P

01. Ricochet – Blue Foundation
02. Endless Song – Aaron
03. Nothing Else – Archive
04. Eve – Avril
05. Inside – Bang Gang
06. Name Taken – Massive Attack
07. Reckoner – Radiohead
08. Map of the Problematique – Muse
09. Other Delight – Hooverphonic
10. A sure shot – Calla
11. When It’s Black – Electric President
12. Diario de Viaje – Federico Aubele
13. Joking – Girls in Hawaii
14. This is how it always starts – Grandaddy
15. Hands away – Interpol
16. LoveStoned/I think she knows – Justin Timberlake
17. Trans Fatty Acid – Lamb (Kruder & Dorfmeister Remix)
18. Evergreen – Zoe Johnson & Faithless
19. Teases Me – Leila
20. Talk like that – The Presets
21. Mumtaz Khan – Ratatat
22. Tie up my hands – Starsailor
23. Trishika – Telepopmusik
24. Celestial Annihilation – UNKLE
25. On the Water – The Walkmen
26. Naval – Yann Tiersen
27. Aerodynamik - Daft Punk
28. Down a rabbit hole – Bright Eyes

Rappel
29. Sweep – Blue Foundation
30. Luminary (My World – Andy Moor Mix) – Tiesto


Vous désirez télécharger ma setlist de rêve ? Vous pouvez le faire gratuitement en deux parties ! Première partie Deuxième partie

Je ne sais pas combien de temps le lien va fonctionner ! Donc faites vite ! Les pièces ne sont pas en ordre, à vous de les mettre de la même façon que je les ai inscrites !

Maxime Collins, 27/11/08 6:30 PM



Le 25 novembre 2008

The End


Eh bien, ça y est. Ce soir, 25 novembre 2008, j’ai terminé une partie importante de ma scolarité. Je n’ose pas prononcer les mots « à vie », mais je les souhaite ardemment. La maîtrise fut une étape très importante et très éprouvante dans ma vie. Et voilà que j’ai complété tous les cours que je devais faire pour obtenir mon diplôme. Il me reste maintenant à déposer mon mémoire ; en août, il le faut, assurément.

Ce dernier cours était un peu ennuyant, mais lorsqu’il s’est terminé, nous sommes allés prendre une bière tous ensemble. C’est toujours un peu ironique d’aller prendre une bière avec des individus que tu fréquentes seulement dans le milieu scolaire. Tu te rends toujours compte qu’au final, ce sont des gens très sympathiques et tu regrettes presque que le cours soit fini, parce que dans un sens, tu ne les reverras plus vraiment. On devrait établir une règle à l’université : toujours aller prendre une première bière avec les étudiants en début de cours. Ça allègerait tellement les tensions il me semble.

Enfin, une étudiante a proposé que l’on se réunisse une fois par mois pour discuter littéraire et commenter d’autres nouvelles que nous pourrions écrire. C’est une bonne idée. Évidemment, entre la parole et le geste, il y a deux mondes, mais bon, will see comme on dit.

Étrangement, je ne sens pas grand-chose de cette fin de scolarité. Peut-être à cause du mémoire critique qui traîne et n’est même pas commencé. Je ne sais pas. Une chose est certaine, je ne regrette pas mon choix de McGill. Je suis tellement heureux d’avoir été refusé à l’UQAM. C’était le plus beau cadeau que cette université pouvait me faire ! J’ai su développer de bons contacts à McGill, j’ai rencontré des professeurs passionnants, des gens intéressants et même quelques amies. Je regrette tout de même un peu d’en avoir perdu en cours de route, mais on ne peut pas forcer les gens à nous voir, surtout lorsqu’ils sont en rédaction de mémoire.

Il faudra que je sois très assidu moi aussi. J’ai vu cet automne que mes grands projets de rédaction sont plutôt tombés à l’eau parce que je me suis investi dans d’autres domaines. Je l’accepte et je ne panique pas. Je fais confiance à la vie. On verra.

Je suis serein en fait. Calme. Adulte. Je ne me savais pas capable de continuer si longtemps dans un domaine que j’ai toujours trouvé passionnant, mais dont les cours et le milieu universitaire me semblaient souvent très ardus.

Et maintenant ? Qu’en est-il de l’avenir ? Honnêtement, je n’en sais rien. Que vais-je faire comme travail ? Oui, j’ai un emploi de professeur, oui j’ai un contrat avec le gouvernement, oui je travaille sur le web. Mais est-ce que ce sont des emplois qui me permettront de me dépasser dans ma vie ou de gagner très bien ma vie ? Je doute. Pourtant, ces emplois éparpillés me comblent de bonheur, parce que comme j’avais dit dans ma toute jeune adolescence : le 8 à 5, c’est pas pour moi. Je sais que je ne pourrai pas survivre ainsi. Je préfère avoir moins de moyens, mais un mode de vie plus éclectique. Ai-je atteins mon but ? C’est que nous verrons dans les années à venir !

Maxime Collins, 25/11/08 11:30 PM



Le 23 novembre 2008

Une autre histoire pathétique !


Ça faisait longtemps qu’il ne m’était pas arrivé un événement pathétique comme il m’en arrivait souvent dans le temps (certains se souviendront sûrement de mes aventures complètement folles avec ma FireFly toujours en panne sur les ponts). Eh bien, hier soir, c’est un peu un genre de truc aussi con qui m’est arrivé. Et même si ce n’est, au fond, pas ma faute, je trouve ça vraiment idiot quand même.

Alors, mon vendredi soir était bien planifié, mon chum passait souper chez moi après son travail, et je restais avec lui jusqu’à sept heures trente environ, car ensuite j’allais rejoindre mon ami Alix au Métro St-Laurent, pour un concert de la nouvelle sensation de l’heure : Beast.

On achète de la bière, on boit, tout va bien. Je me dis qu’il faudrait bien que je commence à faire le souper. Alors, je sors une casserole et je mets la bouffe dedans puis je mets ça sur maximum sur le four. On en profite pour sortir à l’extérieur, car comme on commence à devenir saoul, on a décidé de fumer une clope qui traînait depuis un bail chez moi. Évidemment, hier soir, il faisait très froid. Donc on s’habille chaudement, et on sort tout simplement à l’arrière, par la porte de la cuisine, où j’ai un genre de petit abri coupé du vent et du froid. Tout va bien, on discute, et quand on arrive pour rentrer, tiens ! La porte est fermée et barrée. En principe, elle ne se barre jamais seule. Et là, je me revois, en revenant du gym, sortir mes clés de ma poche de manteau, mettre le trousseau sur la table, et il est bien là, sur la table. Mon chum tente un peu de prouesses, car je commence à paniquer. Il tente de forcer la porte en rentrant dedans ; mauvais choix, c’est une porte de métal genre lol

Et voilà que le choix déchirant se présente à nous. Que faire ? Défoncer une vitre ou appeler un serrurier ? Quand je regarde par la fenêtre, je vois déjà le truc sur le feu qui bout. Putain de merde de connerie !!! Si ça n’avait pas été de ce plat sur le feu, j’aurais tout laissé ainsi et j’aurais attendu que mes parents reviennent pour avoir la clé en supplément que je leur avais donnée. Mais non, ils sont à Toronto jusqu’à samedi soir !

On fait le tour de l’appartement par dehors, puis on pèse sur toutes les sonnettes pour pouvoir entrer à l’intérieur. Ma voisine du dessus m’ouvre la porte (et c’est la que j’apprends que finalement, c’est même pas ma voisine au-dessus de chez moi ! Je ne sais même pas qui vit au-dessus de chez moi ! Fucké !) Bref, je lui explique mon problème, et m’invite chez elle. Weird lol ! Elle me prête son téléphone. J’appelle mon proprio qui comme d’habitude n’est jamais là. Je laisse un message frustré. J’appelle ensuite un serrurier. Ça va coûter 75$ qui me dit ! Tabarnak ! Pas le choix, je ne peux pas prendre de chance. J’accepte. On attend une quinzaine de minute, le mec se pointe. Je lui fais faire le tour par derrière. Ça lui prend 15 secondes ouvrir la porte. Et là, c’est un festival de boucane ! Débile ! On ne voit plus rien nulle part. On ouvre les deux portes avant et arrière, tous les détecteurs de l’immeuble se mettent à sonner, tout le monde sort sur son palier, ça sent le calice. Le serrurier me fait une facture, oh ! Il m’annonce qu’on doit ajouter les taxes sur le 75$ en plus ! Belle crosse. Ça me coûte donc 85$ pour cette criss de porte là ! En passant, il me dit que ma poignée de porte a été posée à l’envers. Charmant. Moi je pense que c’est le genre d’aimant adhésif qui coupe le froid de ma porte métallique qui a fuckée la poignée de porte. Bref, ce n’était vraiment pas ma faute, la porte s’est barrée toute seule, et j’ai passé près de mettre le feu dans ma cuisine.

Avec tout ça, il est passé huit heures et j’ai raté mon rendez-vous avec Alix. Il finit par me rappeler pour me dire de ne pas venir, tout est sold out. WoW ! Quelle belle soirée qui annonce une belle fin de semaine lol !

Bon, je sais que dans quelques mois, je vais en rire en trouvant ça con, mais présentement, je dois 100$ à mon chum, il me reste 2$ dans mon compte et je dois acheter un chat dans une semaine genre ! Et en plus, tout le monde pense que je fais des fortunes avec ma job de prof et ma job sur Internet, mais le monde ne comprend pas que je ne touche pas une cenne de tout ça avant janvier 2009 !!! Je suis donc paumé, dans le rouge, bien raide ! Oh et bien évidemment, dans quelques jours, ma visa doit passé, ma mastercard aussi, l’Hydro-Québec, le téléphone et l’internet, et le loyer bien sûr ! Dur dur la vie d’étudiant haha !

Mais bon, je ne m’en fais pas trop pour l’instant. Je sais que je suis capable de me revirer de bord sur un dix cents, ce ne sont pas les défis qui me font peur. Et est-ce que je vous avais dit? J’ai réussi l’examen du gouvernement du Québec pour être correcteur pour eux ! Quand j’ai passé l’examen au début du mois de novembre, je suis sorti de là plutôt dérouté, en annonçant à tout le monde que j’avais coulé. Eh bien, c’était mal me connaître, parce que j’ai finalement passé le tout en haut de la moyenne en plus ! Honnêtement, je suis surpris par moi-même. Étonné par ma capacité à comprendre la langue française. Et je crois que je peux remercier particulièrement les cours de français que je donne aux anglophones et qui me font réviser tellement !

En tout cas ! Tout ça pour dire que je n’avais vraiment pas besoin de ça, ce petit drame du vendredi soir. Mais comme personne n’est mort et qu’il n’y a pas eu de pertes, je vais fermer ma gueule et je vais encaisser ce petit déficit de 85 $ que m’aura coûté le serrurier !

Maxime Collins, 23/11/08 11:30 AM



Le 11 novembre 2008

Je ne suis pas un vrai homosexuel !


Je suis encore sous le choc de mon cours de création littéraire… où les étudiants devaient me donner leur avis sur ma dernière nouvelle. Pour faire une histoire courte, j’ai écrit une nouvelle sur une relation homosexuelle entre deux meilleurs amis. Quoi de plus banal non ? Non ! LOL

D’abord, lorsqu’on arrive à mon texte, c’est le silence total dans la classe. Je dois avouer que je m’y attendais grandement. Une étudiante finit par brisé la classe, me parle de quelques trucs sémantiques, et la tout déboule. Un étudiant (gai affiché) commence à me demander si j’ai déjà lu de la littérature homosexuelle, si je connais l’histoire de la littérature gaie, etc. Bon, ici, je fais un bémol ; j’ai déjà lu des romans homosexuels, bien évidemment ! Mais je ne connais pas l’histoire complète de l’homosexualité en littérature. Et ce n’est pas une avenue que j’ai envie d’explorer avec avidité. Seulement, l’étudiant ne le voyait pas ainsi. Pour lui, il aurait fallu que je prenne une position claire et définitive sur l’homosexualité. Chose qui n’était pas du tout mon but en écrivant ma nouvelle. En gros, j’ai voulu écrire une histoire entre deux hommes, loin des regards et des préjugés. Et j’ai ensuite voulu parler de la « faute » (pas la faute de l’homosexualité !), mais la « faute » commise par le personnage qui entraîne la relation homosexuelle au risque de perdre une amitié.

Et c’est là qu’un autre étudiant de la classe a pété une de ses coches ! M’accusant de ne pas rendre le désir homosexuel crédible ! M’accusant de ne pas être un vrai homosexuel et de ne pas connaître mon sujet ! J’étais renversé ! Complètement ! D’autres étudiants s’en sont mêlés, essayant de me défendre, et demandant à cet étudiant qu’est-ce qui au juste ne marchait pas ? Il n’a pas su répondre, se contentant de répéter le mot désir. Les autres ont dit que les personnages étaient là, qu’on vivait avec eux, que c’était clair et vraisemblable.

Un autre étudiant s’est mis à ironiser sur celui qui parlait du manque de désir : « Faut-il nécessairement prendre position sur l’histoire homosexuelle littéraire lorsqu’on écrit une relation entre deux hommes ? »

La prof semblait dépassée aussi, tentant de rester neutre devant l’étudiant qui pétait sa coche, mais j’ai vu qu’elle prenait de mon bord. Du moins, elle a expliqué que chacun pouvait avoir sa vision de ce genre de relation, et qu’il n’était pas nécessaire d’avoir absolument le dictionnaire de la littérature homosexuelle en tête !

Après le cours, un autre étudiant est venu me parler dans un coin. Il m’a dit (à propos du mec qui a pété sa coche) : « Il est probablement frustré que tu aies pris un sujet que tu ne connaissais pas. Il est gai et il pense que seule sa vision est vraie, que celle d’un hétéro ne peut pas être valable. Tu n’es pas homosexuel anyway, non ? »

Et je me suis « outté », répondant par l’affirmative. Ben coudon! Je passe pour un hétéro ça l’air ! Je ne suis pas un vrai homosexuel, tant dans la vie que dans ma littérature. Je n’en reviens pas encore ! C’est comme si j’avais assisté à un débat où on me mettait à l’écart parce que je ne savais pas ce qu’était de vivre une relation homosexuelle ! C’est fort pareil hein ! Je ne sais pas trop quoi en penser, sérieusement. Loin de moi l’idée de vouloir écrire sur le sujet de l’homosexualité ou de vouloir prendre position. J’ai simplement eu le désir d’écrire sur deux hommes dans une relation ambiguë. Bref, parlez-en en mal, parlez-en en bien, mais parlez-en ! C’est bien ce qui s’est passé ce soir. Bien hâte d’avoir les commentaires écrits de la prof !!!

Dans un autre ordre d’idée, j’ai recommencé à lire « Le Milieu du Jour » d’Yvon Rivard. Ce livre me parle tellement. Je l’avais lu en Grèce l’an dernier, et chaque mot semblait être écrit pour moi. Je veux faire lire ce livre à mon chum, histoire qu’il comprenne un peu mieux ce qu’est ma vie, parce que c’est définitivement un roman qui raconte de grandes parties de mes pensées.

Je commence aussi à avoir envie d’un autre roman, écrit dans un style moins classique, plus direct et plus vif. Au Je. Ça fait longtemps que je n’ai pas flirté avec la première personne du singulier. Je sens son appel un peu plus vif chaque jour, mais je sais qu’il me faudra encore une année entière à travailler sur mon mémoire, avant même de m’asseoir pour écrire une première ligne.

J’ai encore la vision naïve que je pourrais devenir un écrivain connu. Comme quoi, l’espoir fait vivre… et écrire.

Maxime Collins, 11/11/08 9:30 PM



Le 6 novembre 2008

La longue route vers...


Eh bien, ça y est. D’ici quelques jours, j’y serai arrivé. Ce n’est pas un but que l’on recherche à atteindre systématiquement, mais ce n’est pas quelque chose que l’on ne veut jamais voir arriver ; célébrer son quart de siècle.

C’est fou de penser que j’ai déjà vécu 25 ans sur cette planète, à réfléchir, à manger, à dormir, à baiser, à pleurer ; le travail du temps fait en sorte qu’il est contradictoire : d’un côté, il semble lent, parce que chaque minute possède 60 secondes, et si on s’y arrête pour y penser, on se rend compte que ça peut être d’attendre toutes ces secondes pour voir la fin d’une journée s’écouler. Et pourtant ! On n’y pense pas, on remplit ce temps, souvent par des activités que l’on ne souhaite pas toujours faire. Mais si je regarde ma vie, ce qu’elle est à ce jour, je me rends compte que j’ai toujours été à contre-courant, et c’est d’ailleurs une chose que mes amis m’ont souvent reprochée : ne pas savoir ce qu’est la vie difficile d’un travailleur.

J’aurais envie de les envoyer chier (ce que je fais parfois haha), parce qu’ils ont raison et tort à la fois. Ils ont raison, car il est vrai que je ne connais pas les 40 heures par semaine, que je ne me tue pas au travail rémunéré à l’heure, que je ne porte pas l’uniforme qui indique à tous le portrait de ma vie. Mais ils ont tort de croire que je reste assis sur mes lauriers, en regardant le temps tourner. Certes, la réflexion n’est pas payante. Ce n’est un secret pour personne, j’ai choisi une avenue difficilement rentable, mais néanmoins, lorsque je regarde derrière moi, je ne regrette aucune de ces secondes placées dans ce temps (gaspillé pour certains, honorable pour d’autres).

Et à l’aube de mes 25 ans, je n’ai toujours rien publié d’officiel au Québec. Et savez-vous quoi ? Je m’en fou un peu. Avec le temps, le désir de publication n’amène plus autant de reconnaissance que l’on pensait avoir dans le temps. Ce n’est qu’un geste parmi tant d’autres, qui prouvent que l’on travaillait vraiment pour quelque chose. Mais avec la venue d’Internet et du virtuel, tout ça peut être récompensé autrement.

Ceux qui disent que je ne travaille pas me font sourire. Ce que je fais ? D’abord, je suis professeur de français et je donne 4 cours par semaine. Ensuite, je gère une centaine de rédacteurs publicitaires pour une société qui me tient particulièrement à cœur (et c’est payant oui !), je travaille sur un roman, je suis un dernier cours à l’université et je suis en pleine rédaction d’un mémoire critique. Certes, le travail physique n’est pas intense dans mes activités, alors pour m’assurer de bouger assez, je vais au gym entre 3 et 5 fois par semaine. Et je suis suivi par un entraîneur professionnel depuis 2007.

Quand je regarde ces 25 années passées, je dois avouer que j’en suis très satisfait. Certes, il y a toujours des choses que l’on pourrait corriger dans sa vie. J’en suis conscient, mais je ne veux pas jouer à celui qui a des regrets. Mon plus grand regret ces dernières années, c’est d’avoir « choisi » des amis que je ne vois pas assez souvent : parce que le temps leur manque, parce que leur horaire de travail ne concorde pas avec la mienne, parce qu’ils sont loin, déménagés dans une autre province ou un autre pays. Et pourtant, j’ai toujours ce rêve utopique des « amis de quartier », chez qui les soirées arrosées sont au coin de la rue, chez qui l’été défile en vitesse parce qu’on se voit presque tout le temps. Des amis près de chez soi, qui font oublier la logistique du bar ou du transport vers un endroit. Je l’ai certes vécu une courte durée à Aix-en-Provence, surtout en raison des résidences et de la superficie d’Aix, mais je souhaite intérieurement le revivre encore un jour.

Sinon, je suis toujours avec mon copain. Depuis notre séparation en août 2007, et notre retour ensemble en novembre 2007, ça va bien. Certes, ce n’est pas la perfection, surtout parce qu’on est retombé dans une habitude malsaine (et même si elle n’est pas quotidienne, le simple fait qu’elle soit hebdomadaire semble changer nos humeurs). Il y a plusieurs choses qui me rendent impatient, mais je dois avouer que de consommer de la marijuana est la pire d’entre elles. Je deviens méchant, cruel et sans cœur. Je ne fais que reproche sur reproche. Je n’aime pas mon comportement, et je me souviens très bien que c’est qui a fait éclater la bulle la première fois. On est dû pour une bonne discussion, mais surtout un changement de cap concernant nos activités privées. Quelle est l’excuse qui nous a fait rechuter ? Loft Story. Ridicule je sais. On se cherchait juste la première raison sur le bord sûrement, mais reste que… Ce qui va nous permettre de nous en sortir ? Le départ de Rémi. On écoutait l’émission juste pour lui. Clairement. Et la vie est cocasse, parce que le lendemain de son départ, mon chum a reçu un courriel pour l’avertir que notre Rémi à nous était né. Spécial.

Et puis la seule ombre noire dans mon tableau en cette belle journée de faux été, c’est ma consommation d’alcool. Eh oui, je trouve encore que je consomme trop de vin et de bière. J’ai beau m’entraîner presque chaque jour, on dirait que ça devient une excuse pour pouvoir boire par la suite. Ce qui est ridicule en soi, puisque j’annule mon travail acharné. Il faudrait que je trouve un moyen de ralentir ma consommation de boisson. En fait, je sais déjà quelle est la solution. C’est juste que je me voile la face.

Parce que dans le reste de ma vie, je suis assez à jour et ça va bien. Dans mon cours de création, j’obtiens de bonnes notes (surtout sur des travaux qui valent juste 5% tsss !). J’ai envoyé ma dernière nouvelle hier soir. Une nouvelle directement et ouvertement homosexuelle. Je crains les commentaires des étudiants. Je sens que je vais être timide mardi prochain devant les regards des autres. Mais au fond de moi, je m’en fou pas mal. J’espère juste que ce ne sera pas l’excuse pour détruire ce texte, car évidemment, il me tient un peu plus à cœur. J’avais envie d’écrire sur une histoire entre deux hommes. Ça fait depuis Pile ou Face que je n’avais pas écrit quelque chose d’aussi direct. Sinon, j’ai tout juste commencé à refaire mes lectures pour la rédaction de mon mémoire critique. Aie ! C’est seulement 35 pages, mais je sens tellement que je vais devoir escalader un Everest avec tout ça. Je ne crois pas réussir à tout rédiger avant 2009. Surtout que j’ai accepté un nouveau contrat d’enseignement qui commence le 17 novembre.

Décidément, moi j’ai l’impression que ma vie bouge. Et c’est ce qui compte, je suppose. Je ne vous parle pas de l’examen que je suis allé passer pour devenir correcteur au gouvernement. Disons que je sens que j’ai raté le truc assez grave haha ! Il y aura bien d’autres choses pour moi. Toujours faire confiance à sa bonne étoile !

Maxime Collins, 06/11/08 16:30 PM





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