Oui, je sais, je date cette entrée du 31 juillet, parce que j’ai trop la flemme de faire une nouvelle page pour le mois d’août.
Un mois s’est écoulé, décidément, je n’ai plus le même entrain pour faire du blabla sur le net. En vieillissant, je suppose que je me rends compte que ça peut perturber mes relations ou que ça peut m’entraîner des problèmes. Pourtant, je n’arrive pas à fermer le tout définitivement. Je préfère lancer un message ou deux, comme un éclat de voix à travers le murmure indiscret de la toile virtuelle.
Toujours en plein travail sur le mémoire. J’ai l’impression que je ne verrai jamais la fin. Je commence à avoir peur que ce soit déjà trop tard, que je doive prendre une session d’extension, ce que je n’ai définitivement pas envie de faire (remarquez le double du mot «définitivement » en moins de 3 phrases !). Le problème, c’est que j’ai l’impression que les corrections pourraient continuer pour la vie, et je commence à être de plus en plus dégoûté par mon texte, texte qui existe en partie depuis 2005 déjà. Ouf. J’ai l’air d’être déjà passé date avant même d’avoir offert le texte. Je suis comme le groupe Massive Attack, qui repousse toujours sa date de sortie de disque. Je promets un texte à mes amis depuis… 2 ans déjà. Je n’ai rien offert de nouveau depuis 2006. Je ne me sens même plus écrivain. Pourtant, j’ai hâte de me remettre à l’écriture, une écriture plus personnelle, un vaste projet que tous me crient de ne pas faire. Je sens que je vais m’entêter encore.
Les vacances au Canada ? C’est de la marde ! Je reviens de mes seules vacances d’une semaine en ligne. Petit voyage non reposant avec 12 personnes dans un chalet en Ontario. Pluie, pluie et encore de la pluie. Je pensais que j’étais difficile à vivre, mais je me suis rendu compte que je n’étais pas le pire ! Ça soulage quand même ! Reste que je n’ai pas l’impression que ce voyage m’aura rapproché de mes amis. Au contraire. Le seul point positif, c’est que j’ai senti que ça m’a rapproché de mon chum. J’ai retrouvé mon mec, qui n’était plus en compagnie de notre chat, et qui avait soudainement un trop plein d’amour, à ne plus savoir où le donner. C’est donc moi qui ai eu la chance de l’avoir. Bon dieu, je ne me rendais pas réellement compte comment c’est Rémi, notre chat, qui prend 75% de l’attention de mon chum. C’en est désespérant au final. Déjà que mon chum est pas le plus démonstratif en amour, on peut dire qu’en acceptant le chat (que j’adore en passant !), j’ai offert à Dave de transférer tout son amour vers lui, et ce, sans ne rien pouvoir faire. Étonnant, n’est-ce pas ? Oui, je trouve quand même que c’est étonnant. Parce que même si Guillaume m’avait prévenu, je dois avouer que je ne le croyais pas du tout ! Il m’a rapporté les paroles d’un auteur qui disait quelque chose comme : « Je n’accepte pas d’avoir un chat dans mon couple, parce que je n’accepte pas de fractionner l’amour que mon partenaire pourrait donner à une tierce personne. » Et vlan ! Dans ta face mon Max ! lol
Sinon, j’avoue que je me suis aussi brouillé avec mon ami Thomas au chalet. Pas des grosses brouilles, mais il a comme eu des problèmes avec mon « comportement » ou mes excès, ou je ne sais pas quoi ! C’est étrange, parce que bien sûr, je n’ai rien su directement de sa part, mais j’ai entendu des choses, comme quoi il avait besoin d’un grand « break » de moi. Eh bien soit ! Mais quand même, le pauvre chéri n’a pas été chanceux ! Il a trébuché dès le premier soir des vacances et s’est foulé gravement la cheville. Le lendemain, il buvait comme un trou pour oublier son mal. Résultat : un petit tour à l’hôpital le surlendemain. Ça n’a sûrement pas aidé à son moral.
Même avec Jonathan, il y a eu une passe weird. J’ai aussi faire une demi-mdma (une idée idiote) au chalet, et Jonathan, qui était sorti dans un bar, n’était pas du tout, mais alors pas du tout sur le même trip que moi. Complètement saoul, il m’a claqué le derrière de la tête de toutes ses forces. Je ne sais pas si vous savez, mais on ne fait JAMAIS ça à quelqu’un qui a consommé ! On ne fait jamais ça à quelqu’un tout court en fait. Bref, je me suis retenu à deux mains pour ne pas l’empoigner par le col et le lancer dans le mur.
Ensuite, il y a eu les niaiseries habituelles, des petits astinages, des trucs qui grandissent parce que la fatigue et le trop-plein d’alcool est en jeu. Des bouderies de couples chez les amis, des incompréhensions, des façons de répondre qui n’ont pas plu, du chialage inutile. Mais bon, encore une fois, je le répète, je pensais que ça allait être pire, que j’allais péter une coche de la mort. Mais non. J’ai peut-être haussé le ton un peu, mais jamais vraiment été frustré. Tout de même, on m’offrirait un autre truc du genre, et je dirais non directement. Le vivre une fois, c’est le vivre la vie !
Bref, pas des vacances au top, pas un été au top. Au retour des vacances, mon chum a décidé de lâcher sa job ! Un simple appel téléphonique. Pouf ! Il en avait marre de Visa Desjardins et de ses horaires à la con. Reste que pour l’instant, il est en « vacances forcées », et ce n’est tellement pas le bon timing, puisque je dois travailler à la maison sur mon mémoire. Pour l’instant, ça se vit. Notre relation est ok. Quelques tensions, mais quand même bonne.
De mon côté, j’ai appris que les pilules que je prenais pour faire pousser mes cheveux étaient les grandes coupables de mon excès de poids. Il y a un truc hormonal dedans qui m’a fait prendre 30 livres en 2 ans. Quand je l’ai annoncé à mon entraîneur, il a fait une de ces têtes ! Du genre : « Tu as contrecarré tous mes efforts pour sculpter ton corps !! » Me revoilà donc, prêt à accepter ma perte de cheveux, pour tenter de retrouver une taille normale. Un nouveau défi, une autre perspective : à quoi bon avoir des cheveux si on pèse 190 livres ? Je me suis rendu compte du ridicule de la chose. Je suis prêt à reprendre de la testostérone !
Je ne connais toujours pas mon avenir côté job. Je dois avouer que pour l’instant, je ne me stresse pas vraiment. Mon emploi sur Internet est une des meilleures choses qui me soit arrivée pour l’instant. Et ça dure. Donc j’en profite. En fait, j’en profite à moitié, je place de l’argent pour rembourser mon prêt de fou pour mes études. 16 000 fucking piasses !! Mortel. Je donne mon dernier cours de français demain. Pour un bon bout, je pense (ou peut-être pas si j’ai pas de job dans un cégep en septembre). Je vais retourner travailler pour le gouvernement, en correction de l’épreuve uniforme du français. C’est seulement une semaine vers la fin août. Oui, c’est un peu con de se « booker » de même à quelques jours du dépôt du mémoire, mais je tente ma chance. Pour le reste, si je me retrouve avec rien en septembre, j’ai envie de prend un ticket d’avion lowcost et de sacrer mon camp en France pour quelques semaines. C’est tout ce que mon chum accepte pour l’instant. Il sera dans ses études anyway. Ah mon dieu, ça ne m’énerve pas, mais je me demande vraiment ce que je vais faire de ma vie dans six mois. Ça me semble si court et si éternel à la fois ! Mortel !
Bon, je pense avoir assez fait de blabla. Tout ça pour dire que présentement, je remarque plus que les gens s’entredéchirent entre eux, et pour une fois, ce n’est pas encore moi. Ça viendra peut-être; le mois d’août n’a jamais été positif dans mes relations. Mais bon, je croise les doigts, en espérant que ce ne sera pas mon tour cette année. Allons, je sonne un peu dramatique, mais je reste optimiste, comme je l’ai toujours été. Je suis simplement un peu blasé, mais le pire, c’est que je n’ai tellement pas à me plaindre. Fac je vais fermer ma petite gueule dès maintenant !
Je reviens tout juste de voir Federico Aubele au Festival de Jazz de Montréal… deux fois de suite. Que de souvenirs sous ces mélodies mi-mélancoliques et mi-ensoleillées. Je revois la plage, le port, mon grand sac à dos du canada, la bière, la cigarette, une carte postale écrite à Catherine, pour lui dire que la vie ne pouvait pas être mieux rêvée, que la solitude ne pouvait pas être vécue d’une façon plus formidable.
C’est fou comme la musique nous fait revivre des moments passés. Qu’ils soient tristes ou joyeux, cela importe peu; le médium reste puissant, et chaque fois que j’entends « Diario de Viaje », je ne peux m’empêcher de penser à Port Bou, un petit coin de terre que j’aurai visité une heure ou deux, au milieu de nulle part, une ouverture sur la mer, une ouverture sur l’année d’exil que j’allais vivre.
Le roman achève. J’en suis à l’avant-dernière révision. Oui, ça parle d’exil, oui ça parle de séduction qui ne fonctionne pas, oui c’est triste et grave, mais en même temps, je me rends compte que c’était en plein ce que je voulais, que c’était en plein le sentiment que je voulais faire passer. Les souvenirs de jeunesse, les rires naïfs, ceux qui existaient avant l’alcool et les drogues. Bon Dieu que le temps file, que je vieillis et que je ne me demande plus assez où je m’en vais comme ça.
Oui, je roule sur l’or, je vis un luxe, celui de ne pas avoir à compter. Je termine un grand chapitre de ma vie bientôt (et je croise les doigts pour que tout se passe bien). Je ne connais pas la suite, non pas encore. J’ai été tenté un moment… par le Brésil. Un stage, de mars à juillet : allez donner des cours en français dans une université brésilienne. Mon chum n’est pas trop chaud à l’idée. Au lieu de prendre l’occasion d’en profiter et de me motiver, j’ai plutôt eu droit à un : « Je t’ai attendu pendant un an déjà, si tu repars, je ne crois pas que je vais réussir à être fidèle. » C’est honnête au moins. Et puis, je me suis questionné à nouveau un peu. J’ai envie de quoi exactement ? Aucune idée. Seulement de me sentir ailleurs, dépaysé, pour faire couler les mots, pour me forcer à écrire, encore et toujours.
J’ai terminé de corriger les copies pour le ministère. Des paies bien heureuses encore. Je recommence à donner des cours de français lundi prochain. J’ai maintenant plus de 90 employés à ma charge. La vie roule, le tout se déroule comme je l’aime, pour l’instant. Et ça me va. Je me rends compte que je n’ai pas encore besoin de m’exiler. Je sens que je laisse ça de côté, pour les moments où ça ira mal. Même si la fuite n’est pas la bonne solution, vivons les moments heureux qui se produisent sous mes yeux. Ce sont mes meilleures années qui se déroulent présentement. Profitons-en.
J’ai eu un petit problème de santé au Gym dernièrement. Trop « pusher » fort comme on dit. Étourdissements, nausées, respiration folle. Les propriétaires du Gym m’ont donné du sucre, m’ont fait respirer mieux. Reconnaissance. Je vois mon médecin de famille à la fin juillet. Faudrait bien que je pile sur mon orgueil, que je lui demande des conseils à propos de ma vessie qui ne peut se retenir plus de 15 minutes. J’ai des problèmes de filles. Toujours. Le poids, le poil, l’amour des hommes lol ! Et viens un moment où on s’en fou, où l’on se dit que ce n’est plus trop grave. Pourtant, je m’inquiète de ma santé tout de même. Toutes ces clopes fumées…
Je suis quand même fier de moi pour une chose. J’ai cessé de fumer de la drogue. Bientôt deux semaines déjà. Faire une croix. Même si le sexe est immensément bon, même si la musique me parle plus. Ça ne vaut pas les psychoses qui se développent de plus en plus. Je tente de ralentir le rythme de l’alcool aussi, mais je sais qu’en été, je suis plus volatile. C’est normal. Je crois. Chaque occasion est bonne pour boire. Quoique le soleil se fait plus rare ces temps-ci. Tant mieux pour le mémoire; mémoire qui se complète de plus en plus. J’en ai marre, mais en même temps, je sais très bien que je pourrais continuer à le travailler pendant des mois. Il y a toujours un mot, une explication, une coupure que l’on pourrait effectuer. Ma directrice de mémoire est enceinte; elle accouche fin juillet. Deadline obligatoire. Tant mieux. Je me demande quand même ce qui va m’arriver en août. Une entrevue dans un Cégep ? J’ai cette impression que je vais me planter direct. C’est triste d’avoir cette impression avant même d’avoir les résultats. Je devrais me pratiquer. En fait, il faut que je me pratique. À mieux parler. À A-R-T-I-C-U-L-E-R. Car c’est mon plus grand problème. Je marmonne, je marmonne tellement. Effet pervers des joints fumés à l’excès. J’aimerais retrouver le sens de la parole, de l’expression. Parler comme j’écris. C’est étrange, mais au contraire de plusieurs personnes, j’écris mieux que je parle.
Ma mère m’a confié qu’en faisant du ménage, elle avait mis une chaise haute de bébé à la poubelle, puis par culpabilité, elle était allée la rechercher. Culpabilité ? Pas sûr. C’est un appel aux enfants. Déjà. Je ne l’attendais pas si vite. Mais vous savez ce qu’on dit; après le chat… les enfants. Je ne suis pas prêt. Pas encore. Mais j’ai l’étrange impression que ça viendra. Weird.
Est-ce que je profite assez de mon été ? Je me le demande. Il est à peine commencé. On penserait même qu’il n’est pas là. Mon rythme de vie me convient. Ce que j’aime dans mes emplois, c’est que la plupart du temps, je peux décider des heures. Travailler un peu là, décider de décrocher quand je veux. Même ma job de prof ne sera pas trop pénible (enfin, je le souhaite !). C’est quand même seulement 3 cours par semaine. Rien à s’ouvrir le crâne et à hurler de fatigue. Mais bon, avec la job du net, le mémoire et la vie de couple; tout tire bien du jus.
Je pensais que j’allais réussir mon but cette semaine. Je le croyais vraiment. Dépasser 100$ par jour avec Internet. Mais non, toujours pas. J’ai promis à mon chum de l’amener manger au Tapeo quand ce serait fait. Pourquoi pas une bouteille de champagne avec ça ? Peut-être que je me fais trop d’illusion, peut-être que ça n’arrivera pas. Bah… si ça pouvait continuer sur cette même lancée, je ne me plaindrais pas du tout.
Je compte bien publier mon prochain roman. À compte d’auteur s’il le faut. Je m’en fou. Serez-vous du lancement ?