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![]() Pour continuer à écrire des récits de voyage, il faut continuer à voyager... Merci ! © 2005-2006 - Maxime Collins
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F I N
... oh you'd better stop your talking before I turn City streets, they are long When you're sick and tired of walking on your own I have stones in my pocket put them down on the road So I'll find a way to come back to my home Dunno when I'll return Oh I'd rather stop talking, i'm coming back
... ... Dernier coup d'oeil à Paris
Je crois que je vais m'ennuyer d'écrire ce genre de petits récits de voyage. C'est si libérant on dirait... prendre le train, laisser le paysage défiler et arriver dans un autre lieu en si peu de temps ; un changement temporel, mais aussi un univers différent ; un modede vie distinct, de nouveaux bâtiments uniques, originaux, spéciaux...
Me revoilà dans la première ville de mon tout premier voyage en 2001: Paris. Paris n'a plus de secrets pour moi (même si je suis orgueilleux et que je m'y perds parce que je refuse d'ouvrir une carte !) ça me fait profiter d'un nouveau coup d'oeil !
Aujourd'hui, j'ai décroché une place dans un hotel exécrable, et tenez-vous bien, le robinet du lavabo est attaché après la pomme de douche ! Impossible de l'enlever. Je me brosse les dents sous une pluie d'eau, dans un espace cubique d'un mètre carré (et là, je suis généreux !). Charmant.
Présentement, je fais ce que je sais faire de mieux ; m'assoeir à la terrasse d'un bistrot, boire un demi-litre de vin blanc (!) Je sais que je reviens souvent sur le sujet, mais j'ai toujours cette petite tristesse du départ, même si je suis prêt à partir. Les odeurs de France ; ce truc indescriptible qui donne une autre couleur aux matins que les autres pays n'ont pas... Les gens ; deux extrêmes : trop gentils ou très impolis... Les personnages âgées, qui s'intègrent si bien au décors, qui ont une vie que chaque habitant en fin de parcours devrait vivre : la continuité de l'autonomie.
Il fait beau et chaud... un 31 degrés moins suffoquant qu'à Marseille. À l'automne, j'aurai vécu plus de 365 jours de vacances d'été, de soleil chaud, de plaisirs nocturnes ; sans effort, ou presque, le sourire aux lèvres quotidien... Je me souviendrai de cette année de vacances, de mes 22 ans français, de mon adaptation chez mes cousins.
Au final, je ne peux pas m'en vouloir. Il me semble que j'ai été plutôt productif. J'aurai écrit exactement 130 pages de fiction. Trois nouvelles, toutes liées par un côté sombre : la libération dans la mort. On pourrait penser que je dois être dépressif, mais pourtant, c'est loin d'être le cas. Je n'ai jamais été aussi bien avec moi-même, confiant envers l'avenir, libéré de mes tabous, libre de tout. Pour une fois, ma vie semble encore mieux qu'un roman. Le parcours de la dernière année s'est écrit au fil des jours, comme un texte de fiction, mais celui-ci était bien réel. Le protagoniste a eu son évolution, il a changé, surtout lorsqu'on le compare au garçon qu'il était à ses débuts ici.
Malgré toutes ces injustices envers les humains, je les trouve beaux, remplis de positifs et justement, plein d'humanité. J'ai vécu quelques trahisons à Aix, mais elles m'ont permi de me tourner vers des gens qui comptaient vraiment.
Joie de l'alcool... me voilà encore au bord de la saoulerie ! Quatre heures avant d'entrer au Zénith. Ce sera ma dernière vraie soirée française. J'espère qu'elle voudra le coup !! J'ai confiance, on dirait que je ne vois plus la noirceur.
REVIEW RAPIDE CONCERT MASSIVE ATTACK 2 JUILLET, ZÉNITH DE PARIS
Ayant gardé un mauvais souvenir de Massive attack à Colmar en 2004, je ne voulais pas me mettre trop d'attente sur les épaules, et j'ai bien fait ! Car j'ai préféré ce concert à l'autre (même s'il était plus court).
10 chansons:
1.Risingson
Un concert très Mezzanien donc ! Mais ça me va (même si je regrette encore le peu de pièce joué de 100th window...)
La claque fut Angel. Carrément.
Bon, de là à dire que c'était un concert renversant, je ne croirais pas, mais je me sens toujours appart quand je commente un concert de Massive attack. C'est le seul groupe (que j'adore vraiment) qui n'arrive pas à m'envouter en concert. Je ne sais pas si c'est dû au fait qu'ils jouent avec des vrais instruments, mais je trouve que le côté électro est trop dépourvu en concert. Ça devient finalement des riffs de guitare en boucle, point. On perd le détail et la minutie des albums. (Sur Future Proof par exemple)
Bref !
Ils auront donc joué plus d'une heure, et ce set m'a bien plu, et au final, j'ai eu ce que je voulais avec un Group 4. Seulement, je crois que le groupe ne devrait pas étiré autant la finale. Ils devraient l'étirer, mais moins longtemps, pour laisser une impression plus percutante, et donc que le public n'ait pas le temps de trouver le truc trop répétitif.
Enfin, tout ça c'est mon opinion hein. Et bien que je sonne comme quelqu'un qui n'a pas apprécié, je jure que j'ai aimé ma soirée (le spliff a aidé oui :))
Moins de 72 heures
Une année, ça passe lentement et vite ; c'est le propre même de ne pas voir l'année s'écouler, ou parfois de compter les secondes et de se demander si ça mène vraiment quelque part. Aujourd'hui le temps file comme l'éclair, et plus le retour approche, plus le sentiment d'impuissance m'envahit. Je regarde autour, j'essaie d'imprimer les images dans mon esprit, de les garder fraiches, mais je sais déjà que, le soleil étant si fort, je ne me souviendrai que de la brillance du jour, un éclat lumineux plein la tête.
J'ai déménagé le 30 juin, récurrant comme un malade ma chambre poussièreuse. Par deux fois, j'ai passé cette putain de serpillère, et la femme de ménage qui est venue inspecter ma chambre (miss sécurité !) a à peine regarder ce foutu plancher. Elle a jeté un oeil au lit, au lavabo et au bidet, puis elle m'a fait signé un papier comme quoi je n'avais rien abimé du tout et je ne devais rien à la résidence. La résidence, elle, me doit plus de 350 euros par contre. Ils disent qu'ils vont me le remettre par virement bancaire vers le milieu juillet. Bien hate de voir ça... En tout cas, si je l'ai pas, difficile de chialer, car je vais être un peu loin.
J'ai terminé ma nouvelle hier soir. Je l'ai envoyé à quelques lecteurs. Je ne sais pas trop en fait. J'avais si confiance en cette nouvelle, je la sentais très bien, et au final, je n'arrive pas vraiment à comprendre si le résultat est positif. J'ai l'impression que mon écriture est cahoteuse, qu'elle ne glisse pas autant que mes deux autres essais. Je prends une pause, au moins tout le mois de juillet, avant de reprendre une relecture, un agencement et un envoi dans quelques maisons d'édition. On verra bien, comme d'habitude, je n'ai rien à perdre.
Ça me fait penser qu'il va bientôt falloir que je commence à écrire un récit de 5 pages maximum pour faire ma demande à la maîtrise. 5 Pages ! Qu'est-ce que tu veux chier avec ca ? J'ai besoin d'espace, besoin de m'étaler...
Demain, je pars à Paris. Une dernière journée à Paris, histoire de dire au revoir à la ville qui m'aura donné le goût de la France pour la première fois. Je vais voir le concert de Massive Attack à Europe2 live. J'espère que je ne m'emmerderai pas trop, et j'espère surtout avoir droit (bien que le show ne durera qu'une heure) à Group 4. C'est tout ce que je demande.
Je ne suis pas encore rendu à Montréal que déjà, j'entends les échos de ma prochaine vie. Mes parents m'ont acheté un frigo et ils vont nous donner le lave-vaisselle. J'espère qu'il va rentrer dans l'appart, ce sera cool. En principe, il nous manquerait seulement un divan. Rien de pressant donc.
J'arrête de fumer dans 2 jours. Et j'ai hâte. Je le sens bien cette fois-ci. Près pour lacher cette drogue. Le trip de France fini, faut terminer les mauvaises habitudes aussi.
Je vais très bien. Je me suis peser. 165 livres. J'en pesais 159 en arrivant. Bon évidemment, j'avais beaucoup plus de muscles que maintenant, mais je m'attendais à un chiffre pire sérieux. Vivement la remise en forme. Vivement la fraicheur du Québec. Des 36 degrés... ça va pas trop me manquer ! (le discours sera différent en hiver, je sais haha !)
Ah oui ! Et pour ceux qui penseraient que je n'ai rien lu du tout à Aix, voici ma liste de livres de l'année:
Jean Anouilh — Antigone
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