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Le 24 juin 2008

Friends


C’est clair que je perds mon français de plus en plus quand je ne vais plus à l’école. Mais le titre reste éloquent. Il m’est arrivé de penser que la St Jean-Baptiste et tous ces genres de fêtes n’étaient que des prétextes pour boire de l’alcool et devenir con. Le fond de vérité reste là, mais je me rends compte que ces fêtes sont essentielles pour la simple et bonne raison qu’elles rassemblent les gens, et dans mon cas ; elles rassemblent les amis.

J’écris souvent sur les liens amoureux, mais je m’intéresse aussi particulièrement aux amitiés… parfois aux amitiés interdites (pour ceux qui connaissent mon passé). Écrire sur mes propres amis est toujours quelque chose de délicat, car la perception change de dimension dès qu’on se met dans la peau de quelqu’un d’autre. Je l’ai appris à mes dépens dans ma jeunesse avec mes premiers amis, et ce n’est pas avec ce petit journal qui, je suppose, n’est presque plus lu (on oublie vite sur la toile !) que je vais recommencer à prendre de mauvais plis. Parlons donc de cette belle réunion (presque surprise il faut le dire) d’hier soir… et de ce matin !

Comme à chaque St-Jean ou presque depuis quelques années, on ne sait jamais quels seront les plans avant de se rencontrer. C’est toujours vague, ça ne fait jamais l’affaire de tout le monde, et il y a évidemment des gens qui disent qu’ils vont venir et qui ne viennent pas. Le portrait de préparation d’hier semblait un peu se dessiner de la même façon. Quelques messages sur Facebook, un ou deux confirmations, un ou deux « je suis pas certain » ; bref, une généralité. Je n’en attendais donc pas trop de cette soirée.

Elle a d’ailleurs commencé plutôt tard, vers 9h30. Enfin, de mon côté, mon chum est venu me rejoindre vers 20 heures… pour le devoir conjugal que je lui refusais depuis 2 semaines (il a eu ses résultats de test préliminaire hier, tout est négatif, amen ; il faut croiser les doigts pour la suite… sinon je ne sais pas comment je vais réagir à toute cette situation…) Bref, mon ami Pom est arrivé le premier. Ça devait faire plus d’un an qu’il n’avait pas vu mon chum. Ce dernier n’ayant revu aucun de mes amis depuis qu’on est revenu ensemble. Comme d’habitude, lorsque deux personnes se retrouvent avec moi, elles développent toujours un plaisir malsain à m’agacer. C’est comme si leur force personnelle n’était pas assez forte pour me dire ce qu’il pense vraiment, mais réunit à deux, ils peuvent enfin se laisser aller à cœur ouvert. Je trouve toujours cette expérience très étrange. En fait, je me questionne sur mon propre comportement, me demandant si on n’avait pas peur de moi « one on one ». Anyway, je prends toujours ces moments avec un grain de sel ; on taquine ceux qu’on aime à ce qu’on dit !

Annie est arrivée un peu plus tard, avec un de ses amis anglophones d’Ontario et Marie-Noëlle, une amie d’Annie que j’aime bien. Ils sont partis acheter de l’alcool ; moi j’avais déjà prévu le coup avec une bouteille. Nous avons donc bu chez moi, nous promenant de ma cuisine à ma cour arrière. Fond sonore : le « heavy-metal » du voisin. On a pris des tonnes de photos que j’ai bien hâte de voir. Émilie est arrivée. Ça devait faire 1 gros mois que personne ne l’avait vu ou presque. Elle a disparu de la carte du jour au lendemain ; peine amoureuse, rencontre amoureuse, perte amoureuse, retrouvailles amoureuses. En gros ; elle est revenue avec la même fille de départ. Durant ce mois, elle ne « feelait » tellement pas qu’elle ne voulait voir personne. Je lui dirai plus tard dans la soirée, complètement saoul : « Ne me fais plus jamais ça ». Je crois qu’elle a compris ; compris qu’on l’aimait, peu importe ses airs, qu’ils soient heureux ou dramatiques.

Coup de théâtre vers minuit ; arrivé de Simon. Lui aussi ça faisait un bail qu’on ne l’avait pas vu. C’est toujours un plaisir de voir Simon, je ne suis pas capable de l’expliquer, mais je me dis qu’il y a de ces gens avec qui on vit tellement de choses que c’est tout naturel d’être content de les revoir. L’alcool a continué de couler à flot, puis étant à sec, nous avons décidé d’essayer un nouveau bar sur St-Hubert ; le Gainzbar. Très beau bar, mais l’ambiance a été cassé, car les gens se sont éparpillés un peu. C’est correct aussi. Mon chum et Pom ont semblé renoués, comme si leurs premières rencontres avaient été des actes manqués et que tout à coup, ils s’aimaient à merveille. Tant mieux, c’est toujours ce que j’ai reproché à mon chum ; de ne pas être assez près de mes amis. Je peux dire que hier soir, il m’a surpris même. Il était joyeux, gentil, sympa, et même s’il était complètement saoul, il n’était pas agressif. Je suis très heureux de tout ça, car si ça avait ressemblé au passé, j’aurais trouvé ça redondant.

L’heure a tourné, certaines personnes se sont risquées avec des shooters. De mon côté, je suis resté très sage. Bon enfin… une façon de parler bien sûr. Disons que j’ai facilement bu une grosse bouteille de 700 ml de Gin et Vodka. Donc rendu au bar, j’ai été très raisonnable. J’ai pris un Gin et plus tard je boirai une bière. That’s it. J’étais complètement « Wasted » pareil lol.

Simon nous a quittés vers 1h30 du matin. Je me suis retourné pour faire la conversation à quelqu’un d’autre. Ce quelqu’un c’était Pom. Grosse conversation intense, sur le fait de demander à un ami quelque chose qu’on est certain qu’il n’aimera pas. J’ai tenté de lui faire comprendre que par amitié, on ne fait pas toujours ce qu’on veut. Et si c’était le cas, ce ne serait pas vraiment de l’amitié. Bon, je n’ai pas eu l’intention de le froisser, mais je crois que c’est ce que ça la fait. On a arrêté d’en parler un peu. Puis mon chum a dû sentir que Pom ne l’avait pas trop pris. Il m’a glissé quelque chose dans l’oreille qui m’a un peu surpris venant de lui ; c’est comme s’il comprenait tout à coup le lien fort d’amitié qui m’unit à Pom. Mon chum m’a chuchoté : « Pourquoi tu fais ça ? Tu as un très grand ami, ne gaspilles pas ça en t’ostinant pour le plaisir. » Je crois que ce fut ses paroles les plus lucides de la soirée ! Je me suis levé de ma chaise, j’ai contourné celle de mon chum, et je suis allé embrasser Pom sur les joues, le serrant dans mes bras, lui disant qu’il était mon meilleur ami, que je ferais tout pour lui. Il m’a serré fort, d’une main que je ne lui connaissais pas. Ça se sent quand on se fait serrer et qu’il y a une intention sincère. J’ai trouvé cet instant magique, comme si le temps n’avait plus d’importance. Je donne peut-être trop d’importance à certains petits événements, mais on dirait que je sais départager ceux qui marquent de ceux qui ne marquent point. Bref.

À 2h00, Simon était de retour avec une bière à la main. Sacré Simon ! Il est parti vers 2h30 finalement, clôturant un bon chapitre de la soirée. Mais le meilleur était à venir, car le Gainzbar a décidé de fermer ses portes à 2h30 lui aussi. Pas de problème, de toute façon c’était trop cher. Beau, mais vraiment trop cher.

Émilie a proposé le « Petit Medley » et on y est accouru comme des gamins de secondaire, se retrouvant dans une « crew » plutôt dans la trentaine. Ce n’est pas grave, on a repris de la bière et on s’est mis à danser. Comme d’habitude, on était les plus hots de la place, surtout parce qu’on sait comment attirer le regard ; les filles dansant les unes avec les autres, ou en sandwich entre deux filles ou deux gars. Durant la soirée, où mon chum complètement saoul dansait en me tripotant partout, il y deux mecs qui l’accostent et qui disent : « Dude ! C’est un mec ! Tu danses avec un mec ! » et lui de répondre : « Ouais, c’est ça! C’est mon chum ! ». Très sec et avec indifférence. J’adore comment mon chum n’a pas peur de dire les choses. Les deux gars ont fermé leur gueule et on a continué à danser comme si de rien n’était. Par contre, dix minutes avant la fermeture, ils se sont mis à mettre des slows. Tellement poche lol. Mais ça marche, la place s’est vidée. Et quand les lumières se sont ouvertes, je devais être vraiment saoul, car je suis allé voir Annie et j’ai voulu lui donner mon verre, mais je l’ai simplement laissé tomber. Plus de musique. Bang ! Le monde a applaudi (bien sûr). Je suis donc parti aux toilettes et en revenant, je revois Annie et en prenant mon manteau, j’accroche un autre verre sur le comptoir et BANG AGAIN ! Je suis sorti sans demander mon reste avec mon chum, attendant les autres à l’extérieur. Je n’ai vraiment pas fait exprès en plus !

Nous avons ensuite marché tous en gang dans une ruelle. Prise de photo. J’avais l’impression de vivre une scène de l’Auberge Espagnole, celle où ils sont complètement saouls et qu’ils marchent en déambulant dans la rue. C’était en plus nous, la musique de Daft Punk en moins. Mon chum a tenté de grimper sur le toit d’un immeuble, mais finalement il a changé d’idée. Tant mieux, car c’est pas moi qui aurait été le chercher lol !

Les amis ont commencé à avoir faim. Annie avait apporté une pizza. On l’a fait cuire. Là, mon chum a eu un regain d’énergie, se promenant en vélo dans le corridor de mon appartement. J’ai prié Pom de sortir marcher avec lui, parce qu’il était trop excité. Ils sont allés au dépanneur parce que le McDo était fermé. Entre temps, on a mangé de la pizza. Je crois que Marie-Noëlle a été malade.

Ensuite, eh bien, c’est la fatigue qui commence, l’envie de dormir qui nous presse. 4h30. Pom Annie et son ami anglais dans ma cour, à fumer encore des clopes. Je leur demande ce qu’ils font. Mon chum vient me rejoindre. Annie décide de prendre un taxi avec son ami et Marie-Noelle. Émilie dort sur mon divan. Et là, on se tourne vers Pom. Je n’ai pas l’impression qu’il est en état de conduire, je le dis. Mon chum approuve. Il chigne un peu, mais ça s’arrête là. Annie va chercher un numéro de téléphone de taxi sur mon ordi. Elle tente de réveiller Émilie, mais c’est négatif.

Bon, pour la suite, je suis un peu pris. J’ai le désir pressant de raconter, mais en même temps, je n’ai pas envie d’étaler la vie privée des gens. Je dois quand même glisser un mot à propos de Pom, bien que je sens que ça ne lui plaira pas. Annie, son ami et Marie-Noelle maintenant partis, Pom est revenu au Salon et il voulait prendre sa voiture pour partir chez lui. Je voulais vérifier s’il était en état de conduire, car ses yeux me semblaient très vitreux. On l’a fait marcher en ligne droite dans le couloir en récitant l’alphabet. Peut-être que c’est ça qui l’a frustré, mais ce n’était vraiment pas pour déconner. Je sentais qu’il n’était pas apte à conduire, ou du moins, je quasiment certain qu’il aurait pété la baloune. Je n’ai pas trop compris ce qui s’est passé, mais comme j’étais devant la porte d’entrée et que lui la débarrait pour sortir et partir, je me suis un peu interposé. Il m’a saisi au ventre et m’a poussé assez durement sur le mur. J’étais estomaqué, sérieusement. Ça ne lui ressemblait pas du tout… ce qui me faisait craindre le pire sur son état. On a ensuite échangé des mots que je ne pensais pas. Puis connaissant les drames qui arrivent dans ce genre de situation, il n’était pas question que je le laisse partir après la dernière phrase que j’avais dite. Je l’ai donc poursuivi dehors. Croisant Annie qui embarquait dans son taxi, et Marie-Noelle qui a lâché un « c’est mal de conduire saoul ».

Mais il était déjà dans sa voiture, me faisant un doigt d’honneur. J’ai tapé sur le capot, le forçant à baisser la vitre, ce qu’il a fait. Je lui ai demandé pourquoi il piquait une colère aussi grande s’il n’était pas vraiment saoul. Ça ne lui ressemble tellement pas. Il a marmonné qu’il avait déjà conduit bien pire, j’ai adouci mon ton, lui demandant de rester pour quelque temps. Il n’a rien voulu savoir, démarrant en trombe et tournant le coin de rue agressivement. J’ai fait le vide en moi, tentant d’éloigner un bris de mécanique qui semblait déjà me venir aux oreilles. Je suis rentré complètement abattu de cette finale. Encore en ce moment, je ne sais pas quoi en penser. Je me retiens à deux mains de prendre le téléphone pour l’appeler, histoire de simplement l’entendre me répondre. Sinon, je ne saurais pas quoi dire. C’est comme si je sentais qu’il faut que je laisse passer quelques jours avant de revenir à la charge avec cette histoire. Étrange façon de terminer une St-Jean.

Maxime Collins, 24/06/08 4:00 PM



Le 11 juin 2008

Max, privé de sexe !


Oh god ! Imaginez-vous donc que mon chum s'est piqué avec une seringue peut-être infecté par le VIH ou l'hépatite C. Les gens sont minces, mais la il a passé la journée à l'hopital et nous voilà obligé de ne pas faire de sexe pour... TROIS MOIS !!! L'enfer !!!! J'espère que tout sera okay, on ne niaise pas avec ça. C'est vraiment triste. Je crois qu'il est dû pour changer de job. Carrément !

Parlant de job; de mon côté, je devais être en congé de mardi à dimanche, mais finalement, la caisse pop ne peut se passer de moi haha ! Je vais donc retourner travailler plus tôt que prévu. C'est la vie !

Et côté écriture, ça ne va pas trop fort. En fait, il faudrait que je me donne le coup de pied au cul pour m'y mettre. Difficile d'avoir une régularité avec la job. C'est dur de travailler sur mon écriture lorsque je viens de finir ma journée de travail. J'ai juste envie de m'écraser et de boire du gin ! Eh oui, j'ai décidé de rayer la bière de ma vie. J'essaie d'en boire le moins possible, car c'est trop engraissant. Les alcools forts semblent moins pires !! Mais je sais, je sais, je bois encore trop.

Mon ex-blonde est supposé venir à Montréal vendredi, en transit pour partir au Pérou. Quelle bonne idée que ce voyage pour elle ! J'aimerais beaucoup la revoir, ça fait longtemps. Il me semble qu'un petit souper avec elle, avec du vin et beaucoup de paroles, ce serait bien. On verra si ça se concrétise ! En plus, Cadot est revenu de Vancouver ! Je suis bien content et j'ai hâte de le revoir aussi !

Sinon, j'ai encore quelques kilos en trop, mais rien de dramatique non plus. Il faut juste que je fasse plus attention à ce que je mange, ce qui est difficile l'été je l'avoue. Je suis allé m'acheter du nouveau linge hier (bon dieu que j'en avais besoin !) et finalement, je dois porter du "small" ! C'est fou ! Ils ont vraiment aggrandit la taille du moyen. En fait, c'est rendu que le "small", c'est pour les gens moyens, et le moyen est pour les larges. Bref... Je me rends compte que c'est toujours aussi difficile m'habiller. D'abord, je dois toujours amener quelqu'un avec moi, sinon je ferais des achats complètement cons ! Je me sens pas indépendant dans ce domaine là, il faut toujours l'avis de quelqu'un.

Mon chum n'est pas certain d'avoir des vacances cet été. Moi je veux vraiment partir une semaine en France. Je m'en fou si je suis seul, je veux partir pareil. Les billets dernière-minute sont très abordables avec Air Transats (moins de 500$) et j'ai beaucoup de gens à voir (Benjamin, Francois, ma cousine). Je crois que ça me ferait même du bien de partir en solitaire. Histoire de me ressourcer un peu. On verra bien !

Maxime Collins, 02/06/08 7:40 PM



Le 2 juin 2008

Le temps retrouvé


Il est de plus en plus difficile pour moi de tenir ce site à jour. Je suppose que plus l’on vieilli, moins on consacre de temps à s’observer soi-même, à s’analyser par écrit… On devrait pourtant. Voilà pourquoi je reviens encore, de temps en temps, pour tenter de retrouver des traces de ma vie passée.

Que dire d’abord ? Je deviens adulte. Je deviens vieux, mais je crois que vieillir ne me va pas trop mal. Je commence à accumuler les dettes, les emprunts, les marges, le crédit… Je me dis que c’est ça la vie, on ne peut pas toujours être « blanc » partout. Au moins, au travail, je suis assidu et je sens qu’on ne peut plus se passer de moi. Que ce soit les employés de la caisse ou les employés de mon agence, je reçois pas mal de taches des deux côtés ; je fais de l’overtime pour les uns, de la formation pour les autres. Mais encore une fois, je me cherche vraiment du côté professionnel. J’ai rencontré une cliente qui fait en plein dans le genre que j’aimerais ; enseigner le français langue seconde à des nouveaux immigrants. Ça semblait payant. Mais bon… une option parmi tant d’autres… Être prof… des fois je me demande si c’est vraiment pour moi, pour moi qui déteste parler devant une classe la plupart du temps.

Bref ! Dimanche dernier, j’ai fait un brunch à mon appartement. Pour la fête de mon ami Pom. Mais aussi pour la fête de Annie, que l’on avait laissée un peu de côté tout de même. On leur a acheté un gâteau, j’avais acheté beaucoup de bulles, des cerises et du melon d’eau. Petite réunion matinale qui faisait changement de nos souleries de fin de soirée. Il faut dire qu’avec les horaires qu’on a, il est presque impossible de se rejoindre tous ensemble pour sortir. Un été bien différent cette année, un été qui « sert » plutôt de détendre. Je dois travailler, mais surtout travailler sur mon mémoire. Un chapitre de terminé, un autre qui s’en vient, mais il me reste quand même deux grosses parties à écrire et un épilogue. Je me suis promis d’y mettre beaucoup plus de temps dès juin. Eh bien, on est en juin hein !

Je ne sais pas ce qui arrive avec mon ami Émilie. On dirait qu’elle boude le groupe dernièrement. Elle devait venir dimanche matin, et pas de nouvelle d’elle. Pas de nouvelle depuis plusieurs jours même. J’ai l’impression qu’elle vit des moments difficiles, mais au lieu de se confier, elle s’éloigne de nous. Dommage. Mais j’ai appris avec le temps qu’il ne faut pas cherché à harceler la personne ; elle reviendra quand elle sera prête.

J’ai des envies folles de partir. De prendre un billet d’avion lowcost et de me rendre en France où Benjamin et ma cousine Maude pourront m’héberger. Quelques jours en Provence, quelques jours à Paris. Un petit laps de temps pour me changer les idées. Juste comme ça. J’y pense sérieusement. J’ai même faillu faire une folie ; prendre un ticket d’avion sur-le-champ pour partir le 4 juin. Mais j’ai été rappelé à l’ordre par Pom, qui m’a interdit de faire ce geste, car le 6 juin je cours pour le relai pour la vie, histoire d’amasser des fonds pour la société du Cancer. La semaine va être tof avec une nuit blanche le vendredi soir.

Hier, après le brunch amical, je suis retourné me coucher. Il faut dire que je n’ai pas connu de grace matinée depuis un méchant bout. Signe de vieillesse sûrement. Le soir, je devais me rendre au concert de The Presets au Cabaret avec mon chum. Il était trop fatigué pour y aller. Vers 17h, en voyant le mauvais temps, je m’étais fait à l’idée que je n’irai pas non plus. Et puis vers 21h, je ne sais pas ce qui s’est vraiment produit, mais j’ai décidé de m’accorder une soirée. Une soirée pour moi. Ça devait faire des siècles que je n’étais pas sorti en solitaire, seul avec ma tête. Un concert est l’endroit idéal pour sortir seul. C’est un peu plate, car il n’y a personne avec qui parler quand c’est l’entracte, mais j’en ai profité pour arriver sur le tard, juste quand la première partie terminait. Je ne regrette pas mon choix. J’ai un peu été excessif sur l’alcool, mais j’ai ressenti un plaisir durant un concert, et ça, ça faisait un bail que ce n’était pas arriver. Ils sont de plus en plus rares les concerts qui réussissent à me toucher, à venir chercher une once d’émotion en moi. J’ai dansé jusqu'à minuit. On aurait dit que la salle de concert s’était transformée en rave party. L’apocalypse des Presets était fantastique. Je retournerais les voir demain matin s’ils revenaient. Être seul dans un endroit public rempli de gens me permet de réfléchir à ma vie. Si on ajoute la musique en plus, je peux entrer profondément en moi, penser à des trucs que j’avais laissés de côté, me laisser moi-même de côté pour voguer sur l’instant présent. Moment de grâce.

Et puis… ma libido (qui devait être moins forte en raison des nouvelles pilules que je prends pour ma calvitie (!)) est dans le plafond. J’aime le sexe. Ce n’est une surprise pour personne bien sûr. Mais je suis toujours à la recherche de nouvelles sensations, de nouvelles expériences. Et j’explore avec mon chum, j’explore le côté plus « sauvage » de l’amour entre hommes. Cette nuit, j’ai rêvé que j’étais dans un espèce de sauna, où tout était permis. Étonnamment, il y avait tout de même des femmes aussi. Mais je refuse cette image ambivalente. Je suis gay et ça, je le sais à 99%. C’est inexplicable ce désir, ces pulsions, ce plaisir pour les yeux lorsqu’on rencontre un homme à notre goût. Bref…

Il y a un an… j’étais présentement saoul à Athènes. Oh la la… j’aime mieux ne pas y penser.

Maxime Collins, 02/06/08 7:40 PM