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27 décembre 2005

Trois nuits blanches


Novela - Blanks


J'ai le coeur un peu plus léger en ce début d'après-midi. Je n'aurais jamais cru dépasser la limite de mes capacités, mais je crois que c'est mission accompli depuis les dernières 48 heures. J'ai d'abord écrit un travail pour un cours de Licence I sur le théâtre, lisant le Notes et Contre-notes d'Ionesco, ainsi que Rhinocéros, et relisant Victor Hugo, Georges Feydeay, et Jean Anouilh. Il n'y avait pas beaucoup de complications, j'ai fait le travail d'une manière paresseuse, presque détachée. Puis j'en suis venu au gros bloc de ma session d'automne; mon mémoire sociolinguistique (que je devais faire avec deux autres filles, mais dont je me tappe le travail entier!). Devinez combien de pages ça me donne en cette belle après-midi ensoleillée ? Exactement une brique de 107 pages Words A4 ! Je suis complètement soufflé par ma capacité à écrire. Je ne dis pas que c'est excellent, que tout est correct, qu'il ne faudra pas reviser, etc. Mais pondre autant de pages en si peu de temps me paraît un exploit que je ne réaliserai pas toutes les années ! Il faut que la raison soit très forte pour me pousser à travailler aussi vite, comme dans une pression insistante. Mon copain arrive demain matin, la voilà la vraie raison.

Comment vont se passer ces retrouvailles ? J'ai beaucoup discutté avec mon amie Pascal-Anne, qui a acceuilli son copain Antoine dernièrement. Elle m'a confié que la première rencontre a été froide, que c'était plus difficile pour elle que pour lui. Elle a fait une généralité en disant que c'était plus facile pour la personne qui ne voyageait pas, parce qu'elle est restée dans les mêmes schémas, dans la même ville, dans les mêmes souvenirs. Paraît que l'adaptation est plus difficile de notre côté, nous qui avons connu "autres choses". Je ne sais pas à quoi m'attendre, je laisse le destin décider de cette rencontre. Je souhaite fortement que tout se passe bien, et j'espère que nous passerons un beau jour de l'an. J'en reparlerai sûrement dans un de mes fameux bilans 2005 !

Sinon, comment s'est passé mon Noël ? Assez bien je dois dire. Comme convenu, je suis allé soupé chez Mélanie et Pascal-Anne. À la montée des marches pour me rendre au 4e étage, je les entendais déjà chanté "Joyeux Noel" de leur appartement. Lorsque je suis entré, ils ont fait éclater une bouteille de champagne. J'ai serré Mélanie dans mes bras ; maudit que je les aime ces filles là ! J'ai donc rencontré le copain de Pascal-Anne, Antoine. Un grand gaillard au sourire moqueur, un peu baveux, mais oh combien authentique !

Nous avions tellement de choses à manger ! Un espèce de cinq services avec un vin qui accompagnait le repas à chaque fois ! Nous avons commencé avec une entrée de terrine de je ne sais trop quoi, accompagné de pâtés, d'aubergine, de pain et de différentes sauces. Le champagne s'est vite terminé et nous avons commencé un nouveau vin, et encore un autre, puis un autre ! J'ai mangé pour la première fois du foie gras, c'était bon, mais en grosse quantité, ça doit quand même tapper sur le corps hehe ! Le repas principal était composé de saumon avec salade et c'était vraiment délicieux. J'ai goutté finalement aux Calissons d'Aix en Provence au dessert, accompagné d'une galette à la confiture de melon (et bien sur un vin de dessert !). Le mélange des saveurs m'a bien plu et la joie de vivre des convives étaient très entraînantes. Nous avons décidé de sortir prendre un peu d'air vers minuit, histoire de vivre Noël en pleine rue d'Aix. Je leur ai fait visité ma petite chambre (excuse pour aller chercher une autre bouteille de vin !). Ensuite, nous avons croisé le Pasino (eh oui, je vis juste à côté d'un Casino lol) et nous sommes allés faire un tour pour dévisager les tristes gens qui dépensaient déjà leur maigre cadeaux de Noël. Pascal-Anne a joué 50 centimes, nous avons perdu, au revoir Pasino !!

J'ai téléphoné à ma famille vers deux heures du matin. J'ai quasiment fait le tour des tantes oncles grands-parents et cousines ! C'était bien, j'ai vécu l'instant d'un moment près d'eux. Mais en même temps, je ne regrettais en rien de ne pas être là-bas. C'était mon premier Noël aussi loin de chez moi, (j'étais bien allé chez mon ex-copine à Sept-Îles), mais rien d'aussi loin, qui trace une démarcation bleue sur un globe trotter. Séparé par un océan, mais vivant quand même le même moment.

J'ai aussi appelé la famille de ma mère, mais je m'y suis senti plus distant. C'est étrange, c'est pourtant la famille que je chérissais le mieux, et aujourd'hui, j'ai l'impression d'avoir été délaissé. Je l'ai senti au téléphone ; une espèce de tournée de joyeux noel qui me semblait forcée. Heureusement, j'ai parlé à ma cousine, ah je m'ennuie de ma cousine quand même. Et en plus, elle s'est réconcilliée avec ma Miss Extasy ! (je l'avais prédis une semaine avant que ça se passe !) Manquerait plus qu'elles viennent me voir ensemble ici haha !

En résumé, un Noël calme, mais ça ne diffère pas de mes Noël habituelles. On dirait que je me garde toujours plus d'énergie pour le jour de l'an. C'est ce qu'on va voir bientôt...

Sinon, je viens de terminer la lecture des "Mémoires d'Hadrien" de Yourcenar. Quel roman fantastique. Difficile, mais fantastique ! Je me rends compte que l'histoire de Rome et d'Athènes me passionne et on dirait que je vais me mettre à la recherche des vestiges architecturales d'Hadrien. J'ai un respect pour cette civilisation des années 120-150. Leur intelligence m'intrigue, leur croyance anime ma curiosité. Et puis, il ne faut pas se le cacher, c'est toujours une fierté de fermer un roman aussi difficile d'accès que celui-ci, et se dire; Wow ! J'ai aimé ça ! Hadrien était un empereur très aimé, convoitant la jouissance du corps comme le désir des Dieux, caressant le muscle saillant d'un homme tout en ne délaissant pas la chevelure brillante d'une déesse. Ce personnage ambigu, bisexuel, amant de la nature, pacifiste et réfléchi m'a tellement passionné qu'inconsciemment, j'aurais voulu être lui et vivre son règne. Il a goutté toutes les passions et plusieurs douleurs, il avait un contrôle absolu, mais il n'en abusait pas, il savait mitiger sa domination.

J'ai découvert mon plus gros problème de personnalité je crois...

Je voudrais être aimé comme un roi, mais je ne suis qu'un simple écrivain...

19 décembre 2005

Joyeux Nowel !!


Une soirée d'alcool (encore) (Thomas - Moi - Francis - Shit son nom m'échappe lol !)


Avec Francis "l'autre québécois" qui fait vraiment plus québécois que moi lol !


Ok, j'ai acheté un chandail où il y a un zip sur l'épaule gauche. Ça faite fureur auprès des dames (avec la bouche à part ça lol !)


Avec les charmantes Rebecca et Anna


Pour la rotonde illuminé derrière, mais bon je ferai de meilleures photos bientôt !


Ils sont complètement saouls et ils volent un sapin de Noel !!


Pourquoi ? Parce que dans leur Batiment F, ils ont pas de décoration de Noel hahaha !


17 décembre 2005

L'Auberge Allemande - Voici ma vie.


City Talk - Syd Matters


Ce soir, avec Mélanie, j'allais dans une soirée "vin chaud et souper de groupe" ; WoW ! Quelle belle soirée. Il est présentement 2h24 du matin, et je suis juste bien, vin chaud, vin rouge, vin blanc, bière... Mais c'est pas l'alcool qui importe, ce sont les gens. J'ai rencontré des gens fantastiques encore une fois. Nous sommes arrivés dans un appartement habité par quatre allemandes, un francais, un mexicain et d'autres dont j'oublie la nationalité. Il était 21 heures, j'avais déjà mangé, mais j'ai soupé une seconde fois. Au début, on se sent timide face à tous ces gens de différentes régions. On saute du français à l'anglais, de l'anglais à l'allemand, en passant par l'italien et l'espagnol. C'est un sentiment euphorique que je vous souhaite de vivre. C'est comme si on avalait la terre entière.

Je n'ai jamais particulièrement aimer l'allemand, mais dans leurs bouches à eux, ce langage m'a charmé. Je reviens souvent sur la thématique de l'auberge espagnole, mais la, ca y était, et de plein fouet. La bouffe, faut parler de la bouffe !!! Ça n'arrêtait jamais ! Une entrée de salade, des pommes frites, des peanuts, du fromage, des pâtes, de poulet épicé, un gâteau au chocolat noir et pommes, et même mes chocolats ont fait fureur ! Ça mange ! Oh que ça mange et que ça boit ! Mais c'est avant tout une fraternité, un petit monde à part; on pourrait recréer la planète avec eux. Tant d'authenticité, tant de plaisir autour d'un table, à jouer à la chaise musicale, à parler avec différentes personnes, à comparer nos nationalités, à se trouver des divergences et des ressemblances.

Après le repas, on a décidé de sortir. La bouteille de vin amené en chemin, à boire au goulot comme en bohème, à rire, à se comparer, à essayer de se comprendre. On s'arrête à chaque coin de rue, on observe la beauté de la Provence, on a un but précis, mais on s'en fout, les meilleurs moments sont toujours en errance. Nous voilà arrivé dans un bar, ça nous plaît pas, alors on change. On se retrouve au Bistrot Aixois, une place de choix. Je discute beaucoup avec Julia, avec Romain, avec Mélanie bien sûr. J'adore Mélanie, je voudrais vraiment passer Noel avec elle. Je veux m'accrocher à elle pour sa vision de la vie, pour son optimiste, pour sa joie de vivre, pour sa communication, pour sa facilité d'accès, parce que c'est une québécoise chaleureuse, remplie de bonté, d'aisance et d'amour.

Je vais quitter la soirée le coeur léger, avec deux verres volés au bistrot (ils trainaient déjà dehors !) et avec ce souvenir de ces gens sympathiques, accessibles, d'une bonhomie indescriptible. Je me fais de plus en plus à ma vie; vive Aix, vive la diversité, vive ce voyage qui me fait découvrir la nature humaine comme jamais je n'aurais pu croire en être influencé !

16 décembre 2005

Une belle rencontre


Bonjour !! Bon ! Par où commencer ?? Okay, le plus technique. Je me sens plus libre ce soir. J'ai fait ma première communication orale devant un groupe de francais ! C'est fait et ça s'est quand même bien passé. Bon, on m'a reproché de parler trop vite, mais ça, c'est le stresse qu'on peut pas vraiment contrôler. Malgré tout, je crois que je m'en suis sorti pas mal, on verra, je vais aller voir le prof au prochain cours pour lui demander mon résultat ! Je peux me concentrer totalement sur mes travaux à faire avant le 28 décembre !

Après mon cours, j'ai rencontré Benoît. Benoît, c'est un mec avec qui je chat sur Internet depuis 4 ans. Un mec qui semblait hyper timide sur MSN, avec qui je m'entendais assez bien. On s'est beaucoup confié dans le temps. Il a acheté mes romans, il était mon plus grand supporteur à Aix ! Ça aura quand même pris près de trois mois avant qu'on se rencontre, et ça s'est passé seulement dans le cadre de mes interviews que je dois faire pour mon cours de sociolinguiste. Je m'attendais donc à retrouver un mec timide, un peu "pogné" dans sa manière de vivre et dans ses réactions. Mais c'est tout le contraire qui s'est passé. J'ai eu affaire à un mec branché, sympa, très ouvert d'esprit et mon dieu, j'en suis presque tombé dans une espèce d'admiration. Il faut dire que je m'attendais vraiment pas ça ! Je m'attendais à tout le contraire je dois dire. Ce mec me fait penser à mon ami Étienne, très "IN", décontracté, facile de conversation. On a discuté comme si on s'était toujours connu, et ça faisait étrange dans un sens, parce que oui, on se connaissait, et lorsqu'il me disait certains trucs, il n'avait pas besoin d'élaborer plus pour que je le comprenne. Il est gay, mais mon chum a pas à s'inquiété, car il est en couple et c'est un grand romantique qui croit dur comme fer aux relations stables. Heureusement d'ailleurs ! C'est con, mais je suis comme subjugué par cette rencontre. Elle m'a prise par surprise. J'avais quasiment abandonné l'idée de rencontrer un mec branché à Aix ! On déconne comme jamais, on s'amuse, il est super sympathique et j'ai vraiment l'impression qu'on pourrait développer une grande amitié. Je sais pas ce qu'il pense de moi, mais j'espère que c'est positif ! J'ai aussi rencontré un de ses colocs, parait qu'il se passe beaucoup de trip de dope dans cet appartement !!! Enfin, il est tout aussi sympa ! J'ai comme cette impression magique que je me fais de mieux en mieux à la vie aixoise et que je rencontre des personnes de plus en plus intéressantes. C'est génial !

Je suis entrain de préparer un voyage avec ma meilleure amie Annie, on veut aller à Athènes, mais je sais pas si pas si ça va marcher, c'est quand même beaucoup d'argent pour elle. En tout cas, une chose est sure, j'aimerais vraiment la voir, peu importe où. Il y a aussi Timothée qui semble vouloir voyager et ce serait cool de le revoir aussi. J'espère qu'on va réussir à s'organiser quelque chose de bien. Ça devrait se passer en Février.

J'ai terminé la première revision de ma nouvelle de 60 pages. Me reste à la retranscrire sur ordinateur. Ça diffère un peu de mon genre habituelle, enfin je crois. J'ai hâte de voir les commentaires, savoir si les lecteurs ont "compris" ! Je suis à des années lumières de ma trilogie romanesque, et ça me plaît vraiment. Mon vocabulaire s'améliore de plus en plus, ça me rend fier de moi.

Sinon, demain je suis supposé sortir avec Mélanie pour aller dans un appartement d'allemandes où on fera une soirée "vin chaud". J'espère que ça va se réaliser ! J'aime beaucoup Mélanie, c'est une fille sensationnelle et je crois bien que je vais lui demander si je peux passer Noel avec elle ! Sinon, j'ai rencontré Liza ce matin, ça faisait deux semaines que je n'avais pas eu de ses nouvelles ! Elle a des problèmes de banque, on a fraudé sa carte Visa et c'est le gros bordel pour mettre les choses aux clairs. Pauvre petite, j'espère que ça va mieux aller pour elle.

Ah ! Ce que je me sens bien aujourd'hui ! Je me sens très positif et quasiment en confiance avec moi-même. Ça fait un bail que ça ne m'était pas arrivé. La vie est belle, malgré le corps que je dois supporter ! J'emmerde quasiment mon ami Francois à chaque fois que je vois "énergie cardio" dans son nick MSN ! Je voudrais tant recommencer à m'entrainer. J'espère seulement que je vais être capable de retrouver la forme à mon retour... mais je ne veux pas penser à mon retour, pour une fois, je suis bien ici, chez moi, dans un pays étrange, intense, merveilleux... la France... Quel drôle d'endroit tout de même !

Quelques photos de mes derniers voyages !


Prendre une bière au port de Marseille...


À Poitier, où j'étais pour le concert de Syd Matters, qu'il faut définitivement que je revois en concert !


Marseille du haut de l'Église


Moi et mon ami Benjamin à Marseille


Show de Gorillaz à Manchester ! I was here !


Complètement gelé dans ma chambre en Angleterre !


Manchester Avant de Partir !


Près du Pont d'Avignon !


13 décembre 2005

Un premier résultat


Time to let you go - The Funky Lowlives


Ben oui ! J'ai bel et bien eu ma première note de mon premier partiel que j'avais fait samedi dernier. J'ai de la difficulté à le croire, mais je suis arrivé en pôle position, à égalité avec une autre fille de la classe. Nous avons eu 14 sur 20, soit un maigre 70%, mais ce sont les meilleurs scores. Oh ! Je ne me fais pas trop d'illusions ! Un cours de Licence I, et reste le plus hardcore pour moi; les fameuses communications orales lol ! Rien n'est vendu d'avance. C'est triste, c'est pas comme à l'uqam, où on peut se dire que "au pire, on aura B- si on a zéro à l'autre examen lol", ici, tout peut basculer en un clin d'oeil. La prof névrosée m'a fait rire, elle a commenté le côté "brouillon" de ma copie. Vous savez pourquoi ? Parce que j'écris sur des feuilles lignées. Ridicule hein ? Ils ne connaissent pas ça ici ! Tout le monde écrit sur des feuilles à carreaux !! Je suis donc hors norme hehe ! Ça m'a bien fait marrer ! Évidemment, suivant mes belles habitudes, je n'ai pas trop écouté le contenu du cours. J'ai préféré me replonger dans ma nouvelle que j'avais délaissée dernièrement, et je sais pas si c'était parce que le cours était vraiment à chier, mais j'ai totalement été absorbé ! Si bien qu'à onze heures, on a eu une petite pause, et j'ai hésité à faire ce que je fais habituellement (sacrer mon camp !), mais bon, j'en suis resté aux vieilles habitudes ! Je n'ai donc pas eu le temps de connaître la question pour le travail final. J'ai écris un courriel trop chou, en demandant à ma "chère" prof de me rappeler la question, car j'avais eu une urgence lol.

Pour rester dans le trip école, on vient de changer de livre à étudier pour mon cours de Romans. On est rendu avec "Vies Minuscules". Livre plutôt difficile, j'en connais beaucoup qui s'arracherait la tête, mais on dirait que j'ai moins d'aversion pour mon prof depuis, c'est étrange ce sentiment de fraternité qui se crée avec un maître qu'on n'aimait vraiment pas lol. Aujourd'hui, il pose ses questions, et comme d'hab, tout le monde reste à peu près silencieux. Et là, il a cette façon d'arriver vers toi et de te fixer, te forçant à dire quelque chose. La première question était facile, je réponds par "non", et il me dit que j'ai bien répondu, puis ensuite, il vous plante ses yeux dans les orbitres et vous demande le fameux: "Pourquoi ?", et là me voilà qui hausse les épaules et qui répète "En effet, pourquoi !?", et ça fait rire la classe, alors le prof revient et me réplique:"Mais je vous pose donc la question" et moi de continuer "Mais c'est une excellente question !" et lui "Alors donnez-moi la réponse !" et moi "Qu'en sais-je ?"... ça aurait pu continuer pendant des heures s'il n'était pas allé achaler quelqu'un d'autre. Mais bon, avant je trouvais ça très gênant, maintenant, on dirait presque j'ai adopté l'attitude française qui consiste à prendre ça relax et à s'en faire seulement dans un cas vraiment extrême... et encore !!

J'ai commencé à parler avec une allemande et une française dans le cours. Surtout à l'allemande qui est très sympa. Elle vit dans une maison à Aix, avec 9 personnes. À elle l'Auberge Espagnole ! Le pire, c'est que ça ne lui coûte pas tant que ça ! À peine 250 euros par mois. C'est très bien pour Aix. Enfin, le plus drôle s'est produit au retour de la pause. Il y a un mec qui ramassait les feuilles avec une machine infernale dehors. Ça faisait vraiment un bruit d'enfer. Et lol... Le prof le regardait méchamment par la fenêtre. J'ai pensé qu'il allait l'ouvrir et hurler, mais non. Il s'est mis à pogner les nerfs et à dire:"Ils appellent ça une Université ici ?? N'importe quoi ! Moi je n'enseigne pas comme ça ! Désolé et au revoir !" Il a pris ses trucs et à sacré le camp ! Yeah ! On a fini plus tôt ! Quel merveilleux mardi ! Ça devait être mon meilleur mardi du calendrier scolaire lol !!

Ma cousine m'a appelé il y a deux jours, ça faisait un peu une inquiétante étrangeté de l'entendre à l'autre bout du fil.(en passant, cette expression va devenir un archaïsme ! "L'autre bout du fil"! Qui va dire ça dans 20 ans avec la surpopulation des très chers téléphones cellulaires? Ok, fin de la parenthèse !) J'étais pas sûr au début. Elle m'a raconté ses déboires amoureux, comme d'hab. Je m'ennuie quand même de ces après-midi à fumer des clopes et prendre un verre ou de la drogue... je m'ennuie aussi de ces soirées improvisées où elle m'invitait jusqu'aux petites heures du matin... de ces femmes rencontrées; du regard des autres hommes sur moi, presque jaloux de me voir fréquenter autant de beauté...et pourtant, je préférais souvent leur regard à eux lol !! Bref, il y a plein de petites tranches de vie qui me manquent ainsi.

En fin de semaine dernière, grosse saoulerie improvisée samedi soir justement. Et oh my god ! Je vois, mais surtout, j'entends encore le bruit de la flaque de vomi rejettée par Benjamin. Il s'est genre levé, à balbutié, et Flack ! Avec le plancher de céramique, le bruit résonne encore dans ma tête. J'en ai alors profité pour faire du cybersexe avec mon chum hahaha. C'était très bien même, disons que j'ai mouillé mon boxer ahahaha ! Les jours s'écoulent et bientôt son arrivée. J'espère que tout va bien se passer et qu'il sera pas trop dégoutté par ma prise de poids. Il faut vraiment que je fasse quelque chose pour ça ! 15 livres supplémentaires en trois mois, c'est trop. Surtout que je ne mange pas de fastfood, ni de grosses cochoneries. Je me permets le yougourt et le chocholat noir, mais ce qui tue ce sont les baguettes et le vin. Les céréales aussi. Les vilaines Musly ! Elles sont trop jouissives. Il faut que je les coupe, mais je n'y arrive jamais lol.

En tout cas ! En général, ça va bien. Je ne sors pas beaucoup ces temps-ci, je me concentre surtout sur mes travaux, car j'ai beaucoup de trucs à rendre, et il faudra aussi que je termine des devoirs avant le 28 pour être totalement libre avec mon mec. Je me tappe un mémoire de 30 pages qui devraient être fait par 3 personnes; mais écoutez, Joanna et Rebecca font beaucoup de fautes de français, et à force de les corriger, je perds plus de temps que si je me tappais le travail moi-même, donc aussi bien plancher fort dessus, en faire une bonne version et apposer leurs noms. Cadeau de Noel, générosité extrême de Max ; tant qu'elles font le minimum que je leur ai demandé, je n'y vois pas d'inconvénients...

Sinon, Noel approche, je ne sais toujours pas ce que je vais y faire. J'ai cette petite peur de me retrouver seul, mais je n'ose pas y penser. On verra bien. Entre-temps, ça fait toujours un peu bizarre de se promener sur ces petits chemins de Provence. Déjà, je le fais comme quelque chose d'habituel, comme une routine qui pourrait durer toute la vie, je ne me rends pas compte du temps qui coule, et j'ai un peu peur (malgré mes envies de retour parfois) de regretté cette petite année si rapidement écoulée. Nous verrons bien. Mais une chose est sûre ; ça travaille. Même si je n'écris pas beaucoup, ça travaille en-dedans, la pensée, les mots, les formes, le style : tout s'agite, tout reste à créer.

Ce que nous pensons, d'autres l'ont déjà pensé. Ce que nous écrivons, d'autres l'ont déjà écrit. Imaginer, c'est toujours imaginer des choses déjà imaginées par d'autres. Nous marchons constamment dans les traces d'autrui, dans cette fatigue du genre qui étrangemment nous donne parfois une impression d'innovation. C'est le mensonge créatif, c'est celui qui s'évapore de plus en plus à la lecture d'autres romans. C'est un peu une perte de confiance... jusqu'à ce que l'on accepte de se jouer de cette ironie, de le faire avec la plus grande élégance...

8 décembre 2005

Dévoilement complet


Je viens de vivre une soirée plus que plaisante. Très très intéressante au niveau amical, mais aussi au niveau psychologique. Je suis allé souper chez deux amies québécoises qui n'habitent pas en résidences et qui sont dans mes cours de littératures. Deux filles extra-ordinaires qui viennent de Québec. On s'est dévoilé comme jamais. J'ai raconté mon cheminement, elles ont compté le leur, tant au niveau sexuel qu'au niveau amoureux. Tout y est passé, et c'est ce qui est génial avec elles. Tout passe bien. Aucun problème, aucune hypocrisie, aucun sujet tabou. L'alcool s'est accumulé dans nos veines, et la parole s'est déliée facilement. Nous avons parlé de nos craintes à notre arrivée, de notre cheminement dans la ville d'Aix, de notre avenir, de nos amours, de notre passé, de nos aventures, de nos trips et de tout ce qui facilite la construction d'une grande amitié. Deux choses m'ont grandement marqué ce soir. D'abord, cette simple phrase si vérédique: "On rencontre des tas de gens qui sont plutôt des connaisances en première session, mais c'est à la deuxième session qu'on explore beaucoup plus les personnes qui nous plaisent vraiment". Voilà, c'est dit. Nous en sommes encore au niveau de l'exploration, mais j'espère que elles, je ne les perdrai pas ! Mais l'ultime point de la soirée a tourné autour de moi, et de ma sexualité passée. Ça va sonner égocentrique; mais ca fait tellement du bien d'avoir l'attention, de raconté les choses comme ça vient, de se sentir encore écouté et même passionnément écouté sur ce qu'on dit. Melanie m'a dit qu'elle était heureuse que je sois venu souper chez elle, qu'elle appréciait beaucoup ma légéreté. Et surtout, elle ne se doutait pas du tout de mon côté homo !! Elle ont commencé à s'en douter lorsque je les ai croisé avec Benjamin ! (bon c'est un peu chien pour Ben, mais elles ont quand même dit qu'il avait l'air trop sympa, et qu'on avait simplement le gout de se faire prendre dans ses bras par lui !) Bref, une soirée merveilleuse, qui j'espère, donnera lieu à d'autres rencontres aussi charmantes.

Je me suis aussi rapproché de Rebecca, une fille super gentille, canadienne, qui me fait marrer comme tout. Je l'aime beaucoup. Un peu plus de difficulté avec Johanna, une polonaise qui pète sa coche un peu trop rapidement à mon gout. Sinon, chaque fois que je croise Rachel, c'est toujours un plaisir aussi. J'aimerais vraiment la connaitre davantage. J'ai fais mon interview sur l'homosexualité avec Véronique aussi today. Ça s'est super bien passé ! C'est dommage qu'elle se tienne trop entre québécoise, je me serais tres bien entendu avec elle. Elle repart au Québec le 11 janvier. Ca arrive tellement vite, et de savoir que l'on va tous partir un après l'autre, ca me donne déjà une sorte de nostalgie dans la voix.

Sinon, dimanche, j'ai fais des biscuits au chocolat avec ma voisine de chambre; Berthe ! On s'est marré pas mal, elle est funny. Mais elle parle parfois trop. Elle est aussi très religieuse et n'arrive pas encore à concevoir l'homosexualité. J'ai envie d'aller cogner à sa porte quand mon chum sera là, histoire de le frencher devant elle pour la faire flipper lol ! Bref, je me suis retrouvé avec des tas de biscuits, que je mange parce que c'est facile, mais c'est bad, encore des calories, mon ventre se gonfle, ca me fait éternellement chier !

Sinon, je crois que je cours une petite grippe, ce qui est triste, parce que j'ai un partiel samedi matin à 8h30 ! Cette garce de prof nous a aussi ajouté un devoir écrit à faire durant la période des vacances, l'espèce de névrosée ! En tout cas, je commence à être débordé côté école, et c'est quand même désolant; je voudrais tant que les travaux soient déjà complétés, qu'on soit le 28 décembre, dans un lit, pour serrer mon chum dans mes bras et sentir son excitation grandir sous mes doigts.

4 décembre 2005

Factotum


No More Sweet Music (remix) - Hooverphonic

Je reviens du visionnement du film Factotum, basé sur certains écrits de Bukowski campé dans la peau de Matt Dillon. Non pas que ce soit un chef d'oeuvre, car tout ceux qui connaissent Bukowski savent que son univers et son écriture reste tellement unique qu'il est impossible de rendre toutes ses lettres de noblesses à l'auteur avec un film. Je dirais même que ce qui m'a le plus marqué dans ce film, c'est la voix back-off de l'écrivain, celle qui nous parle vraiment. Le film sert d'accessoire à ces commentaires pertinents. "Si vous avez à le faire, faites-le jusqu'au bout, ou sinon ne le faite pas du tout. L'extrémiste de l'auteur, la pure passion des démons intérieurs évaporés par les mots. J'avais bien besoin d'entendre ça, moi qui me tourmente avec mon avenir. Désolé, mais je le ferai jusqu'au bout, même si ma vie doit être aussi bordélique que celle de Bukowski. Et cette phrase qui me revient toujours en tête: "L'isolement est un bienfaiteur". Je me rends compte que l'isolement est mon ami, même s'il me fait souffrir. De toute façon, on est toujours seul. En sortant de ce film, on a envie de boire cul-sec et fumer à en faire crasher nos poumons. Voilà donc ce que je mets en oeuvre.

Ces temps-ci, je me cherche. J'essaie de prévoir mes plans de retours (et criss que ca me fait chier d'être habitué au clavier francais asteur !!! Je mélange toujours les A et les Q lol). La phrase précédente n'a pas sa place ici, je divague, alcool surement... J'écoute présentement le nouveau Hooverphonic, et ça fite parfaitement à mon état d'esprit. Voilà, je me questionne sur mon retour. Je n'ai plus de voiture pour retourner travailler à ma job d'été, mais en même temps, je ne veux pas me trouver une job à 8$ de l'heure, car je veux tenter de me ramasser de l'argent, histoire de ne pas travailler à l'automne et de pouvoir finir mes six cours de bacc (si je passe tout mes cours ici *croise les doigts*). En même temps, je dois 7000$ à mes parents. Je sens qu'à mon retour, je vais être okay pour passer l'été dans leur maison, mais je vais vite vouloir mon indépendance. On dirait que tout est clair dans ma tête, c'est ce qui me fait douter. Tout ce qui est clair finit toujours par être un gros bordel, non ? Bref, j'ai de quoi l'affirmer, je suis un adulte maintenant.

Je planche toujours ma nouvelle de 60 pages, dédié à François Mainville, et on dirait que je ne suis pas capable de travailler à autre chose tant que je ne l'aurai pas complété. Je n'écris pas assez, et ça me fait chier. Je sens que le mois de décembre n'arrangera pas les choses. Tant de travail m'attend côté études, c'est un peu démoralisant. Mais ce dont je suis fier, c'est que (blanc, je n'arrive même pas à me le rappeler tout à coup. C'est ridicule. C'est tout moi je suppose.) C'est drôle, en arrivant ici, aucun problème d'image de moi-même, pas même une petite pensée pour ce que les gens pouvaient penser de moi. On est inconnu, on a tout à reconstruire, mais tout à coup, plus les mois passent, et plus on s'intéresse à notre image, comme si tout recommençait. C'est à se demander si on est heureux, si on cherche une voie heureuse, ou si le bonheur n'existe que comme un mirage inacessible. Je suis au bout du monde, mais je lis aussi la vie de certaines personnes qui sont encore plus loin, et je me questionne encore sur mon accessibilité. Je suis quelqu'un qui a besoin d'attention, qui est heureux de proposer des idées, de voir les gens les suivre, d'organiser les sorties, de faire les projets, de voir les autres se soumettre à mes moindre caprices, mais ici, c'est tout le contraire. Personne ne "dépant" de moi, je ne suis qu'une poussière dans l'éternité. Et je me rends compte que d'être si peu abolit tout ce que j'ai pu construire ailleurs. Ici, je suis seul, pas de véritable gagne, le mot leader n'existe pas. Ça a du bon, je me rends compte que l'humain ne peut pas controlé l'humain, mais ça laisse amer aussi, surement à cause des fausses illusions de mon ancienne vie. Je sens que je ne suis pas clair (ou le suis-je trop ?), mais ça me fait du bien d'étaler tout ça ici. Ce sont mes démons, ce que je tente d'extirper de mon être. Ailleurs, on perd sa place acquise. On se rend compte que le monde tourne encore autour, sans soi. En faite, on n'a pas besoin d'amour, ce qu'on cherche tous, c'est la prospérité. Quelque chose qui pourrait nous élever, nous donner un statut, nous voir respecter par nos pairs. La vie terrestre est une grande illusion, et le fait de déménager sur un autre territoire nous fait éclater la vérité dans les yeux. Je ne suis pas ce que j'aimerais être, je ne serai jamais ce que vous pensez que je suis.

Le film Factotum m'a rappelé des souvenirs de mon seul "vrai" couple hétérosexuel. C'est un peu le même genre de comparatif. On a l'impression qu'une femme ne peut vivre sans nous, puis tout à coup, on se rend compte qu'elle s'envoie en l'air ailleurs. Peut-être que mon copain s'envoie en l'air aussi, on ne peut pas garder ce grand contrôle qu'on aimerait tant avoir sur les gens. Nous ne sommes rien. Nous ne sommes qu'un microbe sur une surface rocheuse. Nous sommes une erreur de la nature, une évolution qui s'est permis trop d'évolution elle-même. On s'envoie des fleurs dans un miroir qui ne reflète rien d'autres qu'une mort prochaine, et on tente de laisser sa trace à court terme, sur une surface qui disparaitra avec la technologie qui avance toujours à grand pas. Qu'est-ce que les mots valent vraiment quand la moitié de la planète n'arrive pas à nous comprendre ? Quelle influence a-t-on sur des populations qui n'accèdent même pas à l'électricité ou à la lumière ? Je suis lucide sur une chose ; je fais un métier qui est passer date. Mais on peut dire la même chose d'un mec en économie ou d'un travailleur de la bourse. Tout est passager, tout n'est question de temps, de "timing" comme on dit si bien. Les gens des siècles d'avant ont eu cette chance de pouvoir laisser leur trace véritable, je pense aux écrivains, aux inventeurs, à tout ceux qui ont servi l'humanité, mais à présent, on n'entendra jamais parlé du scientifique qui a inventé un nouveau truc microscopique, c'est sa nation qui le revendiquera. L'humain en tant qu'individu n'a plus sa place. C'est trop tard, nous vivons dans un siècle trop avancé, déjà trop vieux pour se souvenirs des ancêtres du dernier millénaire.

J'écris sur internet, et demain, ou dans deux jours ou deux ans, ce site n'existera plus, l'internet sera remplacé par autre chose, je serai effacé des mémoires, inutile de marquer le temps.

Aussi bien parler de l'anectodique, puisque ça reste parfois mieux gravé que les pensées philosophiques qui nous échapent. Je suis allé à Montpellier cette semaine. Une ville qui a éradiqué les voitures, une ville moderne munie de grands batiments et de tramway. Ça faisait étrange d'entendre ce silence cérémonieux, de constater que les gens chuchotaient par instinct, car rien ne les empêchait de parler. Je n'ai pas aimé la ville, trop habitué d'être enterré sous un immense mur de son, de musique et de blabla.

J'ai vécu une sitation d'exclusion totale aujourd'hui. Une de mes connaissances québécoises est arrivée près de moi et m'a demandé avec un sourire de candeur ce que je faisais ce soir. Moi, étant sur d'une invitation à un party, j'ai dis que je ne faisais rien. Erreur. Elle m'a demandé de gardé la fillette d'une de ses amies, le temps qu'elles sortaient dans un bal. Faut le faire pareil ! J'en revenais pas ! Je me suis senti définitivement exclu, un X sur une croix. J'existe si peu ici. Je compte pour une ou deux personne, gros maximum. Ça me tue un peu, chaque jour qui passe me tue un peu. Je ne suis pas allé garder la fillette finalement. Ils ont trouvé un autre poisson. Une fille, ce qui va moins effrayée la gamine que je ne connaîtrai probablement jamais. Peut-être que si j'avais été là-bas pour la garder, mon discours serait différent. On ne le sera jamais. L'isolement est mon bienfaiteur... ouais... mais je manque de vie humaine autour de moi. Un grand vide, une manière de n'exister pour personne. Alors je continue mon bout de chemin, je souhaite que ça change, mais est-ce que ça changera vraiment ? Avenir, avenir... J'ai l'air amer, mais je ne le suis pas. Je ne sais juste pas où est ma place, où je me situe par rapport aux autres. Je comprends les âmes faibles qui ont besoin de compter sur quelqu'un. Je fais parti d'elle. On est tous pareil en fait. Je me demande quand même si je vais réussir un jour à influencer une large partie de population, par mes écrits, par mes opinions... Suis-je assez fort pour ne pas rater ma vie ? Je me demande si quelqu'un, un jour, sur son lit de mort, s'est demandé s'il avait vraiment servi. Tout arrive problablement en oeuvre posthume, après la mort, quand on existe plus. Je voudrais exister pour des tas de gens, mais je suis déjà un peu mort en dedans. Dès la naissance, on meurt un peu à chaque jour. Chaque parcours est compté. Chaque minute inutile nous fait douter. Je voudrais regarder la pluie et voir le visage de ceux qui tiennent à moi. Est-ce de l'amour ? Est-ce de l'admiration ? Tant de sentiments qui ne seront jamais analysés. Je préfère fermer le bouquin ici, me concentrer sur le concret, cesser de m'en faire, jouer au mec candide. Ça illumine le regard des autres, ça nous donne l'impression de servir, ça dessine le propre chemin vers nos tombes. Allons, la bouteille de vodka est vide, nous sommes tous condamnés, et je vous suivrai tous en enfer ou au paradis, encore un axe étrange que les humains se sont inventés pour éviter les souffrances qui les préoccupe chaque jour. Quand quelqu'un trouvera la véritable paix dans son âme, qu'il me fasse signe, qu'il me confie le Grand Secret.