Le bout du tunnel

Bon. Ça y est pour de bon. Mon ex a coupé tout contact, avec ma force des choses. Je ne saurai jamais s’il m’en veut de lui avoir expliqué pourquoi je devais prendre mes distances avec lui. Reste que je suis sain avec tout ça, parce que j’ai au moins pris la peine de lui expliquer pourquoi, parce que je n’ai pas d’animosité envers lui, parce que je lui souhaite tout le bonheur qu’il désire. Mais, au final, je connais son côté rancunier, et je sais que s’il a pris la décision de m’éliminer de sa vie, c’est probablement pour de bon. Je lui ai toutefois ouvert une porte, je serai toujours là pour lui s’il a des difficultés ou s’il est dans le « trouble ». Et j’ai toujours eu cette idée généreuse pour mes exs. Il suffit de penser à mon ex-blonde, à qui j’ai obtenu la note A- dans son dernier cours d’université. Je ne laisse pas tomber les gens si facilement. Ce peut être le défaut de la qualité. Pour le reste, il est grandement temps pour moi de suivre le cours de ma propre vie et d’arrêter de dépendre d’un futur qui n’existe pas.

Et c’est ce que je fais, ou enfin, ce que je tente de faire. Je continue mon chemin dans les rencontres anodines de la vie, cherchant toujours l’étoile qui illuminera une bonne fois pour toutes ma vie. Le parcours du combattant, car s’en ait vraiment un, se poursuit. Je suis tout de même surpris pour une chose; les dernières rencontres que j’ai faites m’ont donné un regain d’espoir. Parce que j’ai rencontré des garçons qui étaient attendrissants, qui savaient donner et recevoir; un équilibre que je n’ai pas connu depuis des années. Je dois dire que ça me « fuck » le cerveau légèrement (voire quand même intensément). Quand je pense que je ne suis plus capable de recevoir, et seulement capable de donner, ça décourage un peu. Mais c’est comme quelque chose d’ancré en moi depuis toutes ces années. J’ai été habitué à donner du plaisir et à me contenter du plaisir donné pour en jouir. Pas évident à expliquer, encore moins évident à vivre. Pour donner un exemple concis; il m’arrive de perdre mon érection si un homme veut s’occuper de moi. On dirait que mon cerveau ne fait plus le lien, il trouve cela bizarre et « mal », puisque je suis habituellement celui qui offre le plaisir. C’est toute une reconstruction qui s’annonce, mais je ne sais pas si je trouverai un mec assez patient pour vouloir jouer dans tout ça. À suivre…

Sinon, j’avais pris une journée de congé aujourd’hui. Dentiste sur la Rive-Sud oblige. Ça m’a rappelé comment c’était bon de ne travailler que 4 jours par semaine. Ah… si c’était possible… Mais bon, je continue ma petite vie d’adulte, je suis le cours des choses. Je m’améliore de plus en plus au travail. C’est réellement un cours d’anglais avancé et en accéléré. La suite des choses reste à voir, mais je dois dire que je me laisse porter pour l’instant. J’ai également cessé de boire, parce que ça devenait un peu intense depuis le début novembre. Il fallait que je calme mes ardeurs. J’ai recommencé le gym chaque jour aussi; un mélange de cardio au gym et d’Insanity à la maison (bon Dieu ! J’étais si bon avec Insanity, là j’ai l’impression que je dois recommencer à zéro. C’est triste !)

Enfin, je tente de retravailler un roman. Plus de 25 000 mots déjà écrits. C’est presque triste de laisser ça traîner sans rien faire. Mais je ne suis pas encore convaincu à 100%, ai-je réellement envie de m’y remettre (dans cette histoire, je veux dire). On verra. On verra bien, je ne peux plus rien promettre au niveau de l’écriture. On dirait que c’est comme si je devais réapprendre l’alphabet. Écrire n’est pas quelque chose de facile. D’autant plus que l’écriture est souvent associée à la douleur chez moi. Avec le travail à temps plein, difficile de souffrir encore plus.

J’ai envie de dire qu’on choisit ses batailles, et que chaque fois, je ne choisis pas les meilleures, mais au moins, j’essaie. Et je crois que c’est ce qui me garde en vie : essayer. Ne jamais baisser les bras, toujours tenter de voir le positif, le petit plus, le côté avantageux.

Quand la neige est tombée mardi matin, je n’avais qu’une seule chose en tête : me retrouver sous une couverture, à coller le corps chaud d’un mec. On garde espoir, un jour, un jour lointain peut-être, mais un jour, je goûterai de nouveau à ce bonheur. Il faut que je cesse de regarder les dates sur le calendrier, il faut que je cesse de me rappeler les événements et les occasions heureuses du passé. Le corps que j’ai connu ne reviendra pas. La vie que j’ai connue ne reviendra pas. L’homme que je suis devenu n’est déjà plus celui que je serai demain.

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