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31 mars 2006

Un autre mois qui se referme

Skye - All the Promises

Je me rends compte que ce mois de Mars a amené beaucoup de déprime dans la vie de mes amis. Je pensais que j'étais le seul à souffrir de cette grève scolaire, mais finalement, les gens autour de moi sont down down down. Que ce soit Mélanie, Liza, Rebecca, Francis ou un total inconnu, je ressens leur ennui des jours qui passent, la triste pensée qui nous submerge, qui nous donne l'impression de "gaspiller notre temps en Europe". Aujourd'hui, 22 degrés à l'ombre, je suis allé en face de la bibliothèque universitaire pour le wi-fi. C'était paisible de sentir le vent du sud nous carresser, d'entendre les petits oiseaux chanter, de maudire le soleil qui se plante sur notre écran et nous empêche de voir quoi que ce soit. Surprise ! Les grilles de l'université étaient ouvertes ! Est-ce un signe que les cours reprendront dès lundi prochain ? Je le souhaite fortement !

Liza me doit 113 euros pour les billets de Radiohead, mais elle est dans la marde comme ça speut pas ! Elle n'a plus de sous et le prêt qu'elle voulait faire lui a été refusé. Je commence à avoir peur qu'elle m'annonce qu'elle ne peut plus venir à Radiohead. Faudrait que je revende les billets sur Ebay, que je passe pour le gros méchant qui fait monter les prix. Côté cash, je peux pas me plaindre moi. D'abord, je viens de recevoir mon retour d'impot ! Joie ! C'est quand même 500$. La résidence me doit plus de 240 euros, Liza 113 euros, ma job 140 euros. Ça m'a donné envie de retourner voir Massive Attack à Londres le 23 juin. Mais en même temps, je n'ai pas envie d'y aller seul. Et puis, Massive Attack m'a tellement déçu en 2004, j'hésite à leur donner une deuxième chance. Ça couterait 500$ ce petit voyage. (C'est fou ! Se rendre à Londres aller-retour en avion coute moins cher que de faire un voyage aller-retour à Paris, en train !) Enfin, je sais pas quoi faire. Je suis indécis quoi! Si quelqu'un a envie de faire le trip, mail me !!

J'ai téléphoné à la caisse pop ou je travaillais avant, histoire de faire déplacer des fonds. C'est fou ce que les femmes à qui j'ai parlé m'ont donné le sentiment que je suis important pour elles ! Elles n'ont pas arrêté de me remercier pour les cartes postales, de me dire qu'elles s'ennuyaient ! Ça donne envie de revenir pour l'été, de retravailler avec ces gens. Ça doit être un bon signe. Puisque mes parents s'entêtent à vouloir m'acheter une bagnole, puisque j'ai déjà un emploi d'été assuré, c'est un bon encouragement à mon retour à Chateauguay ! Même mon Sugar Daddy n'arrête pas de me demander si je reviens. lol.

Je me rends compte que je ne suis pas une bonne personne de confiance ici, enfin, que je ne respecte pas toujours mes engagements. Ce sont des engagements vagues, certes, mais quand même... Ça fait deux jours de suite que je dis à des amis que je vais aller jouer au foot avec eux, mais chaque fois, je choque et je préfère regarder le soleil de ma fenêtre en buvant une bière. Allez, le temps des révélations a sonné, je crois que j'ai un problème d'alcool. Il n'est pas très grave, mais il m'énerve tout de même. Cette dernière semaine, on peut dire que j'ai bu 5 jours sur 7. Je ne bois pas jusqu'à l'inconscience, mais je bois quand même jusqu'au petit feeling. Je passe de vin blanc à vin rouge aux bouteilles de bière à 8.4% ! Mon chum s'en ait rendu compte, anyway, c'était facile de s'en rendre compte. Hier en allant aux ordinateurs, une chinoise m'a regardé et m'a demandé: "Are you drunk ?" et moi de répondre: Non non ! Et elle de dire: "Ok, c'est parce que je sens ton haleine de bière jusqu'ici !!". La salope ! Mais elle avait raison quand même. Mon chum me parle sur MSN et le trois quart du temps, je suis bourré ! Le pire, c'est que je ne m'en fais pas pour l'alcool, mais plutôt pour la bédaine de bière haha ! L'été est de retour, et je me rends compte que je n'ai pas beaucoup de linge d'été, et le seul que j'ai, c'est du small ! J'ai peur d'avoir l'air pogné dedans, même s'il me fait encore.

L'inspiration est revenue il y a quelques jours, vers trois heures du matin. J'ai ouvert la lumière et j'ai rédigé les idées de ma troisième nouvelle d'un seul jet. Je ne sais pas si ça vaut quelque chose. J'ai écris cinq pages il y a deux jours. Will see. Je fais aussi des rêves de fou durant la nuit ces derniers temps. Soit je suis tiré dans un train par un inconnu, soit j'offre une orange remplie d'extasy à ma mère (!), soit je vois un insecte meurtrier pondre ses oeufs dans des fleurs. Chercher la signification pour le fun... !

Notre vie reste tout de même notre vie, peu importe où l'on se trouve. Après 7 mois en France, je peux dire que, que ce soit à Montréal ou ici, il y a des vagues de positifs et de négatifs. Certes, on rencontre plus de gens en voyage que dans notre chez-soi, mais le nombre d'amitiés réelles restent sensiblement le même. Je crois que j'ai fais des progrès concernant mon intérieur personnel. Je crois que je me connais vraiment plus, que je sais ce que j'aime, ce que je n'aime pas. Du moins, j'ai cessé de me tourner vers le passé pour comprendre ce qui n'avait pas marché ou pourquoi j'avais agis ainsi. Je m'accepte beaucoup mieux, je ne sais pas si ce n'est qu'une question de phase, mais il me semble qu'il n'y a plus d'hésitation entre l'adulte et l'adolescent. Je suis capable de faire mes choix, je suis capable de survivre sans le moindre contact avec maman et papa. Je suis devenu un homme à part entière, qui garde tout de même son petit lot de gaminerie, car sans ça, la vie serait trop moche. Je crois qu'il faut que je cesse de me forcer à écrire à tout prix. C'est comme si je voulais me forcer à vivre, alors que je vis déjà. Il faut plutôt passer à une deuxième étape. Si je vis, je dois apprécier cette existence. Si j'écris, je dois apprécier le simple fait de pouvoir écrire.

Demain c'est le premier avril. Esperons que tous ce que je viens de raconter plus haut n'est pas qu'une simple blague. Espérons aussi que le rythme d'avril soit plus vif, plus fou et surtout moins monotome. 3 Mois avant le départ. J'ai l'impression que les cadrans du décompte se sont déclanchés dans ma tête. Je ne veux plus rien rater.



25 mars 2006

Le Ridicule ne tue pas
Oh God ! Par où commencer ? J'ai encore la tête qui tourne, dur dur de se coucher à cinq heures du matin. Mais c'est le rythme qui le veut lorsqu'on travaille dans les bars. La soirée d'hier, même si j'y allais de reculons, a été un merveilleux party !

Au programme hier soir, pas de blind-dating, pas de job de photographe, pas de jeux chiants qu'on ne fait même pas anyway. Mais attention, bien qu'il n'y avait pas de jeux, je pourrais dire que... nous étions les jeux ! Je ne travaillais pas pour Meetics, mais bien pour les soirées du "Marquis" au Divino Club à Aix. C'est sensiblement la même team. Ma partenaire pour la soirée s'appellait Mia, elle était vraiment sympa, charmante, joyeuse et c'était la candidate parfaite pour le genre de truc qu'on avait à faire ! J'ai appris au début que ça devait être Pascal-Anne qui devait le faire, mais elle s'est désistée. Qui sait, peut-être qu'elle avait pas envie de rester enfermé avec moi pendant six heures lol. C'est dommage, ça nous aurait permis de se connaître plus. Enfin bref !

Nous commencions à 18h30 et comme je deviens français à part entière, je suis arrivée en retard haha ! God ! Quand j'ai vu le costume que je devais porter, je me suis demandé si j'allais vraiment passer au travers de la soirée. Dans ma tête, un costume de Marquis, c'était tout simplement un toxedo. Point final. Mais non ! J'ai dû m'habiller en velours rouge, avec les boucles aux chevilles, les pentalons trois quart, les bas nilons et pour courroner le tout: une perruque Louis XIV ! LOL j'ai cru que j'allais mourir de honte durant nos cinq premières minutes dehors. Parce qu'en plus de faire la soirée habillée ainsi à partir de 22h, nous avons dû aller distribuer des flyers SUR LE COURS MIRABEAU !!!! Alors imaginez un peu la scène ; Max, le mec qui s'en fait tellement avec le jugement des autres et qui a si peur du ridicule si il a une couette qui dépasse ou une tache sur un t-shirt, me voilà dehors, habillé comme un valet, avec une perruque de cheveux blancs sur le coco, courant sur le cours Mirabeau, l'avenue la plus passante d'Aix, pour inviter des gens à une soirée. Eh bien, après ces 5 minutes de honte, ce fut la légèreté ultime. Je crois que Mia y est pour beaucoup de choses. Honnêtement, cette fille est très réconfortante. On s'est vraiment soutenu toute la soirée et surtout sur le cours Mirabeau. On a du le faire 4 fois aller-retour. Et pour ceux qui ne connaissent pas, le cours est rempli de petit café où les clients lorgnent la rue assis devant des tables directement dehors. On accrochait presque tous ceux qui passaient, distribuant plusieurs flyers, rigolant avec des gaillards, des couples, pris en photo par des chinois ou des touristes ; ce fut la totale. Si bien que peu de temps ensuite, on oublie tout simplement qu'on est accoutré comme un monarchique du XVe ! On a salué la foule une dernière fois, puis notre lift est venu nous chercher pour nous amener au bar.

Ça c'est un peu le moment le plus plate je trouve. L'organisation de la salle. Surtout à cause de Carole en fait. Elle arrête pas de contre-dire Christophe, et finalement, qu'on écoute un ou l'autre, on finit par se faire chier dessus, parce qu'ils sont pas contents. Mais je m'en fous totalement ! Je suis pas là pour me prendre la tête et déjà avec la tête que je devais avoir haha ! Donc on a organisé la salle, mais MY GOD ! Quand on a vu notre vitrine... la place où on allait devoir passer six heures au moins... L'Enfer ! Une petite pièce vitrée, puante, pleine de moisissures, seulement deux chaises... Je vous explique le concept ; Les soirées "Marquis" sont en collaboration avec le Gym Concept. Donc ils nous ont installé derrière une vitrine pour qu'on fasse de l'acting, du genre:"deux Marquis regardent une émission de vieilles folles qui font de la culture physique à la télé !"... en buvant du vin (ça c'est nous qui l'a ajouté lol)

22 heures est arrivé et on a dû s'enfermer dans notre cage, jouer le jeu. Il faisait tellement froid dans la pièce au début. Je capotais sans bas, seulement avec un bas nylon. L'enfer ! On a tenté de penser à autre chose, on s'est donc mis à jaser moi et Mia. Elle vient d'une famille de 13 enfants ! C'est la petite dernière. Elle est sur Aix, mais elle est originaire de Toulouse. Trop sympa la fille. Ca cliquer entre nous, pis c'est comme si on s'était toujours connu. D'un naturel épatant je dirais. Les gens ont commencé à arriver dans le bar, on faisait des sourires, on se faisait mater et on faisait rire les gens. Delphine, une autre fille avec qui ont travaille, faisait des dégustations de vins un peu plus loin. Elle avait caché des bouteilles dans notre cage, alors on a décidé de prendre un petit verre. À 23 heures, pour l'arrivée massive des gens, on est sorti un peu de notre vitrine, et on était à l'entrée, faisant nos saluts et faisant passer les gens sous nos bras levés. J'avais complètement oublié comment j'étais habillé, je suis rentré dans mon personnage à fond et Mia a fait de même. Nous étions Mari et Femme, couple de Marquis de la soirée, unique en nos genres !

Vers minuit, il y a eu un fuck ! Quelqu'un a pesé sur un mauvais bouton et toutes les lumières se sont rallumées, avec une alarme en prime qui disait d'évacuer les lieux lolll On est donc sorti sur la piste de danse pour rassurer les gens (qui semblaient en avoir rien a foutre anyway lol). Le problème a été corrigé, mais entre temps, Mia et moi on s'est faufilé pour aller faire ouvrir une bouteille de vin au bar. Delphine nous avait piqué l'autre pour sa dégustation lol ! Nous sommes allés placer la bouteille sous notre petite table noire, nous avons discuté en buvant un peu. Encore une fois, nos boss se contredisaient, l'un nous disant de rester dans la vitrine, l'autre d'aller danser ! On faisait un peu des deux pour faire plaisir à tout le monde. Mais le vrai party a dû commencer à deux heures du matin. Quand ma Marquise et moi sommes aller rencontrer les gens, toujours avec un verre de vin à la main (rempli de nombreuses fois !). On s'est tellement fait donner d'amour, on s'est tellement fait dire qu'on était beau haha. Un moment donné, un mec et une fille sont venus vers nous. Le mec a demandé Mia pour danser et la fille m'a demandé aussi. La fille était vraiment belle. Elle avait pas nécessairement le genre de caractère qui me convient, mais elle avait un charisme assuré. Nous avons dansé, et je dois avouer qu'avec le costume et les pantoufles, c'était pas si évident ! (bon okay, avec le vin aussi haha). Évidemment, on a aussi fait pleins de photos avec les clients. Donc une où je danse trop cochon avec une fille haha. Quel Marquis pervers je fais lol !

En fait, c'était bien. Quand on était fatigué ou qu'on voulait refaire le plein d'alcool, on retournait un peu à nos appartements lol ! Oups ! La bouteille fini, on est allé en faire ouvrir une autre lol. Une fille m'a approché, a enlevé ma perruque et m'a dit: "Putain que tu es beau !". Ça a fait drôle quand même. Ça doit faire des siècles que j'ai pas eu l'impression de crouzer, ou juste de me faire regarder genre. On finit par se refermer sur soi, par oublier l'attraction humaine.

Un vieux bedonnant a payé la champagne à mon épouse, mais je laissais aller, parce qu'il me refilait des clopes en douce. Mon dieu, combien de clope j'ai du quêter, c'était si facile avec l'habit lol ! Tous ont les yeux rivés sur nous, observent nos moindres mouvements. Quand le vin a fait son effet à fond, j'ai entrainé Mia sur la piste de danse et on s'est donné comme jamais sur gros rap! Je me foutais de mal danser à cause de mes accoutrements, je me foutais de me faire regarder... je ne m'en foutais pas en fait. Ce n'était pas l'indifférence, c'était simplement une acceptation de mon rôle, un truc qui, alors qu'il devrait vous couvrir de ridicule, vous donne soudainement des ailes et vous aide dans votre confiance.

Finalement, on passait très peu de temps dans notre vitrine à regader notre émission de sport haha. On allait seulement la-bas pour remplir nos verres. Vers trois heures, votre petit max a eu des déclarations qu'ils n'auraient jamais cru possible dans ce milieu d'Aix haha ! D'abord, une fille qui entre dans nos appartements, et qui ferme la porte (porte qui se vérouille automatiquement, et on doit donc utiliser un instrument de métal pour niaiser dix minutes pour réussir à ouvrir.) Et là, son ami arrive et il demande s'il peut jouer avec le Marquis. Je comprenais pas trop ou j'étais vraiment très saoul. Alors le mec lâche un: "Ah putain! Ces hétéros...", un peu désespéré ! Alors je lui dis, non j'en suis pas ! Et la bang ! Il dit: "Alors embrasse moi !!". Heuuuuu. Je suis saoul, mais pas au point de frencher un mec dans un bar hétéro, devant mes boss et devant Mia, ma femme ! lol Alors j'essaie de gagner du temps ! Je lui demande une clope. Il me dit:"Tu m'embrasses si je te la donne". Et moi de répondre un "oui, oui" très évasif. Pourtant, le mec était mignon, mais je suis en couple, et je suis fidèle moi ! (ne riez pas, ca peut m'arriver aussi, malgré mes histoires passées!). Donc le mec s'est barré, en me glissant à l'oreille: "Ah ouais, putain que j'ai envie de t'embrasser !". LOL. On est retourné danser à la place !

J'ai plogué notre très chère ville de Montréal plus d'un fois dans la soirée. Car tout le monde reconnait mon accent, mais je m'en foutais comme l'an quarante, et je me suis rendu compte que meme dans un bar avec la grosse musique, les gens arrivaient à me comprendre ! On a rencontré un mec, promotteur, qui nous voulaient absolument pour sa soirée d'avril lol. J'ai aussi discuté avec deux autres organisateurs super sympa, ils sont frères,il y en a un qui voulait venir étudier à Montréal. Les gens avaient finalement l'air vraiment heureux de notre présence. C'était la fête d'un mec, on est aller lui dire bonne fête, on s'est promené dans la section VIP pour aller saluer les employés de Gym Concept ; ils avaient l'air foul rejet dans leur section VIP lol !

Quand on est revenu à nos appartements, il ne restait déjà plus que 15 minutes avant la fin de la soirée. Sérieux, ça a passé beaucoup plus vite que l'autre fois, et c'est tout à fait grâce à l'alcool. Je suis bien plus communicatif la-dessus, et je m'emmerde beaucoup moins. Si je refais une soirée, fuck j'amène mon vin lol ! Enfin, on est arrivé à nos apparts, et là, oh ! Des Squatteurs ! Qui buvaient dans nos verres en plus ! Au début, ils étaient baveux, surtout le plus cute. Petit chatains, gueule de mec sportif, avec un petit percing à l'oreille. Il a fait assoir Mia sur ses genoux, et ensuite il m'a shooté une phrase ambigue pour que je m'assois sur lui aussi, me disant même qu'il était polygame lol. Je refuse gentiment. Et qui je ne vois pas derrière mon dos ? Le mec qui veut m'embrasser. Il me dit un truc du genre:" Arrête de crouzer les autres mecs !", façon presque jalouse lol. Je me mets à rire, et déjà, le mec est entrain de crouzer le petit chatain sportif ! Il lui dit où il s'en va pour la fin de soirée et il lui donne des infos sur son nickname sur un truc gay internet que j'ai même pas compris. Je croyais pas du tout que le mec assis était pédé, mais bon je fais pas trop attention, l'autre mec s'en va sans m'embrasser, fiou !

Quatre heures sonnent, et les occupants de notre appart déclarent forfait. Ils s'en vont. Le mec sportif va chercher son menteau, et il revient. Il me demande si j'ai noté ce que l'autre mec lui avait dit. Je lui dis que non. Il me dit que je fais un mauvais Marquis alors haha ! Et la je lui dis: "Mais tu trouvais vraiment qu'il en valait la peine ?" il dit: " Non, mais on a pas toujours le choix !". Et la je me la joue psycho un peu en lui disant, mais si ! On a toujours le choix ! Il y en aura des biens mieux ! Finalement, il dit au revoir à ma Marquise, et il m'embrasse aussi sur les deux joues. Je lui tapote l'épaule comme pour lui dire bon courage, mais il décèle le geste en disant: "J'aime bien ce tapotement !". PUTAIN ! Je me suis retenu pour ne pas lui refiler mon numéro de portable. C'est seulement la pensée de mon mec au loin qui m'a stoppé. Je l'aime, et je sais que j'ai envie de lui. Je sais aussi que le sexe avec un autre n'aurait rien à voir avec la complicité que je peux avoir avec Dave. Ça commence à être hard par contre, les hormones s'excitent d'un "presque rien" dans ma tête. Là, ça allait bien, mais si ces genres de soirée la se répètent, j'ai peur de ce que je pourrais faire comme connerie avec de l'alcool en plus. En fait, c'était peut-être juste une soirée exceptionnelle, puisque je me suis fait crouzer par deux gars et deux filles, et que j'ai flirté avec Mia pour qu'on joue bien nos rôles, mais je dois avouer que ca remonte l'estime de soi. Ça faisait un bail que je passais inaperçu je trouve. Et comble de l'ironie, je dois être à un ridicule ultime pour me faire complimenter haha !

On dit que le ridicule ne tue pas. Je suis d'accord, je pourrais même dire qu'une fois acceptée, ce ridicule devient une arme terriblement forte contre tous ceux qui voudraient vous attaquer. Apprivoisez le mal et vous ne serez plus malheureux. Oui, peut-être. Reste que j'ai passé une soirée très agréable, j'ai rencontré un tas de gens sympathiques et pas trop chiants, je me suis fait une copine super extra et j'ai fais quelques sous, tout en buvant gratis et en quêtant des clopes aux clients !

23 mars 2006

A glorious day !
D'abord, parce que le soleil est revenu, que c'est déjà l'été car il fait 17 degrés dehors, mais surtout parce qu'une panoplie de bonnes nouvelles s'est répandue à mes oreilles depuis 24 heures !

Hier, je suis resté devant l'ordinateur pendant 12 heures d'affilées, à peser sur le même bouton au moins 5000 fois ! C'était la prévente pour Radiohead et j'ai fais une petite folie ! J'ai réussi à avoir des billets pour les soirs du 18 et du 19 mai à Londres ! Sièges assis offert par le fanclub W.A.S.T.E, dans un théâtre d'une capacité de seulement 5000 personnes. J'ai vraiment hâte ! J'ai prié Saint-Antoine pour avoir ces billets, et il m'a encore entendu. God, I Love Saint-Antoine !! Je vais là-bas avec Liza. On est justement allé prendre un verre en cette belle après-midi. Elle m'a raconté ses histoires de famille, pas toujours évident de vivre sans avoir connu ses parents. Nous avons pris une bière, parlé de ma famille aussi et de celle de mon mec. On est quand même sur une bonne longueur d'onde, c'est une fille spéciale qui aime boire de l'alcool et faire le party, mais qui ne sait pas quand s'arrêter. Je suppose qu'on a tous nos vices !! Elle veut monter dans la grande roue à Londres, aller dire bonjour à Big Ben. Tout ça me convient parfaitement. De toute façon, je n'ai jamais porté Londres dans mon coeur, donc cette ville ne m'attire pas, et je me fous de ce que je peux faire là-bas !

Mon père m'a écrit. Mes parents veulent m'acheter une voiture et ils m'ont dit que ça ne me regardait pas !! Alors je ferme ma gueule et je profite. Je pourrai donc probablement retourner travailler à la caisse pop. pour l'été ! C'est parfait. Mon père m'a aussi écrit qu'il avait reçu une réponse de la maison d'édition XYZ, concernant mon 3e roman. C'est une réponse négative, mais encore une fois, c'est une réponse positive dans son négativisme ! J'ai reçu des bons commentaires de la part de la maison, en voici un extrait:

"Manuscrit très intéressant. Les personnages sont crédibles, bien campés et les dialogues sont bons.... L'auteur a certainement un bon sens de la narration. L'écriture est bien faite mais à mon avis elle de rejoient pas tout à fait les critères très rigoureux de XYZ. Personnellement, sans avoir le coup de foudre pour ce roman, je l,aime bien. L'auteur a du talent, c'est indéniable. ... je sens qu'il suffirait de peu de choses pour que l'écriture de Maxime Collins prenne sont envolée et donne sa pleine mesure. ..... chercher en soi la musique des mots, la sienne. .... . En tout cas c'est un roman très contemprain..."

J'ai reçu des nouvelles de ma directrice de programme de Montréal. Ce n'est un secret pour personne, je ne suis pas bon en math ! Mais là, faut le faire !! J'avais mal compté le nombre de cours que j'avais suivi depuis mon entrée à l'université. Résultat ; je croyais que j'allais devoir me tapper une session de fou en automne et prendre six cours ! Mais non !! Il ne me reste que cinq cours à prendre avant de finir mon bacc ! Et il s'agit de 3 cours d'option et de 2 cours hors discipline. Donc je ferai tout, sauf de la littérature ! Je crois que je vais choisir des cours de psycho et de sexo ;P

En principe, je travaille demain soir. Je n'ai pas encore toute l'info. Mais cette fois-ci, on me demande mes services pour de "l'acting" ! Je devrai me déguiser en "Marquis" et je serai derrière une vitrine avec une fille à mes côtés ! C'est tout ce que j'ai comme infos pour l'instant. Assez étrange ! On verra bien... Anyway, j'ai besoin d'argent avec ma folie Radiohead. Ce petit trip risque de me couter un peu plus de 500$ !

c'est toujours le vide côté inspiration, mais j'essaie de ne pas y penser présentement. Ça reviendra, ça reviendra. Une dernière nouvelle avant de quitter Aix, il le faut, pour atteindre un trio de nouvelles, le retravailler durant l'été, et le proposer en recueil à l'automne. Ce serait mon but. Je reçois de bons commentaires à propos du "Départ des Eaux", ça me rassure.

Toujours en grève, je crois que ça va continuer jusqu'en avril. Je peux rien y faire, alors je prends ça avec un côté zen. C'est sûr que ce sera moins zen quand je devrai remettre 4 travaux en temps record, mais quelques sacrifices n'ont jamais tué personne.

Dans un mois, mes amis du secondaire viennent me voir à Aix ! On a prévu de partir vers Nice, de prendre un avion vers Amsterdam, de descendre en Belgique, puis à Paris. Je me souviens de notre accord de jeunesse. On voulait partir en roadtrip aux États-Unis. Ça s'est transformé en Eurotrip. Tant mieux ! Je m'ennuie de ces mecs. Je le savais et je l'ai toujours su intérieurement ; ils vont resté près de moi toute ma vie. Je savais que ça n'allait pas durer avec les autres, mais avec eux, j'ai toujours senti qu'on allait vraiment encore se cotoyer à 40 ans. C'est sécurisant en fait de voir que ce genre de relation peut exister.

God ! J'ai revu des photos de moi lors de mon voyage à Barcelone !!! J'étais mince ! Vraiment ! Je portais du small ! Je regarde les photos et ouf ! C'est fou, j'avais enfin réussi à être fier de moi, à avoir un poids convenable et même des muscles ! Maintenant, tout est envolé, mais je sens un désir pressant de retrouver ma taille d'avant. Un point positif ; j'ai réessayé mes chandails "smalls" et au moins, ils me font encore ! Cet été, je me remets au gym, et je push pendant 2 mois intense pour retrouver le corps d'avant. Si je suis capable de me pousser en France, de vivre par moi-même et d'être fier de mon accomplissement, je serai capable d'attraper la volonté nécessaire pour me reprendre en juillet. D'ici là, je me dis: "Profite Max !", sans exagération bien sûr. Je surveille mon alimentation, mais quand l'alcool s'y met, je deviens moins pointilleux. On ne vit qu'un séjour de ce genre une fois dans sa vie, alors je veux le vivre sans culpabilité.

Ça va bien maintenant.
La petite déprime a passé son chemin !

17 mars 2006

Nouvelle de dernière minute (!?)
Au moment même où j'exprime mon manque d'inspiration, j'apprends que mon premier roman serait disponible à la vente ICI. Je ne connais pas la compagnie qui vend "Pile ou Face ?", mais il semblerait que ce soit une compagnie spécialisée dans les livres rares. Je sais que plusieurs personnes m'ont contacté pour savoir s'il me restait des exemplaires de mon premier roman, je devais malheureusement toujours répondre que ce n'était pas le cas, mais bon, si cette compagnie semble avoir trouver des exemplaires de mon roman, why not ? Et même si elle faisait un traffic avec mon ancienne maison d'édition, pour l'instant, je n'en aurais rien à foutre ! Tant mieux si des lecteurs arrivent à obtenir un exemplaire de ce qu'ils recherchent depuis 3 ans ! Armez-vous de patience, on parle de 43 jours de délai pour la livraison (ce qui me donne un bon indice pour comprendre que la compagnie doit faire du roman à la demande direct envers l'éditeur, et donc recevoir des romans neufs.) Je ne sais pas trop quoi en penser. Cette histoire est tellement derrière moi, que ça ne me dérange plus. J'ai même l'impression d'être assuré, un jour, si je deviens un écrivain reconnu, que je vais reprendre l'histoire et la réécrire d'une autre vision. Enfin, pour l'instant, profitez !

16 mars 2006

Errances
J'erre. J'erre. J'erre à n'en plus finir. Je me demande si l'errance est significative d'ennui pour celui qui erre. Est-ce seulement un mode de vie qui ne me convient pas ? L'errance se déploie par la solitude, dans un esprit solitaire qui ne sait plus quoi faire de sa peau. À deux, il n'est plus question d'errer. On parle de squatter, de flâner, de relaxer ou de fêter. L'errance est un de ces mots destiné aux individus en recherche de leur vérité intérieur. En fait, non. C'est beaucoup plus que ça. L'errant a trouvé son identité, mais son environnement l'enferme dans un cube où cette identité ne peut plus s'épanouir. Alors elle s'efface de jours en jours, elle se transforme en paresse, en désespérance... elle s'évanouit de la surface, elle retourne à ses origines. Et alors, tout le travail est à recommencé, seulement, il est rare que l'on s'offre une seconde chance.

Voilà où j'en suis. Voilà où mon écriture se butte. Je suis trop loin pour revenir en arrière, je suis trop près pour voir vers l'avant. Je suis conscient d'être aveugle. J'ai compris que ce temps qui s'écoule m'est destiné, mais mon errance a pris le dessus, me laissant avec un simple souvenir de mon identité en devenir. Je cherche vers l'avant, alors que je devrais reculer pour analyser le passé. Mais l'homme paresseux en moi en a marre. Marre de ces longues journées ensoleillées sans inspiration: Elles se ressemblent toutes. Se lever, manger, écouter une émission américaine, s'habiller, faire l'épicerie, aller sur internet, manger, saluer une connaissance, partir se promener, revenir écouter une émission, souper, lire, se coucher. À chaque deux jours, boire du vin, de la bière ou du fort, toute sorte de mélanges...

Le printemps n'a rien d'un événement coup de poing ici, il va de soi, simplement après la violence du vent.

Il me faut une idée. Toujours à la recherche d'une idée. En fait, il m'en faut deux. C'est souvent le cas. Pour écrire, une idée ne suffit pas. On a besoin d'un mélange, d'un mixte parfait, de deux doses. Il me faut deux idées, au moins, puis ensuite l'élaboration se fait lors de la course des mots. Par flash, par rêves, par une conversation sans lien. Ça clique, ça te fout tout un frisson et tu divagues pour 7 ou 8 secondes. Tout peut inspirer. Que ce soit le caillou devant moi, la femme en noir qui marche sur ma droite, l'arbre coupé symétriquement... il ne suffit que d'un simple joint. Une colle invisible qui fera tenir les deux événements. C'est ce petit ciment qui ne se fige pas présentement.

Si je sais une chose, c'est bien qu'après avoir terminé chaque écrit, un deuil se répand. Au début, ça fait du bien. On a tant travaillé, on a besoin de ce "repos de l'âme". Mais plus tard, l'angoisse arrive. On se demande quand ça reviendra, si ça reviendra. Et voilà toute la fatalité de la chose, car lorsque la question devient trop présente, ça fout l'inspiration en l'air. J'ai écris exactement 87 pages (format ordi A4) depuis mon arrivée en Europe (sans compter le journal de bord sur le net). Je n'en ai gardé que 76, le restant aillant été abandonné. J'aimerais fortement réussir à écrire une dernière nouvelle de 24 pages ! Je sais, la notion des chiffres est tout aussi importante que l'écriture pour moi... peut-être trop.

J'aimerais réfléchir à autre chose dans ce petit Parc Jourdan (qui m'accueille toujours, et seulement, lorsque je suis en panne d'écriture). Je pourrais parler de mes amis qui me manquent, de mon amour que j'ai tant envie de retrouver, de ma famille dont je m'ennuie aussi. Mais non, on dirait que l'obsession au loin, c'est écrire, écrire, écrire. Laisser ta putain de trace. Que ce soit à Barcelone, à Manchester, à Marseille, à Paris, à Venise, à Florence, à Bruxelles, à Amsterdam. J'ai rencontré ces villes, j'y ai glissé mon mot. Un mot qui s'évapore à travers les paroles des autres. Et c'est tant mieux, car je n'ai pas la prétention d'être l'unique porte-parole. Je serais un mauvais représentant. Ma propension aux drames est si forte qu'on a beau être dans la ville la plus charmante, j'y trouverai un coin sombre pour y décrire le jeu d'une expérience intense. (dans le parc où je suis, je viens de le découvrir ! Il y a un rat mort devant moi (!))

Je crois que je ne me suis pas assez donner de temps pour pleurer, pour trouver mon univers intérieur.

15 mars 2006

Emmerdez-moi
God ! C'est tellement mortel ici ! Non mais attendez là... Je m'emmerde grave !!!L'université en grève depuis le 2 mars, c'est pas à Aix qu'il y a 100 activités à faire ! C'est vraiment triste sérieux. Jamais je n'aurais cru vouloir tant le retour des cours ! Il n'y a rien à faire ! Je m'ennuie à mourir ! Je ne peux pas voyager à cause de mes finances, et tout ceux que j'appelle, évidemment eux, peuvent voyager. Tout le monde est donc dans un trip différent, et je suis encore le seul pogné ici, à me demander chaque jour ce que je vais faire. Après avoir fait le lavage, après avoir fait l'épicerie et avoir naviguer des dizaines d'heures sur Internet... putain qu'on s'ennuit !!!! Heureusement que Benjamin est là, sinon je serais désespéré !

L'inspiration ne s'enclenche pas pour l'écriture d'une troisième nouvelle, alors j'ai l'impression de perdre mon temps, mais vraiment de le perdre totalement. C'est charmant Aix, mais aaaah ! Il n'y a rien à faire d'autres que de boire et fumer ! Je veux pas paraître dramatique, parce que je suis pas sur le bord de la crise de nerfs non plus, mais arg ! Ce que je n'aime pas avoir rien à faire ! J'aimerais vraiment être touché par l'inspiration bientôt, sinon je sens que je vais tomber dans une déprime assez profonde. J'espère vraiment que je travaille vendredi soir, sinon ça va être encore plus mortel.

Même si je suis un mec ultra solitaire, au moins, au Québec, j'étais entouré de gens que je pouvais voir quand bon me semblait ! Et imaginez-vous donc que le seul contact que j'ai avec mes parents, c'est par mail et mon père me dit que je lui doit 42$ à cause d'un appel que j'ai passé sur sa carte en février pour appeler mon chum pour la St-valentin. Joie !

Alors je m'ouvre une autre bière, et je purge ma pé-peine lol ! Je n'ai absolument rien à raconter, mais ça fait du bien d'en parler pareil. Avez-vous des conseils ou des trucs pour m'aider à m'occuper ? Ahah ! Je suis rendu bas lol !! Heureusement, le beau temps se repointe, ce qui au moins est une bonne raison de se réjouir. Ici, on peut déjà aller prendre un verre sur une terasse au soleil, mais je n'ai personne avec qui y aller. LOL ! Je me sens tellement looser tout à coup haha !!! Je devrais arrêté de me plaindre et trouver quelque chose à faire. Ouaip... je crois que mon but à court terme, c'est me trouver quelque chose à faire !

12 mars 2006

Meetics - Vous allez aimer
Eh bien j'ai terminé ma première "journée" de travail ce matin vers trois heures. Puisque les temps deviennent plus difficiles côté monétaire, j'ai accepté une offre pour travailler dans les bars pour une agence de rencontre ! En fait, cette expérience m'a fait beaucoup évoluer, notamment grâce à l'observation des scènes. Je veux dire qu'en étant de l'autre côté d'un monde (celui du staff, et non pas celui d'un simple client), on voit les choses tout à fait différemment. Et ce n'est pas une mauvaise chose en soi.

Je n'avais aucune idée du bar, de ce que j'allais vraiment faire et surtout j'avais peur de m'emmerder à fond. Je commençais mon chiffre à 17h et j'ai fini à 3h du matin. Je reste tout de même mitigé face à mon appréciation de cette soirée, mais je ne peux pas dire que j'ai détesté ça. Il y a eu des moments vraiment intéressants, tant au niveau commun que personnel.

Le bar était finalement à Marseille et nous avions le transport inclus. Ça fait toujours étrange d'entrer dans un bar vide, de sentir la froideur des murs, le silence du sol ; aucun bruit de verres qui s'entrechoque, aucun rire qui fuse en éclat, seulement des tests de sons et la présentation des gens qui travaillent dans l'endroit. On rencontre des gens de tout sorte de style, d'âge variant, mais ce n'est pas comparable avec ce qui aurait pu se passer dans un bar au Québec, ici, même si on parle français, le simple fait de la langue nous fait découvrir notre différence.

Le bar, situé à quelques pas de la plage, avait tout de même un bon staff, très sympathique et il n'y a pas eu de prise de tête (pas pour l'instant haha). On m'avait averti d'avance qu'il était probable que je me fasse chier dessus (vous savez, des français qui stressent, c'est pas beau à voir haha) ! Donc je m'étais vraiment préparer mentalement à recevoir des grosses répliques merdeuses !

Au début, mon travail consistait à fixer le décor. En quelques mots; on pose des affiches, des flyers, des sous-verres, etc... On me donne aussi le t-shirt que je devrai porter durant la soirée, un t-shirt Meetics très ras-le-corps, où je me sens un peu pogné. Au moins, il est noir, donc je me sens moins gros en me regardant dans le miroir ahah !

On monte au deuxième pour manger un petit morceau et notre boss nous fait un "exposé" sur nos tâches et ce qui se passera dans la soirée comme jeux et autres organisations. Je suis assigné... au Blind-dating ! God ! Moi qui pensait qui allait faire le vestiaire ou donner des coupons à l'entrée, je me retrouve en plein dans le rôle de l'animateur de soirée ! (le jeu du blind dating étant le jeu principal (et le seul qui a fonctionné ce soir-là !)) En gros, on approche les filles et les gars, on leur bande les yeux et on les envoie dans un espace vide où ils doivent se retrouver et discuter ensemble. À chaque 5 minutes, il y a un roulement pour changer de partenaire. Ce jeu a des failles immenses ! Après avoir joué, les gens viennent te voir et te demande avec qui ils parlaient ! Pas trop évident de répondre quand ils ont fait trois ou quatre changement de partenaire ! Mais bon, c'était pas le drame non plus.¸

Alors voilà qu'à 20h, les premiers invités arrivent. Comme mon jeu ne commence qu'à 22h, je vais aider Nicole, une femme de 66 ans (!) qui inscrit le nom des membres à l'entrée. Pour ceux qui ne connaîteraient pas le concept ; Meetics est une agence de rencontre sur Internet. Ils font ensuite des soirées à 15 euros, donc les membres de Meetics payent d'avance et arrivent au bar donné. Évidemment, n'importe qui peut se pointer aussi, en payant une entrée de 18 euros. Donc Nicole m'assigne à expliquer un jeu aux gens qui entrent (jeu d'énigme qui n'aura jamais lieu). Alors je me débats comme je peux pour tenter d'expliquer le jeu dans un français qui semble correct. Mais chassez le naturel et il revient au galop ! Dès que je prends un peu d'aise, mon parlé québécois me revient en bouche ! Mais bon, les gens semblent saisir quand même mes propos donc ça va. Au début, je pensais qu'il n'y allait avoir presque personne à cette soirée, mais je me suis bien trompé ha ! J'avais oublié que pour être "in", la batch de cools n'arrivent qu'à partir de 23h ! Je suis quand même heureux sur un autre point, il y avait beaucoup de jeunes finalement. Je croyais que ça allait seulement être des gens entre 30 et 45 ans, mais non, il y avait du monde pas trop mal et plutôt jeune. Y'a un petit mec que j'aurais bien branché si j'avais été célibataire (mais anyway, il était hétéro assuré), il s'est rendu compte que j'étais pas du coin et on a discuté un peu.

Mon super jeu de blind-dating a finalement débuté, et au commencement, ça ramait pas fort ! Il y avait genre trois couples participants et tout le monde les regardait en les trouvant naze ! Mais pourtant, il y a eu une vague de participation avec quelques hésitations. (En fait, il suffit que des filles se mettent à vouloir le faire pour que les gars s'ammène en gagne). Et c'est là que je me suis transformé en tant que personne. Je me suis dis; fuck off mon accent, fuck off mes petites gênes et mes petites peurs d'autrui, on fonce dans le tas et on se la joue "organisateur". Je courrais donc après les filles, un bandeau dans les mains, histoire de ne pas leur laisser le temps de les convaincre. Simplement leur foutre le bandeau sur les yeux et les diriger vers l'espace vide. J'ai eu plusieurs fous rires avec des copines qui dénonçaient leurs amies pour les faire participer sans qu'elle le veulent vraiment. J'ai eu quelques discussion avec des garçons aussi. Donc un qui me faisait tellement pitié... c'est pas qu'il était si moche, mais bon dieu qu'il avait pas le tour ! Je comprends pourquoi les femmes se barraient après trois minutes ! Genre il te parlait tout le temps de ses origines, comme quoi il était alsacien dans un mélange serbo-croate et patati et patata ! Mais j'ai eu quand même de la peine pour lui, on l'a envoyé dans le cercle, et il a du attendre un bon 15 minutes avant qu'une fille aille le trouver ! Même avec un bandeau, il l'avait pas l'affaire lol ! Ensuite, il m'a demandé si on tenait des statistiques pour savoir si Meetics, ca réussissait vraiment à matcher du monde. Et moi, qui n'en a absolument aucune idée, je lui réponds franchement: "Mais bien sur ! On tient tout cela à jour sur notre site internet ! Nous avons des statistiques très sophistiqués et oui, je peux prouver que ça marche vraiment Meetics !" haha !

C'est quand même drôle d'entendre les petites demandes des gens. Du style, certains demandes que je leur trouve une fille avec des critères spécifiques, d'autres veulent quelqu'un de plus jeune ou de leur âge, d'autres veulent absolument être dans la photo, d'autres cherchent à niaiser ceux qui jouent, etc... En fait, on se transforme beaucoup plus qu'en simple organisateur dans ces soirées. On devient carrément un psy et une borne d'informations.

Mon jeu s'est terminé vers minuit et je suis allé rejoindre Audrey, une autre québécoise, qui travaillait à l'entrée. Elle n'a jamais été aussi heureuse de me voir lol ! Elle venait de se faire chier deux fois dessus par les boss, parce qu'elle n'était pas capable de retenir tout le monde à la porte. Mais dans le fond, les boss sont caves ! C'est moi qui aurait dû être là, elle, elle est petite et maigre et timide. Normal que des gens sont rentrés sans payer ! Enfin, quand elle m'a vu, elle était pognée avec deux femmes qui étaient en tabarnak ! Elles avaient réservées sur le net et tout ça, mais le vestiaire était complet, car la soirée fut tellement réussi que trop de gens sont venus ! Donc, plus de place pour mettre leurs trucs. J'ai changé mon rôle d'animateur en rôle de coordinateur (parce qu'évidemment, les boss deviennent trop occupés à faire du blabla à la clientèle, donc tous les problèmes nous reviennent lol. Mais bon, comme j'ai déjà travaillé dans une institution financière, j'en ai vu d'autres !) J'ai donc trouvé de la place aux vestiaires pour ces dames, et je leur ai donné deux coupons "verre alcool gratis" pour nous excuser du contretemps. Elles étaient très satisfaite, et moi aussi ! ahah ! Ensuite, un autre de mes boss est venu me voir pour me donner une autre job ! Celle d'aller poser des flyers sur les voitures du parking pour la prochaine soirée. Yeah ! J'allais enfin pouvoir prendre l'air ! Je suis sorti dehors, mais putain qu'il faisait froid. Le Mistral est vraiment malade ces temps-ci. Dans ma chambre, même la fenêtre donne l'impression qu'elle va céder. Et c'est sans compter la porte qui claque toute seule à cause de l'infiltration de l'air ! Enfin, j'ai posé mes flyers et je me les suis gelé. Quand je suis revenu, la fête était à son apogée, j'ai donc obtenu un autre mandat; celui de photographe ! Je crois que ça été mon favori. Il me semble qu'en étant photographe, tu sens que tu sers vraiment à quelque chose haha ! Et ça te permet d'aller voir les filles pour les photographiés, tout en leur quêtant des clopes lol ! J'ai donc fait de la photo jusqu'à 1h30 du matin. Ensuite, il fallait s'occuper des affiches à enlever, et c'était pas de la tarte avec tout ce monde !

J'ai pris un break de 5 minutes dans tout ça, parce que mes pauvres jambes n'en pouvaient plus d'être debout sur le béton. Sérieusement, je dois réviser mon opinion à propos des barmans et du monde des bars. (Notamment de ma cousine qui travaille comme barman justement). Avant, je pensais que c'était la job facile. Genre; passe de cash easy, tips super facile à faire, pas trop compliqué, puisque tu commences à 8h et fini à 3h, seulement 3 jours semaines, etc... Tout le best semblait pour eux. Mais après avoir vécu une soirée dans le genre, je trouve ma cousine courageuse de supporter les draggeurs chiants, le plancher dur, la musique lourde, la fumée de cigarette, la pression des bosses, et surtout, l'attente en fin de soirée ! Putain !! Je viens de comprendre pourquoi certains doorman sont plus strictes que d'autres ! Ça prend tellement du temps vider une salle de saoulons ! Et nous, il faut attendre que tout le monde soit parti, eh oui.

Enfin, c'était quand même une expérience à vivre. Je n'ai pas bu une goute d'alcool. Habituellement, on me dit que l'alcool était free pour le staff, mais ça l'air que ce bar là était trop cheap pour offrir. Donc j'étais seulement à l'eau, observant tout ce monde artificiel de plaisir, devant des drinks, s'allumant clopes sur clopes, discutant entre inconnus, simplement poussé par une attraction sexuelle. Je n'arrive toujours pas à dicerner si les bars sont une bonne ou mauvaise chose dans la vie. D'un côté, ça permet de se retrouver entre amis, de s'amuser, de discuter, de ne pas se prendre la tête, de rencontrer parfois quelqu'un, mais d'un autre, c'est un monde répétitif, où finalement les mêmes gens en quête d'une âme soeur se retrouvent soir sur soir, ça finit souvent dans une débauche d'alcool, à se pourir les poumons de fumée, à gueuler comme des connards, à vomir partout... Enfin, les bars à petite dose, pourquoi pas. Il y a des excès dans tout anyway, on a quand même été chanceux hier; pas de bagarre, pas de vomi, tout était clean.

Bref, en général, je recommencerais l'expérience. Et ça n'a rien à voir avec la paye lol ! (je suis payé 5 euros de l'heure ahah). C'est plutôt pour l'expérience, pour le contact avec les gens, pour arrêter de dramatiser avec les français qui déconnent sur notre accent. Je me suis fait grillé plusieurs fois dans la soirée par des gens qui me demandaient d'où je venais. Mais lol, la meilleure ça été une femme qui me dit: "Vous venez du Québec ? Oh mais vous parlez très bien le français" ! Tsss ! Je me suis contenté de sourire et de dire merci ! Mais bon, en gros, je crois que faire ce genre de trucs pourraient me dégêner avec les gens. Ça fait tellement longtemps que je n'ai pas travaillé avec de la clientèle qu'on dirait que j'ai perdu l'approche du naturel avec les gens. Il faut que je retrouve ça, et quoi de mieux que de retrouver ça en travaillant dans les bars, avec des gens qui sont, de toutes façons, prêts à parler de n'importe quoi ! Je me dis même que ça pourrait le faire au Québec, si je pouvais me trouver une job de serveur ou de barman dans un bar, ça me plairait bien je crois. Histoire à suivre... mais décidément, je crois que j'en sors grandi.


09 mars 2006

Venezia - Firenze - Padova
Alors que la grève sévit toujours en France, on pourra dire qu'elle m'a aidé pour une fois ; je n'ai raté aucun cours important ! Plus le temps avance, et plus je me rends compte qu'il est difficile de revenir honnêtement sur les voyages passés. On oublie des tas de choses à l'écrit, des petits détails qui ont servi à notre émerveillement, des plus grands que notre cerveau biffe parce qu'il contient trop d'information et que la fatigue commence à empiéter. Je préfère tout de même le raconter tout de suite, puisque je reviens à peine de Paris en TGV... et oui, bien évidemment, j'étais en Italie !

Toute cette aventure a commencé par un vrai bordel et des sueurs froides. Sandy s'étant fait offert un ticket d'avion par un ami, elle devait arriver à Paris le 3 mars et je devais aller la rejoindre le 4 en après-midi, car nous avions un vol d'avion prévu pour 18h40 en partance vers Venise. J'apprends le 3 mars au soir que l'avion de Sandy a été annulé et qu'elle est transférée sur le prochain vol, le lendemain matin. Déjà, la panique s'amène. Ce sera un voyage en état d'alerte, ponctué de petits stress et de petites complications, mais qui peut se vanter d'avoir déjà fait un voyage sans inconvénients ? Ça ne s'appelle même pas un voyage dans ce cas !

Sandy est donc arrivée en avion vers 12:30 (alors qu'elle devait arrivée vers 11h20). Ça tombait bien, de mon côté, le TGV fonctionnait au ralentissement, car grosse tempête de neige dans les montagnes, et donc difficulté sur les lignes ! C'était la première grande neige que je voyais. Je pourrai dire que j'ai vu de la neige durant mon hiver pendant une bonne heure et demi (hihi, je sens que certains ragent de m'entendre dire ça !)

Nous avions un point de rencontre à la Gare de Lyon, et ce fut un soulagement ultime lorsqu'on a finalement réussi à se retrouver vers 14h00. Il ne nous restait qu'une petite heure pour prendre un autobus vers l'aéroport de Beauvais, car notre vol était un lowcost (Ryanair). Parlons de Ryanair tout de suite. Certains m'avaient mis en garde contre cette compagnie, et même la Presse en avait ajouté en parlant de poursuites contre la compagnie pour manque d'hygiène dans les avions et horaires trop ardus pour ses employés. Même si je n'avais pas envie que le pilote somnole durant le vol, j'ai quand même opté pour la compagnie, car c'est la moins chère de l'Europe. Personnelement, je ne peux pas vraiment me plaindre. Tout s'est bien passé, extrêmement bien même. C'était bien encadré et je n'ai pas senti le bordel auquel on m'avait pourtant prévenu.


Avant d'embarquer sur notre vol vers Venise, Sandy et moi sommes allés dans une boutique DutyFree, où l'on peut acheté de l'alcool à prix ridicule. On s'est pris une grosse bouteille de Gin. Et ce vol fut l'une des meilleures expériences en avion de ma vie haha ! Je me demandais vraiment si ce qu'on disait à propos de l'ivresse en altitude fonctionnait. OH GOD ! Je suis arrivé à l'aéroport de Venise saoul bin raide ! C'était vraiment intense, et une super bonne expérience. Ça nous a permis de nous décontracter, d'enfin prendre conscience qu'une bonne partie des problèmes étaient réglée. Je me suis même pas rendu compte de l'attérissage tellement j'étais dans une conversation alcoolique haha !

Nous sommes arrivés vers Venise au clair de la lune, se promenant un peu pour trouver notre hotel, et j'avais bien fait mon choix. Un très bel hotel, confortable, spacieux, tranquille et aimable. Je suis bien content, parce que c'était quand même le plus cher du voyage (40 euros la nuit). On a déposé nos bagages et on est parti à la conquête d'un vrai restaurant italien. Ce ne fut pas difficile à trouver ! Il y en a un à chaque coin de rue. On en a choisi un qui nous paraissait agréable. Et on a commandé nos vraies pizzas italiennes, avec une bouteille de rouge à 30 euros ! Putain, c'est le meilleur vin rouge que j'ai bu de toute ma vie ! C'était un Merlot je crois. Je n'ai pas d'autres expressions que de dire: "Il allait de soi !" Comme une source d'eau tranquille qui suit son cours ! J'adore de plus en plus le vin rouge ! Faudrait bien que j'avertisse mes deux amis qui s'en viennent en avril ! Qu'ils commencent à se faire au goût, car être saoul sur le vin demeure le meilleur feeling pour moi ! Enfin ! Le souper était excellent. Mais je suis en criss pour une chose. Bon je sais que c'est un accident, mais Sandy bouge beaucoup avec ses bras, elle est très (trop) expressive, et bang ! Elle a renversé un verre de vin complet sur la table. Et comme j'étais en face d'elle, c'est moi qui en a eu sur mon chandail blanc bien sur. J'ai essayé son truc avec de l'eau de javel, mais ca n'a pas fonctionné, il est foutu :(

Ce soir là, on est gentiment rentré à l'hotel vers minuit. On était crevé tous les deux et on savait qu'il nous fallait des forces pour les jours à venir. On s'est aussi rendu compte que le lit n'était pas aussi confortable qu'on le pensait.


On s'est levé assez tôt le lendemain, accueillis par des nuages et de la pluie. J'ai tout de suite prié Saint-Antoine de Padoue pour que le beau temps nous comble pendant les jours suivants. On s'est promené à Venise, se faufilant dans les petites ruelles, s'attardant devant les cours d'eau, émerveillés comme des gosses. C'est vraiment spécial, c'est unique carrément. Et la place San Marco est à couper le souffle. D'une excitation à une autre, la pluie a tout de même ravagé une partie du plaisir. On a donc décidé de prendre un train vers Florence plus tôt (mais on l'a raté, car Sandy voulait changer ses pantalons humides), on a donc squatté un restaurant tout près. J'ai mangé un spag quand même bien. Mais mon dieu que c'est cher Venise. Je ne me plains vraiment plus des prix à Aix ! Là-bas, prendre un thé nous a couté 7 euros !! Manger un bon souper avec du vin varie entre 40 euros et il n'y a pas de limites ! C'est la ville d'un luxe fou, et derrière son charme, se cache une industrie malsaine qui profite beaucoup des touristes incrédules. Mais que voulez-vous hein ? On se dit qu'on y sera surement qu'une seule fois dans notre vie, alors on se lance et on se gâte. Je ne le regrette pas.


Nous sommes arrivés à Florence en fin d'après-midi par le train. J'adore les trains italiens ! Je croyais qu'ils allaient être plus moches et plus chiants que ceux des francais, mais j'ai été agréablement surpris (je parle des trains grande vitesse bien sur). Le soleil s'est pointé à Florence et j'ai remercié Saint-Antoine. Encore une fois, j'ai fais un choix d'hôtel vraiment bien, et cette fois-ci, c'était encore plus la classe ! On aurait dit qu'on vivait dans la chambre d'une grande maison. Il y avait beaucoup de jeunes dans cette maison aussi. Un accès internet gratuit aussi. Et le lit était confortable. J'aime bien quand je tombe en amour avec des chambres d'hotel, on dirait que ça me motive à apprécier mieux une ville. Cependant, je dois avouer que Florence n'a pas été le coup de coeur que j'espérais. Peut-être me l'avait-on trop vanter, mais je n'y ai pas trouvé un si grande émerveillement. Bon, c'est sur qu'après Venise, il n'y a pas vraiment de ville italienne plus foudroyante (à mon avis bien sur). J'ai quand même bien aimé Florence. Nous avons visité un musée (un peu ennuyant je dois l'avouer), et je suis déçu, car le musée de Botticelli était fermé le lundi. Quelle dommage ! On s'est réconforté en mangeant de la crème glacée italienne. MIAM ! Je l'avais pris au chocolat évidemment, mais on aurait dit du fudge carrément !


C'est à Florence que le caractère de Sandy a commencé à s'aiguiser un peu. Je l'aime beaucoup Sandy, mais je dois avouer que j'ai parfois eu de la difficulté avec ses réactions. C'était pas toujours facile à dealer. Je ne retiendrai donc que les moments plus happy, et étrangement, c'est ceux où on était saoul ! On a fini la bouteille de Gin lors de notre deuxième soirée à Florence, et on s'est lancé dans le vin, j'ai même volé un verre de bière (ah oui, et des cartes postales aussi lol ! Vilain Max !). On a fait une visite de plein de trucs ce soir-là, et je buvais buvais buvais. Tellement, que je n'ai aucun souvenir de ce qu'on a vu. Seulement des brides et des fragments, comme des flashs. Je me rappelle le resto par contre. J'ai commencé à ne pas me sentir trop bien. Je crois que je suis resté une demi-heure au toilette, à hésiter entre vomir ou chier. C'était pas très plaisant, mais c'est le prix à payer pour les excès alcoolo ! Je suis rentré en silence, concentré comme un fou pour ne pas être malade, je me suis étendu sur le lit, et Sandy est revenue me réveiller deux heures plus tard, parce que je dormais tout habillé !


Le lendemain, c'était direction; Padova ! Je me l'étais promis, je devais le faire, et je ne le regrette pas du tout !! Padova est d'abord une ville merveilleuse ! Je l'ai même préféré à Florence. Padova a du charme, enfin à Padova, il y avait du beau monde ! Des jeunes sexys ! Je commençais vraiment à douter de ce qu'on m'avait dit concernant les Italiens ! Car à Venise et à Florence, je n'ai rien vu à me mettre sous la dents ! Que ce soit masculin ou féminin, on a pas dévisager grand monde Sandy et moi ! De toute façon, on s'ennuit tellement de nos chums haha ! Bref, j'allais à Padova pour une raison très précise: La Basilique de Saint-Antoine de Padoue. Je n'ai jamais été très religieux, je m'étais toujours considéré comme athée, mais vient un temps où je pense que l'homme a besoin de croire en quelque chose pour grandir, pour changer, pour prendre conscience de son soi-même. Depuis l'âge de 5 ans, ma grand-mère me répète que Saint-Antoine est le Saint qui te permet de retrouver ce que tu cherches. Moi, il me permet bien plus. Il est ma bonne étoile, carrément. Pour moi, Saint-Antoine, c'est Dieu. Je ne ferai jamais de prière envers Jésus ou Marie, mais dès que je me recueille, c'est à Saint-Antoine que je pense. Que ce soit pour un truc idiot comme la météo, ou quelque chose qui me tient plus à coeur, c'est lui qui me vient en aide. Vous pouvez tenter de me dire n'importe quoi, rien ne me fera changer d'avis.


Je suis rentré dans la Basilique, et je me suis rendu compte que je n'étais pas le seul à vénérer ce Saint. L'endroit est digne d'un tombeau de roi. C'était à couper le souffle. Rien à voir avec une simple petite église. Alors j'ai fait le tour, j'ai déposé mon sac, Sandy, qui se dit athée, s'est tout de même assise sur le banc près de moi. J'ai mis les genoux sur le bois près du sol, baissé la tête et croisé les mains. J'ai prié pendant plus de cinq minutes intenses. 5 minutes d'une vie complète. De demandes en demandes, des pensées pour la famille, les amis et les connaissances. J'ai prié et je me suis senti complet. J'ai rendu grâce à celui que je vénère, et pour moi, ça a quelque chose d'important. Comme une espèce d'étape qui m'en assure peut-être un peu plus. Bref, je suis sorti rayonnant de cette Basilique. Et oui, j'ai même acheté un petit médaillon. Je vais envoyé une carte postale de l'endroit à ma grand-mère. Je suis sur que ça va la remplir de joie. Je m'ennuie de ma grand-mère. Et je sais que des difficultés de santé lui arrivent présentement. Je ne voudrais tellement pas qu'elle parte avant que je la revoie. Ça me briserait en deux. D'ailleurs, je ne veux pas que personne parte alors que je suis absent. Je ne veux pas que personne parte du tout. Même si je sais qu'il faut laisser aller, je ne suis pas encore prêt à subir une perte familiale. Je demande du temps.

Il y a probablement une université à Padova, car wow ! Que d'étudiants ! De beaux étudiants ! Ça m'a l'air de la ville parfaite pour les études. Super artistique, beau panorama, chaud (Il a fait 16 degres ! On a enlevé nos menteaux ! Soleil chaud enfin !) On a bu un coca devant la Basilique, et les mains de Sandy se sont encore fait trop allées. Elle a renversé son verre de coke au complet sur mes jeans. On aurait dit que j'avais pissé dans mes culottes.


On est ensuite retourné à Venise, et le beau temps nous a suivi. Merci Saint-Antoine ! C'est encore plus fabuleux sous le soleil. Cette ville a vraiment été un grand coup de coeur pour moi. Plus fort que Barcelone même ! On a pris beaucoup de photos, mais ça ne rend en rien l'impression magique dégagée par la ville.


Je n'ai pas acheté beaucoup de souvenir, mais je me suis quand même permi de m'acheter un livre en cuir. Il est vraiment beau. Je voulais celui à 35 euros, mais je n'ai pas les moyens de me permettre ça. Alors je suis descendu dans une qualité un peu moins bonne, mais il vaut vraiment le coup aussi. Puis je me suis acheté un briquet cheap de Firenze et le mot s'efface déjà. Sinon, tout est passé dans la bouffe, les hotels et les transports. Notre dernière journée fut vraiment folle. Moi-même j'ai eu les nerfs à cran. Sandy, elle, était dans sa semaine, donc je vous dis pas ! En 24 heures, on a fait: Train-Train-Autobus-Avion-Autobus-Métro, ajouté la marche et le poids des bagages entre tout ça et ouf ! On est arrivé à Paris vers minuit et trente, courant comme des fous pour pas raté le dernier métro. On l'a eu heureusement. À notre arrivée à l'hôtel, c'était pas la classe par contre. J'avais loué un truc plus cheap, je savais qu'on allait juste y passer six heures, et anyway,je m'étais dis qu'on allait déjà être assez paumé comme ça ! C'était plutôt crade, et on a dormi presque tout habillé. Je commençais vraiment à avoir hâte de retrouver ma petite chambre et mon chez moi. Les voyages fatiguent beaucoup. Et je comprends maintenant mieux les gens qui préfèrent le Sud. Bon, je ne pense pas que je vais changer mes itinéraires pour faire de la plage, car j'aime mieux les expériences riches que de rester coucher sur une plage, mais je peux comprendre les gens blasés qui n'ont pas le gout de courir après un train ou un avion.


On s'est levé tôt le matin du 8 mars, car je partais à 9h20 de Paris et Sandy devait aller au consulat. Ce fut un au revoir dans le train, entre deux stations. Je suis curieux de savoir ce qu'elle a pensé de mon comportement. Je préfèrais souvent me retenir au début, mais avec la fatigue, j'ai dû poussé des prises de becs moi aussi. On est pas parfait hein. Et on découvre toujours une vraie personne en voyage, on ne peut pas savoir avant. En général, je crois que l'amitié entre Sandy et moi est plus forte si on se rencontre une fois par mois. On aura des choses à se compter, on prendra un verre, on rira, et on s'éclatera comme on veut. Passer ce stade, je crois que nos personnalités diffèrent un peu, que l'on n'a pas nécessairement la même lignée de réflexion au fil des jours. Ce fut un peu l'apprentissage de l'autre durant ce voyage, mais souvent on décrochait parce qu'on ne s'entendait pas. Pour moi, Sandy reste une fille de party, que j'apprécie énormément un verre à main, dans un endroit chill, sans stress de décolage, de train, ou de rendez-vous. Je crois que je vais garder nos moments d'alcools comme les meilleurs souvenirs, parce que j'ai eu l'impression que c'est dans ces moments que l'on baissait vraiment notre garde, et qu'on se retrouvait comme avant, à Montréal.

Pour le reste, Venise est à coupé le souffle. Padova vaut la peine, elle a un cachet typiquement italien qui me charme. Pour Florence, je ne me suis peut-être pas assez promené, mais dans ce que j'ai vu, je n'ai pas eu un déclic amoureux aussi fort.

Reste que l'on peut résumer l'Italie en quelques mots: Bon vin, Bonne bouffe, gens sympa, très cher ! Je n'en ai pas fini avec le pays, j'aimerais rencontrer Rome et Naples. Pour l'instant, je vais rencontrer mon lit. AMEN



2 mars 2006

FREE


The Cooper Temple Clause - Digitals Observations


D'abord, la pièce du jour déchire trop ! J'ai vraiment hâte d'entendre le nouveau cd de TCTC !

Ensuite, qu'est-ce que c'est que ce bordel !! Il y a eu de la neige fondante ce matin !! Scandaleux ! Ça fait plutôt chier cette vague de froid sur l'Europe ! Ça devrait sentir le printemps depuis longtemps ici ! Bon je sais que je chigne pour rien parce qu'on m'a dit qu'il fait -32 au Québec, mais... hahahaha, trop drôle :P

J'ai finalement fait l'oral que je devais faire avec Stefan, mon ami allemand. Sérieusement, ça s'est très bien passé. Je n'étais pas trop stressé et tout a quand même bien sorti. Et mon ami m'a quand même étonné, car c'était difficile pour lui de parler devant les gens en français, alors que ce n'est pas sa langue première. Mais il s'est très bien débrouillé.

Je déteste la prof dans ce cours. C'est une espèce d'asiatico-brésilienne super ironique. En faite, j'aime son ironie quand elle ne me concerne pas haha ! Entk, elle nous a sorti un commentaire sur les liens de notre conclusion qui n'étaient pas assez poussés, mais on voyait genre qu'elle n'avait absolument rien d'autre à dire.

Mais le pire, ce fut après cet oral. Je suis retourné m'assoeir et je mangeais une pomme. Et tout à coup, la prof arrête son cours et commence à chialer parce que je fais du bruit en mangeant ma pomme. Ben oui criss, elle est croquante cette pomme lol ! Et puis elle ajoute, full blasée: "Ah ces canadiens !" CONASSE !

Ensuite, après ce dernier cours (qui a eu lieu malgré tout, parce qu'on était dans un autre batiment), on s'est dirigé moi, Pascal-Anne, Mélanie et Stefan vers le Hall de l'université. WoW ! C'est tellement beau la grève française ! Ahah ! Ils ont empilé des centaines de chaises une par-dessus l'autre dans un désordre pour bloquer les entrées et accès aux salles de cours. Ça donne vraiment quelque chose de beau sérieux ! J'aurais bien voulu avoir eu mon appareil photo haha !

Ici, en France, au moins, on sait manifester ! Il n'y a pas de briseur de grève qui vont quand même à leurs cours et font culpabilisé ceux qui manifestent. Ici, même les profs annulent leur cours en support aux étudiants. Je ne sais pas si ça va durer longtemps, mais pour l'instant, ça m'arrange beaucoup beaucoup ! Vacances Time !!