L’excès durant les congés

J’ai profité, oh ! Si profité en fin de semaine ! Excès de rhum, de bières et de vin. Excès de pain et de pâtes. Résultat sur la balance ce matin ? 5 livres en plus. Tout ça pour 3 petits jours. Quel corps sadique quand on y pense ! Il m’est vraiment impossible de me laisser aller plusieurs jours sans en subir les conséquences. Je suis donc retourné faire un petit « Insanity Pure Cardio », et je me suis rendu compte que je rush quand même pas mal. Ironique quand on sait que je faisais le mois numéro 2 et que je semblais moins travailler fort. Je crois que ma solution est vraiment dans le cardio intensif. Bref, c’est le retour des restrictions, même si la semaine qui s’annonce va être encore chargée en occasion d’excès.

Deux semaines se sont déjà écoulées depuis le début de ma sobriété et je tiens le coup plutôt facilement. Pour moi, l’arrêt de la fumette a réglé bien plus qu’un problème de comportement, c’est aussi un problème émotif qui s’est enfin éloigné. Je redeviens peu à peu le Max d’il y a 6 ans. C’est bon de me reconnaître, de voir que je peux retourner à la vie et aux décisions qui m’importent. Cela amène également un désagrément, je n’ai jamais été aussi « horny » que ces derniers temps. On dirait que je baiserais tout ce qui bouge. Je vis peut-être un peu trop dans le virtuel ces temps-ci, mais on verra bien ce que la vie peut m’apporter prochainement.

Je profite de ces dernières heures de beau temps pour revenir sur cette longue fin de semaine qui n’a pas été de tout repos. J’en ai demandé beaucoup à mon corps. Vendredi soir, après une deuxième semaine de travail bien rempli, le rhum a coulé à flot pour le concert de Portishead. Ça faisait plus de 13 ans que j’attendais ça, parce que j’étais trop jeune pour aller les voir au Métropolis en 1998. J’ai été satisfait du concert, mais je l’ai trouvé un peu court. Notamment avec des versions modifiées de « Wandering Star » et « Roads » qui me semblaient un peu rapides. Je suis revenu chez moi assez réchauffé, et je pensais que de boire un grand verre d’eau aller m’aider, mais étrangement, j’ai revomi cette eau, comme ça, sans raison, sans rien d’autre. Je sais que je suis un peu extrême quand je vais voir des groupes de musique que j’aime. C’est comme un petit processus, un moment d’écart que je me permets.

Samedi, gros mal de tête, mais pas vraiment le temps de réfléchir. Il fallait partir sur la Rive-Sud pour mes retrouvailles de secondaire. Très nerveux au départ, je me suis vite aperçu que les gens n’avaient pas changé tant que ça. Oui, on a pris du « bide », oui on a perdu des cheveux, mais au final, ça m’a donné l’impression que le secondaire venait de se terminer hier. Au final, je dois dire que j’ai été surpris. Je ne pensais pas que tant de gens du secondaire suivaient encore ma vie ici. Je suppose que c’est flatteur.

J’ai discuté avec plusieurs personnes, même avec des gens que je ne fréquentais pas au secondaire. Évidemment, le sujet de « Jean-François » est revenu quelquefois sur le plancher. Il n’y était pas, bien sûr. Ça m’aurait étonné qu’il se présente là- bas en sachant que j’y étais. Plutôt triste. Il faut quand même dire que plusieurs personnes manquaient à l’appel. J’ai trouvé ça un peu plate, mais bon, on ne peut pas forcer les gens à revenir voir des personnes qui n’importaient pas pour eux. Pourtant, je trouve l’exercice très intéressant. Mais ce que j’ai trouvé surtout très amusant, c’est que je n’ai pas senti que les gens se prenaient pour quelqu’un d’autre. Il n’y avait pas cette vantardise malsaine, cette motivation à prouver aux autres que l’on est meilleur que l’on ne l’était au secondaire. J’ai rencontré des personnes simples et heureuses dans leur vie. Et ça, ça me prouve aussi que les gens ont une certaine bonté, qu’ils ne recherchent pas toujours à impressionner les autres.

Cette soirée m’a aussi rappelé combien j’aimais être entouré de certaines personnes que je ne vois plus vraiment. Et honnêtement, j’ai vraiment l’intention d’organiser une rencontre pour les revoir. Ce sont des liens de jeunesse, mais ce sont des liens qui pourraient continuer à se développer dans ma vie adulte. Histoire à suivre…

Je suis ensuite rentré chez mes parents, car je dormais là-bas. Grosse conversation avec ma mère, qui ne semble pas très bien aller, mais je n’élaborerai pas ici par respect. Je n’ai pas dormi de la nuit, et le lendemain, je devais faire les cèdres (cette activité oh! Combien chiante), mais mon père me réservait une surprise de taille; elle était déjà coupée ! Il a enfin décidé d’engager quelqu’un pour le faire. C’était la meilleure nouvelle de la fin de semaine ! Il m’a quand même fait pelleter 5 verges de terre, mais c’était très facile à comparer à une journée de cèdres ! La journée s’est suivie d’un souper avec ma cousine, où j’ai encore fait des excès de nourriture. Mais bon, ça fait partie de la vie. Demain, le retour du travail à temps plein et le retour de la routine. De grosses journées m’attendent. Mais bon, c’est ça être adulte, on ne peut plus s’en sauver.

Alors, voilà. Je vais bien, je retrouve ma vie personnelle, je ne pense plus à l’autre, je me sens guéri. L’autre est déjà loin, déjà ailleurs depuis longtemps, et c’est merveilleux de sentir que le seul sentiment que j’ai à présent, c’est l’indifférence.

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