XX

J'ai pris 5 livres. Normal, vu l'arrêt de mes mauvaises habitudes. Et faut dire que je mange mal cette semaine. Mais je ne lâche pas, j'ai toujours ce désir obsessionnel de perdre encore du poids, de disparaitre sous ma couche de gras ! Je trouverai bien une alternative. J'ai l'impression que la vie tourne, qu'un changement radical s'en vient bientôt. Je ne peux pas dire quoi, je ne sais pas trop. C'est peut-être simplement un effet de saison. L'été s'achève, la petite froideur du soir me fait toujours réfléchir un peu plus.

Je suis complètement accro au nouveau disque de The XX. J'ai un peu le même feeling qu'avec le disque de Norah Jones. Comme si j'avais pu écrire les paroles des chansons en totalité. Évidemment, à force d'écouter des chansons de peine d'amour, d'êtres qui se croisent et qui ont jadis vécu une histoire, mais qui ne se reconnaissent plus; ça me ramène encore et toujours dans mon propre passé. Tout doucement, le panorama se déplace, je réussis à prendre du recul, à comprendre que la fin du monde est loin d'être aussi pesante qu'il y a un an. N'empêche. Je crois que ça commence à me presser; l'envie de retrouver une certaine complicité, de me poser avec quelqu'un sans avoir de doutes, ou enfin, sans en avoir pour au moins quelque temps.

Demain, c'est mon dernier vendredi de congé au travail. J'aurai donc passé un été à 4 jours/semaine, et honnêtement, je n'ai rien vu passer. C'est bon signe, je suppose. En tout cas, on peut dire que je n'ai aucun regret, malgré les excès et tout le tralala. La rentrée de l'automne m'a toujours paru le moment ultime pour entreprendre un virage drastique dans mes habitudes. C'est encore une fois ce que je vise. Après 28 ans sur cette petite Terre, on peut dire que les échecs se sont succédé. Mais la vie est faite de 99 % d'échec. Non, ce n'est pas pessimiste. C'est une simple réalité. Et parfois, on s'étonne à vivre 1 % de réussite. C'est là qu'il faut s'accrocher et noter le parcours et le courage, car il en faut du courage pour passer à travers ses rêves.

J'ai rarement laissé des gens derrière moi avec autant de douleur. En fait, je peux en compter 2 dans toute ma vie. Dans quelques jours, le 7 septembre pour être plus précis, ça fera déjà 3 ans que je me suis fait dompé par mon ex. Il y a encore un an, j'en pleurais. Aujourd'hui, je souris et je me souviens. Et je sais que ça ne sert à rien de courir derrière l'amour perdu, car l'amour n'est plus. J'ai pourtant si hâte de dire "je t'aime". Ridicule, hein ? C'est peut-être le phénomène du monde gai. On rencontre tant de gens sans lendemain. Que l'on le veuille ou non, c'est une rhétorique constante dans le monde homo. L'escalade est simple à décrire: on voit une photo, on lit quelques phrases, on se fait un scénario, on rencontre un mec, on le suce, on apprécie ou non l'expérience, et selon cette dernière donnée, soit on disparait, soit on s'intéresse, mais l'intéressé finit toujours par devenir lassant pour l'autre. Il a vu, il a vécu, what's next ? Triste, n'est-ce pas ? Et que les hétéros ne poussent pas un soupir de soulagement trop vite, car la même rengaine se voit de plus en plus chez ces gens aussi. C'est la désacralisation des sentiments pour le dévouement au corps. Mais bon, je suppose qu'avec les années, on finit par se fatiguer et on laisse la chance à celui qui nous intéresse un peu.

Et pourtant, j'ai l'ultime conviction que c'est à mon tour. Que j'ai assez attendu. Je suis le prochain, je veux être le prochain. Ça reste à voir...

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