Le Valois / Saga Bixi

Je suis allé souper au Valois pour la fête de Thomas hier soir. C’est une belle routine que l’on a installée depuis un an. À chaque fête, on change de resto et on paye le repas du fêté. Ça permet de ne pas se casser la tête à trouver un cadeau plate ou à simplement offrir de l’alcool.

 

Alors voilà. Le Valois est situé dans un beau quartier de HoMa (oui ça existe !). J’ai tout de suite aimé la terrasse, l’intérieur, la déco et la désinvolture des serveurs. Au départ, on ne sait pas trop, mais au final, on se rend compte que le service est excellent et personnalisé. C’est un des grands plus du restaurant. Côté nourriture, je dois quand même avouer que je n’ai pas vécu de surprise. Une entrée de cochonnailles partagée à trois, et de mon côté, j’avais pris une quesadilla au canard confit, et je l’ai regretté toute la soirée, parce que j’ai vraiment eu de la misère à le digérer. En fait, je me rends compte que le canard confit, c’est bon en cuisse complète, sinon c’est rarement bon en recettes. Bon, je dis de grandes réflexions et je n’ai pas goûté à tous les plats de la terre avec du canard confit, mais j’ai l’impression que dès que l’on tente de le dénaturer de son plat principal, il perd de son intérêt.

Les gars avaient l’air satisfait de leur repas. Ils ont même pris un dessert, mais moi je me suis retenu, surtout depuis que je diminue radicalement le gluten que je consomme. Le vin a suffi à bien me remplir l’estomac !

Nous sommes ensuite allés voir la danse continentale XL à la Place des Arts. Bon, mes amis ont vite compris que je les amenais là pour une raison plus précise que la simple découverte d’un événement gratuit en plein air ! En effet, j’avais un amant qui y dansait. Mais évidemment, au nombre de personnes qu’il y avait là-bas, je ne l’ai pas vu une seule seconde. Ce n’est pas trop grave, c’était une belle activité de fin de soirée.

Nous avons terminé le tout au Ste-Élizabeth, bar qui me branche de moins en moins. J’ai comme une répulsion envers leurs toilettes qui ne se barrent jamais… et aussi avec la clientèle un peu banlieusarde à mon goût (mais je ne jette pas la pierre; le Ste-Élizabeth est le premier bar qui a accueilli le jeune 450 de 17 ans que j’étais à l’époque !).

Comme je ne digérais pas très bien mon repas, je suis parti un peu plus tôt. J’ai pris un bixi pour me rendre jusqu’à chez moi. Je me suis dit que ça allait me faire digérer. Ouch ! La côte pour arriver à la rue Sherbrooke est assez intense. Mais ensuite, ça s’est bien fait. J’aime bien le vélo, je retrouve un plaisir de jeunesse que je m’étais volontairement enlevé après mon accident de vélo qui avait failli me coûter une jambe à 11 ans. J’ai quand même toujours un peu peur de rouler à Montréal; peur qu’une voiture me happe, gratuitement, par manque d’attention. J’ai toujours un casque sur le coco quand je pars et que je reviens de travailler, mais dans des occasions comme hier, évidemment, le casque n’y était pas. C’est comme accepté de faire confiance à la vie, car on a beau être prudent, on ne sait jamais où ça peut déraper.

Je suis d’ailleurs en « criss » après le service à la clientèle de Bixi qui est un gros n’importe quoi ! L’idée est excellente, le système fonctionne relativement bien, mais je crois que le service donné aux Montréalais pourrait être beaucoup mieux, surtout vu le prix qui est payé pour un abonnement. Si vous êtes un adepte du Bixi et qu’il ne vous est pas encore arrivé de « badluck », vous devez être dans le 2% des chanceux. Il suffit de lire la page Facebook du Bixi pour voir que tout le monde a des mésaventures avec ces fameux vélos… et c’est sans compter le débat sur la publicité « qui devait faire économiser sur l’abonnement » (ce qui n’est pas le cas).

Mon histoire  personnelle commence mardi dernier, alors que je reviens de ma première journée de travail et que je prends un bixi. En 2 secondes, je me rends compte que la roue de devant est crevée. Je reviens sur mes pas et je tente de remettre le bixi dans sa borne. Impossible. La lumière ne s’allume pas. J’ai beau rentrer le bixi avec violence, rien à faire. J’appelle donc au service à la clientèle. Je patiente sous le soleil plombant pendant 10 bonnes minutes avant de me faire répondre par une préposée un peu trop « chill » à mon goût. Du genre : « Il y en a pas de problème, monsieur ! Bixi est parfait ! » Elle m’a même fait déposer le téléphone, en insinuant que je ne prenais pas le Bixi par le guidon pour le rentrer dans la borne. Je me suis prêté au jeu. J’ai déposé le téléphone et j’ai pris le guidon pour rentrer le Bixi avec rage dans la borne. Toujours rien. Vous savez ce qu’elle m’a dit ? « Laissez-le là ! » Je lui dis : « Ah oui, et si quelqu’un le vole, vous allez me charger 1000$ ? », et elle de me répondre, très « chill » : « Personne ne va le voler… il a une crevaison ». Wow ! Ensuite, elle me dit que le technicien est pris dans le trafic et qu’il ne sera pas là avant 1h (il était 15h30 quand j’ai téléphoné !). Pas question de niaiser là-bas pendant une heure. J’abdique et je fais ce qu’elle m’a dit. Je remets le Bixi dans une borne, sans qu’il soit verrouillé. Je m’assure avec la téléphoniste que l’on ne me chargera pas l’excédent (car après 45 minutes, si le Bixi n’est pas dans une borne, on commence à vous charger des frais supplémentaires !). Elle me garantit que je ne paierai rien du tout.

Je reviens donc chez moi en métro et à pied. Quand je regarde mes infos sur Internet, je vois que ça aura pris 74 minutes avant qu’un technicien vienne arranger le vélo. Et, évidemment, on me charge ! Je rappelle au fabuleux service à la clientèle. Je tombe sur une autre préposée, et je lui réexplique mon histoire, en donnant même le nom de la préposée précédente qui m’avait garanti que je ne paierais pas une cenne sur ce faux emprunt. La deuxième préposée me dit qu’elle arrange ça tout de suite et que je ne serai pas chargé non plus. Tout est réglé dans ma tête. On m’a confirmé deux fois que je n’allais pas être chargé.

Eh bien, non. Aujourd’hui, je reçois mon relevé de Visa et évidemment, on me charge cet événement. Ce n’est pas sérieux. Ça me fait presque peur. Ils ont tous les pouvoirs avec nos numéros de carte de crédit. Il suffit que je prenne un vélo endommagé et je ne serais pas surpris qu’il m’accuse de l’avoir brisé et qu’il me charge des frais « out of nowhere ». La gestion des Bixi devrait être resserrée, et au plus vite. Une chose est certaine, la compagnie s’enfonce de plus en plus et est de plus en plus dénoncée par ses utilisateurs.

Tout ça nous mène où ? Eh bien… ça nous mène au point où l’on préfère prendre le risque de se faire voler son propre vélo. Malgré ce risque, au moins, on est bien servi par soi-même et il n’y a pas de problème de borne non fonctionnel ou de frais après 45 minutes d’utilisation. Je ne pense pas que je serai un membre du service Bixi l’été prochain. Je préfère investir 78$ dans un vélo usagé moche, il risque de m’être beaucoup plus rentable finalement.

Commentaires (2)
SOS vélo
1 Dimanche, 29 Mai 2011 19:14
Jonathan
Salut mon cher,

Si tu es intéressé par un vélo fait «maison», il existe un organisme dans HOMA qui s'appelle SOS Véo. L'organisme donne la chance à des apprentis mécanos en leur donnant la chance de monter des vélos. Les prix sont plus qu'intéressant et on garanti le vélo pour un an. Bon, faut être un peu patient la première année car il arrive parfois que quelques ajustements doivent être faits dans les premières semaines, mais tout ça est inclu.

http://www.arrondissement.com/blogue/sos-velo
Merci
2 Lundi, 30 Mai 2011 08:14
Max sur iphone
Merci!
J'en prends bonne note... Pour l'été prochain =)
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