Voilà!

Voilà. Je crois que ça y est pour de bon. J'ai vécu un autre échec pour effacer celui de mon ex. En principe, je n'ai plus d'attaches envers Luc. Et je le ressens au gré des jours qui passent. Il a choisi de faire sa vie ailleurs. Je respecte ce choix et je vais vers l'avant. C'est un peu ironique, certes, puisque j'écris mon prochain roman sur mon passé (évidemment). Ça avance bien. 55 pages de pondues pour l'instant. Le but est vraiment de terminer le premier jet avant le mois de mai. Je me rends compte, cependant, que ce n'est pas facile tous les jours. Il faudrait que je respecte mieux mes choix et que je décide fermement de ne plus «vivre» de vie sociale durant la semaine. Il faut que je me permette d'écrire. Pas facile. Souper, 5@7, rencontres... tout ça m'éloigne de mon but.

Bonne nouvelle; j'aime mon emploi. Le gouvernement m'a téléphoné hier soir: ministère de l'Immigration. J'avais envoyé mon CV là-bas il y a 5 ans ! Trop peu, trop tard, comme on dit. Je n'ai aucunement envie de changer d'emploi. Je me rends compte que je suis bien dans cette routine adulte. Enfin, bien est un bien grand mot ! On subit tous la routine du travail, et il vaut mieux s'y adapter. C'est ce que je fais. L'humain s'adapte rapidement. En quelques mois, je suis devenu bien avec moi-même. Bon, il faudrait perdre ces quelques kilos en trop, mais je travaille sur ça.

J'ai encore vécu une histoire folle dernièrement. Avec un homme. Et c'est ironique, mais ça me ramène directement dans la période de Luc, où je me sentais mal d'écrire des choses ici. Pour garder le secret, pour éviter de causer du tort aux autres. Tout ne doit pas être dit. Mais je peux dire que je trouve la vie plutôt ironique de me donner des passages de bon sexe et de me les enlever tout aussi rapidement ensuite. Je suppose que mon histoire n'était pas là. Mais tout de même. Ça devient frustrant de rencontrer quelqu'un avec qui ça connecte, puis du jour au lendemain, de tout perdre. Comme si j'avais l'impression qu'il s'agissait de l'histoire de ma vie: la perte continuelle.

J'ai encore beaucoup de travail à faire avec mon moi-même, mais je crois que je commence à dédramatiser mon histoire de vie. Je l'ai toujours dit; la vie, ce sont des gens qui arrivent et qui partent. Il faut s'y faire, il faut rester zen avec cette vérité de l'existence.

J'ai reçu mes droits du prêt public aujourd'hui. Un petit sourire. Ça motive à écrire le prochain livre. Et puis, finalement, j'ai réussi à me trouver un but à court terme, chose que je n'espérais presque plus. Ce sera Paris, Faro et peut-être Tanger. Je vais quitter le pays dans quelques mois, et je crois que ça va me permettre de faire une espèce de bilan, pour tenter de me retrouver, pour essayer de revivre par moi-même et pour moi-même.

Bref, on continue, on ne se pose pas trop de questions et on essaie de voir ce que la vie va nous amener sur notre chemin. Je crois que c'est la meilleure façon de vivre. Sans espoir et sans attente, mais avec le désir d'être surpris par les aléas du destin.

Connexion



Qui est en ligne ?
Nous avons 50 invités en ligne