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30 mai 2006

Sentir la fin... et s'en réjouir

Archive - Headlights


J'en suis à 13 pages de ma dernière nouvelle. Je suis toujours aussi motivé. Je ne sais toujours pas ce qui me pousse à écrire ce genre de truc. À vrai dire, je ne sais toujours pas dans quel style je devrais me diriger. Je cherche une job ces temps-ci, c'est difficile. Je ne veux pas tourner des burgers, je ne veux pas un travail physique. Je souhaite simplement aider la communauté, j'avais pensé donner des cours de français aux nouveaux immigrants. Il me semble que c'est quelque chose qui pourrait m'aider dans ma vie future. Je songe aussi à appliquer pour un emploi de surveillant/figurant pour le cinéma. Non pas que je trouve que je serais le candidat idéal, mais ça paye bien. Qui sait ce que l'avenir me réserve... c'est épeurant et excitant à la fois.

Il faut avancer, oui. Depuis un an, je n'ai pas écris de roman, seulement des nouvelles. Alors comme mon dernier roman a eu de bons commentaires, mais pas assez pour être publié, pourquoi pas augmenter le nombre de lecteurs de ce livre. Je vous l'offre en ligne. Pourquoi pas après tout ? Sinon, il pourrira dans un tiroir. Alors vous qui me lisez ici, si vous avez toujours eu envie de savoir ce que j'écrivais vraiment, voilà où j'en étais rendu il y a un an.

Troisième roman de Maxime Collins (impubliable anyway): "X"

Ceux qui se sentent courageux et veulent le lire, voilà, dîtes-moi ce que vous en avez pensé. Je sais, ce texte n'est pas publiable, mais bon, il peut peut-être rejoindre certaines personnes !

Oh et aussi. J'ai retrouvé ÇA sur le web: Guestbook du journal intime 98-2002. C'est fou ! Il y a plus de 3200 entrées là-dedans, et pleins d'apparition d'amis, de potins et de remerciements. Je me demande bien qui de ceux qui écrivaient là-bas me lisent encore aujourd'hui ! Si vous faites parti du lot, n'hésitez pas à me laisser un mot dans la box moche à la gauche de l'écran !

Je viens de faire une petite pause pour aller relire de vieilles entrées dans ce guestbook justement... Ça me laisse un goût étrange. Certes, je vois que j'ai changé et que ce sont des histoires du passés. Mais je remarque aussi comment les gens s'élancent sur la place publique pour "corriger" des récits ou pour dire une supposé "vérité" alors que la vérité n'existe pas, autre que pour nous-mêmes. Par la même occasion, je dois malheureusement avouer que de relire certains mots d'encouragements me fait un pincement au coeur. On en est plus aux débuts des journaux intimes sur le net, je ne suis qu'un numéro comme un autre, et j'ai vieilli, je rejoins probablement moins de gens. Ouais... je m'ennuie de ces lecteurs qui lisaient mes textes et me donnaient leurs impressions, je crois que c'est la seule période où je me suis senti vraiment comme un écrivain qui avait un lectorat. Aujourd'hui, tout est anonyme.

28 mai 2006

Lyon (27 mai)

Et le voyage continue !
Je suis parti avec Francis à Lyon... mais présentement, à 16h15, Francis dort ! Eh oui, il est malade ! J'en ai donc profité pour avancer l'écriture de ma dernière nouvelle en France ! Ça avance ! Là, je prends un break, j'en suis à trois verres de vin !

Lyon est une ville magnifique, j'y aurais bien habité ! Le climat n'est pas trop chaud et pas du tout froid. Il y a plusieurs choses à voir (églises, théâtre romain, places et jardins), et finalement, je me rends compte que c'est vraiment à Aix qu'il n'y a pas d'espace vert en "ville" !


C'est tu cute ! Des photos professionnels de nouveaux mariés dans les vestiges romains pour garnir la bibliothèque poussièreuse du salon !

En fait, je me rends aussi compte que les français font 4 choses dans leur vie ! Boire, manger, fumer et faire du shopping ! Sérieux, je trouve que toutes les villes françaises se ressemblent un peu ; beaucoup de bars, de restos, de tabacs et pleins de boutiques de fringues. Les français doivent s'ennuyer quand même je crois !


Tout ça me fait réaliser que je m'ennuie foutrement de Montréal ! Il me semble que j'ai hâte de retrouver les terrasses, "l'accent québécois", le "je-m'en-foutisme" bien américain !

La première chose que j'ai fait en arrivant à Lyon, c'est aller dans un tabac, et je me suis pogné à fond avec le caissier ! Un gros connard qui pensait que j'étais un "teen" insultant ! Le pire, c'est que j'avais mal calculé mon truc et je lui devais 10 centimes ; ce fut le drame ! Il m'a shooté: "T'aimes pas ça ? Ça te fait chier de me donner 10 centimes de plus ?" et moi, de répondre, gros sourire: "Au contraire ! Plus je me débarrasse de mon change, mieux c'est !" et il me dit sec: "J'en ai rien à foutre ! Va au diable !" LOL. C'est drôle de voir comment les marchands peuvent se faire des jugements sur leurs clients sans savoir vraiment à qui ils ont à faire. Enfin, le mec avait l'air de vouloir se battre, donc j'ai laissé tomber le truc !

Je fais des rêves érotiques à fond ces derniers jours ! J'ai les hormones dans le tapis; malade ! J'arrête pas de rêver à des mecs que je connais pas ou à des relations passées, et chaque fois qu'on arrive pour passer à l'action, je me réveille !


On devait aller à une soirée électro qui coute 26 euros ce soir. Je pense que je vais laisser tomber ça. Ma relation avec Francis est étrange. Ça m'étonne qu'il ne pose pas beaucoup de questions à propos de mon passé. J'ai laissé filer les mots "trip à 3", "ex-blonde" et "chum". Si j'étais lui, je serais quand même curieux ! Mais bon... je ne pousse pas l'interrogatoire non plus. Il doit me trouver fucké peut-être, mais anyway, c'est toujours un compliment pour moi quand quelqu'un me trouve fucké !

4e verre de vin. Je crois que je vais aller me promener dans la ville comme un saoulon après ! Le temps est parfait pour flaner. J'aime bien Lyon. Je crois que je l'ai déjà dit lol. En fait, j'aurais pu vivre à Lyon, Nice ou Aix. Mais Aix a gagné, parce que j'étais simplement trop paresseux de faire des recherches sur d'autres villes !!


Pratique: tu reçois un appel urgent, tu dois être à l'autre bout de la ville dans 10 minutes. N'appelle pas de Taxi, ne va pas chercher l'auto ! Prends un vélo dans ces "machines distributrices... de bikes !" Rapide, efficace, peu couteux et offert aux trois coins de rues, donc tu le dompes n'importe où après être rendu à ton rendez-vous ! Ingénieux !

J'écoute la chanson "Breathe" de Sia, la première chanson que j'ai écoutée à mon départ, les larmes aux yeux... celle qui termine à tout jamais la série six feets under. Ça me fait sourire maintenant. J'étais un gamin à l'époque.

5e verre ! Je sens la saoulerie m'envahir! J'ai tellement besoin d'une baise, my god, je me peux pu ! C'est fou comme je me rends compte que le sexe, finalement, c'est ultra sain pour l'esprit ! En plus, à Lyon, je vois pleins de pédé se tenir la main ! Miam ! Finalement, heureusement que je vis à Aix ! Ça calme les pulsions ! Enfin, je peux au moins me réconforter en me disant que j'ai un mec qui m'attend à Montréal ; en espérant qu'il ne se soit pas trouver quelqu'un d'autre !


Ah ! Et mes amis. J'espère les retrouver en grande forme. Je sais que Simon s'en va à Katimavik en septembre. Ça lui fera tellement de bien, ça va le faire vieillir un peu. Tant mieux pour lui !

La serveuse est pas mal cute en tout cas ! Ah ah ! Je pense que je vais aller faire quelques photos de la ville !


Petit vidéo de 20 secondes dans le théâtre Romain
(Francis veut pas se faire filmer lol)


25 mai 2006

Construire la joie la plus ultime...
afin de la détruire.


Archive - Taste of Blood


Le nouvel Archive est sorti. Je ne m'attendais plus à rien avec Archive (puisque je reste un inconditionnel de "Londinium"). Tout de même, deux pièces intéressantes sur ce disque (Headlights et Taste of Blood), et une pas mal (lights). Et vous savez le meilleur dans tout ça ? La musique m'a redonné l'inspiration !

Bon je mens un peu, parce que j'ai retrouvé l'inspiration il y a 2 jours. Et je n'avais pas encore entendu les pièces d'Archive. Elles sont tellement douloureuses qu'elles me motivent à continuer mon inspiration disons ! À la base, ma prochaine nouvelle sera dédicacée à une chanson ! Eh oui ! Comme quoi la musique sert à plusieurs choses !

Si tout va bien et que je termine ma nouvelle (ce que je souhaite fortement), j'aurais écrit une trilogie du malheur à Aix en Provence lol ! Je suppose que les trop pleins de joie amènent la mélancolie dans l'écriture ? Une chose est sûre (mais ça, tous ceux qui m'ont lu le reconnaîterons depuis le début), j'aime les histoires qui finissent mal !

En fait, j'adore le scénario typique: Construire un début de texte où la joie règne, ou l'amour vit ou tout est positif et parfait... et lentement, faire descendre d'un cran les plaisirs, tomber de plus en plus dans une noirceur et finir le tout apocalyptiquement. Je suis ainsi je suppose ; même si je ne voudrais pour rien au monde vivre ce que vivent mes personnages.

Je crois que la souffrance à travers les personnages dans mon écriture est cathartique. Ça me permet de m'engouffrer dans une douleur, dans une tristesse, et de ressortir au grand jour rayonnant.

Je suis vraiment, mais vraiment inspiré pour ma dernière nouvelle. Après une première nouvelle sur un complot, une deuxième plus naturelle sur la disparition des ressources, ma dernière nouvelle s'attaque à la jalousie possessive ! (Ben quoi ! J'ai suivi un cours de jalousie, il faut bien que je m'en serve haha !)

Bref, je suis bien heureux d'avoir retrouvé le goût aux mots. Sinon, j'ai recommencé à m'entraîner chaque jour depuis lundi. Ça ne se remarque pas encore ; Berthe est passée dans le couloir tantôt et elle m'a dit que chaque fois qu'elle me voyait, elle trouvait que j'engraissais de plus en plus. Ah ben calvaire ! lol ! Ça m'a donné un coup, mais en même temps, ça me motive à ne pas lâcher l'entrainement. Je veux pas revenir avec une grosse bédaine au Québec.

Je suis allé magasiner hier. Ça fait toujours du bien d'acheter des nouvelles fringues. D'ailleurs, je n'ai jamais autant magasiner de toute ma vie depuis que je suis en France. J'ai bien hate de voir comment je vais faire pour ramener tout ce stock !! Et oh god ! Je me suis acheté... une chemise ! Moi qui m'étais dit que plus jamais je n'achèterais de chemise de ma vie, parce que je finis toujours par la porter une ou deux fois, et par pogner les nerfs parce que je déteste ça lol ! Mais je la trouvais vraiment belle ! Entk !

Ce soir, je crois bien que je vais aller faire la cuisine chez Benjamin, un petit lapin au vin blanc, ça fait longtemps.

Demain, je pars à Lyon avec Francis. On a prévu de sortir pour les "Nuits sonores électroniques". Ca va faire bizarre de seulement sortir à deux ensembles. On est un peu de deux mondes différents, et pourtant, j'ai hâte de voir ce que ça va donner. Si on va s'entendre en voyage, ou si au contraire, ça va être la pire fin de semaine de ma vie lol ! On verra bien. Ce qui est sur, c'est qu'il y aura probablement des excès d'alcool...chose qui n'aidera pas mon ventre.

Bon. Je retourne à mon écriture. Je la sens vraiment bien cette nouvelle. Joyeuse au début. Douloureuse et destructrice au final. Je me suis jamais vraiment demandé pourquoi j'adorais les trucs sombres et dramatique ? Peut-être que je suis trop bien avec moi-même. Je ne sais pas.

London, 17-20 mai 2006

Salut Big Ben !


Hammersmith, London May 18th

Hi Everybody ! I'm in London for 4 days ! I was too tired to write something yesterday (plane, trains, tubes... all this shit make me sleep !) and well... When I leave the Underground, the rain begins ; just 4 me, yeah ! But I found my hotel and everything is sweet now ! Ok, ok ! I'm so poor in english, I'll stop that now !

Bonjour les français ! Guess what ? (bon ça y est, quand je me mets à parler en anglais, je réfléchis en anglais aussi lol). Il y a quelques percées de soleil aujourd'hui ; un miracle pour cette sombre ville d'Angleterre ! Il fait 17 degrés (ça fait changement du 32 degrés à Aix !)

En arrivant à l'hôtel, j'ai raconté mon premier mensonge en anglais ! J'ai dis que mon (ex) amie venait de perdre sa mère, et donc que j'étais seul pour mon séjour. Je sais, faut pas déconner avec la mort. Je me sens quand même un peu moins coupable, parce que sa mère est réellement décédée. Mais bon, ceci m'a quand même value une réduction du prix de la chambre. Au lieu de payer 110£, la fille m'a chargé 95£, C'est juste 15£ de rabais, mais c'est quand même 35$ canadien !

Ce matin, je rencontrais le père du gosse de 13 ans qui ira voir Radiohead en ma compagnie lol ! Il est arrivé à l'heure (j'adore!) et il n'y a pas eu de chi-chi. Il s'est juste assuré que c'était pas un "fake ticket", mais je lui ai garanti que non, lui disant même que j'allais être assi à côté de son kid.
50£ empoché ! (et je rends un enfant heureux en plus ! Ca n'a pas de prix ;P) Je me sens bien, je dois le dire. Et c'est fou comme mon anglais s'est amélioré. À force d'écouter des émissions de télé américaine, ça joue dans le petit cerveau ! Je me suis moi-même surpris à faire la conversation avec la fille de la douane qui me demandait ce que je venais faire ici lol ! (Tiens, c'est fini le soleil ! Ça n'aura duré que 2 heures lol ! Les gros nuages se promènent à vive allure, pour vu que la pluie arrive pas trop vite, parce que c'est chiant ne pas pouvoir visiter une ville quand t'as rien à foutre !)


Ce voyage en solitaire me fait prendre conscience d'une chose essentiel ; je plains les gens solitaires, ceux qui sont vraiment seul le 3/4 de leur temps. J'ai déjeuné en solitaire ce matin, et bon dieu que c'est plate ! Je n'arrive pas à croire que des gens puissent supporter la vue d'un mur toute leur vie. Bref, je me rends compte que de plus en plus, je sens que j'ai fais le tour de mon trip, que j'ai hâte de retourner voir ce qui se passe au Québec. Je me sens prêt à affronter les étapes suivantes.

J'ai fait l'ultime annonce à mes parents. Ils avaient l'air très déboussolés, mais je peux les comprendre en même temps. Ton fils, qui n'a jamais quitté la maison plus que 2 semaines, part pour une année. Et avant même de revenir, il annonce qu'il repart. Mais bon, ce sont les choses de la vie, ça doit arriver un jour ou l'autre, et 22 ans, c'est pas si tôt non plus. Je suis prêt pour Montréal, pour le retour à l'école, pour la demande à la maîtrise (God ! Ils en prennent juste 12 par session ! Faudra me montrer impeccable !), pour un nouvel emploi, de nouveaux défis de couple. Ça fait beaucoup pour 2007, mais je me sens confiant. Après ce que j'ai vécu en France, je sens que j'ai évolué d'un bon 5 ans en même pas 10 mois. (Ça y est, il pleut lol !) Je crois que c'est ce que j'avais besoin ; je pense que c'est peut-être une des meilleures choses que je pouvais choisir de faire. Je pense pas l'avoir fait pour les autres ou pour une certaine fierté ; c'est vraiment un coup de poing que j'avais besoin de me donner, une petite claque pour me dire: "Réveil ! Tu sais pas la chance que t'as !". Je ne dis pas que je suis "guéri" de mon égoïsme d'enfant unique, mais je crois que je tiens beaucoup moins aux choses et à l'argent. Le fait de vivre dans une petite pièce, avec peu de ressource et presque pas d'intimité, crée une ouverture au monde, fait disparaitre les caprices de gamins, du moins, ça fait prendre conscience qu'on prennait trop pour acquis ce qu'on avait avant.

Depuis quelques années, j'avais perdu l'espoir de l'Avenir (avec un grand A svp !). Et puis maintenant, j'ai l'impression que l'espoir revient, elle revient avec un bagage d'expérimentations qui me servira. (Bon ! Là il fait soleil et il pleut en même temps !)

12:52 pm

Je dois avouer que Hammersmith n'a pas un cachet très renversant lol ! Déambuler ici me rappelle mes premiers pas à Londres, en 2001. L'architecture strict et sombre, pas d'envolée comme en France. Je peux comprendre un peu leur retenu, j'y reviens souvent: mais le putain de temps doit assomer ici !

J'arrive pas à me faire aux voitures qui arrivent à ma hauteur et où je ne distingue pas le conducteur (ou pire encore: un chien à la place du conducteur qui sort sa tête et qui te tire la langue lol !), car il est à droite ! (Ça me donne l'impression de voir des voitures-fantomes!)... Je me suis acheté une bouteille de vodka et du pepsi. Je ne sais pas à quelle heure je devrais commencer à boire lol ! Je ne veux pas être trop pété non plus, et je veux surtout pas aller aux toilettes 100 fois pendant le show. (voilà pourquoi j'ai évité la bière !)


Heureusement que j'ai une télé dans ma chambre lol ! Encore six heures à patienter. On ne fait qu'attendre dans la vie, une longue attente ponctuée de moments intenses. Espérons que s'en soit un ce soir !

Je remarque que la famille semble beaucoup plus importante ici qu'en France (ou du moins, c'est plus voyant dans la ville). Il faut dire qu'il y a un parc à chaque coin de rue. Au moins, je peux squater une place quand il pleut pas ! Bien évidemment, on annonce de la pluie pour vendredi et samedi. Joie !

Je suis entrain de me demander ce que je vais bien pouvoir faire à mon retour en France. À part aller à quelques cours à l'aveuglette, j'aurai tout mon mois de juin de libre. J'aimerai bien me remettre à l'écriture, paufiner quelque chose. Pour ma demande en maîtrise, je dois joindre quelques écrits, mais c'est 5 pages max. C'est trop peu ; ou c'est trop. Dans le sens où c'est trop peu pour élaborer un récit, mais c'est trop, car la concision m'a toujours posé problème. J'arrive à ne plus savoir quoi dire. En fait, pour ce dossier à envoyer, je compte bien me servir des lettres d'appréciation concernant mes romans prédécents. Ça peut peut-être m'aider à obtenir une meilleure crédibilité, puisque certains éditeurs connaissent déjà mon nom. Je songe aussi à envoyé ma nouvelle "Le départ des Eaux" à la revue Lapsus. Bon, elle dépasse les critères demandés, mais qui sait... ! Ah oui, il faut vraiment que j'écrive une dernière nouvelle avant mon départ. J'en avait commencé une qui s'appelait "L'appât", mais après dix pages, je la trouve trop anecdotique.

3:40 pm

Retour à la chambre d'hotel. Un drink à la main. J'ai parlé un peu avec le kid de 13 ans sur Internet. Ce sera son premier concert (ça va de soi à son âge !). Je suis pas sur que mes parents m'auraient laissé aller à un concert tout seul à son âge ! Je lui ai dit de bien remercier son père !


J'ai du temps pour réfléchir... mais à quoi ? On dirait que je suis si bien avec moi-même, avec l'être que je suis devenu. On dirait que j'ai soudainement une confiance aveugle en l'avenir. Ce doit être la jeunesse qui veut ça.

Je me questionne beaucoup sur mon retour ; les appréhensions de mon retour. Sur le "comment ça va se passer" et surtout, sur les amitiés; qu'en restera-t-il ? Je sais que je vais "éliminer ou perdre" des gens ; des personnes dont je n'ai aucune nouvelle depuis un an, des gens avec qui je n'ai pas converser une seule fois sur Internet non plus. En même temps, je me dis que ce ménage me fera du bien. Histoire de repartir en neuf, avec des personnes que j'aime et qui tiennent à moi.

Le carré ne sera pas réuni pour bien longtemps encore. Décidément, c'est dans nos habitudes ! Depuis 2 ans, le carré n'est jamais un carré ; et perso, je crois que c'est ce qui fais sa force. Après notre voyage à 4, dernière fois où nous sommes vraiment restés réunis, Annie est partie une année à Katimavik, de retour avant l'été, c'est Simon qui nous a quitté pour un voyage au Portugal, puis j'ai quitté en septembre pour l'année, et à mon retour, c'est Annie qui part vivre en Ontario. Nous sommes rarement un carré finalement. Je souhaite tout de même garder le contact avec ces 3 amis, parce qu'ils sont différents de tout ce que j'ai rencontré auparavant.

Côté amour, ça fera quand même étrange de revoir mon mec et de vite déménager avec lui. Mais c'est vraiment ce que je veux, peu importe le temps d'adaptation. Mon mec est tellement populaire côté emploi/cerveau. Il se fait proposer des jobs un peu partout, il va ramener plus de cash à la maison (petite peur d'inversion des rôles). J'aimerais qu'il travaille pour l'hopital Sainte-Justine, mais je sais pas exactement pourquoi. Il me semble que je le vois bien là, près des enfants. Si j'étais une gonzesse, je voudrais bien me faire enfanter par mon mec (hahaha, mais qu'est-ce que je raconte lol!), il me semble que mon mec serait un bon père. J'espère seulement qu'on va bien s'entendre en appartement. Je connais mon caractère, et bien qu'il se soit adouci, je sais que je ne suis pas le mec le plus facile à vivre. J'ai besoin d'indépendance, de solitude pour écrire mes textes. Heureusement, il y a le "Playstation" ! Eh oui! Il est adepte de cette boite noire, ce qui l'occupera sensiblement lorsque je serai moi-même occupé ! Bon, j'irais bien lui faire une petite pipe pendant qu'il joue (un de ses fantasmes lol!). Moi, mon premier fantasme d'appartement, c'est de voir mon homme arriver à la maison après une dure journée de travail, s'évacher dans un fauteuil, s'ouvrir une bière et m'ordonner de venir entre ses deux jambes ! Ben oui quoi ! Je suis comme ça, toujours prêt à rendre mon mec heureux LOL !

Hey j'en ai vu du pays pareil hein ? Je veux dire; mon seul regret aura été de ne pas être aller en Europe de l'Est. En même temps, c'est une bonne excuse pour revenir faire un voyage dans un an avec mon mec ! Sinon, il y a aussi Rome et Naples que je voulais voir, mais ça peut attendre. Il faut se laisser des rêves et ne pas tout faire d'un coup. En plus, je dois avouer que je suis quand même un peu déçu par l'Italie. Je m'attendais à quelque chose de plus spectaculaire. Je trouve que la plupart des villes ne sont pas très propres. Mais quand même, l'Europe reste mon premier amour.

Ça achève la vie ici. On dirait que je me suis tellement adapté que je n'y crois pas. J'ai même osé dire à Ben, Rebecca et son amie, lors d'une soirée Sangria:" Je l'aime MA ville !" en parlant d'Aix en Provence ! J'ai hâte de rentrer chez moi, mais en même temps, j'ai peur que rendu au Québec, je regrette gravement ma vie d'ici. Chaque étape une à la fois, je sais. Ça ne sert à rien d'avoir des regrets non plus. Moins de 45 jours avant le retour. Le temps file... les vacances achèvent.

Sérieux, la seule chose que je ne supporte plus (à part être devenu alcoolo et fumeur), c'est mon corps ; qui manque d'entrainement. J'ai hâte à mon retour pour ça. Repartir à neuf, refaire mes muscles disparus, et éliminer mon "bid" qui m'accapare ! Être gros en été ! La pire insulte ! Espérons qu'en un mois, je réussisse à stabiliser ça ! Régime drastique à mon arrivée !

5:31 pm

Ça y est ! Je suis complètement saoul (vous l'aviez surement remarqué depuis quelques paragraphes lol!). J'espère que ça va durer jusqu'à Radiohead ! Oh god ! Je sens que je vais donner un mauvais exemple au kid de 13 ans lol !! Faudrait bien que j'aille me chercher quelque chose à bouffer. À peine une heure 30 avant le concert ! Je m'attends à rien, c'est mieux ainsi, mais je serais un homme heureux s'ils jouaient: "Let down", "Go slowly", "Fake plastic trees", "Bullet proof", "Nude" et "Climbing up the wall" (voyez comme je m'attends à rien haha). Bon, j'espère au moins obtenir 3 chansons sur ces 6 là ! Ok. Un dernier verre et je sors lol. J'ai envie d'une pizza. Je viens de vider 350ml de vodka. Vilain max !


11:30 pm

Ok... Aurais-je perdu ma Radiohead-fan-attitude ? Sérieux, je me suis emmerdé à fond à ce concert. Aucun frisson. Évidemment, il y avait un gros connard qui chantait à tue-tête derrière moi (je suis toujours pogné avec eux). Sur les six chansons que je souhaitais, seulement 2 ont été joué. "Nude", très bien interprété, et "Let down", où Thom a fucké le 2e couplet au complet. Pour le reste, rien d'extraordinaire, je trouve que ça tourne en rond, que ça sonne toujours pareil. Je crois que Radiohead n'est plus un de mes groupes favoris. D'ailleurs, la notion de groupe favorie ne me semble plus au goût du jour me concernant.

Je pense que j'étais pas assez saoul ! Voilà ! lol ! Ou il aurait peut-être fallu me geler, mais entk, je me rends compte qu'ils sont loin les concerts de 2001 qui me foutaient les larmes aux yeux ! Je vieillis, je suppose. Ça me fait chier pareil de ne plus tripper autant qu'avant dans les concerts. Ils ont fini le show avec "Everything in it's right place". Calice que je suis pu capable de cette chanson-là en fin de concert. Même chose qu'en 2003, je suis dégoutté ! Et pourtant, je suis pas capable de m'enlever de la tête la putain de phrase:"Yesterday, I woke up sucking a lemon"! Grrrr

19th, 4:00 pm

Ok ! J'en ai définitivement marre ! Lol ! Je ne porte vraiment pas Londres dans mon coeur ! Ça n'a rien à voir avec les gens ; ils sont plutôt sympas. Seulement, cette ville ne m'attire pas et je crois bien qu'elle ne m'attirera jamais ! Les changements de température et de temps 40 fois par jour ; supporte pas !


Je suis quand même aller dire bonjour à Ben ! Ben oui quoi, je l'avais même pas vu en 2001 ! Là, je suis dans le Green Park, devant le Buckingham Palace. Ça me fait bien rire tous ces trucs royaux qui durent encore aujourd'hui. C'est un peu "hors temps" ces histoires de Reine et de Prince, mais ils ont tellement l'air à aimer ça ici ! (tous comme les potins artistiques lol)!

Je rencontre un mec dans 2 heures et demi. Il achète mon ticket de surplus pour Radiohead et il m'héberge pour la nuit. J'espère qu'il sera bien là, sinon je vais faire dur lol ! La pluie se fait sentir encore... Je regarde les gens, et ils n'ont pas l'air d'avoir froid. Pourtant, ils sont presque pas habillés et le vent est vraiment glacial ici. L'orage se prépare, je rentre dans une station de métro.

20th, 5:15 pm

Eh bien voilà ! Ça tire déjà à sa fin. Je suis à l'aéroport. Je dois avouer que j'étais très déçu du concert du 18th, mais heureusement, la prestation d'hier était beaucoup mieux ! J'ai eu droit à "Street spirits", "exit music" et je suis un peu fru contre moi, car ils ont joué "Go slowly" alors que je pissais dans les toilettes. Faut dire que j'avais bu 3 litres de bière lol ! C'est peut-être ça qui m'a fait apprécier le show !


J'ai rencontré Tanguy à 18h30 devant Victoria Station, comme prévu. Juste avant, j'ai eu la plus longue conversation en anglais de ma vie avec... un itinérant ! Ils sont vraiment cool, respectueux et polis ici ! Au début, je sentais qu'il voulait du cash, mais finalement, il m'a fait la conversation pendant un bout . On s'est même serré la main à mon départ. C'est pas à Montréal ou en France que j'en ferais tout autant ! En plus, ça doit être tellement difficile être un itinérant... à LONDRES ! Tout est tellement cher ! C'est fou ! Ce n'est jamais une ville où je vivrais ! (je sais je me répète lol)

Tanguy est très sympathique. Il me faisait un peu penser a l'acteur principal de l'Auberge Espagnole. On s'est tout de suite bien entendu et la discussion principale a tourné autour de la musique bien sûr. On s'est tappé un Burger King en prime après le show (genre mon 2e ou 3e fast-food depuis mon arrivée en Europe lol!) et on a parlé pendant longtemps de ce qu'on écoutait. C'était génial, ça m'a fait pratiqué ma mémoire musicale !

Sa chambre de résidence est un peu plus grande que la mienne, mais... ouf ! Il paie 80£ par semaine ! 240£ par mois ! C'est environ 500$ canadien ! Pour donner une idée, je paie 140 euros par mois pour ma chambre, donc environ 220$. Enfin, c'est la vie hein !

Je n'ai pas eu de difficulté à dormir du tout, je dois dire que j'ai très bien dormi et pour une fois, je me suis levé à 11h du matin! (pas d'obligation d'aller prendre un petit dej avant 9h le matin lol!)

Par contre, je ne suis pas trop fier de mon alimentation: Sandwichs, chips, friture, burger et pizza. Mais putain qu'elle était bonne la pizza ! C'était jouissif ! La France sait pas comment en faire des semblables, et c'est bien dommage !

Ce matin, on est allé voir un des amis à Tanguy pour qu'il grave un disque de Godspeed you ! Black emperor que j'avais. Très sympa aussi. Je lui ai promis de lui envoyer mes sauces à poutine que je n'utilise plus ! Il avait l'air bien heureux lol ! Tanguy, lui, n'aime pas le fromage ! Un français qui aime pas le fromage ! Étonnant !

On a beaucoup discuté de littérature aussi. Il était vraiment réceptif et naturel. Ça m'a fait du bien de rencontrer quelqu'un d'aussi sain. Je dois dire que tous ceux que j'ai rencontré à Londres ont été d'un respect et d'une gentillesse inouis. Je suppose qu'il faut bien que quelque chose compense pour le mauvais temps !

Bon, je dois aller m'inscrire pour mon vol. Je sens que je vais être vraiment assomer vers minuit ce soir... Hate de retrouver mon petit "confort" de chambre. Et ensuite.... et ensuite quoi ?

Eh bien voilà ; je ne sais pas ce que juin me réserve. Moi, je sais que je ne lui ai rien réservé...



17 mai 2006

London nights

Radiohead - Go Slowly


Je suis assuré que la plupart de mes amis au Québec vont contredire ce post et ma "propre personne", pourtant c'est vrai.

Depuis que je suis en France, j'ai changé certes, mais j'ai changé dans un sens où je suis devenu plus confiant en l'humain, ce qui à vrai dire, ne m'apporte que des complications. Je fais trop confiance aux gens peut-être. Non, disons le: J'ai carrément une poignée dans le dos !

Je n'en reviens juste pas de m'être fait rouler par cette conne de Liza ! Comment j'ai pu être aussi confiant envers elle. C'est fou, je ne me reconnais pas, et je me rends compte que mon ancien moi était peut-être plus suspicieux envers les gens (et envers son argent !), mais au moins, je perdais moins au change !

Je pars donc seul à Londres, parce que cette connasse a fait tout le contraire de ce que je lui avais dit. Sérieux, je suis scorpion, et je sens mon signe qui pousse pour sortir de moi. Ça marche dans un shéma progessive, qui finit en hauteur ou en chute. Je donne ma confiance graduellement, je prévois des trucs, je rends service, et ensuite, vient la plus grande étape (de la part de l'autre); s'il répond bien à mes attentes, tout roule et tout va bien, je le fais entrer dans le cercle de mes amis, mais si les complications s'accumulent, je suis conciliant une fois, deux fois peut-être, mais ensuite, je coupe contact pour toujours.

C'est comme ça que j'agis depuis le secondaire, et je pense pas que ça va changer de si tôt, surtout pas après la chiennerie qu'elle m'a fait l'autre conne ! Je l'avais prévenu, je lui avais dis: "Ne m'annule pas ça à la dernière minute avant le départ là ! Dis-le moi une semaine d'avance si tu ne peux plus!) Eh bien, elle cherchait le trouble en criss, parce qu'elle a fait tout le contraire de ce que j'ai dis.

D'abord cette conne annule pour le concert du 19. Bon ok ca va, c'est plus que 5 jours d'avance. Je suis un peu fru, mais je réussi à revendre le billet et à annuler la nuit d'hotel. Mais quand hier, elle m'a écrit par texto (même pas en personne voyez-vous !) que ça ne marchait plus, j'ai péter un cable et je l'ai envoyé se faire foutre à tout jamais.

Suis-je le seul au monde qui a un peu de compassion pour les autres ? Il me semble que lorsque quelqu'un m'invite à une place, ou lorsque l'on prévoit un projet, et que j'accepte, que je donne ma parole, même si des problèmes surviennent entre temps, je me suis toujours arrangé pour tenir cette parole, pour être présent, pour au moins avertir des complications plus que 24 heures à l'avance. Je ne comprends pas les gens qui sont détachés de tout, qui te prennent pour une valise. Oh qu'il est bon le Max ! Il a tout mis sur sa carte de crédit ! (J'ai pas de problème à faire ca. Si tu me dis quand tu me rembourses, ca va me faire plaisir de te dépanner, mais quand ca fait des mois que j'attends, ou que tu te contredis sur ta date de remboursement, encore là, tu me perds). Est-ce que je suis trop égoiste ?

Yo, c'est tellement diffile de gérer son cash ici (enfin jusqu'au bout du voyage, en étant sur d'arriver) qu'on peut pas se permettre de ne pas faire confiance aux autres. Je veux dire, si tu rends un service en payant quelque chose à quelqu'un, cette personne connait ta situation, elle sait que t'es pogné comme tout étudiant en fin de parcours, elle devrait se forcer le cul pour mettre les choses aux clairs. Ah les questions d'argent ! Toujours un problème ça hein ! Et pourtant, quand j'emprunte de l'argent (ce qui est somme toute assez rare), il me semble que je me précipite pour le rembourser, j'ai comme une peur intrisèque que ça casse une amitié à laquelle je tiens.

Enfin, tout ce long discours pour dire que j'ai flushé une amie (sic) qui ne tenait pas tant que ça à moi finalement ! On apprend hein. Ça va me couter cher d'apprendre par contre. 220$ pour une chambre double que j'occuperai seul. Tout est booké à Hammersmith et je ne peux pas annulé ma réservation, le délai étant passé.

Heureusement, j'ai réussi à vendre les deux tickets de Radiohead (en souhaitant que ces personnes se présentent à Londres, parce que ce sera des échanges en main propre). Alors là, vous allez rire ! Le premier ticket, je l'ai vendu à un gosse de 13 ans ! (Wow ! Le fan !) Enfin, ça va être weird pareil je le sens. On va être assi à côté, je vais avoir l'impression de jouer au babysitter ! Maybe je vais mieux pouvoir converser en anglais avec un gosse haha ! Et le deuxième ticket, je l'ai vendu à un mec de mon âge, un étudiant erasmus qui va m'héberger pour la nuit du 19. Je m'en vais donc dans le coeur de Londres, rencontrer pleins d'inconnus ! La joie !

Non, sérieux, je sais pas trop quoi en penser. Je n'aime plus vraiment les voyages solitaires... surtout dans les pays anglais. Il pleut, c'est moche, ça déprime, et tout ce qu'on peut faire c'est lire, écrire, boire et fumer. Enfin... C'est Londres quoi ! Une ville que je n'ai jamais porté dans mon coeur, et pourtant, je pourrai dire dans quelques jours que j'aurai vu Radiohead 3 fois là-bas. J'espère que le show va valoir la peine sérieusement, parce que pour le prix que ca va me couter ce petit trip, je ne veux pas regretter ma folie musicale.

Je prends l'avion dans 3 heures. Will See...

14 mai 2006

Touché, coulé ?

Il y a deux jours, j'ai fait un rêve. Un de ces rêves qui vous reste en mémoire et qui ne s'en iront pas tout à fait avant d'avoir été écrit quelque part...

Je me retrouve sur une île, une île habitée, sympathique, une île où il y a des maisons de campagnes, des terrains bien séparés, un peu comme une banlieue du sud. Bien qu'il n'y ait pas de rues, seulement des chemins de terres, et près de la mer, un rivage de roc, des cailloux, pas de plage de sable.

Je suis d'abord seul, marchant à travers cette ville fantome, une planche de surf à la main. J'ouvre la porte d'une maison que je ne connais pas, je pénètre à l'intérieur, il n'y a personne. Je traverse le salon, la cuisine, puis je sors par la cour arrière. La cour est vide, il n'y a que du sable et des roches, pas de gazon. Je contourne une mince cloture et je sors sur un chemin de terre. Je tourne en rond, je perds patience, je ne trouve pas la mer. Je ne la trouverai pas cette nuit là.

Ellipse

Le soleil me brûle la peau et je me retrouve sur un campement. Il y a deux autres hommes avec moi. Ils ont l'air en couple. Je me rends compte que nous sommes à côté d'une mer aguichante. Elle est calme par moment, mais elle offre de très belles vagues aussi. Je prends ma planche, et je n'ai que quelques mètres à faire avant de me jeter à l'eau, avant d'affronter l'eau. Je m'élance, j'attaque les vagues, je les contrôle, je réussis.

Ellipse

La nuit est là, mais je ne suis pas retourné au campement. J'ai fais le même chemin qui m'avait amené à ne pas trouver la mer, mais cette fois-ci, j'attéris dans un endroit où seuls les fous s'y rencontrent. Comme si la plage avait changé de maître, elle est devenue d'une violence effroyable. J'observe les quelques personnes qui osent s'approprier les vagues, je suis en grande réflexion devant la plage. J'ai l'impression que si je m'y lance, je vais y mourir, mais j'ai aussi l'impression que si je n'y vais pas, je vais le regretter toute ma vie. Il fait nuit, mais je distingue très bien la montée, l'écume, le fracas de cette puissante eau. La planche serrée contre une hanche, je fais deux pas, puis je m'arrête, encore hésitant.

Je me réveille.

Ça peut paraître hyper banal comme rêve. Mais j'y vois tout à fait un avenir prochain. Ce qui me choque dans ce rêve, c'est que je ne sais pas si je me lance ou pas. Si je m'étais vu mourir sous les vagues, j'aurais compris qu'il ne fallait pas m'y lancer. Si j'avais refusé d'y aller, j'aurais compris qu'il aurait fallu foncer dans la vraie vie. En ce moment, je ne sais que penser. Je reste dans cette entre-deux, ne sachant pas sur quoi exactement je dois me lancer ou au contraire reculer. La vie se chargera bien vite de me le faire découvrir, je suppose.

Entk ! Dans un ton plus léger ; je suis une bombe à retardement !!! LOL. Je sors de ma 10e grippe depuis mon arrivée en France. J'ai vidé 2 bouteilles complètes de sirop pour la toux et la je n'en ai plus, donc il ne faut surtout pas que je retombe malade ! C'est fou pareil, 10 fois malade en seulement 8 mois ! La cigarette doit y être pour le 3/4 responsable. J'en ai de plus en plus marre de tiré sur une clope. Ça ne me ressemble plus, j'ai passé le trip. Le problème, c'est que dès que je sais que j'en ai, on dirait qu'il faut que j'en fume, c'est juste impulsif. C'est comme la drogue, si j'en garde avec moi, je sais que je vais être gelé chaque jours jusqu'à ce que j'en ai pu. Et c'est presqu'une délivrance de ne plus en avoir à la fin. Ça s'en vient ainsi avec la clope. Elle me manquera surtout dans les moments alcooliques, mais faudra surmonter ca !

Mais bon, je viens de complètement m'éloigner de mon sujet ! Je recommence donc: Je suis une BOMBE à retardement !!!! Puisque je n'ai pas eu de relation sexuelle depuis des millions de minutes, tout autour de moi prend une forme sexuelle. Je matte comme un malade, que ce soit les gens ou les pubs ou les magasines ou les émissions de télé (surtout ça dernièrement!), je deviens fou. Aix en Provence est LA ville où tout le monde est bien snob... mais HYPER violable ! Si j'avais pu cliqué des doigts et coucher avec tout ceux qui attiraient mon oeil, j'aurais encore une liste de 20 000 étudiants à passer genre ! Il y a trop de cute face ici, je commence à devenir nunuche dès que je vois un beau mec (ce qui veut dire à chaque coin de rue). Mon mec a besoin d'être bien en forme à mon retour, parce que je crois que je vais être plutôt exigeant les premiers jours lolll

Et puis, hier, je me suis mis à écouter "Prison Break". Ok ok ! Je l'avoue, c'est pas juste pour l'histoire, c'est aussi beaucoup pour: Wentworth Miller. OH MY GOD ! Je me lasse pas de regarder ce mec à l'oeuvre dans cette émission passionnante. En plus, je trouve qu'il a quelques airs de mon mec, et ça me fait tourner la tête bin raide lol !!! Je veux que mon mec soit comme lui rrrr :P


Enfermé en prison avec lui ? Anytime !


Miammm

Bon ok, on voit bien que je deviens complètement marteau quand je suis privé de sexe pendant trop longtemps. Tsé... je me rends compte que c'est la première fois que je suis privée de cul aussi longtemps dans toute ma vie (si on compte pas de l'âge de 0 à 8 ans bien sur !)

11 mai 2006

Nouveau départ

Eh bien, eh bien ! J'ai reçu un courriel de la directrice de la caisse populaire de Chateauguay (endroit où je travaillais au Québec). Elle me dit que compte-tenu que je reviens de France seulement en juillet, elle ne peut pas m'engager pour l'été. Eh ho ! Pourquoi elle ne me l'a pas dit avant mon départ ?? C'est quoi cette connerie ? J'avais signé un contrat pour une année sabatique qui me garantissait mon emploi à mon retour. Et bien là, ça l'air que "pu rien" ne m'attend à mon retour. No job ! C'est tout un bordel ça; moi qui m'attendait à faire le plein d'argent cet été, ça n'a pas l'air que ça va arriver.

Pourtant, je n'arrive pas à être frustré. Au début, je voulais donner ma démission et partir à neuf en revenant de France. Ça bien l'air que le destin m'a écouté. Ça veut donc dire aussi que je reviendrai au Québec comme un paumé sans emploi. Et tout le monde sait que le mois de juillet est le pire mois pour trouver un nouveau job.

Nouveau départ donc ? Ça m'a bien l'air que ce sera ça. Nouvelle vie, nouvel emploi, nouvel appartement. Je ne chomerai pas à mon retour. J'espère bien que je vais trouver quelque chose au plus vite, parce que je ne veux pas gaspillé mon été à ne rien faire. Surtout pas.

Je lance un appel à tous ceux qui me lisent. (ceux à montréal ou sur la rive-sud de préférence). Auriez-vous une idée, une compagnie, quelque chose qui pourrait m'aider ? N'y a-t-il pas des éditeurs qui lisent mon site et qui aurait un poste (même secrétaire je m'en fous !) au sein de leur maison d'édition ? Je chercherais quelque chose en rapport avec la littérature, mais n'hésitez pas à me proposer n'importe quoi: Correcteur, secrétaire, journaliste, rédacteur, n'importe quoi ! Je vais avoir besoin d'argent et ceci est une urgence. Envoyez-moi un courriel cher employeur, j'ai de bonnes références et je suis très travaillant.

09 mai 2006

Une lecture très touchante du roman "Pile ou Face" de la part de "Joey Cornu éditeur"

PILE OU FACE
PAR MAXIME COLLINS
RAPPORT DE LECTURE
ORGANISATION ET CONTENU

Histoire et récit

Ce manuscrit présente une histoire choquante et originale, racontée de très belle manière et dans une langue fort bien maîtrisée. Dès l’introduction, le lecteur est plongé dans une narration franche et poétique.

Pour faire un bref résumé, le récit se situe dans un contexte d’école secondaire. Dès les premières pages, l’auteur introduit ses personnages clairement et simplement, et leur personnalité sont déjà bien définies : Alexandre Wade, le narrateur, sa copine Isabelle et leurs compagnons Jean- François, Thomas, Pascal et Jonathan. L’histoire s’étale environ du printemps à l’hiver, en passant par les vacances d’été durant lesquelles la vie d’Alex est bouleversé par un événement intérieur qui le trouble profondément : son attirance pour son ami Jean-François. Les deux jeunes hommes s’adonnent à des séances de masturbation, qui deviendront plus tard la scène d’attouchements plus intimes. Rongé par la honte, Alexandre luttera durant tout le récit contre ses propres émotions, pour parvenir à se comprendre lui-même et à affronter le jugement des autres, spécialement celui de sa copine. Incapable de lui avouer la vérité, il sera finalement confronté par la méchanceté de son ami Jean-François qui le forcera à tout avouer au cours d’un party bien arrosé. Alex fuira la honte pour se précipiter dans un accident de voiture en compagnie de Thomas, qui en restera paralysé. Le récit se termine par une série d’événements profondément tristes, soit le départ de Thomas et de ses parents qui ne pardonneront pas son geste à Alexandre, le départ de Jean-François, éconduit par Alex, et sa séparation définitive avec Isabelle.

À travers tout cela, le lecteur suivra l’évolution psychologique d’Alexandre et de ses amis, jeunes hommes au seuil de la vie d’adulte, luttant pour se trouver une place dans le monde. Ici et là, les événements de l’année scolaire viennent ponctuer le récit, ajoutant une touche concrète qui permet à l’auteur de camper solidement son histoire dans le réel. Les chapitres 9 et 10 sont particulièrement intéressants, racontant un trip d’acide d’Alexandre, ses sensations, ses hallucinations, ses réactions au monde… Son anxiété, créée par la honte de sa relation secrète, l’empêchera de faire l’amour à sa douce moitié, ce qu’il attendait depuis des mois. Ainsi, les événements s’accumuleront, les questionnements envahiront l’esprit du narrateur pour le confronter à lui-même et, dans les moments les plus difficiles, les plus troubles, il en viendra à vouloir mourir de honte.

Les personnages

Les personnages et les dialogues sont selon moi l’une des grandes forces de ce manuscrit. Chacun des personnages de ce récit a une forte présence, une personnalité clairement définie et bien traduite dans les dialogues. Sophie, par exemple, amie de longue date d’Alexandre, est un personnage très fort, une sorte de pilier dans la vie du narrateur qui l’aide à poser un regard lucide sur lui-même. Ceci est surtout traduit à travers les dialogues et les échanges, par sa façon d’agir et de communiquer avec les autres. Certains personnages réservent également des surprises au lecteur, notamment Jean-François, dont on découvre petit à petit le côté égoïste et mesquin qui manipule ses amis en espérant récolter Alex dans son lit.

Chaque personnage est ainsi fort bien défini, même si les descriptions physiques restent très restreintes. Peut-être quand même un peu trop restreintes. Seul le personnage de Pascal reste vraiment vague, mais je ne crois pas que ce soit nécessairement une faiblesse. Le récit comporte également un bon nombre de discussions vivantes, intelligentes et fort intéressantes concernant l’amour, la sexualité, la mort, la vie, la drogue, etc. Ces discussions sont à l’image du reste du récit : franches, bien écrites, réfléchies et sans tabous.

Le personnage d’Alex est particulièrement bien exploité. Étant le narrateur présent, tout le récit nous est raconté à travers sa pensée, vision lucide mais dramatique. On retrouve à de nombreux endroits son humour sympathique (par exemple à la page 30, quand il découvre dans une chambre deux amoureux occupés à copuler, et qu’il s’écrit joyeusement : « Elle est flexible Julie, dis donc! »). Également, dans les moments les plus noirs du récit, le lecteur peut très bien ressentir la souffrance profonde et la honte qui habite le personnage. À travers la poésie de l’écriture, on découvre aussi sa sensibilité profonde, par exemple à la page 33, concernant son ami Jonathan : « J’aimerais connaître son histoire et essayer de comprendre le passé qui l’a transformé en simple témoin de nos vies. »

Le nombre de personnages me semble approprié : ils sont assez nombreux et variés pour que le récit évolue sans cesse à travers leurs relations et leurs échanges, et leur nombre ne dépasse pas la limite de stockage de la mémoire humaine. De plus, chacun a un rôle clair dans le déroulement de l’intrigue et aucun d’eux n’est superflu. Même les parents d’Alex, absents la plupart du temps, participe à l’évolution de leur fils en le poussant à réfléchir à propos des parents qui travaillent trop et abandonnent littéralement leurs enfants.

Intrigue et dénouement

L’intrigue principale concerne la relation ambiguë d’Alexandre avec son ami Jean-François, sa lutte intérieure pour arriver à se comprendre lui-même et ses tentatives désespérées pour étouffer la vérité et conserver l’amour d’Isabelle. Ceci est développé à travers l’année scolaire, qui constitue un contexte solide, en constant changement, dans lequel les émotions du narrateur évoluent sans cesse au fil des événements.

L’auteur utilise généralement avec talent les coupures entres les chapitres pour tenir le lecteur en haleine ou pour clore une idée poétique et/ou philosophique. À la fin du chapitre 18, par exemple : « Je viens de perdre l’ami étrange… le fou du roi. Et plus j’y pense, plus je sais que bientôt ma princesse descendra de son trône. Le règne est terminé. Je ne suis plus maître de rien, sinon d’un échiquier vide, où tous les pions se sont cassés. »

Le récit est également bien structuré, créant un bon équilibre entre les événements dramatiques et les passages plus légers ou poétiques. Le chapitre 13, par exemple, succède à une série de chapitres plutôt ténébreuse et précède la dégénérescence émotive des derniers chapitres. En lui-même, ce chapitre représente une parcelle de soleil entre deux orages, une grande inspiration d’air frais. Le lecteur prend ainsi un instant de répit pour digérer les aveux, les confrontations et les émotions horribles d’Alex.

Le dénouement est assez original et, sans conteste, très touchant. Alex, confronté à ses amis, au rejet de sa copine et au départ définitif de Jean-François, termine son récit dans une grande tristesse, une sorte de désespoir résigné face à lui-même et au monde qui l’entoure. « Quelques larmes se glacent sur mes joues, mais je sais que le passé ne peut s’effacer. Je laisse le temps s’écouler, s’éloigner, mourir à tout jamais. Ai-je réussi à rendre quelqu’un heureux autour de moi? Je ne me reconnais plus. Où est le garçon simple, timide et aimé de tous? J’ai toujours cru qu’on ne changeait pas, mais maintenant, je sais que les événements tristes transforment les gens. La vie est une suite logique de départs imprévus et bouleversants. J’ai eu tort de jouer à pile ou face avec les personnes qui m’appréciaient. L’amour n’est pas qu’opportunisme. Ai-je trompé quelqu’un… sinon moi-même? »

Cette finale contient beaucoup de tristesse, mais également de lucidité. Je crois qu’il s’agit d’un très bon dénouement, en partie pour sa grande émotivité, mais aussi parce qu’il s’éloigne radicalement du dénouement facile, dans le style « Tout est bien qui finit bien. » Le lecteur est mené par le bout du nez et par le bout du coeur jusqu’aux dernières lignes de ce récit.

D’un point de vue mercantile

Je crois que la jeune génération de lecteurs dont je fais partie ressent une espèce d’attirance perverse pour tout ce qui s’écarte du « politiquement correct » et des chemins balisés. Une estimation très approximative me pousserait à suggérer un public-cible d’environ 14 ans et plus.

Ce récit est probablement l’un des plus choquants qu’il serait possible de publier en littérature jeunesse (les descriptions d’actes sexuels sont très explicites, entre autres), et sa teneur provocante fait partie intégrante de son charme, d’après moi. Qu’un auteur ose aborder le thème de l’exploration sexuelle entre adolescents du même sexe est déjà une idée assez originale, mais qu’il le fasse avec autant d’honnêteté ajoute encore à l’intérêt qu’on pourrait y porter.

Cependant, je sais à quel point la censure du milieu peut étouffer les productions dissidentes. J’avais déjà écrit dans un rapport précédent sur le récit « Amours dû au passé » (histoire d’amour entre deux jeunes filles) que je trouvais intéressant et même important de confronter les jeunes à certaines réalités cachées de notre société, par exemple l’homosexualité ou la drogue. Je reprends ici les mêmes arguments, en ajoutant une idée qui pourrait peut-être donner un sens à la publication d’une telle oeuvre : il serait possible de travailler ces deux textes en parallèles, puisque tous les deux racontent l’histoire d’adolescents aux prises avec des pulsions profondes compromettantes, confrontés aux jugements extérieurs et à la honte d’être différents. Peut-être pourrait-on envisager une double publication sous un thème unique, par exemple l’acceptation de soi ou l’homosexualité chez les adolescents, ou quelque chose dans ce goût-là. Ainsi, les forces communes pourraient être développées, et chacune des oeuvres pourrait participer au succès de l’autre.
Finalement, le titre n’est pas mauvais, mais il ne brille pas non plus par son originalité. Peutêtre à travailler?

STYLE

L’auteur maîtrise très bien l’écriture, la narration et les dialogues. Le développement de son style personnel est déjà bien entamé : il allie la poésie, la philosophie, l’humour, la lucidité et la sensibilité.

Les figures de style et les images poétiques utilisées par l’auteur sont souvent originales et toujours bien exploitées. Puisque je ne sais pas vraiment quoi ajouter à cette critique, et puisque les erreurs de français sont si peu nombreuses dans l’oeuvre que je n’ai aucun commentaire à formuler sur ce sujet, j’ai transcris ici quelques phrases qui m’ont particulièrement touchées et qui, je crois, permettront de se faire une idée plus ou moins précise du style développé par ce jeune auteur :

p.4 : « J’imagine souvent notre histoire comme un rêve; une abstraction chaude, tendre et surtout passionnée. »

p.13 : « Nous profitons d’un bon confort dans la famille… un confort qui a éclipsé la plupart de nos contacts humains. »

p.36 : « Une pleine lune illumine nos regards dans la nuit silencieuse. »

p.77 (à propos de la drogue) : « […] il a acheté un voyage dont nous ne connaissons pas la destination. »

CONSEILS GÉNÉRAUX À L’AUTEUR

Bonjour! D’abord, je dois dire que votre récit est très touchant. Les émotions du jeune Alex, ses questionnements profonds et ses tourments existentiels sont très bien ressentis à travers la lecture de l’oeuvre, et le monde que vous mettez en place autour de vos personnages est bien défini et cohérent.

Vous maniez habilement la narration et la structure du récit : les événements s’enchaînent avec logique et vous maintenez un bon équilibre entre les événements importants et les périodes plus calmes au sein du récit. Le tout donne une impression de constante évolution, un cycle toujours perpétué à travers lequel le personnage d’Alex navigue tant bien que mal pour parvenir à se découvrir lui-même et à comprendre ses propres forces et faiblesses.

J’ai très peu de commentaires négatifs à formuler sur votre oeuvre. Je dirais même aucun. Bien sûr, il est toujours possible de peaufiner et d’améliorer un texte, mais je n’ai décelé aucune faiblesse majeure dans votre écriture ou dans le contenu de l’oeuvre. Je formule ici quelques commentaires qui peuvent peut-être vous aider dans votre évolution personnelle, mais qui restent somme toute assez superflus.

Tout d’abord, vous pourriez vous questionner sur la quantité des détails sexuels contenus dans votre récit et sur leur pertinence. Je ne prône pas du tout la censure, et j’approuve la littératurechoc qui n’a pas peur de parler des vraies choses, mais je ne crois qu’il soit nécessaire pour autant de décrire en détail chaque aventure sexuelle vécue par Alex et Jean-François. Les premières descriptions expliquent très bien la situation, mais lorsqu’on en vient au troisième trip de soussol, peut-être qu’une narration plus poétique que descriptive serait plus intéressante pour montrer l’aspect sentimental ou émotionnel de l’acte sexuel.

Également, un petit détail m’est venu en tête à la lecture d’une phrase particulière. Vous maîtrisez bien la ponctuation, entre autres choses, mais je crois que vous pourriez explorer plus avant les possibilités de la virgule et du point-virgule. À titre d’exemple (tout à fait banal, j’en conviens), je cite une phrase de la page cinq : « Ils arrivent toujours ensemble à la dernière minute. » Ici, vous pourriez utiliser la virgule, non pas pour satisfaire une quelconque règle grammaticale, mais plutôt pour travailler le rythme de la lecture. Par exemple, la phrase précédente pourrait se lire : « Ils arrivent toujours ensemble, à la dernière minute. » La virgule marque une courte pause qui permet de mettre l’emphase sur l’idée de la dernière minute et de rythmer un peu plus la lecture.

Voilà pour mes commentaires. En règle générale, votre écriture est très poétique, pleine de lucidité et de sensibilité, des qualités essentielles à l’artiste désireux de faire sa place dans le monde, selon moi. L’humour qui se glisse ici et là, ainsi que la grande vivacité de vos dialogues, donne une touche d’authenticité et d’honnêteté à votre style. Persévérez : vous avez beaucoup de talent.

Bravo à ceux qui ont lu en entier ! Inutile de vous dire que ce rapport me fait extrêmement sourire, il s'agit du 4e ou du 5e que m'offrent des éditeurs, mais celui-ci est vraiment le plus complet et le plus positifs de tous ! Cette histoire de "Pile ou Face" revient me hanter presque chaque année avec des commentaires d'éditeurs qui surgissent comme pour me rappeller à l'ordre de l'écriture. J'ai toujours cette impression intrisèque qu'un jour, (un jour où je serai connu j'espere), je retravaillerai ce livre, je lui donnerai une autre vie, et cette fois-ci, le projet fonctionnera. On verra bien à ce qu'on dit ! Une chose est sûre, je n'ai rien écrit de sérieux depuis février, et ça commence à me manquer de créer de la fiction. Serait-ce l'élément qu'il me fallait pour remettre la machine en branle ?

05 mai 2006

Et si on crachait sa haine ? lol

Bon j'exagère un peu en utilisant le mot "haine", mais c'est tout de même frustrant de constater qu'on est si peu de chose aux yeux des gens. Enfin, je ne sais pas trop comment me l'expliquer, parce que sérieusement, soit je n'y portais pas attention auparavant, ou soit ça arrive vraiment juste ici en France, mais j'ai l'impression d'avoir rencontré des gens que je pourrais appeler des "lâcheurs" ! En fait, je me rends compte que très peu de gens compte vraiment pour moi. Ceux qui compte, ce sont ceux qui n'ont pas déçu le scorpion en moi. Et dieu sait que c'est difficile de ne pas me décevoir, peut-être certes, mais je n'en demande pas tant il me semble.

Vous n'avez jamais eu l'impression que les gens prenaient un malin plaisir à vous laisser tomber, à vous faire attendre, à vous donner des espoirs inutiles ? Eh bien moi si.

D'abord il y a Liza. Qui me ment je le sens, et je ne sais pas trop pourquoi. Elle est plutôt ambivalente ; elle me dit de ne pas vendre son billet pour Radiohead du 19 mai, mais elle a des problèmes bancaires et je pressens qu'elle va m'annuler ça en pleine face juste une journée avant le départ. Ce qui me ferait foutrement chier, parce que j'ai pris la peine de louer un B&B pour deux à Londres. Je vais probablement devoir revendre le billet sur Ebay, et je me sens mal de faire du profit avec ça. Je lui donne un ultimatum, si dimanche elle est toujours hésitante, fuck off ma fille ! On devait se voir aujourd'hui, pas de nouvelle de la miss. Ca me fait chier le monde qui font des promesses en l'air. Il me semble que quand je dis quelque chose, à moins d'un truc dingue, je respecte mes engagements.

Et il y a les engagements implicites aussi. En amitié surtout. Depuis quelques mois, on dirait que je vis une grosse distance avec Melanie et Pascal-Anne. Bon on a tous voyagé et tout le kit, mais je n'ai pas l'impression qu'elles veulent m'inclure dans leurs projets ou sorties comme avant. C'est dommage, parce que je m'étais vraiment attaché à ces filles et j'ai l'impression qu'on se perd déjà de vu. Mais je suis pas du genre à quémander de l'attention non plus. C'est juste triste.

Ensuite, il y a Annie, qui ne vient plus me voir en Europe. Je me faisais pas grand espoir, parce que je savais que ça n'allait pas se produire, mais je sais pas. Je suis entouré de gens qui me racontent des conneries et des mensonges ! Carrément ! Le pire dans tout ça, c'est que je préfèrerais largement me faire dire "non" au début, que de me faire faire des espoirs pendant 8 mois avant d'annuler tout par un simple courriel. Je lui en veux pas à Annie, anyway, je savais que ca allait arriver quand même, mais bon, ça fait chier pareil; je me retrouve avec un mois de juin vide, un mois où j'aurais pu prévoir des trucs d'avance si j'avais su. Là, c'est plutôt mal barré pour trouver des billets d'avion avantageux.

Pour juin, j'aimerais bien aller faire un petit tour à Rome. Je voudrais voir l'aquarium de Monaco aussi. Je m'adresse aux lecteurs là, s'il y a des francais qui ont envie de voyager en juin, anytime, contactez-moi. Je sens aussi que j'ai besoin de faire de nouvelles rencontres, de me changer les idées, de voir autre chose.

Entre-temps, je suis dans un gros rush de travaux d'école. Je flirte entre Annie Ernaux et Ionesco, j'ai quasiment hate au 15 mai, où je serai libéré de tout ça (enfin j'espère !). J'ai rencontré ma responsable de programme aussi. Elle a confirmé mon passage de mes cours pour la premiere session. À cause de la grève, les modalités d'évalutions sont plus smooth aussi. En fait, je peux jouer le tout pour le tout si je veux; genre remettre un travail écrit qui comptera pour 100%. Je vais jouer le tout pour le tout, on verra bien.

Sinon, ben ça va bien appart ça. J'ai du poids à perdre, mais on dirait que j'arriverai pas à me concentrer sur ça avant le 20 mai. Je fais attention à mon alimentation pareil, j'ai coupé toute folie... sauf l'alcool bien sûr.

04 mai 2006

Les mystères de Berthe



Ne me mentez pas !! Je sais que vous lisez mes histoires avec Berthe dans une joie palpitante sous des effusions festives. Si ? Non ? Vous vous en foutez en fait ? Allons ! C'est Berthe ! C'est presqu'une icône !

Je rentre dans la cuisine hier soir, et qui ne vois-je pas ?? Berthe !! On discutte et elle m'annonce que c'est son anniversaire ! Oh la coquine ! Elle veut les baisers de Maxxxou ! Je l'embrasse, et lui demande son âge. Je sais je sais ! Il ne faut jamais demander l'âge d'une femme, mais bon, je me dis que c'est pas trop grave; c'est Berthe ! Alors elle hésite, et elle me demande de deviner. Au début, je fais quelques calculs dans ma tête, et je me dis que je vais la rajeunir un peu. Je lui donne 24 ans. Elle se met à rire et elle me dit "plus haut". Alors, je reprends mes calculs. Je sais qu'elle est en résidence depuis 5 années et qu'elle est au doctorat. Donc si elle a terminé bacc + maitrise, elle doit avoir environ 28-29 ans. J'essaie. Erreur. Je tente le chiffre rond 30. Erreur encore. Mais putain Berthe ! T'as quel age ? Et la... elle me dit:

35 ANS !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Sérieux, je songe encore qu'elle se payait ma gueule, mais pourtant elle avait l'air sérieuse lol. 35 ans !!! En résidence universitaire, vierge à cause des mythes divins... pour un moment, j'ai eu une véritable peine pour elle.

Et puis, ça m'a fait penser à des trucs. Finalement, je l'aime bien Berthe. Non non, je ne blague pas. J'ai eu beau dire toute sorte de chose sur elle, je crois vraiment qu'elle importe pour moi. C'est weird lol.

Quand mes amis sont venus, j'avais promis à Berthe de venir la voir, car elle voulait nous faire gouter à une bière sénégalaise (qui était pas mal du tout soit dit en passant). Donc, évidemment, on était déjà bien raides quand on est allé cogner à sa porte. Elle était la, elle a ouvert, et on a discuté en buvant de la bière. Et tout à coup, Pom a flashé: " Je sais comment tu lui parles... tu lui parles comme tu parlais à Johanne au secondaire."

Mais oui ! Voilà ! C'est ça ! Tout à fait ! Johanne au secondaire (je m'ennuie d'elle d'ailleurs!), était une fille que je trouvais formidable. D'abord, elle n'avait pas une once de méchanceté. Elle était intelligente, elle riait de bon coeur et elle m'aidait gratuitement en me refilant les réponses de Maths avant les examens. Ahhhh soupir ! Je m'ennuie vraiment de Johanne lol ! Le cas particulier avec Johanne, c'est que j'avais inventé une histoire coquine sur elle. Okay, c'est pas gentil, mais c'était pas fait de manière méchante, et je ne lui parlais pas dans le dos la, l'histoire je lui avais raconté à elle... devant les autres lol.

Le concept, c'était que Johanne était une Pornostar, et je la faisais voyager à travers diverses aventures toutes plus folles les unes que les autres. Et l'histoire n'est pas vraiment resté, mais le terme de "Pornostar" s'est associée à elle, et les autres se l'ont approprié dans le groupe. Ainsi, notre johanne était "Miss Pornostar", et je lui demandais sans cesse "Comment va ton prochain film ?" et s'en suivait une discussion hilarante que tous écoutaient. Si Johanne m'avait dit que ce que je faisais l'insultait, je n'aurais probablement pas continuer. Mais elle en riait avec nous, et elle embarquait dans le jeu à fond. Si bien que chacune de mes conversations avec Johanne avait un ton soit enfantin, ou soit gravement pervers lol.

Et c'est ainsi que je discutte avec Berthe. Un espèce de ton qui s'informe, mais qui en même temps ne retient que les trucs amusants, histoire de sortir des répliques stupides sur un ton totalement indifférent. En gros, voilà le portrait. Je me rends compte que j'ai du substitué une autre personne pour remplacer cette Johanne qui était si unique au secondaire. J'aimerais vraiment revoir cette fille, sérieusement ! (bon là, j'en vois qui s'emballe lol Non non, aucune attirance sex, même si c'était ma pornostar favorite lol !)

Bref, revenons donc à Berthe ! Lorsque j'ai pris conscience que je lui parlais ainsi, tout s'est éclaircie dans ma tête. On taquine ceux que l'on aime hein. Eh ben voilà, sans être une grande amie, Berthe fait partie de ma vie, et voilà que je me rends compte de sa place au près de mon environnement.

Vous l'attendiez sûrement tous cette photo, là voici:
BERTHE & I - Avril 2005


(lol, j'ai un air de mec qui s'amuse à la niaiser... mais je l'aime bien Bertha !!)


02 mai 2006

Days and Days and Days

Bright eyes - Down a Rabbit hole


Avant toute chose, je veux parler de Bright Eyes. À vrai dire, je n'ai jamais été emballé par Bright Eyes. Un petit groupe qui me donnait ni chaud ni froid, il y avait bien quelques pièces mélodiques, mais la plupart du temps, la structure me paraissait trop chiante pour que je m'y attarde avec acharnement. J'ai tout de même écouté le dernier album, et encore une fois, ça ne change pas ; je n'aime que trois pièces. MAIS ! MAIS ! Il se fait tellement rare maintenant qu'une chanson me foutte la chaire de poule, ça vaut la peine de le souligner quand ca arrive. Cette pièce de Bright Eyes plus haut, elle me bouleverse, carrément. Elle a tout les éléments qui peuvent me foutre les pensées en l'air. D'abord l'intro avec boite à rythme, mais vrai instrument aussi, la voix triste du chanteur, le crescendo de la batterie, le décalage du son, et à 2 minutes 32, cette guitare folle qui hurle sa déchirure, qui gueule son mal de vivre, les violons arrivent, et une voix féminine ferme le tout. Renversé, complètement. J'ai écouté cette pièce durant tout mon voyage, et je ne cesse de me la passer en boucle. C'est pas très joyeux, mais putain que c'est bon !

Maintenant que ceci est fait. Ouf, ça fait presque étrange de reprendre le contact avec Internet. Il y a bien longtemps que je n'ai pas écrit le récit de ma vie, et pas parce que je boudais, plutôt parce que j'étais dans un gros trip de voyage avec Pom et Cadot, mes deux amis du secondaire. C'est drôle, je n'ai pas envie de faire du racontage chronologique, moment par moment. Je me contenterai d'un résumé (bon faut dire que l'école est recommencé aussi, et je suis hyper fatigué, je veux encore des vacances bien sur hahaha, les français connaissent pas la chance qu'ils ont ; je me le disais encore en observant la file mortelle à l'épicerie et en regardant les mouvements lents des cassières. Elles seraient déjà toutes à la porte au Québec lol) Bref !


Cad et Max à Nice

Un voyage que je ne sais pas encore comment vraiment commenter. Ça prend du recul pour se rappeler les bons moments, pour rire des badlucks et pour plonger dans la nostalgie. Une chose est sûre, notre amitié du secondaire a atteint un apogée unique, le pic du rêve réalisé. On avait 14 ans quand on discutait devant une table de la cafétéria d'un voyage qu'on ferait tous les trois ensemble, où l'on boirait, fumerait et sauterait des putes (bon a l'époque c'était ainsi hein) ! Je crois que dans tous les amis qui m'entourent ou m'ont entouré, ce sont ces deux mecs qui ont toujours tenu le plus leur parole. Je me suis fait largué des tas de fois (en amitié), je me suis fait raconter des conneries, on m'a menti, on m'a trompé, mais eux, ils ont toujours été fidèles, toujours été là, jamais laissé tombé; que ce soit pour une rencontre ou un projet fou. Je doutais que ça arrive avec cette histoire de voyage en Europe, mais je me suis trompé et j'en suis fier. Je suis fier d'avoir deux personnes sur qui me reposer. Je sais que ce qu'on a vécu n'a pas toujours dû être facile, mais je sais aussi qu'on s'aime, comme des frères, comme des gens qui ont envie de continuer leur bout de chemin ensemble.


Les dangers à Cassis

Quand le voyage fut terminé, on déconnait en disant que l'on passerait "notre dernière nuit" ensemble. Et pourtant, c'était sûrement vrai dans un sens. Le passage à l'adulte nous a conquis nous aussi, de l'adolescent rêveur, nous sommes ressortis en adultes penseurs, et nous voilà donc, avec nos projets, avec nos relations, avec notre propre endroit où vivre. Et pourtant, même si on est à l'autre bout du monde, je sais que ces mecs compteront toujours pour moi, qu'ils seront sans cesse présents.


Amsterdam en fête

Notre périple a commencé de façon merveilleuse ! Pas de retard d'avion, ils étaient à l'heure au rendez-vous donné (j'adore !!). Ça faisait étrange de se voir au début, un petit temps d'adaptation, histoire de se rendre compte que le Québec arrive en France. Ce fut le même genre quand mon mec est arrivé. Et puis bien vite, on a ouvert les bouteilles de vins. Ils ont bien ri de ma petite chambre, ça m'a fait sourire, mais c'est maintenant devenu mon espace, et ça ne me dérange plus à présent. Ils ont eu du mal avec la douche, mais comme tout humain, ils auraient fini par l'accepter après quelques semaines d'usages. On est si facilement maniable.


Pom et Max ; Amsterdam

Je les ai amené faire une balade en bateau à Cassis, on est allé sur la plage, escalader quelques rochers, ils ont ri de mon hésitation (et pourtant j'avais fait bien pire en septembre). On s'est dirigé vers Nice, une chambre d'hotel superbe, un coin de Paradis ; coup de soleil assuré. Alcool, alcool et encore alcool. Petit détour en Italie, un Imperia sombre, mais un Vintimiglia magnifique. On est resté trop tard là-bas, mais je ne le regrette pas. Nous avons mangé une bonne pizza, bu une bonne bouteille, discuter comme des ados qui se retrouvent depuis un bail et qui se rendent compte qu'ils ne sont plus si ados que ça. On a donc raté le dernier train pour Nice, on a dû prendre un taxi vers Monaco et le chaffeur avait l'air de nous trouver suspect haha.


Cad et Pom ; Bruxelles - Grande Place

La pire gaffe du voyage s'est produit le lendemain ; un mauvais calcul des temps, on a raté notre avion vers Amsterdam ! On pense toujours que ce genre de truc n'arrivent qu'aux autres, et non ! LOL. Je crois que je me suis laissé aller dans mon organisation depuis que je vis en France. Je suis plus smooth, moins stresser sur les horaires, ça ne me dérange pas trop de passer plus de temps là ou ici. Enfin, cette fois, ça n'a pas été payant. Mais disons que la chance était quand même avec nous. On a pris un vol pour Rotterdam en fin d'après-midi et on a réussi à rejoindre Amsterdam vers 19h. Le joint a bien été accueuilli, mais encore une fois, je dois dire que j'en ai pas mal terminé avec la drogue. Ça ne me dit plus vraiment. Mais bon, comme on était à Amsterdam, fallait bien y gouter ! On est arrivé là-bas en pleine festivité de la fête de la Reine en plus ! Il y avait des gros manèges d'installer devant de vieilles habitations, ça donnait un cachet vieux et rénové à la fois ; interressant. Notre hotel était directement dans le Red Light, et le soir, c'était la folie !! Amsterdam c'est vraiment deux mondes (le jour et la nuit).


Cute Pom au Delirium Café

Ensuite, nous avons visité Bruxelles, puis nous avons terminé à Paris. Je ne suis pas trop satisfait de nos hotels (sauf celui de Nice), parce que le fait de commander 3 lits séparés ne garanti en rien ces 3 lits ! La plupart du temps, nous avions un lit double (et encore !) et un lit simple. Pas trop évident pour trois mecs ! L'avant dernière nuit, à Paris, on a collé le lit double et simple pour en faire un gros lit. J'avais l'impression d'être de retour chez les scouts haha (en excluant les attouchements bien sur lol).


Cad boit une bière en attendant le train vers Paris (notez qu'il est 9h48 du matin !!)

Ça faisait bizarre quand même ! Deux hétéros qui mattaient le cul des filles (et mon dieu, ils arrêtaient pas de les photographier lol et un pédé qui est en manque depuis des mois qui mattent aussi les mecs ; eh bien ! Je me gênais pas pour dire ce que je pensais ! Ah Ah ! Ce petit jeu se joue à deux ! Je crois qu'ils ont découvert un Max un peu trop ouvert avec sa sexualité lol)


Nick-tout !! (Pom s'appelle Nicolas lol)

Bref, je garde de merveilleux souvenirs de nos soupers et nos soirées. Beaucoup d'alcools, beaucoup de terrasses, le Delirium café, le Caos-ba en plein 9e près du sexodrome ! Cette façon qu'ils avaient de se foutre du peuple français, de bien rentrer dans la masse tout en s'en excluant. C'était bien. J'ai dû prendre 5 kilos tellement j'ai bien mangé aussi.

On s'est quitté dans une gare, jamais aimé ce genre d'endroit pour dire bye bye. Encore une fois, ça foiré ! Comme ils ne partaient qu'en fin d'après-midi, ils voulaient déposer leurs bagage, je les ai suivis, mais je n'avais plus le temps, mon train filait. On s'est donc dis adios en plein sous-sol de la Gare de Lyon, Pom était enrhumé bin raide en plus ! Je les plaignais déjà d'avoir six heures de vol à faire après tant de fatigue. On a beaucoup bougé et si c'était à refaire, je crois qu'on choisirait plutôt de rester au Sud, car il faisait plutôt frais à Bruxelles et Paris. Mais bon, on ne peut jamais savoir !


Max et Pom à Versailles (où on a sauté les barrières par effraction et on s'est fait pogné par un garde de sécurité ! Non mais quelle crosse faire payer pour voir des jardins !

Une autre page se tourne encore. Comme si on racontait vraiment une histoire. Il ne me reste que deux mois ici. Et le rush de l'école est recommencé. C'est quand même drôle de dire que... eh bien ! Je repars à Londres dans moins de 15 jours moi !! Vive la vie française !