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Le 09 mai 2008

La récompense


Je suis un peu saoul, mais je dois en parler haha !

J’avais invité mon amie Annie à venir assister à une conférence de Philippe Forest avec moi. Philippe Forest est un écrivain français qui s’intéresse à la réalité et à la fiction dans le roman. C’est sur lui que je fais mon mémoire critique. Il était exceptionnellement de passage à Montréal. Belle coïncidence puisque je travaille sur lui ! Ça m’a pris genre 30 minutes avant de me décider (sous les encouragements d’Annie) à aller le voir. Je me suis surpris, lui demandant même son courriel afin de lui envoyer mon travail critique sur lui. Je dois avouer que je n’ai jamais été un « fanatique » qui poursuit les écrivains. En fait, ils me gênent plus que d’autres choses.

À cette rencontre se trouvait aussi Yvon Rivard, un écrivain que je respecte beaucoup et qui était aussi un de mes professeur de création à McGill. Il me serre la pince et me dit qu’il m’a lu ce matin même. Il fait parti du comité de McGill pour approuver les élaborations de mémoire. Je lui demande : « Pis ? Je passes-tu ? » et lui de me répondre : « Non… » puis de sourire et de me faire un clin d’œil qui veut tout dire. Je passe mon élaboration ! AMEN !

Bonne nouvelle ! J’ai donc passé tous mes cours en plus de mon élaboration de mémoire. Il me reste un cours à suivre en plus d’écrire mon mémoire. Ouf ! Ça m’a semblé long et trop court à la fois !

Et ce soir, rencontre imprévu avec les amis. À boire et fumer dans ma cours arrière. Charmant. Ça faisait du bien de voir des gens que j’apprécie. God que j’aime mes amis. Alors, voilà, je me sens bien, un poids en moins. Il est temps de commencer à rédiger maintenant !

Maxime Collins, 09/05/08 1:00 AM



Le 07 mai 2008

Le dur labeur


C’est toujours avec un lointain souvenir qu’on se rappelle les jours de dur labeur. Quand on est aux études, on aimerait tant tout laisser tomber pour retourner à la « facilité » des journées de travail où on ne ramenait pas de devoirs à la maison. Et puis soudain, changement de cap, l’école se termine, et nous revoilà au boulot ; Welcome to Hell !

Bon Dieu que le travail me tue. Sérieusement. Oui oui je sais, certains diront que je suis une chochotte (et j’en suis hein ! haha), mais bordel que je trouve le travail annihilant. C’est comme si je me regardais tristement mourir, en acceptant le sort qui m’est destiné. Et pourtant, je crois fortement que ce qui pourrait rendre le sourire au travailleur est un environnement plus intéressant. Je me souviens quand je travaillais à la caisse l’an passé ; l’ambiance, la belle caisse rénovée, le bordel des fins de mois, l’action qu’il y avait et la liaison que cela créait entre les gens… Bref, retour à la case départ en ce mois de mai. Le fait de ne pas travailler à la même caisse y est pour quelque chose. Je n’ai pas nécessairement de problèmes avec les gens avec qui je travaille présentement. Sympathiques pour la plupart…mais mon dieu ! Qu’est-ce que c’est ennuyant ! Aucun « challenge », pas d’affluence de gens ; on en est à se pogner le cul sur une chaise ou à faire du classement. Mortel. Et puis voilà, je me rends compte que l’environnement compte. Beaucoup même. Travailler dans une caisse propre, qui respecte les normes de sécurité et qui est technologique est beaucoup plus intéressant que de regarder un mur rose affreux qui n’a pas été repeinturé depuis 1974 !

Et la dernière nouvelle côté job ? (elle me réjouit quand même celle-là !) J’ai reçu mon estimation pour mes prochains prêts et bourses ; si je veux obtenir ma bourse complète, je dois faire au maximum 4440$ durant mon été. Ce qui équivaut à un gros 20 heures par semaine ! Fait chier parce que les comptes vont être difficiles à payer, mais en même temps, ça m’arrange. En fait, je crois que je manque de motivation parce que je ne suis pas assez stimulé par mon emploi. Bordel, on ne me laisse même pas faire une avance de fonds moi-même. Trop d’encadrement me fait rager ; surtout lorsque l’encadrement vient de gens moins professionnels que moi. Mais bon, cessons de me plaindre ; endurons cet ennui ; je vais finir par penser comme Pom, mon meilleur ami, qui n’arrête pas de me répéter qu’on a « donc pas le choix de travailler »…. Mouain… Bref, tout ça me parle et me titille… J’arrive face à un dilemme ; soit je monte dans la hiérarchie de ma job, soit je change de job dans la prochaine année. Je ne sais pas, je ne sais plus. En fait, c’est évident que si on m’offrait un emploi dans mon domaine, je ne refuserais pas… mais mon domaine… est-ce qu’il crée réellement des emplois finalement ?

J’ai aussi appris que finalement, je n’aurais pas encore ma note concernant mon élaboration de projet de mémoire. Une amie m’a dit que la réunion avait lieu demain matin. Alors pourquoi c’est écrit P (pour Pass) dans mes notes sur Internet ? Faux espoir ? Je crois que je hurlerais de rage si ça devait virer en Fail. Mais bon, je reste optimiste.

Sinon, dans un tout autre domaine ; je ne peux pas dire que ça va mal. Je continue le petit train de vie, ça va bien dans mon couple, je crois réellement que mon chum et moi on a trouvé un bel équilibre. On se comprend mieux, on s’aime mieux, on apprend à ne pas dépasser les limites de l’autre. Notre rupture nous a rapprochés. Le fait de ne plus vivre ensemble aide définitivement. On est heureux de se voir, on fait plus attention l’un à l’autre. On a quelques petites rechutes de consommation par contre. Faudra corriger ça. Et moi j’ai eu une grosse rechute de nicotine. Je recommence les gommes Nicorette demain. Je commence aussi un autre traitement qui m’angoisse un peu quand même ; le quart de Proscar. On verra bien…

Le nouvel album de Damien Saez (l’album triple en fait) m’inspire énormément. Je sais je sais, c’est Saez et tout le monde se moque de lui en disant que c’est « kétaine ». Pourtant, tous ses albums ont réussi à receler des perles qui m’ont donné l’inspiration. L’inspiration de l’écriture. Ce truc que je n’ai pas eu depuis très longtemps. Dur dur de faire mille choses à la fois. Je dois écrire un roman cet été, et je ne sais même pas comment je vais réussir ça. Faudra bien que je commence bientôt. Il faudrait reprendre les mille notes, reviser les textes déjà écrits, recommencer le processus, se remettre dedans. Ça fait mal d’aussi longs arrêts.

Et puis, j’ai revisé mon discours au sujet de facebook et de mon ancien ami. En fait, ça ne me fait ni chaud ni froid. Mais en écrivant ces quelques mots, je sais que je mens, sinon je n’en parlerais même pas. Alors oui, l’orgueil est un peu là. La peur du rejet, même sur facebook. Ça fait tellement cours de récréation. Et pourtant… Mais au final, je sais ce que je vaux. Je commence à connaître ma valeur. Ça sonne un peu « monétaire », mais je parle beaucoup plus de relations interpersonnelles. Je connais mes amis, je sais qui sont les vrais, qui seront toujours là. J’ai fait la paix avec mon passé en entier. Je me suis pardonné à moi-même de ce que j’ai pu faire, j’ai renoué avec ceux qui le voulaient bien, j’ai arraché quelques mots aux autres. C’est drôle, j’en parle comme si je cachais un gros drame, et pourtant, je n’en ai pas tant à me reprocher. Oui, je sais, je reste Maxime, nargueur, égocentrique par moment, aimant piquer et tester les limites des autres. Je ne sais pas si on change ça. Je reste aussi le mec déterminé, qui sait ce qu’il veut, qui tente par tous les moyens d’arriver à ses fins. Pourquoi changer cela ? S’abaisser pour que d’autres en profitent ? Humm… je ne suis pas certain que ce soit la bonne solution.

Oui, décidément, j’ai besoin de revivre des transes d’écriture. De me sentir isolé, seul avec le papier, en réflexion sur la vie. Pénétrer dans le corps d’autres hommes et femmes, me laisser transporter par leurs histoires. J’ai l’impression que j’ai du retard à reprendre.

J’ai reparlé avec mon ex-copine dernièrement sur MSN. Pleins de beaux mots. Des trucs sincères. Une authenticité « adulte » que je ne pouvais pas avoir à l’âge de 17 ans. Je souhaite vraiment la revoir, histoire de prendre un verre, de se rendre compte que même si près de 5 ans ont passé, on reste toujours les mêmes ; deux jeunes aventureux dans des corps plus vieux. Et puis il y aussi Sébastien, qui prolonge son voyage en France. Je suis bien heureux pour lui, je l’avais prévu. Lui reparler au téléphone il y a un mois m’a donné l’impression qu’en étant si loin l’un de l’autre, on s’était rapproché. Et Alix, avec qui je discute sans cesse sur MSN, qui me dit qu’il est en train de lire X, qui me permet de décrocher bien souvent de mes réflexions trop arrêtées.

Oh là, là. Devenir adulte. Devenir adulte et voir le temps qui passe. Sentir l’urgence de créer quelque chose. Voir les rêves s’éloigner, alors que pourtant tout est encore possible. J’ai l’impression de revivre le même genre de sentiment que lorsque j’allais quitter le pays pour un an. Ça va bien, bien comme dans « ça va, ça va, je pars vivre ailleurs demain ». À quand la prochaine expérience ?

Maxime Collins, 07/05/08 21:00 PM