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Le 30 juillet 2008

1 an


Trois jours. Trois jours avant un an. Le temps passe. Parfois, on se demande ce qui se serait passé si… mais au bout du compte, avec toute la satisfaction que j’en tire aujourd’hui, je ne pense même plus à ce « si ».

Un an déjà que je me suis fais laissé. C’était un 2 août. Et même si c’est vain de se rappeler cette date, c’est plus fort que moi. J’étais devant l’ordinateur, à travailler sur la réédition de « pile ou face » (le roman). Trop concentré pour voir venir ce qui allait arriver. Mais au son de sa voix, à la fameuse phrase : « Il faut qu’on parle ». J’ai tout de suite senti le sol vaciller. Ça y était. Benjamin venait à peine de repartir en France, ça faisait une semaine qu’on ne s’était pas retrouvés seuls. Une semaine à ne même pas profiter du jeu des corps. Je ne m’y attendais pas. En fait, je savais que ça n’allait pas, mais je ne m’y attendais quand même pas si rapidement. On ne s’attend jamais à se faire dire qu’on se fait quitter. J’ai simplement le souvenir du divan vert lime très laid, auquel ma main s’agrippait pour retenir les larmes. En vain. Le mois d’août 2007 a été très sombre. À écouter Valérie Leulliot et « When things explode » de Unkle. Les problèmes ont découlé au travail, puis avec les amis, puis dans ma période de questionnement. On ne veut jamais y croire. Jamais.

Comme tout couple qui vit ensemble un mois supplémentaire, le sexe a eu lieu à quelques reprises. Puis se quitter pour de bon, pour déménager, changer d’appart, laisser cette tranche du passé au loin. Un jour nous dormions dans le même lit, le lendemain je me retrouvais seul dans un demi-sous-sol triste.

L’automne a été un espace-temps étrange. À se revoir quelquefois, à jouer la pute, mais pour de vrai. Pour ses désirs à lui. Et c’était pourtant les meilleures baises. Comme on aime passer sa langue sur le couteau qui nous réconforte. Je me souviens de mes jeux d’espion, utilisant facebook à l’obsession, histoire de savoir le moindre mouvement dans sa vie. Et les rencontres chez une psychologue incompétente. Où après 3 sessions on fermait mon dossier, me croyant enfin « guéri ». Deux jours plus tard, je lisais qu’il était en couple avec un autre. Un ressentiment vif, vif car il avait lancé en l’air cette phrase : « Je ne me remettrai pas en couple de si tôt ». Et pourtant.

Et notre dernière rencontre. Sur le plateau, vers neuf heures du soir, après des emplettes au Jean-Coutu. Baiser d’adieu. 3 mois à tenter de l’oublier sans en être capable. Puis se décider à le laisser partir pour de bon, parce qu’au fond, on ne souhaite que le voir heureux. Je n’ai pas dû être d’une bonne compagnie pour mes amis durant ce temps-là, à pleurer comme un idiot sur mon petit sort. Mais bon, ce soir-là, je l’avais décidé. Ne plus le rappeler, le laisser vivre en paix. Je m’imaginais déjà le rencontrer dans une ou deux années, au bord d’une rue, rayonnant, lui demandant comment ça va, lui prouver que je pouvais continuer sans lui.

Il a téléphoné deux jours plus tard. Prêt à nous laisser une « seconde chance ». On m’avait averti que ce genre de truc ne dure que quelques mois, avant que l’un se rendre compte que finalement, c’était mieux comme ça, que ça finisse ainsi.

Mais voilà que tout le contraire s’est produit. Un désir rallumé. Un désir qui a failli ne pas arriver. Le jour de ma fête. Un retour en couple + une surprise désagréable dont (amen) je n’étais pas responsable. Je m’étais dit qu’on allait le vivre au jour le jour. Voir où ça allait nous mener.

Un an déjà. Et pourtant, depuis ce retour, c’est comme si on avait appris à se redécouvrir. Comme si notre passé était bel et bien un passé avec une autre personne. Nous sommes tombés amoureux une deuxième fois. Avec la mémoire de la fragilité des choses. Chacun à travailler sur son comportement, chacun a fait son cheminement et a expliqué à l’autre ce qu’il n’aimait pas. Ce fut beaucoup d’effort dans ma tête. Tenter de mettre la folie de côté. Tenter d’éloigner l’image d’un couple libertin et me concentrer sur quelque chose de réellement concret. Je n’en suis pas mort, bien au contraire.

Aujourd’hui, à ce jour près, lorsque j’observe notre relation, je me dis qu’elle est d’une beauté presque magique. J’en connais la raison ; nous ne vivons plus ensemble. Chacun son appartement. Chacun son petit monde. L’excitation de revoir l’autre. Le fait de ne pas toujours se réveiller à côté de lui. Le temps qui passe entre deux regards, entre deux passions. J’ai la ferme conviction que de ne pas vivre avec son amoureux a bien des avantages. De mon côté, j’obtiens le silence, la création, le temps de faire ces petites choses que je repoussais toujours quand nous cohabitions. Parce qu’il était là. Tout simplement. Parce que je me sentais mal de faire autre chose qui ne le regardait pas quand sa présence se promenait dans l’appartement. Je ne suis peut-être pas quelqu’un qui est fait pour cohabiter. Je connais mon caractère. Je connais aussi le sien.

Et voilà que les disputes se sont énormément atténuées. Quand les esprits s’échauffent trop, il y a toujours cette option d’une place à soi. Pour décanter, pour réfléchir avant de dire des conneries. Pas de pression. Pas de stress. Pas d’air maussade que l’on traîne avec nous. Et le temps de s’ennuyer. Le temps de penser à l’autre. D’organiser des sorties, de faire de nouvelles expériences, de vivre quoi !

Le fait d’avoir presque coupé toute drogue de ma vie. De notre vie. Ne plus être gelé chaque jour ensemble. Ne plus dépendre de l’herbe pour se rapprocher. Faire autre chose. Profiter d’autres occasions. Je pourrais continuer à divaguer sur le passé pendant longtemps. Tout ça pour dire que nous sommes heureux. Peut-être même plus heureux qu’à nos débuts. Plus satisfait. Plus mature sûrement.

Je ne sais pas ce que nous réserve l’avenir. Je ne veux même pas le savoir. Je garde cette optique d’au jour le jour. Un an. Je me souviens de la douleur comme si c’était hier. Il fallait réapprendre à vivre. Réapprendre à aimer la vie. Remplir des verres de larmes.

Les épreuves amoureuses font vieillir. Elles donnent des petits coups au bas de la colonne vertébrale. C’était le coup de pied au cul dont j’avais besoin… pour me rendre compte que finalement, je l’aime toujours autant. Et si je me fis à nos dernières paroles échangées au lit, il m’aime énormément lui aussi. L’amour peut être une chose véritablement belle. Il faut surtout passer au travers. Ternir avant de fleurir à nouveau.

Maxime Collins, 30/07/08 20:31 PM

petites annonces; le bon coin

Le 13 juillet 2008

Sauter dans le vide


Une fin de semaine très chargée vient de se dérouler. D’abord, un erreur de ma part ; sortir le jeudi soir pour me saouler n’était pas la meilleure des idées. J’avais encore la gueule de bois le lendemain matin, et j’hésitais vraiment au travail, comme quand on ne sait pas s’il faut courir aux toilettes pour vomir.

Bref, heureusement que le vendredi est arrivé. Je suis allé rejoindre mon chum, c’était notre soirée chandelles, massages et chocolats. Romantique à souhait. Ça nous a rapproché. On a beurré le lit d’huile et de chocolat par contre haha. Couché très tôt, car le lendemain, une autre aventure nous attendait.

Pour la fête d’un de mes bons amis, nous sommes allés à une activité appelée « Arbre en Arbre » à Mirabel. Il s’agit de faire un parcours d’hébertisme à travers une forêt d’arbres. J’ai l’air de dire ça simplement comme ça, mais j’en ai légèrement bavé.

D’abord, tout a un peu mal commencé. Pom n’avait pas dormi beaucoup la veille, il est arrivé en retard. Il conduisait en fou sur l’autoroute, et ça, ça m’énerve. Je dirais même que je l’ai trouvé un peu irrespectueux. Par moment, je n’étais vraiment pas à l’aise avec sa conduite. Je ne comprends pas les gens qui conduisent en fou lorsqu’ils tiennent la vie de d’autres personnes dans leurs mains. Bref, on s’est rendu sain et sauf au rendez-vous et la on s’est faite stresser par une petite blondasse conne qui nous pressait parce qu’on avait 20 minutes de retard. (Ils nous demandent d’arriver une heure avant le départ). Le pire, c’est qu’il n’y avait aucun stress. Pourtant, cette histoire a réussi à me faire fermer le coffre du char de Pom en laissant les clés dedans. Oh joie. 45$ de plus pour un max qui n’a que 3.97$ dans son compte de banque. Mortel.

Bref, on enfile nos harnais et on écoute les instructions. Tout à l’air bien facile quand le mec nous parle de tout ça, mais dès le premier pied posé sur la plateforme, j’ai tout de suite l’impression que le parcours va être long et pénible !!

Pourtant, quand j’y repense, je ne peux pas dire que j’ai détesté ça. Ce n’est pas mon genre d’activité favorite, je ne suis pas un amoureux des hauteurs, mais ce n’était pas le plus grand problème en fait. Mon plus gros bogue venait du fait que les ponts suspendus dans le vide tanguaient vraiment beaucoup par moment et selon le type de pont. Je suais des mains comme un fou, et je dois avouer que j’ai eu 3 ou 4 hésitations devant certains exercices, me souvenant tout à coup ce que je m’étais dis à l’âge de 11 ans lorsque j’étais dans les louveteaux et que j’avais fait un parcours du genre (probablement plus facile) : « Je me promets de ne plus jamais retenté un truc du genre ! »

Mais bon, comme il n’y a que les fous qui ne changent pas d’idée, je me suis remis dans le bain de l’angoisse des hauteurs haha ! Mon activité favorite était bel et bien de me jeter dans le vide, les jambes bien droites pour glisser sur une petite poulie le long d’un câble, histoire d’aller rejoindre l’autre arbre. Amusant. Mais sinon, j’ai détesté la corde de Tarzan, mais surtout le dernier obstacle de la 2e série du parcours. Il s’agissait de billots de bois accrochés dans les airs et suspendus de façon à bouger vraiment beaucoup dès qu’on mettait le pied dessus. (j’en reparle et je ressens encore de la sueur aux mains haha). Il y avait un billot droit, un autre horizontales, un petit, un long, un gros. Tout cela attaché par des cordes différentes, donc fallait comme sauter de l’un à l’autre et tenter de garder son équilibre. Je tenais tellement les cordes serrés, je ne voulais tellement pas tomber (même si j’aurais été soutenu ; je sens que j’aurais hurlé pour qu’on vienne m’aider lol). Je n’ai pas tombé, pas une seule fois. Saint-Antoine m’a aidé, j’ai aussi compté mes pas, je me parlais à haute-voix, me disant que j’allais y arriver, que ça y était presque. Bref, tout pour me déconcentrer l’attention et de me rendre compte que je marche sur une petite corde de funambule à 30 pieds dans les airs entre deux arbres géants !

Après la 2e série d’obstacles, j’avais eu ma dose, car le dernier exercice m’a achevé. Je suis bien heureux d’ailleurs ! Quand j’ai vu à quoi ressemblait le niveau « hard », j’étais bien heureux d’avoir les deux pieds au sol. Mes autres amis et mon chum ont tous terminé le parcours. Je ne l’ai peut-être pas terminé, mais je ne sens pas cela comme une défaite. En fait, je suis plutôt fier de moi, fier de l’avoir fait sans avoir tomber, fier d’avoir fait confiance, simplement. Parce que je me souviens dans ma jeunesse avoir été terrorisé et avoir tout simplement « gelé » sur place, incapable de bouger plus, accroché à une corde et il m’était impensable d’avance un orteil supplémentaire. Je n’ai même pas eu une seule larme, pas de gros désespoir non plus. Seulement le fameux : « Qu’est-ce que je fous encore ici ? » haha ! Mais bon, je suis content de la journée. Une bonne dose d’adrénaline du genre, j’en avais pas eu depuis mon saut en parachute je dirais. Sauf qu’en parachute, c’est « one shoot, one deal ». Là, il faut toujours avancer et réfléchir à chaque pas, et surtout à chaque pied (combien de fois j’ai pensé l’avoir mis dans le vide lorsque je traversais des ponts troués ! Bref !

Ensuite, ce fut plutôt plaisant. On a fait quelques commissions, puis on est débarqué chez une autre amie. Parents absents. Alcool et piscine. Il n’y a que Pom qui ne feelait pas trop. Il était vraiment sorti trop tard la veille. D’ailleurs, un peu cheap, il est parti vers six heures, complètement crevé. Et ironiquement, c’est là que mon alcool a embarqué et que le party a levé. Mon chum a joué au « cook » et il a fait de l’excellent BBQ. La soirée s’est bien déroulée. Je ne l’ai pas trouvé mémorable, mais bon, c’était très bien tout de même. Dave est vraiment devenu plus social. Je suis vraiment content. Notre fin de semaine s’est super bien passé.

On a fini par dormir chez Annie, dans le sous-sol. Et je ne sais pas si c’est le lieu « inconnu », mais le rapprochement s’est fait naturellement. Au début, mon chum ne voulait pas trop, ayant trop peur de tacher les draps haha, mais il s’est vite laissé convaincre. On s’est ensuite levé le lendemain, collés et super amoureux, c’est fou comme on se redécouvrir. Notre relation n’a plus rien à voir avec ce qu’elle était quand on vivait ensemble. Bref, on a remis ça… et on a laissé une surprise dans les draps. LOL

Un dimanche tranquille pour le reste. Une course folle à l’Adonis. Encore dépensé de l’argent que je n’avais pas. Trop mangé de cochonneries aussi en fin de semaine, j’ai vraiment besoin de mon gym demain à six heures du mat. Je veux donner un bon coup. Mais bon, je sens que je n’aimerais pas les prochaines semaines ; travail à temps plein. Beurk. Mais bon, besoin de cash… et les deux prochaines fins de semaine ne seront pas reposantes ; encore de l’argent à dépenser……..

Maxime Collins, 13/07/08 09:31 PM



Le 2 juillet 2008

Vers l'arrière


Belle petite soirée aujourd’hui. J’ai revu Sophie, ça devait faire 3 ans qu’on ne s’était pas vu. Cette fille était une lectrice de mon journal intime il y a très longtemps. Je lui ai fait confiance au point de lui prêter ma copie de Pile ou Face, puis on s’est ensuite rencontré au restaurant. Une bouteille de vin et on aurait dit qu’on se revoyait de la veille.

Bref, je l’ai revu ce soir. On est allé manger au « Bâton rouge » (et je m’épate, j’ai mangé santé, remplaçant les frites par des légumes ! Par contre, j’ai faillu flanché et je voulais aller manger une crème glacée, mais finalement, vu le nombre de personnes, j’ai abandonné l’idée et j’en suis bien heureux ! Quand c’est rendu que je me réveille à six heures du matin pour aller m’entraîner avant d’aller travailler… vaut mieux pas tout bousiller ça !)

On est ensuite allé dans un parc, un petit split. C’était très bien. On a beaucoup parlé de coming out et d’homosexualité, car elle a un ami qui vient justement de lui dire qu’il est gay (après 30 ans au placard !). Ça m’a fait du bien d’avoir une conversation approfondie sur le sujet. Ça faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé et ça m’a permis en même temps de voir la distance parcourue depuis tous ces événements de ma jeunesse. Bref !

Plusieurs projets pour l’été pour moi. Pas tous réalisable, mais bon, j’aime bien rêver aussi. Je suis fauché bin raide. Je vais connaître la joie du monde des endettés dans une journée quand mon loyer va passer dans un compte vide. Ich…. Mais bon, c’est le prix à payer pour étudier et avoir une bourse ça l’air.

Pour revenir sur mon post passé. Ça s’est replacé avec Pom. On s’est revu quelques jours plus tard. Il a fait comme si rien ne s’était produit. On a passé la soirée, pis je me suis excusé pour ce que j’avais dis, il s’est excusé aussi. Dossier clos. On s’aime trop pour tout bousiller anyway.

Mon projet de mémoire avance à très petits pas. J’ai dû me faire un horaire serré pour tenter d’y arriver. Mon mois de juillet devra donc être très productif. J’ai terminé deux chapitres. Il m’en reste encore trois. Plus difficile que je pensais finalement que d’écrire durant la saison estivale. Toutes les raisons sont bonnes pour repousser l’acte d’écriture. C’est fou comment être écrivain, c’est pas une partie de plaisir tant que ça. Il faut vraiment se botter le cul pour s’asseoir et rédiger.

Samedi dernier, je suis allé dans ma famille + dans ma belle-famille. J’avais un baptême de mon côté. Ça faisait foutrement longtemps que je n’avais pas mis les pieds dans une église. J’ai voulu faire un pied de nez à la religion et j’ai embrassé mon chum sur la bouche dans un coin. J’aurais dû faire plus haha :P

Bref, ça s’est passé relativement bien. Même dans la belle famille ce fut plaisant. J’aime beaucoup les parents de mon chum sérieusement. Ils ont acheté un chaton aussi. Trop cute. Ç’a ravivé le désir d’en avoir un. Nous sommes même allés en voir dimanche. Des abyssins. Vraiment cute. Vraiment cher lol. Mais bon, je me dis que ça pourrait être intéressant de voir la dynamique du couple avec un nouvel ami. C’est à suivre…

J’écoute une série dramatique britannique qui me pogne aux tripes. Il s’agit de l’émission « Skins ». Je me suis tapé les deux saisons en rafale, incapable de m’arrêter. Ces jeunes m’ont touché, m’ont déstabilisé et j’ai trouvé que pour une fois, les scénaristes nous amenaient dans des endroits troublants, moins stéréotypés que les émissions de jeunes ados en général. D’ailleurs, la série n’est pas considérée comme une série pour ados, mais bien comme une dramatique. Je vais vraiment m’ennuyer des personnages. J’ai associé plein de gens que je connais à certains d’entre eux. Je vous conseille fortement cette série !

En gros, c’était les nouvelles de moi. Lol.

Maxime Collins, 02/07/08 10:40 PM