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Année à Aix en Provence © 2005-2007 - Maxime Collins
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Pour la forme Sting - Shape of my heart.m4a
Je réfléchis beaucoup ces temps-ci. Faut dire que je n'ai jamais eu une vie aussi active, même pas à Aix en Provence, où j'avais beaucoup plus le temps d'en profiter. Maintenant que les factures d'Hydro et de vidéotron accompagnent le loyer et l'épicerie, c'est dur de trouver un temps libre sans travailler, c'est dur de réfléchir quand on a de l'étude ou des travaux. Je ne suis pas prêt à abandonner le rôle de l'école, mais je sens que mon refus à l'université me fera prendre une pause qui risque de me redonner goût à la littérature que j'ai délaissé depuis maintenant 4 mois. Reprendre les vrais valeurs et les vrais sources de l'écriture; soit cessez d'analyser, et lire, tout simplement lire les romans que je n'ai pas encore lus, et que pourtant, tout bon auteur devrait avoir lu.
Ces derniers temps, une vieille chanson m'est revenue en tête, et je l'ai téléchargé. Cette chanson, c'est celle que je vous propose en téléchargement ici; du Sting, eh oui. Il a déjà fait du bon. Un peu du moins. La forme de mon coeur. En fait, la forme du coeur prend différent tons. Putain, je me souviens de cette chanson comme si c'était hier; je devais avoir 15 ans, c'était dans le film "La conciergerie", et je l'ai cherché cette chanson... Cette chanson qui a traversé des événements tellement difficile en ma compagnie. Cette chanson qui disparait et réapparait toujours dans des moments précis. Vous en avez sûrement tous une; une pièce musicale que l'on oublie, puis qui revient nous hanter, qui revient avec ses dix mille messages.
Ouais, vers l'âge de 15 ans, ça devait être la douleur de se sentir seul. Le seul gamin attiré par d'autres gamins, et bien que les filles occupaient tout de même une importance suprême dans ce temps-là, en écoutant cette chanson, je revis des souvenirs de gestes... mais pas nécessairement le sexuel, je revis surtout la jalousie qui m'emportait, la douleur qui me crevait les yeux. "And If I told you that I loved you, youd maybe think theres something wrong..." Je ne sais pas si c'est aussi dur qu'il y a 10 ans que de se rendre compte que l'on aime le même sexe. Avec tous les médias, toutes les images, tous les accès Internet... pensez-vous que les jeunes (et même les jeunes seulement curieux) ont plus de facilité à vivre avec leurs "secrets" ?
Si je reviens sur ma jeunesse, sur ma vie, je dois avouer que je m'en suis tiré facilement. Je n'ai pas été trop catégorisé (ça aurait pu être bien pire), je n'ai pas vécu d'événements homophobes très perturbants, mais surtout, j'avais cette ambivalence de passer des filles aux garcons avec un naturel et une spontanéité qui allait de soit. Et je ne suis pas prêt à dire que mes relations avec les femmes n'étaient que des coups de tête en l'air. J'ai vécu mille tiraillements, souvent cachés par ce que je pensais être de l'amour, et ça m'a pris du temps à me rendre compte de ma "vraie" identité. Aujourd'hui, pas vraiment de problème, si ce n'est que cette chanson me replonge dans les méandres de mes tristesses.
Je l'ai eu facile je disais... En plus des ambivalences, j'avais ce site web, j'avais les commentaires des jeunes de mon âge et les analyses des plus vieux. Des propositions de relations sexuelles, des propositions amicales, de vrais amitiés solidifiés, des trips étranges, un ou deux regrets, tout au plus. Mais qu'en est-il du jeune qui est déjà renfermé sur lui-même, qui est impopulaire à l'école, qui est si timide qu'il essuie toutes les mauvaises blagues en silence ? J'ai peur pour ce jeune homme qui en aura assez un jour, qui partira de l'école en après-midi, pour se promener avec ses écouteurs, pour écouter Sting lui murmurer cette chanson, puis pour rechercher du coin de l'oeil le train qui passe. Sa perte pourrait être autrement que par les rails, une corde ou une balle dans la tête, mais son âme s'envolera, avant même d'avoir vraiment aimé, avant même d'avoir gouté à ses attirances.
Je reste encore scandalisé du peu de ressources qu'il existe pour les jeunes hommes qui se retrouvent devant un questionnement d'orientation, ou encore pour ces jeunes hommes abusés sexuellement, qui gardent le silence jusqu'à ce que le suicide les libère. Ils n'ont pas eu la chance que j'ai eu ici, à pouvoir m'exprimer anonymement (du moins à l'époque). Ils n'ont pas eu le corps d'un ami, pour explorer, pour se comparer ou juste pour jouir dans sa différence. Trop de jeunes sont laissés dans leur coin, renfermés et prêts à agir contre eux-mêmes ou contre la société qui ne les aura pas entendus.
Voilà ce à quoi Sting me fait réfléchir. C'est faux de dire que j'ai passé une jeunesse lisse, ne me questionnant jamais, ne voulant jamais mettre fin à mes jours. Si dans un environnement sain, autour d'un climat amical et familial respectable, cela m'a tout de même pris une vingtaine d'années avant de m'accepter, je n'ose pas imaginé les douleurs et le rejet ressenti par un garçon moins chanceux que je l'ai été.
Et puis, Shape of my heart, ça me rappelle aussi la souffrance de ne pas être comme les autres, de se sentir mis de côté, de sembler unique dans le phénomène qui s'active dans notre corps. C'est aussi la jalousie de voir celui qu'on aime en fréquenter d'autres, c'est aussi de rester incrédule devant les stéréotypes de la société qui ne montrent presque toujours que le "bon chemin" à suivre; celui d'un homme et d'une femme, celui d'avoir des enfants, une famille et une maison en banlieu. Je me souviens que dans les réflexions profondes de mon adolescence, je m'imaginais me marier, avoir des enfants, et garder des relations homos extra-conjugual; et vous savez le pire ? Je suis sûr que j'aurais réussi. Je n'aurais pas été heureux, mais j'aurais été le reflet d'une bonne société, de celle qui cache le mal(e) homosexuel, de celle qui appose son hétérosexisme dans les événements du quotidien. Combien de fois encore aujourd'hui, on me demande si j'ai une copine ? Ou pire; on me demande ce que j'ai fais avec ma blonde en fin de semaine. Comme s'il n'y avait aucune autre avenue, comme si la règle s'imposait à tout le monde.
Oui, je m'en suis bien sorti. J'ai peur pour les autres. Mais moi, je m'en suis bien sorti. Je peux ranger la chanson, la supprimer, détruire les cds, les copies, faire en sorte de ne plus jamais la rencontrer. Et pourtant, dans mon for intérieur, j'ai cette impression étrange que Sting va revenir me chanter la forme de son coeur dans quelques années. Comme un cycle périodique, cette pièce se colle à ma vie, apparaissant pour me rappeler le passé, alors que je suis sur le point de l'oublier complètement.
Adieu les bancs d'école ? Damien Rice - Accidental Babies.m4a
Eh bien voilà, la décision est tombée sans grande surprise. J'ai été refusé à la maîtrise en création littéraire. Non, je ne suis pas sur une liste d'attente, je suis tout simplement refusé. Comment je le prends ? Bah... j'ai eu du temps pour me rendre à l'évidence. J'ai bien vu que je ne cadrais pas avec ce que les deux vieux voulaient dans mon entrevue. Je suis un peu amer, mais en même temps, je considère que cette réponse entre dans la désillusion de la vie adulte. C'est très facile de voir ça d'un point de vue fataliste, mais la vie est ainsi faite; lorsqu'on ne cadre pas avec le système institutionnel, on se fait fermer plusieurs portes.
Cela m'ammène grandement à réfléchir à mon avenir, à ce que je veux faire de ma vie. J'avais un tracé optimiste de bien dessiné, et voilà qu'une embuche de taille se fout dans le chemin parfait. On doit tirer des conclusions de nos échecs, certes. Mais en même temps, intérieurement, j'ai presqu'envie de travailler encore plus fort pour leur faire regretter leur décision, histoire qu'ils s'en mordent les doigts, et que je puisse ensuite répandre qu'ils n'ont pas su reconnaître le vrai talent en moi. Orgueil mâle sûrement. On aimerait tous clouer le bec à ceux qui nous ont faire chuter, mais parfois la chute est le meilleur moyen de remonter à la surface.
Que faire de ma vie donc ? Je n'en ai aucune idée. Absolument aucune. J'aurais pu prendre un plan B; choisir un deuxième choix lors de mon inscription, un choix non-contigenté qui m'aurait permis de faire quand meme mon entrée à la maîtrise, mais dans l'option théorique. Eh bien je n'en avais pas envie. Pas du tout même. J'ai eu un petit pincement en me disant que j'aurais quand même dû prendre ce deuxième choix, mais je ne suis pas de ceux qui se contentent de la deuxième position. Orgueil mâle encore.
Je me retrouve devant un rien assez intense, à 23 ans, à observer mes amis autour de moi évoluer dans leur domaine, ou du moins, dans des carrières qu'ils ont choisi et pour lesquelles ils sont bien payés. Des amis qui sont déjà sur le marché du travail, qui ne s'en font plus avec le devoir à remettre, avec les études qui endettent, avec la vie un peu misérable du "pauvre écrivain". Mais à l'intérieur, je sais que je n'aurais pas réussi à prendre un emploi payant sur le tas, à me diriger vers un truc que j'aurais maudit toute ma vie. Le problème, c'est que la jeunesse glisse lentement vers la triste fatalité du monde adulte. On perd ses illusions, on voit le mur de brique approcher, et on se demande comment on va réussir à l'éviter.
La fuite serait tentante, sûrement cathartique même, mais elle ne règlerait pas tout. Qui suis-je ? Je pensais qu'en règlant le problème de l'orientation sexuelle, j'allais règler pour de bon qui j'étais. Erreur d'un adolescent trop confiant envers l'avenir.
Mais allons donc, tout n'est pas terminé, enfin je l'espère. Bien que le vide institutionnel me fasse énormément peur, peut-être que quelque chose de meilleur m'attend, peut-être que la vie me réserve d'autres surprises. Comme la publication d'un roman qui est refusée, voilà qu'on me refuse d'aller de l'avant. Avec les romans, on prend sur soi, on se questionne, on trouve une réponse en tassant le texte dans un coin et en en débutant un autre. Mais comment se résigner à tasser sa vie, son rêve, son espoir, dans un coin du tirroir, pour l'oublier à tout jamais ? C'est plus facile avec un texte qu'avec une existence.
Alors la réponse à ma vie, c'est:"je ne sais pas". Je ne sais pas ce qui va arriver, je ne sais pas ce que je vais faire de ma peau, je sais juste que je ne veux pas travailler dans une caisse populaire pour le reste de ma vie, je ne veux pas rester stoïque dans une vie que je n'aurai pas décidé.
Le froid s'installe, mes projets sont un peu gêlés, je pourrais tourner sur moi-même pendant des heures, mais ça ne changerait rien. J'ai cette impression intrisèque que je suis né pour communiquer par écrit à quelqu'un; à des gens que je connais, mais surtout à des gens que je ne connais pas.
Je suis allé fumer le reste du cigar que Cadot m'avait donné lors de ma soirée du vendredi soir. On sort le cigar pour les rares événements, pour les bon événements. Est-ce une bonne chose ou non que ce refus qui bloque mon envolé littéraire dans ma vie ? Le temps pourra l'expliquer. J'espère seulement qu'il ne me réveillera pas à l'âge de 40 ans en me chuchotant à l'oreille que j'ai raté ma vie...
Alcool Ça m'a fait du bien dans le sens ou cette semaine, ça ne s'est pas bien passé avec mon mec. Apres 7 jours d'étrangeté dans son comportement, j'ai enfin su ce qui le boguait; imaginez-vous donc que c'est de ma faute (bien sur), j'aurais dis des choses qui l'auraient humilié devant mes amis d'Aix en Provence.Et depuis ce temps, monsieur essaie de prendre une distance dans le couple, pour être plus indépendant. Ca se résume à être plutôt bête et trop sérieux, et à me gruger de l'énergie. Vous savez, le genre de personne à qui l'ont demande ce qui ne va pas, qui dit que tout va bien, mais qu'on sent quand même que ca ne va pas. Eh bien voilà, mon chum est froid, distant, il ne se colle plus, et c'est volontaire ! Je crois qu'il pense qu'il joue la "femme" dans le couple, et comme il n'aime pas ça, au lieu d'en parler, il rejète tout et décide de "bouder", car oui, c'est bien ce qu'il fait. On a du avoir une conversation par courriel pour que je sache la cause de son changement d'attitude ! C'est grave ! Mon chum est pas capable de me parler de ses sentiments, autre que par e-mail, et seulement après 2 semaines. Moi ca me gruge trop mon énergie. Il est mieux de ne pas rester comme ça, parce que sinon....... Je trouve ca poche pareil un changement d'attitude comme ça, sur un coup de tête, juste à cause d'une fausse perception. Entk, en espérant que ce soit juste la fatigue qui le fasse dérailler...on verra bien.
Anyway, ce soir on est allé visité l'appartement de Cadot (qui est déménagé à Montréal), et mon dieu que ca fait du bien de prendre un verre avec mes amis. Décidément, je crois que c'est la meilleure solution à tous les problèmes !!!
Happy 23 Naomi - Needle on the Record.m4a
Eh oui, une année de plus au calendrier. L'an passé, pour mes 22 ans, j'avais fait une tournée des bars monstrueuses avec une dizaine d'inconnus (dans ce temps-là) et je m'étais saouler à mort jusqu'à 5h du matin. Pas de ça cette année, mais une fin de semaine tout aussi satisfaisante (même s'il reste des relents de rhume qui m'énervent !).
Donc, vendredi soir, j'ai reçu Pascal-Anne et le beau Stefan pour un apéro dans mon appartement. Ils rencontraient mon chum pour la première fois. J'étais un peu intrigué de voir comment ça allait se passer. En même temps, j'étais surtout intrigué de voir comment ça allait être de revoir des gens que je n'avais vu qu'à Aix. Et bien ça s'est très très bien passé. Pascal-Anne était rayonnante et son copain avait l'air bien heureux aussi. Ils font vraiment un beau couple et j'espère que leur union va durer, je les aime beaucoup. C'est fou ce qu'on s'accroche aux gens avec qui on a vécu un rapprochement en tant "qu'exilé volontaire". Bref, mon chum avait préparer quelques bouchées, on a bu une bouteille de vin et on s'est déplacé au Centre-ville pour aller aux trois brasseurs. Finalement, le choix de la place aurait pu être mieux (entk ça avait l'air mieux dans mes souvenirs !), mais on a bu et on a eu du bon temps. Malheureusement, comme mon chum et moi on était grippé, je peux pas dire que la soirée a duré très longtemps, mais une chose est sûre, ce sera à refaire ! Et j'espère que Péa va vraiment déménrager en ville pour qu'on se fasse une fondue au Mont d'Or !!!
Samedi, je suis allé souper chez papa et maman avec mon copain et ma cousine et son nouveau chum. En après-midi, j'étais aller voir ma grand-mère. Je suis bien heureux de l'avoir fait. Je n'ai plus l'impression d'être bien près de quiconque dans cette famille (sauf mes parents et ma cousine). Ma tante était complètement gelé. Genre, les petits yeux, elle me regarde pis me lance langoureusement: "té beauuuu" lolll Elle a eu une opération à l'aorte du coeur... et 6 jours après, elle s'allumait encore clope sur clope... Bref...
J'ai rencontré le nouveau mec de ma cousine, un nord-coréen. Il est bien sympathique, très cultivé, mais pas chauvin. Il est intéressant, il parle un peu trop, mais il est beaucoup mieux que son ancien mec. Ma cousine a déménagé avec lui, elle semble bien heureuse et c'est cool. Le souper s'est super bien déroulé. C'était vraiment un souper uni, même mon chum semblait bien intégré. Mon père avait l'air d'avoir fait la paix avec l'homosexualité de son fils. Je crois que la vague de drame est passée. Enfin, pour l'instant. Il m'avait fait un gâteau au chocolat malade, je lui ai sauté dans les bras, un truc que je ne devais pas avoir fait depuis mon départ pour Aix l'an passé quand je disais au revoir.
J'ai eu des beaux cadeaux, je suis super satisfait. On peut pas dire que je suis à plaindre. Si ce n'était pas de ma demande de maitrise qui risque d'être négative, je pourrais dire que ma vie se porte à merveille. Ma famille m'aime, mes amis sont là (même si souvent ils sont loins géographiquement), je réussi à survivre avec mes moyens, j'ai un chum qui m'aime, je suis bien avec lui, le niveau sex est top (ça va de soi, je vis avec un pervers lol), je crois que je suis bien avec moi-même, que j'ai moins de complexe qu'avant, que j'ai vécu de bonnes tranches de vie, que je suis prêt à en affronter d'autres. J'ai reçu mes épreuves de texte vendredi soir. Je peux les travailler jusqu'au premier décembre. Je vais publier une grosse nouvelle au mois de janvier ou février, la revue va être gratuite en plus ! Ça va bien. 23 ans et rien à demander, sinon de réussir mes rêves.
The World isn't mine Vendredi, j'ai eu la surprise de ma vie lorsque je suis arrivé dans une institution financière..... GAY friendly. Mais quand tu dis Gay Friendly, c'est pas juste envers les clients, c'est vraiment en tant qu'employé. C'était vraiment la première fois que je voyais ça, mais c'est vraiment flagrant !!! Parlons d'abord du Boss de la place; gay bien évidemment, et lorsque je suis arrivé et que je suis entré dans son bureau, il venait de se faire donner une bague (!) par un de ses employers (gay aussi !) de genre 21 ans. Et la je ne dis pas ca sous jugement. Je veux dire, j'ai écouté les conversations autour de moi, et ça parle directement en utilisant les termes "mon mec, mon chum, mon homme" ! J'ai visité la place, comme c'était la première fois que j'y allais. Celui qui m'a fait visité est gay aussi. Mais celui-là était très sympathique, il me faisait penser à Ricardo à cause de son bel accent. Enfin, celui qui m'a donné mes codes d'accès pour le travail était aussi gay. Je n'avais jamais vu autant de gay travailler dans un même lieu. Même pas dans les cafés dans le village. Honnêtement, j'ai trouvé ça weird. Vraiment. J'écoutais le caisser parler aux clients à côté de moi, et à chaque deux secondes, j'étais incapable de me taire dans ma tête et je gueulais: "SO GAY !". Pourtant, j'en suis, et ça ne me dérange pas en tant que tel. Je trouvais juste ça déplacé dans un lieu comme une institution financière. Pourrait-on dire que je tiens des propos homophobes ? J'en doute. Quoique, ça me plaît pas énormément de travailler avec mille gays. Je préfère encore l'univers féminin, où il est plus facile d'avoir un "contrôle" ! Pas dans le sens où j'ai envie de baiser avec les mecs, loin de là, mais dans le sens où entre gays, on s'analyse, on essaie de relever les défauts des uns et même dans la communication, on sent plus de difficulté à se comprendre. Bref, c'était étrange. Et surtout avec le caisser à côté de moi. Genre; petit blond yeux verts très effiminé, en petite chemise blanche ouverte directement sur la peau. Pas de cravate non plus. Et tout ça pour le boss. Parlant de lui, j'étais dans son bureau pour un problème avec un client, et il était en réunion avec une autre collègue. J'arrive, j'approche, et sa collègue dit que je lui fais penser à quelqu'un. Ils me demandent presque de tourner sur moi-même pour faire un show (ce que je fais tout naturellement !) et ensuite, ils me touchent. Rien de sexuel la. Mais des contacts. Que ce soit la main sur l'épaule, sur la taille. Le boss dit lui-même:"On aime bien touché ici ! On est pas gênant !", et sur ce, il m'empoigne le poignet pour dire comment j'ai une belle montre... mais je sens l'acte homosexuel, le geste du désir. C'était vraiment vraiment weird !!! Finalement, j'aime bien me promener de d'endroit de temps en temps, histoire d'analyser les comportements. À mon départ, le mec le moins pire (dans le sens qui paraissait le plus homme, mais si je crois qu'il était gay) m'a comme crouzé. Enfin je l'ai senti comme ça. Il m'a d'abord demandé si je revenais lundi. Je lui ai dis que je ne savais pas (alors que je savais bien que non), puis quand j'ai donné mon horaire au téléphone àl'agence, je suis revenu pour dire au revoir, et je lui ai annoncé que je travaillais ailleurs la semaine prochaine. J'ai dis au revoir, et là il m'a répondu: "À très bientôt ! On va se revoir." Sur un ton très affirmatif, comme si c'était évident. Bref, ça m'a laissé très très songeur. Cette situation me laisse encore perplexe. Une institution financière Gay ? J'hésite. Je n'arrive pas à savoir si j'ai aimé l'expérience ou non. Une chose est certaine, je ne crois pas que je travaillerais dans un milieu homo volontairement. Genre dans le village. Ça ne doit pas être pour moi.
En revenant à la maison, j'ai trouvé mon chum au lit, avec le rhume. Je suis allé le voir, je lui ai demandé si les plans avaient changé, car on devait partir le soir même pour aller dans sa famille. Frustration du chum. Parce que selon lui je ne m'occupe pas assez de savoir s'il va bien avant de lui demander des trucs sans importance. Il dit que je parle trop de moi, alors que j'ai l'impression que c'est tout à fait le contraire. Je passe mon temps à l'écouter parler de sa job, et lorsqu'on parle de mes problèmes à moi, on s'y attarde 10-15 minutes et on n'en parle plus jamais, comme si c'était oublié. Ça me manque les longues conversations qui portaient sur ma vie. Ça sonne un peu égocentrique de dire ça comme ça, mais j'aimais beaucoup avoir des partenaires plus curieux, qui allaient en profondeur dans les conversations. Avec mon mec, c'est souvent en surface, et surtout, c'est souvent on en parle pour ne plus en parler. On a eu une grosse discussion dans la salle de bain de chez mes parents. Mais encore là, c'était une discussion de "on en parle pour ne plus en parler". Ce qui va nous mener à tourner en rond. Mon chum a ce côté fille en lui en ce qui a trait au déficit d'attention (alors que moi, je garde le caractère très masculin de l'indépendance), mais parfois il est trop homme, surtout lorsqu'il est temps de parler des vrais choses, de se dire les vérités en face ou de dire s'il y a un problème. Il va faire comme si rien n'était, mais il va rester frustré pareil. C'est dur de dealer avec ce caractère.
On a fini par partir vers ses parents. Ça devait faire presque 20 mois que je n'avais pas pris une voiture pour conduire un aussi laps de temps. Ça s'est bien passé, on reprend vite le contrôle, on se sent vite invincible à nouveau. La fin de semaine chez ses parents s'est quand même bien déroulé. Mais bon, je ne suis pas très familiale au départ, donc c'est toujours difficile pour moi ce genre de truc. Heureusement, je commence à connaître beaucoup mieux la famille, et ça m'aide. Je m'entends mieux avec sa mère aussi. Avec son père ça va aussi. Bien que parfois il y a des trucs qui me font rire; c'est peut-être pour bien aidé, mais ses parents prennent souvent des décisions pour mon chéri, et ils attendent toujours au dimanche avant qu'il parte pour annoncer les trucs. Évidemment, mon chum se fâche et s'en va toujours frustré. Et moi je ris, je ris parce que mon chum met pas vraiment ses culottes. Connaissez-vous beaucoup de gars de 24 ans qui font encore payer leur compte Visa par leur père et qui n'ont même pas l'option pour aller voir leur propre compte de banque sur Internet ? Moi ça me fait complètement rire. C'est peut-être parce que je suis dans le milieu financier et pour moi ca va de soi, mais faire gérer son argent par ses parents quand tu vas bientôt avoir 25 ans, me semble qu'il y a une emprise un peu grosse, que c'est encore comme si tu étais sous le toit et la loi parentale. Est-ce que je me trompe ?
Anyway ! Belle fin de semaine tout de même, à aller voir les chevreuils gambader (mais en sachant très bien que c'est pour la chasse ensuite...), j'ai aussi fait une razia folle au CPC (c'est pas cher), criss comment ça se fait que ca existe pas à Montréal ça ? Entk, j'ai acheté 2 sets de vaiselles super design (c'était 1.99$ l'assiette genre !) et pleins d'autres cossins de cuisine quand même essentiels quand on y pense, mais c'était vraiment des bons deals.
Pendant toute la fin de semaine, j'ai essayé de penser le moins possible à mes trucs de maitrise. J'ai pas du tout envie de chercher d'autres alternatives tout de suite. On dirait que tant que je n'aurais pas une réponse négative et claire, je ne vais pas m'aventurer à vouloir changer la trajectoire de ma vie. C'est un peu Bad en fait. Car le Plan B n'existe pas. C'est comme si je terminais l'école à tout jamais dans moins de 2 mois... pour faire quoi ? Absolument rien, car il n'y a rien à faire avec un BACC en littérature. J'ai peut-être fait trop confiance à la vie. Je croyais peut-être trop à ma bonne étoile ? Je ne sais pas. Je préfère encore laisser du temps s'écouler...
Enfin, j'ai pogné la grippe de mon chum. C'était assez évident. Je me suis même trompé de brosse à dents en prenant la sienne en fin de semaine. Je crois que j'avais pas de chance, ses deux soeurs étaient aussi malades. Je devais le mériter à quelque part...
Ce matin, retour en classe, dans le cours où je pensais avoir eu E dans le dernier exam. Mince consolation, j'ai pas eu E finalement, j'ai eu D+. WOW. Grosse différence hein. En effet... mais 65%, c'est pas fort fort quand même. J'ai vraiment une démoralisation des études assez poussé. Je souhaite seulement avoir des bonnes notes dans mon cours de Droits, parce que là, ça, ça va m'écrouler de désespoir.
Je ne peux pas dire que je suis très heureux ces temps-ci. Mais comme je le dis toujours, ça doit être le mois de novembre qui fait ça. Une naissance dans la nuit des morts, précédent le jour du souvenir. Me voilà, scorpion qui pique, scorpion qui tue, et qui meurt un peu plus à chaque fois. La vie me semble terme et banale, j'ai sans cesse ces regrets du voyageur en moi. J'ai réalisé la plus belle chose de ma vie en partant vivre un an en Europe, mais voilà que je reviens avec une envie de rien, sinon de retourner voir jusqu'où je pourrai me pousser encore pour être fier de moi et de ma vie non-banale.
Vraiment. Pour la première fois depuis ma naissance, je me demande quelle est la prochaine étape. Le noir recouvre tout, jusque dans mes pupilles, il y a un gouffre dans lequel je tombe un peu plus chaque jour.
Le deuil Imaginez-vous donc que le prof André Carpentier ne se souvenait même pas de moi, mais le pire, c'est que j'aurais du soumettre une nouvelle plus longue, ils auraient lu les 5 premières pages et aurait remarqué une évolution. Mais non, je soumets un texte de 2003. Bravo max. Je pensais que le fait d'avoir des lettres d'éditeurs allaient appuyer ma cause, au contraire, on m'a dit que je me fiais trop sur l'institution.
J'ai fais deux grosses erreurs: la première a été de parler de chose que je ne connaissais pas (le processus de la maitrise). J'ai dis que je pensais qu'il y avait des ateliers de création littéraire, mais ce ne sont pas des ateliers centrés sur les textes. Ce sont des ateliers centrés sur la processus créateur et la production. 2e erreur: j'ai osé demander ce qu'il pensait de l'entrevue à la fin ! (ou comment se tirer dans le pied en montrant qu'on a pas confiance en soi !). Bref, ils m'ont dit qu'il ne donnait pas de réponse incessante et qu'ils suggèraient seulement des noms au comité. Je ne m'attends pas à sortir grand vainqueur de cette course. Réponse officielle fin novembre.
Et pour en ajouter une couche, j'ai eu un E dans un cours d'option de sexualité de merde qui valait pour 50% de la note totale ! Je crois que je me la suis trop pété en France et que je suis revenu avec un niveau de travail trop faible pour ce qui est du Québec.
Bref, les nouvelles sont pas trop bonnes. On tombe de haut je crois. Que faire de ma vie maintenant ? Bonne question. Sérieusement, j'en ai aucune esti d'idée. Je prends un autre cours à l'uni ? Rien ne m'intéresse. Je lache l'école pour de bon ? Pour faire quoi ? Travailler dans une criss de caisse pop toute ma vie ? Non merci. Je fais du cash et je vais vivre ailleurs ? Et après ? C'est fou ce qu'une simple entrevue peut réorienter notre vie.
Pour l'instant je vais aller me remémorer des moments que je vivais plus joyeusement avant ; bonjour la bouteille !
Quelques photos pour faire changement lol ! ![]() déjà saoul ![]() Simon et Marie-Noelle, souper dans mon appart ![]() Avec ma chérie Annie; j'ai l'air un peu défoncé, non ? ![]() Lol; notre serveur préféré, Dominic, au Drugstore. Et remarquez plus bas le sugar daddy avec son kid lolll ![]() Frappe la pignata pour avoir les bonbons et encaisser les kilogras ! ![]() très saoul ![]() très très saoul ![]() Marc et Annie ![]() On finit ça au Mcdo bien sur (God la caissière a pas l'air de nous aimer haha ![]() TaxiRide... Je sais j'ai triché ! On est pas encore le 1er novembre LOL
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